Un article de Ekopedia, l’encyclopédie pratique : La fin du pétrole

ekopedia.org, NC, octobre 2009

La fin du pétrole

Un article de Ekopedia, l’encyclopédie pratique.

Si des astronomes annonçaient qu’un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s’écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l’assemblée générale de l’ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d’expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit…. Vous trouvez ça logique ?

Tout le monde dit qu’il y a encore assez de réserves pour 40 ou 50 ans. Qu’en est-il en réalité ?

La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose. Pour de nombreux économistes, il n’y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr, des prix élevés sont mauvais pour l’économie, mais ils permettront d’exploiter des gisements qui ne sont pas rentables pour l’instant et ils stimuleront la recherche dans des sources d’énergie alternative. Certains pensent même que les ressources sont virtuellement illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves plus rapidement que les dépenses. Ces économistes sont si nombreux qu’on leur a même donné un nom : on les appelle les « économistes de la Terre plate ». Pour ces personnes, la loi du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que l’énergie a la même valeur que les différentes matières premières, alors qu’elle est en fait la condition nécessaire à l’obtention d’autres ressources (y compris l’énergie elle même). Ils pensent que l’économie « crée des richesses », alors qu’elle ne fait que transformer les matières premières et que, sans énergie, il n’y a tout simplement plus d’économie.

Quand des économistes discourent à la télé et qu’entre deux sujets (le chômage, le prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l’économie les prix du pétrole, ils ont tout faux. Le pétrole n’est pas un problème.

Le pétrole est LE problème.

Et puis… Il y a les autres. Il y a les géologues, bien sûr, mais également les techniciens qui exploitent les champs pétrolifères, les mains dans le cambouis. Ils ont une vision très différente de la vision rose bonbon que je viens de vous présenter.

Le Pic de Hubbert

Tout d’abord, soulignons que la prévision classique « il reste assez de pétrole pour tant d’années » est faite en supposant que la consommation reste constante. Malheureusement, c’est très loin d’être le cas. Ces dernières années, de nouveaux très gros consommateurs (la Chine et l’Inde pour l’essentiel) sont apparus sur le marché et consomment autant qu’ils le peuvent. Ceci étant dit, poursuivons.

Comme toutes les ressources finies, la production de pétrole a commencé et finira à zéro. Entre ces deux extrêmes, la production passe nécessairement par un maximum. On appelle ce maximum le « pic de Hubbert« , du nom du géologue qui l’a calculé le premier. Il se produit approximativement quand la moitié du pétrole disponible a été extraite, et tout laisse à penser que ce pic est imminent.

En 1956, le géologue King Hubbert a prédit que la production de pétrole aux USA atteindrait son maximum aux alentours de 1970 avant de commencer à décroître. Évidemment, tout le monde l’a ridiculisé. Et pourtant, il avait raison et, depuis 1971, la production de brut aux USA ne cesse de baisser. Bien sûr, ce phénomène n’est pas propre à ce pays mais commun à toutes les régions productrices. Seule la date diffère. À l’heure actuelle, la plupart des pays ont atteint ou dépassé leur pic de production. Les seuls pays ne l’ayant pas encore atteint sont au Moyen-Orient.

Maintenant il est évident que, si l’on considère la production mondiale dans son ensemble, le même phénomène doit se produire.

Selon le site de l’ASPO, la date la plus probable est 2011, mais selon le Professeur Kenneth Deffeyes de l’université de Princeton, ce pic a été atteint le 16 décembre 2005 ! [1]. Une synthèse des estimations peut être consultée ici.

À ce point de notre raisonnement, quelques remarques s’imposent :

Le gouvernement américain actuel rassemble beaucoup de membres de l’industrie pétrolière. Il est très probable que leur invasion de l’Irak ait été planifiée en prévision du « peak oil ».

Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumineux, on a besoin d’énergie (pompes, etc), et donc de pétrole. En d’autres termes, il arrive un moment où l’extraction n’est plus rentable, et ceci quel que soit le prix du marché. S’il faut brûler un baril pour en récupérer un, on ne le fera pas, même à 10 000 $ le baril. C’est un concept que les économistes de le Terre plate ont beaucoup de mal à comprendre… De nombreuses réserves d’hydrocarbures fossiles sont donc « hors de portée » et ne seront jamais utilisées sauf, peut être, comme source de matières premières non énergétiques.

Les conséquences

Quelles seront les conséquences ? Immenses. Une fois le pic atteint, la production ne peut que chuter, ce qui signifie une explosion des prix. Actuellement, on a une crise pétrolière si la production est inférieure même d’un demi pour cent à la demande, mais cette crise sera bien plus sévère ! Bien sûr, il restera encore du pétrole pour quelques années, mais il sera cher. Très cher. Et les prix ne feront que monter

Plus concrètement, l’explosion des prix du brut signifie, entre autre joyeusetés :

La fin de la globalisation

Plus personne n’ira faire fabriquer des T-shirts à 10 centimes la douzaine à l’autre bout du monde si le prix du pétrole atteint des sommets. Évidemment, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car ces emplois pourraient retourner chez nous. Toutefois, cela signifie également un bouleversement immense de l’économie qui aura le plus grand mal à s’adapter. Cela signifie aussi que nombre de produits redeviendront, comme autrefois, des produits de luxe (par exemple, les bananes et le cacao pour les européens).

Remarque : il faudrait toutefois que le pétrole devienne de l’ordre de 100 fois plus cher qu’aujourd’hui pour qu’une relocalisation profonde s’effectue. Le transport maritime – qui peut aussi utiliser du charbon – coûte quelques centimes d’euros par T-shirt aujourd’hui. C’est l’invention du bateau à cale réfrigérée qui a permis aux bananes et aux ananas de devenir des fruits communs sur la table européenne.

La fin de l’industrie aéronautique

Cette industrie est extrêmement sensible au prix du pétrole. Dans un premier temps elle pourra survivre en augmentant ses tarifs mais, passé un certain niveau, l’inévitable envolée du brut signera sa perte. Au tout début de l’aviation, le passage d’un avion poussait les foules, éberluées, à interrompre leurs occupations et à pousser des cris de joie tandis que les gens montraient du doigt l’appareil à leurs voisins. Il se pourrait bien que, dans un futur proche, un phénomène similaire se produise à nouveau.

Regarde ! Ça alors, un avion ! Ça doit bien faire dix ans que je n’en ai pas vu un !

Remarque : on peut fabriquer le kérosène à partir du charbon – ce fut historiquement d’ailleurs le premier procédé utilisé, avant le pétroraffinage. Le prix de revient le rendra certes plus élevé, amenant la disparition de certaines aberrations :

– lignes aériennes de moins de 500 km,

– lignes sans escale de 10 000 km ou plus, sur lesquelles l’avion transporte au départ plus de carburant que de charge utile

Il faut tout de même signaler qu’il existe plusieurs prototypes de turbines (réacteurs) d’avions qui fonctionnent à l’hydrogène. La grosse différence étant que l’hydrogène n’existe pas à l’état pur dans la nature.

La fin de l’automobile de masse

Aujourd’hui, il est impossible de faire circuler le milliard de voitures en circulation sur la planète sans pétrole. De nombreuses alternatives sont parfois présentées, agrocarburants, hydrogène, électricité, etc., mais aucune solution, même diversifiée, ne permet de faire perdurer la société de l’automobile telle que nous la connaissons actuellement, d’autant plus que des pays comme la Chine ou l’Inde commencent juste à accéder à la civilisation de l’automobile et que le deuxième milliard d’automobiles en circulation sera bientôt atteint. La fin de la société de l’automobile semble donc être une des conséquences directes de la fin du pétrole.

La fin du tourisme international

Si vous voulez un jour faire le tour du monde en « touriste », il vaut peut être mieux partir maintenant. Par ailleurs, faut-il vraiment que je vous rappelle que l’industrie touristique est une des premières industries mondiales et une source importante de devises ? Mais, rien n’empêchera les voyageurs impénitents, les vrais « routards » de se déplacer, quitte à réinventer un mode de vie plus nomade… Car les voyages redevenus longs, difficiles et coûteux, ceux qui sauront troquer, échanger, proposer leur savoir-faire sur place pourront toujours se déplacer.

La fin de l’étalement urbain

D’immenses bouleversements dans notre mode de vie sont à prévoir. Certains aspects de notre mode de vie devront être révisés entièrement. Un exemple parmi d’autres est celui des grandes mégalopoles qui ont été bâties après la découverte du pétrole. Elles ont été conçues en intégrant l’automobile depuis le début et deviendront en grande partie inhabitables. En particulier, tous les lotissements pavillonnaires situés à la périphérie des villes, non desservis par les transports en commun, seront les premières victimes de la fin du pétrole. Un crash immobilier est à prévoir et une redensification des villes semble inévitable.

C’est assurément la fin du rêve d’un pavillon avec jardin et piscine pour tous.

Note optimiste : le pétrole devenu hors de prix, nous saurons concevoir des villes nouvelles avec un habitat collectif de qualité, convivial (avec de nombreux locaux collectifs) pourquoi pas des tours insonorisées, isolées aux normes HQE, avec, au pied, des jardins familiaux et de vastes espaces verts ?

La fin de la croissance

La croissance, ce n’est pas uniquement plus de biens produits, c’est également plus de matières premières et plus d’énergie consommées. Une diminution de la production globale de pétrole n’a qu’une seule issue : la décroissance, que cela nous plaise ou pas.

Un crash boursier global

La bourse dépend entièrement de la croissance et les investisseurs viennent pour gagner de l’argent, pas pour en perdre. Peu de temps après le crash, la bourse fermera, « provisoirement » bien sûr, juste le temps que le marché se rétablisse. Il ne se rétablira pas.

Remarque : ce point est contestable. Une bourse est un simple lieu d’échanges où ceux qui ont des choses à vendre rencontrent ceux qui cherchent à en acheter. Le commerce international ne disparaîtra pas brutalement parce que le pétrole sera devenu très cher ; quant aux marchés des actions par exemple, ils sont effectivement susceptibles de dévisser mais les entreprises cotées ne vont pas s’évanouir brutalement. Elles vaudront peut-être beaucoup moins, mais elles seront toujours cotées et il y aura toujours des échanges.

Si l’économie n’est plus en croissance personne n’achète des actions qui vaudront moins chères demain. Dans une économie en crise qui décroit, la bourse n’interesse plus personne et sans acheteur potentiel la bourse disparait ou au mieux elle est en sommeil.

Un crash du dollar

C’est un point presque anecdotique par rapport à la situation qui affectera toute la planète (même si cet événement pourrait bien être le premier à se manifester, voire même le déclencheur) mais il mérite d’être souligné. Pour résumer, les USA ont réussi depuis la dernière guerre mondiale à imposer le Dollar comme monnaie d’échange pour le pétrole. En conséquence, tous les pays souhaitant en importer doivent emprunter des dollars, soutenant ainsi de façon artificielle cette devise. Dans la pratique, cela signifie que les USA peuvent ainsi se permettre un déficit commercial considérable sans conséquence immédiate. En contrepartie, si ce système s’arrête, ils seront les tous premiers à en souffrir. Néanmoins ce crash ne viendra pas aussitôt le pic de Hubbert dépassé, car dans un premier temps la hausse du prix de pétrole compensera, en dollars, la baisse du volume de pétrole extrait, pour une valeur globale en hausse.

Un article très intéressant sur le sujet

Un autre sur The Globalist

Un autre sur feasta.org

Et évidemment, un chômage explosif, des émeutes, etc, etc.

Enfin, ce n’est pas tout. La fameuse « révolution verte » a été rendue possible par le pétrole. Bien que des agronomes occidentaux et indiens soulignent que la révolution verte en Inde fut un échec total. Le pétrole sert à fabriquer les engrais et les insecticides indispensables à l’agriculture moderne et polluante. Sans lui, les rendements s’effondrent pour le grand dam des bénéfices des grandes sociétés agro alimentaires. L’agriculture moderne a un rendement énergétique quasi négatif (Hypothèse si l’on veut garder le meme type d’agriculture : une grande part des terres agricoles devra être utilisée pour produire de l’agrocarburant pour… les tracteurs agricoles. ) Conclusion selon Eating Fossil Fuels : la population actuelle (Entre 6 et 7 milliards) ne pourra plus être nourrie en entier. Il est fort possible que plusieurs milliards d’humains meurent de faim dans un futur proche… Les calculs sont à faire en tenant compte de la part de terres dévolues au bétail

Si vous voulez un aperçu de ce qui risque de nous arriver, vous n’avez qu’à regarder la situation en Corée du nord pour voir ce qui se passe quand il n’y a plus d’engrais ni d’essence pour les machines agricoles. Heureusement, tout n’est pas encore perdu puisque un peu d’aide humanitaire parvient encore à ce pays. Grâce au pétrole.

En conclusion

Sachant :

Que les derniers champs géants de pétrole ont été découverts dans les années 1960

Que les champs géants d’Arabie Saoudite sont vieux de 60 ans, et devraient bientôt commencer à décliner

Que les réserves des pays membres de l’OPEP ont été artificiellement gonflées dans les années 1980 suite à la « guerre des quotas » qui favorisait les pays possédant les plus grandes réserves, et que les réserves véritables sont donc inférieures à celles officiellement annoncées

Qu’il faut trouver le pétrole avant de le consommer et que, depuis 1980, la consommation dépasse les réserves découvertes (nous dépensons actuellement quatre barils de pétrole pour chaque baril découvert)

Que la fusion nucléaire ne sera pas maîtrisée avant une cinquantaine d’années au moins et que la fameuse « fusion froide » reste très hypothétique

Que le gaz naturel commence déjà à manquer en Amérique du nord

Que la plupart des énergies alternatives sont, en partie, rendues viables grâce à l’existence d’un pétrole bon marché (par exemple, il faut beaucoup d’énergie pour extraire le charbon et acheminer le minerai)

Que le prix actuel du baril de brut a dépassé les 140 $ US…

Je pense qu’il est temps de s’inquiéter sérieusement. Après tout, la crise de 1929 (Qui était pourtant une crise de surproduction) et les deux derniers chocs pétroliers n’étaient pas des événements particulièrement joyeux. Il y a naturellement quelques optimistes qui prétendent que la situation est totalement différente, et que nous n’avons rien à craindre avant une quinzaine d’années supplémentaires (ce qui nous amène aux alentours de 2023). Je ne sais pas ce que vous en pensez mais, si la seule différence entre les pessimistes (ou plutôt les réalistes) et les optimistes est une misérable quinzaine d’années, c’est plutôt inquiétant.

Pour ceux qui seraient encore sceptiques, rappelez-vous les grèves des routiers (et des pêcheurs, mais on en a moins parlé et ils étaient plus faciles à ignorer). Le pays a été paralysé parce que le prix (hors taxes !) du pétrole était trop élevé. On parle ici de centimes. Imaginez ce qu’un prix à la pompe doublé, triplé, voire plus, engendrera ! Il suffit de moins d’une semaine pour que les produits frais commencent à manquer en magasin. Notez également que pendant la dernière grève des routiers en Grande Bretagne, les opérations chirurgicales non urgentes ont été annulées…

Au risque de vous surprendre, le pic de Hubbert a déjà eu des conséquences. Le pic global ne s’est, à priori, pas encore manifesté, mais les pics locaux qu’ont connus les pays producteurs ont eu au moins deux conséquences très intéressantes :

Les USA ont connu leur pic de production en 1970. A peine trois ans plus tard, en 1973, les pays de l’OPEP se sentaient suffisamment en position de force pour relever leurs tarifs, conduisant ainsi au premier choc pétrolier. Bien sûr, cette crise était politique. Néanmoins, elle ne se serait jamais produite si la géologie n’avait pas déjà limité la production des USA. De ce point de vue, cette crise était une répétition de ce qui nous attend. (La production hors du Moyen-Orient s’épuise plus vite, de sorte que, dans le futur, la production se concentrera de plus en plus dans cette région, qui dispose des réserves les plus importantes de la planète)

L’ancienne URSS a connu son pic de production en 1987. Quatre ans plus tard, elle s’effondrait complètement. Bien sûr, on peut toujours dire que le communisme était inadapté et a fini par capituler devant le capitalisme triomphant. C’est peut être le cas, mais ce système a quand même tenu soixante-dix ans avant de s’en apercevoir.

La production de pétrole en Russie progresse de 12% par an et ses réserves possibles (à découvrir) représentent plus du double de ses réserves prouvées (Voir lien externe de la documentation française).

Une dernière remarque pour finir. Les agrocarburants (à tort appelés biocarburants) ne sont pas non plus la panacée. Ces plantes ont aussi besoin d’engrais et de pesticides, et il faut donc du pétrole pour avoir un rendement suffisant. En outre, si l’on voulait faire rouler toutes les voitures au carburant vert, il faudrait une surface cultivable(*) supérieure à celle dévolue actuellement aux cultures agricoles (**) !

(*) Une possibilité alternative serait de cultiver ces plantes directement dans l’océan. Il y avait un article sur le sujet sur Slashdot.

(**) Et ce problème n’est pas nouveau. À l’âge d’or du cheval, en Angleterre, vers 1900, une part considérable de la production agricole était destinée aux chevaux. Que l’on voyage en voiture ou en cheval, la problématique énergétique est la même : Si on veut de l’énergie pour se déplacer, il en reste moins pour se nourrir. Le pétrole a permis pendant des décennies de faire les deux, mais il faudra bientôt choisir.

Quelques liens :

Rapport 2004 FRANCE. Ministère de l’industrie. Direction générale de l’énergie et des matières premières

Introduction à la déplétion du pétrole

Vers la pétro-apocalypse

Site d’ASPO France

Life After the Oil Crash

The Coming Global Energy Crisis

Oilcrash.com

DIE OFF (une mine d’articles)

Energy and Peak Oil News

oildepletion.org

Pétrole

Énergie renouvelable

Véhicules à carburants alternatifs

Halte à la croissance ?

Liens externes

http://www.oleocene.org Source de cet article.

Une synthèse plus modérée des conséquences du pic pétrolier, tenant notamment compte des alternatives fossiles (gaz et charbon) qui amortiront probablement le choc – tout en laissant entier le problème des émissions de CO2. Voir aussi pic gazier, toujours sur le même site, et plus généralement son wiki dédié au pic

http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais Introduction à la déplétion du pétrole. Très bon site.

Cours du pétrole

La documentation française à propos du pétrole

La fin progressive du pétrole

Déroulement de la crise

Très bon site d’un spécialiste, touffu mais parfaitement étayé.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :