Club des villes et territoires cyclables – Vélo : Un moyen de transport alternatif

developpementdurablelejournal.com, Lucie Simonel, le 9 septembre 2009

Vélo : Un moyen de transport alternatif

Le Club des villes et territoires cyclables a présenté le 8 septembre des mesures incitatives à l’usage du vélo comme moyen de transport alternatif en ville, dans le cadre de la semaine de la mobilité et de la sécurité routière. L’association va les proposer au Ministère de l’Ecologie, et ambitionne de les intégrer notamment au Grenelle 2.

Le Club des villes et territoires cyclables, une association de collectivités territoriales pour le développement de l’usage du vélo, a présenté dans le cadre de la semaine durable et de la mobilité deux mesures d’incitations économiques « plutôt que coercitives  », pour faire du vélo un mode de transport alternatif plus écologique : une aide à l’acquisition d’un vélo et une indemnité vélo versée aux salariés qui l’utilisent comme moyen de transport pour se rendre au travail. Une solution qui est non seulement plus économique, mais qui protège aussi la santé. L’association va proposer ces mesures au Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, par l’intermédiaire des députés et sénateurs qu’elle aura choisi, pour qu’elles participent à la loi sur la finance ou au Grenelle 2. Le Club souhaite ainsi intégrer le vélo dans les politiques de la ville, et à terme dans un Plan national du vélo.

«  Ni un arrêté, ni une loi ne peut le faire »

Concrètement, l’usage du vélo pourrait être incité par un crédit d’impôt qui rembourserait une partie des frais d’achat d’un vélo, ou par un « chèque vélo » offert à chaque personne qui souhaite utiliser ce moyen pour se déplacer en ville. Cet “effort fiscal” serait proportionnel au prix d’achat, comme 40% du coût, et pourrait monter jusqu’à 200 euros pour un vélo “classique” et 400 euros pour un vélo à assistance électrique. Le Club envisage ainsi cette aide comme une compensation au citoyen pour sa Contribution Climat-Energie (CEE).

La deuxième mesure soutiendrait les personnes sous contrat d’embauche et qui se déplacent principalement à vélo pour se rendre au travail. Le Club propose qu’une indemnité soit versée au salarié, plafonnée à 200 euros. Son montant serait défini dans le cadre d’un Plan de Déplacements d’entreprise, et remplacerait les primes essences touchées par les salariés pour leurs trajets en voitures. Pour l’usager des transports publics qui roulerait aussi à vélo sur une partie de son trajet domicile/travail, les frais liés à son usage lui seraient remboursés en plus du remboursement de son abonnement aux transports publics. Quant à l’employeur, il bénéficierait en contre- partie, dans ce dernier cas, d’une exonération de charges, tout comme pour les indemnités qui couvrent l’usage des transports publics, ou d’aides de l’Etat si la participation au transport en vélo apparaît sur la fiche de paye du salarié comme une mesure compensatoire à la CEE.

Ce projet veut ainsi représenter une finalité à la taxe carbone, c’est là le challenge du Club et des plus de 1000 collectivités territoriales membres. Alors que cette taxe sanctionne en effet les gros pollueurs, les mesures ont aussi été lancées pour récompenser en contre- partie ceux qui consomment le moins de produits émettant du CO2.

Un changement de vie global

La pratique du vélo se heurte à de nombreux freins, comme avant tout le prix de vente du vélo qui n’est pas abordable à tout ménage, puis le manque d’aménagement d’espaces cyclables en ville et de places pour « stationner » le vélo, même à domicile. S’ajoute à ces obstacles le problème du vandalisme (dégradation ou vol) en ville. C’est pourquoi le Club propose également une série de « contraintes » : comme partager la rue à moitié entre des voies pour voitures et des pistes cyclables et piétonnes, adapter le code de la route à la circulation des vélos et piétons, réduire le nombre de places pour garer les voitures en faveur des vélos, les graver pour lutter contre les vols, ou encore réglementer des emplacements vélos rattachés au domicile comme il en existe pour les voitures. Toutes ces propositions démontrent la nécessité d’un changement de vie global, d’une modification des habitudes et du comportement, de la ville et de l’espace selon le Club pour atteindre son objectif.
C’est le système de location en libre service Vélib’ qui a boosté en premier la pratique du vélo en ville et marqué le point de départ de son usage comme moyen de transport économique et écologique. Le Club avait déjà proposé d’intégrer le vélo au Plan de relance. Mais en vain. Alors qu’elle présente ces nouvelles mesures, l’association annonce le 18ème Congrès du Club des villes et territoires cyclables à la Rochelle, les 8 et 9 octobre, sur le thème « Vélo= liberté, égalité, fraternité ». Cette rencontre entre élus de collectivités, représentants de l’Etat, d’associations, d’entreprises, d’experts… va permettre d’étudier notamment si l’on peut, selon le président du Club Jean-Marie Darmian, « passer du statut de consommateur à celui de citoyen ».

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Une Réponse

  1. J´ai découvert envoiture.fr, et je pense que le covoiturage représente également un autre moyen de transport alternatif! (Le covoiturage permet d´économiser de l´argent en partageant les frais, de rencontrer des gens sympas, et de participer au dévellopement durable en réduisant les émissions du CO2 en utilisant qu´une voiture.

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