Changement climatique : Conférence-débat d’Hervé Le Treut, membre du GIEC le 16 septembre à l’Athénée de Bordeaux organisée par la SEPANSO Aquitaine

Changement climatique : Conférence-débat d’Hervé Le Treut, membre du GIEC le 16 septembre à 19h30 à l’Athénée de Bordeaux organisé par la SEPANSO Aquitaine

2.uvsq.fr, communiqué, juin 2009

GIEC : L’IPSL poursuit sa mission de fédération

Après avoir participé au précédent rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), récompensé du prix Nobel de la paix en 2007, les équipes de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) préparent actuellement leur participation au prochain rapport, qui devrait paraître en 2013. Hervé Le Treut, directeur de l’Institut, revient sur ce travail au long cours.

 « Le GIEC fonctionne sur un mode cyclique, et publie un rapport tous les cinq ou six ans environ depuis 1990 », indique-t-il. Pour établir ce document, le groupement prend en compte l’ensemble des travaux de recherche portant sur le changement climatique et publiés dans le monde jusqu’à une date limite (elle devrait être fixée pour 2011), « afin que les résultats aient déjà pu être soumis à des critiques ou des retours », précise-t-il.

Les experts qui composent le GIEC évaluent ensuite l’ensemble de ces travaux, afin de publier un rapport qui servira de base aux discussions et aux négociations internationales, comme celles qui ont abouti au protocole de Kyoto par exemple.

Modéliser le climat de demain

« Nous sommes en train de finaliser le modèle qui nous servira à prévoir les climats du futur », détaille Hervé Le Treut. « Élaborer un modèle représente un travail d’envergure, qui mobilise environ 50 personnes pendant 10 ans. C’est une phase très active pour l’IPSL, car le modèle doit être validé dans les mois qui viennent par l’ensemble des acteurs, qu’il s’agisse de physiciens de l’atmosphère ou de l’océan, de chimistes, ou de biologistes. »

Afin de figer une version du modèle qui soit satisfaisante pour toutes les équipes impliquées, l’IPSL dispose de plusieurs structures : le pôle de modélisation du climat et les différentes bases de données gérées au sein de l’institut. « C’est tout l’intérêt de l’IPSL, qui fédère des spécialistes issus de tous les milieux autour d’outils communs. »

Une fois le modèle défini, il faudra débuter d’ici six mois la phase des simulations numériques, qui devrait durer un an. Les résultats de ces simulations seront donc publiés d’ici deux ans, à temps pour pouvoir être pris en compte par le GIEC. « Le GIEC donne un  timing très pressant à la recherche ! », conclut Hervé Le Treut.

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