FNE – Contribution Climat Energie/Taxe carbone : le Gouvernement recule en donnant l’impression d’avancer

France Nature Environnement, Communiqué de presse, le 26 août 2009

Contribution Climat Energie/Taxe carbone : le Gouvernement recule en donnant l’impression d’avancer

La Ministre des Finances Christine Lagarde a déclaré ce matin que le montant de 15 euros par tonne de CO2 lui semblait un bon taux pour la future Contribution Climat Energie (CCE), qui devrait être mise en place dès janvier 2010. Pour FNE, les récentes déclarations ministérielles laissent craindre que le Gouvernement ne s’écarte de l’objectif initial de la CCE

Evitons les faux débats

Pour Sébastien Genest président de FNE, le Gouvernement commet une grave erreur s’il espère avancer sur le sujet en se focalisant sur le chiffre de 15 euros. « Une taxe carbone à 15 euros mais sans redistribution de son produit pèsera bien plus sur le pouvoir d’achat qu’une taxe à 32 euros mais avec redistribution. N’enterrons pas la Contribution climat énergie au profit d’une taxe carbone avec un simple vernis vert »

Arnaud Gossement, porte parole de FNE ajoute : « De plus ce taux de 32 euros correspond au taux d’une taxe carbone qui ne porterait pas sur l’électricité, ce qui est également une erreur. Il faut donc un taux qui garantisse le signal prix pour le consommateur, une assiette qui garantisse la baisse de la consommation d’énergie et un mécanisme de redistribution socialement incontestable. Il faut également que le Gouvernement précise sa position sur l’augmentation progressive dans le temps du taux de la taxe. C’est sur ces sujets que nous attendons le Gouvernement. »

FNE s’oppose à la création d’une taxe carbone qui ne serait pas, à la fois, un facteur de progrès et social et environnemental.

Le risque d’une CCE au rabais

Après les déclarations hier d’Eric Woerth et de Chantal Jouanno, qui affirmaient que 32 euros par tonne de CO2 étaient un montant trop élevé et lui préférait un taux compris entre 14 et 20 euros par tonne de CO2, Christine Lagarde confirme la tendance à la baisse des ambitions en se prononçant pour un taux de 15 euros.

Ces déclarations font craindre à FNE qu’on ne se dirige vers une CCE au rabais, bien en deçà du montant de 32 euros conseillé par le rapport de Michel Rocard à l’issue de la conférence d’experts. Ce taux est pourtant le minimum nécessaire pour atteindre Lire la suite

Habicoop recense les projets de coopératives d’habitants pour faire avancer la loi

Rhône-Solidaires, Bertille Darragon / Habicoop le 25 août 2009

Habicoop recense les projets de coopératives d’habitants pour faire avancer la loi

Habicoop accompagne la création et le développement de projets immobiliers collectifs et coopératives d’habitants. Pour faire avancer la loi, elle lance un recensement des projets en cours et à venir, afin d’identifier la réalité de la demande sociale en faveur d’un statut de coopérative d’habitants qui manque actuellement en France. Projet d’habitat partagé en Rhône-Alpes et en France, faites-vous connaître en remplissant la fiche ci-jointe.

Avec nos adhérents, nous avons alerté les parlementaires pour intégrer dans la loi les éléments nécessaires au bon fonctionnement du statut (voir la rubrique sur la campagne nationale). Les amendements déposés lors de la loi sur le logement en février 2009 ont été retirés suite à l’engagement de la ministre de mener une étude. Ce travail est en cours et nous fournissons au ministère du logement les informations nécessaires pour qu’il maîtrise le dossier et comprenne la nécessité des modifications demandées. Très légitimement, le ministère souhaite mesurer la demande sociale, ne voulant pas mettre en oeuvre un dispositif dont ne s’empareraient que 2 ou 3 projets.

Aussi, si vous souhaitez que notre travail aboutisse, nous avons besoin que Lire la suite

Pays Basque : Les élus touchés par la LGV se plaignent de la confusion dans les données de RFF

lejpb.com, Goizeder TABERNA, le 29 août 2009

Les élus touchés par la LGV se plaignent de la confusion dans les données de RFF

La réunion réalisée jeudi à la sous-préfecture a mis de nouvelles données sur la table, mais le débat, lui, n’a pas changé. Il est vrai que la décision de placer la gare au coeur de Bayonne remporte l’approbation de la majorité des élus, mais la création d’une nouvelle voie ne convainc toujours pas les élus des trois communautés de communes touchées par la nouvelle ligne qui pointent le manque d’information.

«Je ne sais pas si on ne nous explique pas bien ou si le projet contient des incohérences…», confie le maire de Saint-Jean-de-Luz Peyuco Duhart. Il relève le manque de chiffres communiqués par RFF. Alain Iriart, conseiller général et maire de Saint-Pierre d’Irube affirme que les représentants de RFF «reconnaissent qu’ils ont de nombreux doutes sur les chiffres du trafic du fret». Ils annonçaient la saturation des voies actuelles pour 2015, aujourd’hui, ils la prévoient pour 2050, selon lui.

Par ailleurs, le maire de Saint-Jean-de-Luz souhaiterait avoir des explications sur la priorité donnée au fret sur le territoire français, alors qu’elle est donnée au transport des voyageurs sur le territoire espagnol. Et d’ajouter : «La question du tracé de la nouvelle LGV n’a pas beaucoup avancé si ce n’est qu’il s’est déplacé plus à l’Est, mais sur le plan technique rien du tout». Il demande plus d’information avant de se prononcer sur ce tracé.

Le maire de Biriatou et président de la Communauté de communes Sud Pays Basque, Michel Hiriart, précise que le périmètre d’étude présenté par RFF s’est nettement réduit au niveau de Saint-Pierre d’Irube et de Mouguerre. Bien qu’il soit en faveur des tunnels, lui aussi préfère attendre avant de débattre sur le tracé d’une nouvelle voie. Les 29 maires des communes qui pourraient être traversées par la LGV attendent l’étude réalisée par le cabinet suisse sur les possibilités qu’offrent les voies actuelles.

Elus et associations

Alain Iriart, lui, ne croit pas à la possibilité de faire passer la LGV par des tunnels, «c’est une idée que l’un veut répandre pour calmer les élus». Le conseiller général est pour le rapprochement des élus avec les associations environnementales et n’écarte pas d’autres modes de sensibilisation de la part des élus pour se faire entendre.

De leur côté, les associations ont déjà annoncé une manifestation avant la fin de l’année et ont organisé une réunion le 4 septembre à 18 heures à la MVC du Polo Beyris. Selon le Cade, le bilan de cette réunion est clair : la nouvelle ligne s’adresse à trois TGV par sens et par jour et le reste est consacré à un fret qui décline sans cesse et atteindrait 40 trains consacrés au fret par sens. Victor Pachon du Cade conclut : «la nouvelle ligne est donc Lire la suite

Le projet « éoliennes » se précise sur l’ex-site Ford de Blanquefort

sudouest.com, Bernard Broustet, le 29 Aout 2009

BLANQUEFORT. Demande de permis de construire sur l’ex-site Ford

First : le projet « éoliennes » se précise

Les prémices de la reconversion partielle du site First Aquitaine Industrie (ex-Ford) de Blanquefort commencent à se concrétiser. Ainsi, la direction de l’entreprise, désormais contrôlée par la holding allemande HZ, a-t-elle déposé la demande de permis de construire de deux futurs bâtiments qui abriteront la production de très grandes couronnes, destinées entre autres à des éoliennes.

Même si cette future activité n’emploiera qu’une minorité des salariés de l’usine (environ 180), cette reconversion partielle de l’automobile vers l’énergie renouvelable n’en revêt pas moins une dimension symbolique forte. Dans ce contexte, le dépôt de permis de construire, qui a été précédé d’une longue phase d’étude et de concertation avec la mairie, contribue à calmer les impatiences, voire les appréhensions.

Sur un montant d’investissements total qui dépassera 70 millions pour cette opération, les deux futurs bâtiments devraient engendrer une dépense de 20 millions d’euros.

La carte chinoise

Leur surface au sol cumulée atteindra près de 14 000 mètres carrés, soit l’équivalent d’un très grand hypermarché. Ils devront être équipés de ponts roulants, compte tenu de la taille et du poids des pièces qui seront fabriquées. Certaines de ces couronnes, dont une partie pourrait être destinée à la construction navale ou au nucléaire, devraient mesurer jusqu’à 4 mètres de diamètre et peser cinq tonnes. Mais l’extrême précision qui présidera à leur fabrication, prévue à partir de 2011 nécessitera de grandes précautions dans leur manipulation.

Pour assurer à terme le plan de charge de l’usine, dans lequel la livraison de boîtes pour les usines américaines de Ford se maintient à un niveau bas jusqu’en 2011, les dirigeants de First continuent à jouer la carte chinoise. Laurent Dudych, président de First s’est ainsi rendu dans l’empire du milieu pour discuter de la vente de transmissions automatiques à des professionnels chinois. Une délégation de plusieurs cadres de Blanquefort fait à son tour le déplacement à partir d’aujourd’hui.

Tandis que les autres pistes de reconversion (fabrication de pièces, traitements thermiques, etc.) ne semblent pas avoir avancé à une vitesse foudroyante, la mise en œuvre d’un très copieux plan de formation fait partie des objectifs prioritaires. Alain Rousset, Lire la suite

La Confédération Paysanne Aquitaine appelle à une manifestation à Bordeaux le lundi 31 août

Confédération paysanne Aquitaine, communiqué, le 27 août 2009

La Confédération Paysanne Aquitaine appelle à une manifestation à Bordeaux le lundi 31 août
La crise laitière qui sévit actuellement consécutive à la dérégulation que nous imposent les pouvoirs publics, touche aussi toutes les productions: le vin, le porc, le mouton, les fruits et légumes….
Nous demandons aux pouvoirs publics une politique de régulation, c’est à dire l’adaptation de l’offre à la demande européenne, afin de retrouver des prix rémunérateurs et une dignité dans notre travail.

Nous exigeons d’une part le maintien du système des quotas laitiers en Europe et d’autre part la réduction des volumes de 5% dans toute l’Europe, afin de mettre en cohérence la production et la consommation sur nos marchés. Une répartition des productions en faveur du maximum de producteurs et une maîtrise des volumes dans toutes les filières pour garantir les prix pour le paysan et la qualité des produits pour le consommateur.
Rassemblons-nous, de toute l’Aquitaine le lundi 31 août à 11h30, place Gambetta pour effectuer une distribution de lait, de verres de vin et de légumes afin de rencontrer et d’alerter les citoyens-consommateurs.

Nous irons ensuite devant la préfecture de région et nous ferons le bilan de la politique de la commission européenne et de Mme Fischer Boel qui sera entendue le lendemain, 1er septembre, par la commission agricole du parlement européen à Bruxelles. Nous donnerons à cette dernière des arguments pour son oral du lendemain !

Il faut que la commission agricole du parlement soit en mesure de convaincre la Commissaire à l’agriculture de revenir sur ses orientations libérales.

Tous les paysans sont concernés et tous ceux qui veulent que le monde rural continue à vivre. Nous en avons assez de nos ministres et commissaires européens dont la politique ne vise qu’à détruire de plus en plus de paysans.

Leur leitmotiv actuel : Lire la suite

Le Pôle écologique du PS se veut «trait d’union» entre socialistes et écolos

liberation.fr, Laure Equy, le  27 août 2009

Le Pôle écologique du PS se veut «trait d’union» entre socialistes et écolos

Ce petit courant, qui ouvre ce jeudi ses rencontres d’été à Saint-Ciers (Gironde), regrette qu’après les européennes, ses propositions n’aient pas trouvé davantage d’écho auprès de la direction du PS.

Le panachage des invités en dit déjà long. Entre les socialistes Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti, Gérard Collomb, Christian Paul et l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot accompagné des Verts, Daniel Cohn-Bendit, François de Rugy, Denis Beaupin et Yves Contassot. Les membres du Pôle écologique du PS, tiennent leurs premières rencontres d’été, jeudi et vendredi à Saint-Ciers (Gironde), avec le souci de servir de «trait d’union» entre leur parti et le rassemblement initié par Daniel Cohn-Bendit et de faire monter la pression sur la direction du PS, pour l’heure guère attentive à leur «double ligne sociale et écologique».

Créé début 2008, ce petit courant du PS estime avoir gagné en légitimité, boosté par le succès… des listes Europe Ecologie aux européennes. «Dans les règles, on pèse 1,5% [score de la motion du Pôle écologique au congrès de Reims, ndlr] mais si le PS se limite à l’arithmétique, on ne va pas aller très loin. Nos idées sont plus largement partagées dans le parti et hors du parti», invoque son porte-parole, Géraud Guibert.

Ont-ils été, pour autant, courtisés par une direction éventuellement soucieuse de capter les attentes écolos des électeurs comme de rattraper par le col des Verts, tentés par l’autonomie au premier tour des régionales? Certes, le pôle écologique a été invité au séminaire de Marcoussis début juillet, fait valoir Géraud Guibert. Mais le député de Paris, Christophe Caresche, perçoit, lui, «une forme d’immobilisme», reprochant notamment à Martine Aubry son silence sur la taxe carbone. Co-animateur du Pôle, Eric Loiselet va plus loin, jugeant les relations avec Solférino «paradoxalement dégradées. Depuis le 7 juin, nous n’avons pas été consultés sur le fond et la place de l’écologie politique.» Quant à la question climatique en vue du sommet de Copenhague, elle ne figure pas au menu de l’université d’été de La Rochelle. Selon lui, les rencontres de Saint-Ciers, qui aborderont «les réponses de la gauche au défi climatique», «servent à pallier cette carence».

Appareils politiques «desséchés»

Dans ce contexte, la réponse aimable du Pôle à la main tendue de Daniel Cohn-Bendit, en juillet dernier – «message reçu, Dany» – ne sonne-t-elle pas comme une menace de départ ? A en croire Christophe Caresche, il n’est pas question de mettre sa démission dans la balance, comme Arnaud Montebourg, la semaine dernière, sur son dossier des primaires: «On n’a pas envie de quitter le PS mais on ne s’interdit pas de discuter avec d’autres.» Lire la suite