Bègles : L’écologique usine à boues

sudouest.com, Patrick Faure, le 7 Aout 2009

ENVIRONNEMENT. La construction par la CUB d’un sécheur de boues à Clos-de- Hilde va permettre la valorisation, pour l’agriculture, des boues extraites des eaux usées

L’écologique usine à boues

Le Conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux vient de décider de financer la réalisation d’un sécheur de boues à Clos-de-Hilde, la station d’épuration située sur la commune de Bègles, près de la rocade. Ce projet sera piloté par la société Degrémont. Montant des travaux : 8,3 millions d’euros. Ils débuteront en décembre.

Pierre Bourgogne, en charge de l’eau et de l’assainissement au sein des services de la CUB, fait un état des lieux : « Cette station d’épuration, agrandie voilà deux ans, est la plus grosse de la CUB. Elle traite les eaux usées de 435 000 habitants avant rejet dans la Garonne. »

Exploitée par la Lyonnaise des eaux dans le cadre d’un contrat d’affermage, la station Clos-de-Hilde collecte les eaux de la moitié sud de l’agglomération, soit Pessac, Gradignan, Villenave-d’Ornon, Bègles, Bordeaux-Sud, Bouliac, Floirac et bientôt Mérignac.

Dans la Garonne

« Toutes les eaux usées sont traitées avant rejet dans la Garonne, en respectant des normes très supérieures à ce qu’impose la réglementation européenne, souligne Pierre Bourgogne. Un deuxième sécheur de boues sera construit dans quelques années à Bordeaux sur la station Louis-Fargue. »

La Communauté urbaine compte actuellement six stations sur son territoire, toutes rejetant leurs eaux « nettoyées » directement ou indirectement (par l’intermédiaire des jalles) dans le fleuve : « Ces stations sont modernes, compactes et sans nuisances », ajoute M. Bourgogne.

Elles sont installées à Eysines-Cantinolle pour le quadrant nord-ouest, à Blanquefort-Lille (nord de l’agglomération), à Ambarès-Sabarèges (est), Ambès (presqu’île), Bègles et Louis-Fargue.

Une septième est en projet sur la rive droite de la Garonne, quai de Brazza.

Trop de boues

Quant à l’intérêt d’un sécheur de boues, il est strictement écologique : « Il existe actuellement quelques valorisations ponctuelles des eaux traitées à Bègles. Mais les boues d’après-traitement sont incinérées dans les fours d’Astria où sont brûlées les ordures ménagères. »

La quantité est telle ici, que faute de les assécher, il s’avère extrêmement difficile de les transporter et de les valoriser sous forme de compost pour l’agriculture. Un compost qui, par ailleurs, fait fonctionner plusieurs usines en Gironde comme celles de Saint-Selve et de Saint-Jean-d’Illac.

Le problème se pose aussi à la station Louis-Fargue où les quantités traitées sont, là aussi, particulièrement importantes, avec le seul sécheur existant, mais vieillissant. Les boues des autres stations de la CUB sont valorisables pour l’agriculture, sans sécheur, du fait de quantités nettement plus restreintes.

Celui de Clos-de-Hilde nécessitera vingt-sept mois de construction, dans un nouveau bâtiment à traitement d’air, afin d’éviter les odeurs. Ce sécheur traitera annuellement 14 000 tonnes de boues brutes.

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