Grenelle de l’environnement : le texte

citron-vert.info, Philippe Ladame, le 6 août 2009

Grenelle de l’environnement : le texte

La loi relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, adoptée par l’Assemblée, est publiée au Journal Officiel.

En voici le sommaire (avec l’indication des pages) :

TITRE I : Lutte contre le réchauffement climatique – p 3

CHAPITRE I : Réduction des consommations d’énergie des bâtiments – p 5

CHAPITRE II : Urbanisme – p 9

SECTION 1 : Disposition relatives aux objectifs – p 9

SECTION 2 : Disposition relatives à l’urbanisme et au patrimoine – p 10

CHAPITRE III : Transports – p 10

SECTION 1 : Disposition relatives aux objectifs – p 11

SECTION 2 : Dispositions modifiant la loi d’orientation des transports intérieurs – p 19

CHAPITRE IV : Energie – p 20

CHAPITRE V : La recherche dans le domaine du développement durable – p 22

TITRE II : Biodiversité, écosystèmes et milieux naturels – p 24

CHAPITRE I : Stopper la perte de biodiversité sauvage et domestique. Restaurer et maintenir ses capacités d’évolution – p 24

CHAPITRE II : Retrouver une bonne qualité écologique de l’eau et assurer son caractère renouvelable dans le milieu et abordable pour le citoyen – p 26

CHAPITRE III : Uune agriculture et une sylviculture diversifiées et de qualité, productive et durables – p 28

CHAPITRE IV : La gestion intégrée de la mer et du littoral – p 32

 TITRE III : Prévention des risques pour l’environnement et la santé, prévention des déchets – p 33

CHAPITRE IER : L’environnement et la santé – p 33

CHAPITRE II : Les déchets – p 37

TITRE IV : État exemplaire – p 40

TITRE V : Gouvernance, information et formation – p 42

TITRE VI : Dispositions propres à l’outre-mer – p 47

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Contre Allègre : une écologie qui émancipe

liberation.fr, Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé de l’environnement, du développement durable et du plan climat, le 5 août 2009

Contre Allègre : une écologie qui émancipe

Fidèle à la stratégie de son nouveau maître – Nicolas Sarkozy -, Claude Allègre prétend, en s’appropriant indûment l’identité de ceux qu’il veut combattre – les écologistes -, se parer lui-même des habits de l’écologie, avec la création prochaine de sa Fondation pour l’écologie productive (Libération du 17 juillet).

Venant d’un des principaux négationnistes du dérèglement climatique, y compris au prix du tripatouillage de travaux scientifiques, le propos pourrait faire sourire. Mais on aurait tort de se contenter de ce premier réflexe. Claude Allègre n’est que la figure la plus caricaturale d’une entreprise plus globale visant à se réapproprier le succès des écologistes pour mieux le dénaturer. Cette entreprise utilise deux artifices.

Le premier est un grand classique : faire passer les écologistes pour des passéistes, des opposants au progrès, etc. Refrain connu chez les productivistes et les scientistes de droite et de gauche, depuis Robert Hue, qui refusait le retour à «la lampe à pétrole», à Martine Aubry, qui ne veut pas s’intéresser «aux radis», en passant par Luc Ferry, dont l’ouvrage le Nouvel Ordre écologique disait le mépris d’une certaine classe intellectuelle pour qui ne partageait pas sa vision du progrès humain.

Le second, plus nouveau, est devenu un passage obligé pour tout politique en panne de discours : repeindre en vert les politiques les plus productivistes et polluantes, afin de leur donner une nouvelle légitimité. En la matière, Claude Allègre ne craint personne. Après avoir été le héraut du lobby de l’amiante (qui continue de tuer chaque année plusieurs milliers de personnes), le voici en porteur de valise du nucléaire, des organismes génétiquement modifiés (OGM), voire du stockage de carbone comme réponse au dérèglement climatique.

Il y a pourtant un point sur lequel on peut être d’accord avec Claude Allègre : oui, l’écologie peut être productive, innovante, source de progrès pour l’humanité, créatrice d’emplois et aussi – même si cela l’intéresse sans doute moins – de justice sociale. Mais pour cela, pour être résolument moderne – car nous revendiquons la modernité -, l’écologie n’a pas besoin d’épouser une fuite en avant technoscientiste promue au rang d’idéologie. Notre écologie s’appuie sur l’innovation et les technologies modernes, mais en privilégiant celles qui accroissent l’autonomie des gens, qui émancipent au lieu d’asservir.

Reprenons les exemples de l’énergie, des OGM et du stockage de carbone pour en faire la démonstration.

Pour la production énergétique, peu importe à Claude Allègre que le nucléaire dit de quatrième génération – supposé recycler ses propres déchets – ne soit qu’une chimère dont les seuls exemples, à commencer par Superphénix, furent des échecs retentissants, si cela lui permet de justifier la fuite en avant franco-française dans l’industrie énergétique la plus dangereuse (par ses déchets, ses accidents et la prolifération qui lui est liée) et la plus coûteuse… Comme vient de le confirmer le PDG d’EDF en Lire la suite

Bègles : L’écologique usine à boues

sudouest.com, Patrick Faure, le 7 Aout 2009

ENVIRONNEMENT. La construction par la CUB d’un sécheur de boues à Clos-de- Hilde va permettre la valorisation, pour l’agriculture, des boues extraites des eaux usées

L’écologique usine à boues

Le Conseil de la Communauté urbaine de Bordeaux vient de décider de financer la réalisation d’un sécheur de boues à Clos-de-Hilde, la station d’épuration située sur la commune de Bègles, près de la rocade. Ce projet sera piloté par la société Degrémont. Montant des travaux : 8,3 millions d’euros. Ils débuteront en décembre.

Pierre Bourgogne, en charge de l’eau et de l’assainissement au sein des services de la CUB, fait un état des lieux : « Cette station d’épuration, agrandie voilà deux ans, est la plus grosse de la CUB. Elle traite les eaux usées de 435 000 habitants avant rejet dans la Garonne. »

Exploitée par la Lyonnaise des eaux dans le cadre d’un contrat d’affermage, la station Clos-de-Hilde collecte les eaux de la moitié sud de l’agglomération, soit Pessac, Gradignan, Villenave-d’Ornon, Bègles, Bordeaux-Sud, Bouliac, Floirac et bientôt Mérignac.

Dans la Garonne

« Toutes les eaux usées sont traitées avant rejet dans la Garonne, en respectant des normes très supérieures à ce qu’impose la réglementation européenne, souligne Pierre Bourgogne. Un deuxième sécheur de boues sera construit dans quelques années à Bordeaux sur la station Louis-Fargue. »

La Communauté urbaine compte actuellement six stations sur son territoire, toutes rejetant leurs eaux « nettoyées » directement ou indirectement (par l’intermédiaire des jalles) dans le fleuve : « Ces stations sont modernes, compactes et sans nuisances », ajoute M. Bourgogne.

Elles sont installées à Eysines-Cantinolle pour le quadrant nord-ouest, à Blanquefort-Lille (nord de l’agglomération), à Ambarès-Sabarèges (est), Ambès (presqu’île), Bègles et Louis-Fargue.

Une septième est en projet sur la rive droite de la Garonne, quai de Brazza.

Trop de boues

Quant à l’intérêt d’un sécheur de boues, il est strictement écologique : « Il existe actuellement quelques valorisations ponctuelles des eaux traitées à Bègles. Mais les boues d’après-traitement sont incinérées dans les fours d’Astria où sont brûlées les ordures ménagères. »

La quantité est telle ici, que faute de les assécher, il s’avère extrêmement difficile de les transporter et de les valoriser sous forme de compost pour l’agriculture. Un compost qui, Lire la suite

La décroissance, un journal, pas un débat !

marianne2.fr, Régis Soubrouillard, le 6 Août 2009

La décroissance, un journal, pas un débat !

A l’occasion des quatrièmes rencontres estivales des objecteurs de croissance qui se tiennent cette semaine à Notre-Dame des Landes, Marianne2.fr a souhaité entrer en contact avec La Décroissance, le journal de la joie de vivre. L’accueil n’a pas été des plus chaleureux.

La décroissance aux abonnés absents

Difficile de ne pas succomber aux charmes d’un journal qui prend régulièrement pour têtes de turcs Cohn-Bendit, Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand et tous leurs patentés collègues défenseurs  de la cause  écolo-médiatique. La Décroissance est un journal avenant pour ceux qui en ont assez de manger la soupe écolo fadasse que nous sert régulièrement le trio des icônes vertes.

Dans sa dernière livraison, La décroissance met les pieds dans la bouillasse écolo en Une, sur fond vert « Listes Cohn-Bendit : ils ont vendu l’écologie ». Edité par Casseurs de pub et dirigé par Vincent Cheynet, La Décroissance, est le journal historique des objecteurs de croissance. Chaque mois, le journal vend un peu plus de 15 000 exemplaires en kiosque, auxquels s’ajoutent 5500 abonnés et 2000 ventes militantes. Outre Vincent Cheynet, Alain Accardo, sociologue proche de Pierre Bourdieu auteur notamment d’ouvrages sur la précarité en milieu journalistique, Jacques Testart, « père scientifique du premier bébé éprouvette », ou encore Raoul Vaneigem, situationniste, proche, un temps de Guy Debord, auteur du célèbre Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations,  sont des chroniqueurs réguliers.

Le pilonnage à l’encontre de Hulot, Cohn-Bendit, Voynet ou encore Bové – pourtant ancien contributeur du journal – est massif au point que certains reprochent au titre un sectarisme contre-productif, le risque de s’ériger en flics de la pensée verte. C’est le cas de l’économiste Serge Latouche, fervent partisan de la décroissance qui regrettait dès 2007 : « une certaine tendance au repli et au sectarisme. Au départ, c’était l’organe unificateur du mouvement, puis il est devenu partiel et partial. On peut d’ailleurs y lire parfois des injures copieuses ». C’est pour éviter ce type d’injures que la revue de réflexion Entropia s’est créée.

La Décroissance ne répond pas

Sectarisme, injures. Rien n’a changé à La Décroissance. Marianne2.fr a souhaité entrer en contact avec Vincent Cheynet, le rédacteur en chef de La Décroissance. Ce dernier n’a pas souhaité répondre à nos questions qualifiant le site de « honte pour la presse », « calomniateur » – pour ne citer que les remarques les plus sympathiques –  avant même que d’avoir pu poser une question. La Décroissance ne s’adresse qu’aux convaincus de la décroissance.
Nous n’en saurons donc pas beaucoup plus sur la gazette des décroissants – hormis à feuilleter le journal en lui-même -. Le titre se plaît pour l’essentiel à dénoncer les écotartufes. Si l’exercice est savoureux, le discours décroissant tel qu’en lui-même frôle souvent Lire la suite