Montpellier les 22 et 23 ocobre : Colloque sur les sciences citoyennes et la biodiversité

sciencescitoyennes.org, Communiqué, le 27 juillet 2009

Colloque sur les sciences citoyennes et la biodiversité

L’association Tela Botanica propose de réunir porteurs de projets, scientifiques et citoyens lors de deux journées inédites à Montpellier : la première édition du colloque «Sciences Citoyennes et Biodiversité» introduira l’année 2010 de la Biodiversité. L’événement se déroulera les 22 et 23 octobre prochains sur le site de l’Université Montpellier 2.

Au-delà de la présentation et de la valorisation des expériences, cette rencontre nationale permettra aussi d’engager une réflexion sur les enjeux d’une science citoyenne en rapport avec l’environnement en confrontant plusieurs champs disciplinaires (Écologie et Sciences de la Nature, Sciences Humaines et Sociales, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, …). Le grand public, les médias et les politiques seront également parties prenantes de l’événement.

Montpellier, première rencontre nationale

Vous êtes ici sur : http://colloquescb.tela-botanica.org

Pour toujours être informé de l’actualité, inscrivez-vous à notre liste de discussion ! Il vous suffit d’envoyer un mail vide à cette adresse : sciences-citoyennes-subscribe@tela-botanica.org.

Le livret Des réseaux et des sciences sur la biodiversité, dont la réalisation est soutenue par la Fondation Nicolas Hulot, présentera dans un même ouvrage l’ensemble des initiatives de sciences citoyennes dans le domaine de la biodiversité.

Vous êtes, vous-même, porteur ou partenaire d’un projet de sciences citoyennes ? Venez le faire découvrir sur notre carte des projets ou en téléchargeant ce formulaire. L’ensemble des informations que vous y inscrirez seront publiées dans le livret et diffusées auprès des participants du colloque.

Vous pouvez maintenant diffuser le Communiqué de presse.

Les inscriptions au colloque sont désormais ouvertes Lire la suite

Technologies de l’information : quels impacts environnementaux et sociétaux ?

novethic.fr, Anne Farthouat, le 24 juillet 2009

Technologies de l’information : quels impacts environnementaux et sociétaux ?

Fabrice Flipo est Maître de conférences en philosophie à l’école Télécom et Management, où il anime également le groupe de recherche « l’ambivalence des TIC numériques dans la globalisation ». Il revient sur l’impact environnemental et sociétal des TIC.

Peut-on quantifier l’impact environnemental des technologies de l’information et de la communication (TIC) ?

Fabrice Flipo. Le cabinet de consulting américain Gartner l’a fait en 2007. Il affirmait à l’époque que le secteur représentait 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) mais cela dépend du périmètre que l’on étudie. Si l’on s’en tient aux strictes télécoms, que sont Internet et la téléphonie, c’est un chiffre certainement valable. Mais aujourd’hui, les TIC sont partout. On trouve des puces électroniques dans nos voitures par exemple. En élargissant le périmètre à l’ensemble des TIC, je pense que l’on peut atteindre facilement les 53 ou 54% !

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

Fabrice Flipo. L’impact des TIC sur l’environnement provient essentiellement de la forte consommation d’énergie du secteur. D’après un rapport du Conseil général des technologies de l’information, les TIC pèsent 13,5% de la consommation électrique française. Cette consommation implique des  émissions de CO2 mais ce n’est pas le seul impact. Il faut également considérer les matériaux utilisés pour leur fabrication. Ce sont surtout des matériaux épuisables, comme le lithium qui entre dans la composition des batteries. Sa raréfaction a d’ailleurs entraîné une flambée des prix sur le marché.

La question des déchets électroniques et de leur gestion devient donc primordiale. En France, nous sommes très en retard sur le sujet. A vrai dire, on ne sait pas trop où nos déchets finissent. Il faut savoir que nous produisons chaque année 16 kg de déchets électriques et électroniques ménagers par habitant, même si les TIC représentent une petite partie seulement de ce total. Au final, cela représente environ un million de tonnes annuelles. Or, dans le cadre de la directive européenne DEEE, il nous était imposé d’en recycler au moins 4 kg/hab/an fin 2006. Aujourd’hui, nous arrivons à peine à en traiter 2,5. C’est dire si cette directive a été bien transposée en France !

Le secteur semble pourtant s’engager dans la voie du développement durable, notamment en investissant dans les Green IT, ces technologies vertes que l’on qualifie souvent d’informatique « écologique ». Cet engagement est-il réel et global ?

Fabrice Flipo. Effectivement, quand Gartner a sorti son rapport, les constructeurs l’ont vécu comme une sorte d’électrochoc. Le consultant mondial le plus reconnu dans le domaine leur annonçait quand même que les TIC émettaient autant de GES que le transport aérien ! Du coup, certains ont réellement intégré les enjeux du développement durable dans leur stratégie. C’est le cas du Lire la suite