Appel des peuples indigènes face à la crise de civilisation : Déclaration sur la crise du capitalisme et de la civilisation occidentale

openfsm.net, communiqué, mars 2009

Appel des peuples indigènes face à la crise de civilisation : Déclaration sur la crise du capitalisme et de la civilisation occidentale

Vers un Forum thématique en 2010 qui articule les paradigmes alternatifs : La décolonisation, la démarchandisation de la vie, le bien-vivre et les droits collectifs
Le capitalisme colonial moderne a commencé il y a plusieurs siècles et a imposé au continent américain l’invasion du 12 Octobre 1492. Cela a commencé par le pillage et l’invention des théories globales de la « race » pour justifier l’ethnocide américain, l’invasion de l’Afrique pour la traite des esclaves et le pillage des autres continents. Ces génocides se sont poursuivis et ont été maintenus par le capital transnational et ses appuis militaires. Cette exploitation et oppression capitaliste globale produisent le réchauffement de la planète qui entraîne le suicide planétaire.

La crise du modèle de développement capitaliste, eurocentrique, sexiste et raciste, est totale et conduit à la plus grande crise socio-environnementale de l’histoire humaine. La crise financière, économique, de l’énergie, augmente la production d’un chômage structurel, l’exclusion sociale, la violence, les propos racistes, sexistes et le fanatisme religieux, tout à la fois. La crise est si profonde qu’elle constitue une véritable crise de civilisation capitaliste, la crise du développement capitaliste et de la « modernité » qui menacent toutes les formes de vie.

Mais certains continuent à rêver d’amender ce modèle et ne veulent pas assumer que ce qui est en crise, c’est le capitalisme, l’eurocentrisme, avec son modèle d’État uni-national, d’homogénéité culturelle, de droit positif occidental, le développementisme et la marchandisation de la vie.

La crise de la civilisation capitaliste, nous oblige à reconstruire et à réinventer de nouvelles options pour la coexistence entre la nature et de la société, la démocratie, l’état de consommation. Il est urgent de trouver des nouveaux paradigmes de la civilisation et, dans ce contexte, « d’autres mondes sont possibles » mais urgents, et, d’ailleurs, ils sont déjà en cours de construction par les premières victimes des formes les plus barbares de la violence capitaliste / coloniale / moderne : les peuples et les communautés indigènes, paysannes, côtières, Quilombolas, Afro-descendantes, Garifunas, Caboclos, Dalits, entre autres, et leurs enfants qui ont émigré dans les bidonvilles et favelas, et tous les autres exclus et invisibles  » intouchables » dans le monde, qui continuent de résister, d’actualiser et de renforcer d’autres formes de civilisation et d’organisation sociale, technique, éthique, politique, économique, culturelle et spirituelle de l’existence humaine.

Les peuples autochtones pratiquent et proposent l’unité de la Terre Mère, de la société et de la culture.

Nourrir la Terre-Mère et se laisser nourrir par elle. Protéger l’eau comme un droit humain fondamental et s’opposer à sa marchandisation. Décoloniser le pouvoir par le principe de « commander en obéissant », développer l’autogestion communautaire, l’auto-détermination, l’unité dans la diversité comme autres formes de l’autorité collective ; Promouvoir l’unité, la dualité, la complémentarité et l’égalité entre les sexes, la spiritualité de la vie quotidienne et la diversité ; Se libérer de toute domination ou discrimination raciste, ethnique ou sexiste ;

Développer les décisions collectives sur la production, les marchés et l’économie ;

Décoloniser la science et la technologie ; Développer la réciprocité dans la distribution du travail, des produits et des services : voilà des directions pour produire une nouvelle alternative à l’éthique sociale de marché et du profit colonial / capitaliste.

Nous appartenons à la Terre Mère, nous n’en sommes ni propriétaires, ni pillards, in vendeurs, et aujourd’hui nous avons atteint un tournant : le capitalisme impérialiste s’est révélé être non seulement dangereux en raison de la domination, l’exploitation, la violence structurelle, mais aussi parce qu’il nous tue nous et la Terre-Mère et conduit la planète à un suicide qui n’est ni «utile» ni «nécessaires».

Le Mouvement Indigène des Abya Yala / Amériques appelle à la plus grande unité dans la diversité :

Pour une mobilisation permanente en défense de la Terre Mère et des Peuples, contre la marchandisation de la vie, la pollution, les consommations toxiques, la criminalisation des mouvements sociaux et dans ce cadre effectuer une manifestation intercontinentale le 12 Octobre 2009.

• Pour se mobiliser pour défendre les droits des peuples et de notre Mère la Terre contre l’agression des méga-projets, les industries extractives, l’IIRSA, le Plan Puebla Panama, les agrocarburants et les invasions coloniales des peuples d’Haïti et de la Palestine.

Promouvoir l’échange pour reconstruire, réinventer et articuler de nouvelles valeurs, des structures et des paradigmes de la civilisation dans cette orientation et de co-organiser un Forum social 2010 sur le thème de la crise de la civilisation occidentale capitaliste, la décolonisation, la démarchandisation de la vie, le bien-vivre et les droits collectifs.

• Participer au quatrième Sommet des peuples autochtones de l’Abya Yala à Puno (Pérou) du 27 au 31 Mai 2009, ce qui permettra de renforcer et de promouvoir le processus décrit ci-dessus.

Ainsi, les mouvements sociaux et autochtones dans le monde, organisés dans le Forum social mondial à Belem demandent de :

• Soutenir la mobilisation pour la défense de la Terre-Mère et le peuple contre la marchandisation de la vie le 12 Octobre 2009.

• Promouvoir l’échange pour reconstruire, réinventer et articuler de nouvelles valeurs, des structures et des paradigmes de la civilisation dans cette orientation et de co-organiser un Forum social 2010 sur le thème de la crise de la civilisation occidentale capitaliste, la décolonisation, la démarchandisation de la vie, le bien-vivre  et les droits collectifs
Les mouvements

• CTOI Coordinadora Andina de Organizaciones Indígenas

• ECUARUNARI, la Confédération des peuples de nationalité Kichwa de l’Équateur

• ONIC, Organisation nationale indigène de Colombie

• CONACAMI, Confédération nationale des communautés péruviennes touchées par l’exploitation minière

• CONAMAQ national de Ayllus et des Markas Qollasuyu (Bolivie)

• ONPIA, Organisation nationale des peuples autochtones de l’Argentine

• Le Parlement mapuche (Chili)

• Convergencia Nacional Maya Wakib Kej

• ANAMEBI, Association nationale des enseignants dans l’enseignement bilingue au Pérou

• Nordic Saami Council

• Indian Law Centre de ressources

CONAIE • Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur

• CONIC, et la Coordinadora Nacional Indígena Campesina

• CONAVIGUA, Coordinadora Nacional de viudas de Guatemala

• CUC, Comité d’unité paysanne du Guatemala

• Conseil des peuples de la Communauté de San Marcos

• ARPI, Association régionale des peuples indigènes de la Selva Central (Pérou)

• CCM Mouvement populaire Sommet

• CAH, Aguaruna Conseil et Huambisa

• Comité régional Indígena del Cauca

• AICO, les autorités de la Colombie OPIAC • Organisation des peuples autochtones de

‘Amazonie colombienne

• Organisation autochtone Kankuamo

• CRIDEC, Conseil autochtone régional de Caldas

• Bureau, Organisation indigène d’Antioquia

• ORIVAC régional de l’Organisation Indígena del Valle del Cauca

• CNA, la Confédération nationale agraire

• CBTE, du Ministère de la Fédération paysanne Cusco

• Anti-indienne

• Agence de presse indienne (Mexique)

• FNMBS, Fédération nationale des femmes paysannes originaires Bartolina Sisa (Bolivie)

• Réseau de la jeunesse Tinkuy

• Front de la lutte paysanne et de la Défense et les Mapuche de Patagonie (Argentine)

• Mesa Nacional Indígena de Costa Rica

• Coordonnateur de la Population Chorotega (Nicaragua)

Mouvements sociaux

• CIEMENS, de nations sans État

• Université populaire des mouvements sociaux

• FAOR Forum est de l’Amazonie (Brésil)

• Mouvement Decrecita

• Nord Amazonie Brésil Forum

• ATTAC Brésil

• ATTAC France

• Les Amis de la Terre

• CEADESC, Centre de recherche sur les droits économiques, sociaux et culturels (Bolivie)

• PHASE, de la Solidarité et de l’éducation

• Mouvement ARCI (Italie)

• TCOE – Trust for Community Outreach and Education (Afrique du Sud)

• Analyse de l’Institut brésilien pour le développement social (IBASE)

• Mouvement ASUD (Italie)

• Maison de droits collectifs (Kurdes, le basque, le catalan, l’amazigh, la Palestine, Gallego et

autres)

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Une Réponse

  1. Toutes ces mesures,tous ces conseils tres bien !!!! mais, en octobre 2009 je pense fermement, si nous voulons limiter la pollution : il faut consulter ,étudier, et prendre acte site : http://www.mdi.lu et tous les autres sites qui parlent de cette TECHNOLOGIE non polluante.

    Un fervent défenseur de l’environnement; merci de consulter ce site!!!

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