Aux Etats-Unis, les vélos doublent les voitures

eco-life.fr, Marie Varasson, le 6 juillet 2009

Aux Etats-Unis, les vélos doublent les voitures

Depuis le début de l’année, les Américains ont acheté 2,6 millions de vélos contre 2,5 millions de voitures et de camions selon le Huffington Post, journal en ligne. Depuis début 2009, les Américains ont acheté davantage de vélos que d’autos et de camions. En pleine crise économique, les deux roues doublent les voitures. « Les Américains commencent à voir le vélo comme une part respectable du transport mixte« , confirme Dennis Markatos, fondateur et directeur de l’association Sustainable Energy Transition (SETenergy.org). « C’est une nouvelle étonnante, mais heureuse », commente Ludovic Bu, Président de l’association de conseil en mobilité, Voiture and Co. Car sur le plan environnemental, la popularisation du vélo reste un défi crucial. Tandis qu’une petite voiture neuve émet 120 grammes de CO2 par kilomètre, le vélo n’en émet pas.

Les volumes des ventes d’autos et de vélos ont cependant baissé par rapport à l’an passé, avec réciproquement 35 et 30% de ventes en moins. Plus lent du côté des deux roues, le retranchement des volumes de ventes lui permet de passer en tête. La bicyclette entre ainsi en « mode actif », selon l’expression consacrée par les experts. « Elle est intégrée au quotidien et trouve grâce aux yeux des consommateurs, soumis à la crise économique. Grâce à elle, ils accentuent leur droit à la mobilité au-delà de son usage habituel« , explique Julie Rieg, sociologue pour le cabinet d’études Chronos, spécialisé dans les questions de mobilité.

« Pour rejoindre une salle de sport ou aller au travail, le vélo, plus économique que la voiture, devient une alternative crédible », note Julie Rieg. D’autant que depuis début 2009, des déductions fiscales en favorisent l’usage aux Etats-Unis. Si un employé effectue au moins trois allers-retours domicile – lieu de travail par semaine, il bénéficie d’un crédit d’impôts de 20 dollars par mois. Avantageux pour les cyclistes, ce système a été voté à la fin de la présidence de Georges W. Bush et pourrait expliquer une part du recours aux deux roues dans le pays où la voiture est reine. « C’est une première sur un territoire aussi vaste. En Belgique, le système est appliqué dans des termes équivalents et semble être chaleureusement accueilli par la population. Mais le pays est plus petit et les modalités d’application sont plus faciles à évaluer », remarque Ludovic Bu.

– « Les pistes ne sont pas adaptées à une forte densité de cyclistes » –

Motivé en premier lieu par le porte-monnaie, le volume des ventes de vélos pose la question cruciale des infrastructures. « Il ne faut pas se méprendre et bien saisir que l’utilisation du vélo s’inscrit dans un système de mobilité globale« , analyse Julie Rieg. « Les individus portent différentes casquettes, de Lire la suite

G8 du climat, un échec ?

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le10 juillet 2009

G8 du climat, un échec ?

Alors que le G8 qui avait notamment comme thème central la question du climat à l’approche, fin décembre, du sommet de Copenhague touche à sa fin, les associations dénoncent les effets de manche des dirigeants réunis à l’Aquila en Italie.

Greenpeace occupe depuis aujourd’hui une 5ème centrale à charbon en Italie, celle de Civitavecchia près de Rome, alors que le Sommet du G8 s’est élargi pour accueillir les pays émergents comme l’Inde, la Chine, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Chine dans le cadre du MEF, le Forum des Grandes Economies, qui regroupe les 17 plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète.

 « Les espoirs de progrès significatifs lors du Forum des grandes économies ont été torpillés par le manque de leadership manifesté hier par les Chefs d’Etat du G8 », a commenté Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France.

« L’obligation de faire les premiers pas, décisifs pour progresser, appartenait clairement aux leaders des pays industrialisés les plus riches : il est clair que malgré la reconnaissance du consensus scientifique sur la barre fatidique des 2°c, le G8 n’a pas fait preuve de leadership. Le Secrétaire d’Etat des Nations Unies Ban Ki Moon lui-même a souligné cet échec aujourd’hui ».

Le MEF est construit sur l’idée de restaurer la confiance entre les pays industrialisés et les pays en développement et sur l’idée que la protection du climat se fonde sur une responsabilité partagée mais proportionnée entre pays pollueurs. « Quand les leaders mondiaux des pays industrialisés les plus puissants n’adoptent pas d’objectifs de réduction de leurs émissions à moyen terme, et ne mettent pas d’argent sur la table pour aider les plus démunis à faire face à la crise climatique, ils torpillent toute chance d’un résultat ambitieux du Forum des grandes économies », a poursuivi Phil Radford, Directeur exécutif de Greenpeace Etats-Unis.

 « Quand ils essaient d’accuser la Chine et l’Inde de l’échec du MEF, leur excuse sonne faux. L’échec revient au leadership des pays du G8. Il est difficile de croire qu’un seul des dirigeants du G8 a eu l’audace de regarder les leaders des pays en développement lors du MEF dans les yeux, et de parler d’action commune pour protéger le climat », a ajouté Phil Radford.

Le G5 – Chine, Brésil, Inde, Mexique et Afrique du Sud – a appelé hier les pays industrialisés à réduire leurs émissions de 40% d’ici à 2020. Cet appel met en lumière – comme le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon l’a souligné aujourd’hui – que l’absence d’objectifs ambitieux de réduction à moyen terme des émissions des pays du G8 et des autres pays industrialisés bloque tout progrès des négociations internationales. Ils doivent s’engager sur clairement sur les 10 prochaines années, afin de réparer le déficit de confiance qui s’est creusé ces dernières années, au fur et à mesure de leur inaction.

Pour augmenter la pression sur le G8, Greenpeace a investi depuis quelques heures une 5e centrale à charbon. Depuis mardi soir, une centaine d’activistes occupaient quatre centrales à charbon pour demander aux Chefs d’Etat des pays les plus riches de prendre des engagements concrets en vue du Sommet de Copenhague : l’arrêt de l’utilisation des énergies fossiles comme le charbon, responsable de 30% des émissions mondiales de CO2, véritable matière première du changement climatique ; un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2020, pour agir sur le court terme ;  un engagement chiffré à soutenir les pays les plus vulnérables face à la crise climatique.

 « L’accord du G8 sur le climat ne peut pas être Lire la suite

Déchets ménagers : Jeter moins pour payer moins

eco-life.fr, Anne de Malleray, le 6 juillet 2009

Jeter moins pour payer moins

Pour réduire le volume des ordures ménagères, de nombreuses villes dans le monde ont recours à des mesures incitatives. Amendes, sacs poubelles taxés, tri des déchets organiques… Petit tour des endroits où il ne fait pas bon mal trier ses poubelles. En juin dernier, la municipalité de San Francisco votait la première loi du pays qui inflige une amende aux mauvais trieurs. Les éboueurs sont chargés de signaler les abus et au bout de trois avertissements, l’amende tombe : 100 euros pour les particuliers et petites entreprises et 1 000 euros pour les grandes entreprises. Les citoyens disposent de trois poubelles : une bleue pour tous les déchets recyclables, une verte pour le compost et une noire pour les autres déchets. San Francisco a le taux de recyclage le plus élevé des Etats-Unis avec 72%, alors que la moyenne nationale est autour de 30%.

D’autres villes se distinguent par une gestion exemplaire. Zurich est un modèle du genre. Depuis 1992, la ville suisse-allemande a mis en place une politique de gestion des déchets très stricte. Les seuls sacs poubelles autorisés, les « Zuri-sacks », se vendent très cher, entre 50 centimes et 3 euros le sac selon leur contenance. Les journaux doivent être jetés sous forme d’un ballot attaché par une ficelle. La collecte se fait deux, voire une seule fois par semaine pour les déchets non recyclables et à des dates bien précises pour les autres. En cas de non respect des règles, les Zurichois risquent une amende de 260 francs suisses (171 euros) dès la première infraction. Depuis 1992, la quantité d’ordures à Zurich a baissé de 40%.

Ce système de collecte dans des sacs municipaux obligatoires et payants existe également en Belgique, qui a lancé une campagne nationale en novembre 2008 pour lutter contre l’abandon de déchets dans l’espace publique. Les amendes sont élevées, à partir de 50 euros. « Je n’ai jamais eu d’amende », raconte Florence Le Bret, Française installée à Bruxelles avec sa famille depuis une dizaine d’années, « mais la collecte est beaucoup plus réglementée qu’en France. Nous devons acheter des sacs marqués au nom de la commune dans des supermarchés de notre quartier pour les déchets non recyclables. Je me souviens qu’en Flandre, en 1999, les pouvoirs publics avaient voulu imposer un nombre limité de sacs par foyer. Les gens se sont mis à resquiller parce que le système était injuste pour les familles nombreuses. Cette mesure a été abandonnée au profit de sacs payants en fonction leur contenance. »

Le principe du pollueur-payeur obligatoire d’ici cinq ans en France

Autre solution pour réduire les déchets municipaux, celle du pollueur-payeur. Les citoyens paient une redevance en fonction des déchets qu’ils produisent. Cette méthode est de plus en plus répandue dans les municipalités scandinaves, suisses, allemandes ou encore hollandaises. « Le principe de payer pour ce que l’on jette a fait la preuve de son efficacité », souligne Hélène Bourges, chargée de campagne au Centre national d’information indépendante sur les déchets. « Mais en France, presque toutes les communes font payer une taxe fixe, qui n’a aucun rapport avec la quantité de déchets produite par les habitants. Elle est plutôt indexée sur la valeur foncière des habitations. » Autrement dit, grande maison, grosse taxe. « Cela n’incite pas les gens à trier leurs déchets. Près de 50% de ce qui pourrait être recyclé ne l’est pas à cause de mauvaises pratiques de tri », conclut Hélène Bourges.

Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la décision a été prise d’obliger les collectivités, d’ici cinq ans, Lire la suite

RAPPORT : « L’utilisation des pesticides en France »

ladocumentationfrancaise.fr, GEST Alain , juin 2009

Rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire sur les pesticides

FRANCE. Assemblée nationale. Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire

Paris ; Assemblée nationale

(Documents d’information de l’Assemblée nationale, n° 1702)

Ce rapport fait le point sur l’usage des pesticides en France, dont les effets sanitaires et environnementaux sont encore mal connus. Il note que le cadre réglementaire, résultant du droit communautaire, est contraignant et sera probablement renforcé dans le cadre des lois du Grenelle de l’environnement. Il s’interroge sur les objectifs de protection de la santé publique, la manière dont la réduction de l’usage des pesticides peut être compatible avec la sécurité alimentaire ainsi que sur l’opportunité d’une concertation européenne sur le sujet.

juin 2009, 35 pages

Titre de couverture : « L’utilisation des pesticides en France »

INTRODUCTION

DE QUOI PARLE-T-ON ?

À QUOI SERVENT LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES ?

Protéger les cultures contre les organismes nuisibles

Assurer des récoltes régulières

Maintenir la qualité des aliments

UNE UTILISATION DES PESTICIDES IMPORTANTE, DES EFFETS SANITAIRES ET ENVIRONNEMENTAUX ENCORE MAL CONNUS

Même si les quantités mises sur le marché tendent à diminuer, la France reste un grand pays consommateur de pesticides

Une présence de pesticides dans les milieux naturels assez répandue, dont les effets doivent encore être étudiés

Des effets sur la santé encore mal connus

Une inquiétude dans l’opinion publique que Lire la suite

RAPPORT L’environnement, nouveau champ d’action de la diplomatie française

ladocumentationfrancaise.fr, Jean-Jacques Guillet, mai 2009

Rapport d’information déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission des affaires étrangères sur l' »environnement, nouveau champ d’action de la diplomatie française »

FRANCE. Assemblée nationale. Commission des affaires étrangères

Paris ; Assemblée nationale

(Documents d’information de l’Assemblée nationale)

Les questions environnementales sont pendant longtemps restées éloignées des préoccupations diplomatiques. Depuis une quinzaine d’années, elles rentrent de plus en plus en ligne de compte dans la relation entre les Etats : négociations sur le climat et l’énergie, menaces sur la biodiversité et la biomasse nécessitant une gestion internationale des forêts et des océans, lutte contre les diverses pollutions, etc. Ce rapport analyse la manière dont la France fait entendre sa voix dans les instances internationales et les outils qu’elle utilise afin, à terme, de dégager une doctrine sur les questions environnementales.

mai 2009, 66 pages

Titre de couverture : « L’environnement, nouveau champ d’action de la diplomatie française »

INTRODUCTION

I.– UNE VOLONTÉ POLITIQUE SOUTENUE PAR UNE RÉFORME DE L’ÉTAT

A.– UNE DOCTRINE ET UN OUTIL

1. La doctrine française : préservation de l’environnement plutôt que protection de la sécurité nationale
2. Un outil organisé autour des ministères en charge des Affairesétrangères et de l’Ecologie
B.– LES NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT ET L’ÉNERGIE : UNE PRIORITÉ DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE À L’ÉCHELLE EUROPÉENNE ET À L’ÉCHELLE MONDIALE
1. La négociation européenne

a) Des objectifs initialement ambitieux

b) Des négociations difficiles en raison de la crise économique

c) Le résultat de la négociation : un atout pour peser sur le sommet de Copenhague de décembre 2009

2. Les enjeux de la négociation actuelle sur le climat

3. Les négociations hors du cadre de l’ONU

C.– DÉVELOPPEMENT ET ÉCOLOGIE : L’ACTION DE L’AFD ET DU FFEM

1. L’action de l’AFD Lire la suite

5 vraies voitures en dessous de 100 g de CO2/km et 1 000 € de bonus

univers-nature.com, Alex Belvoit, le 8 juillet 2009

5 vraies voitures en dessous de 100 g de CO2/km et 1 000 € de bonus

Motivée par l’attrait que peuvent légitimement exercer les 1 000 € de bonus écologique réservés aux voitures émettant moins de 100 g de CO2/km, l’offre commerciale s’étoffe progressivement et compte actuellement 5 modèles distincts.

La championne de la catégorie est la Smart Fortwo CDI, avec des émissions de 88 g CO2/km. Plusieurs versions sont disponibles, mais toutes en 2 places, pour des tarifs s’échelonnant entre 11 100 à 15 650 € (avant déduction du bonus). Outre ce modèle, tous les autres véhicules proposent 4 places, plus ou moins spacieuses et sont disponibles en 3 ou 5 portes (exception faite de la Toyota IQ), mais font nettement moins bien en émissions de CO2 (1), tout en restant sous le seuil des 100 g de CO2/km. La Ford Fiesta 1.6 TDCI 90 se distingue de ses rivales par un petit gramme de moins au kilomètre (98 g CO2/km pour environ 17 000 €), puis viennent la Seat Ibiza 1.4 TDI 80 FAP Collector Ecomotive (99 g CO2/km pour environ 15 000 €), et la Volkswagen Polo TDI 80 (99 g CO2/km pour un peu plus de 16 000 €). Enfin, Toyota propose dans cette catégorie son étonnante IQ, seule motorisation essence à s’affranchir de la barre des 100 g avec 99 g de CO2/km pour 13 000 €.

Avec une trentaine de centimètres de plus qu’une Smart, la Toyota IQ accueille 4 personnes.

Globalement, la recette mise en œuvre par les constructeurs pour parvenir à ce niveau de performance est toujours la même que celle qui a permis à Renault d’afficher un niveau de consommation record avec sa Logan, lors du Challenge Bibendum Michelin. Elle tient principalement à une voiture dite ‘citadine’, optimisée d’un point de vue aérodynamique et mécanique. Si les constructeurs français et italiens sont étonnamment absents de cette catégorie, il est vraisemblable que cela ne durera pas, Peugeot ayant d’ores et déjà annoncé une 207 HDi FAP 99 g pour la fin de l’année. Cette nouvelle version présentera, Lire la suite

La ville… avec quelques degrés de plus

novethic.fr, Béatrice Héraud, le 2 juillet 2009

La ville…avec quelques degrés de plus

A la fin du 21ème siècle, les températures augmenteront de 2 à 5°C. Pour Paris, cela signifie un climat équivalent à celui actuellement en vigueur dans le sud de l’Espagne. Or, comme l’ont montré les épisodes de canicules, particulièrement en 2003, nos villes ne sont pas adaptées à ces vagues de chaleur. Comment vivra-t-on dans la ville de demain ?

4°C. C’est ce que pourrait gagner la ville de Paris à la fin de ce siècle selon le scénario du Hadley center. Quelques petits degrés qui transformeraient le climat de la capitale française en celui d’une ville andalouse, telle que celle de Badajoz, près de Cordoue, aujourd’hui « caractérisée par des étés brûlants et arides ». Or, Paris, comme les villes françaises, n’est absolument pas adaptée à de telles températures. La canicule de 2003 et ses 15 000 victimes nous l’ont largement prouvé. Et dans des périodes aussi extrêmes, les villes sont encore plus vulnérables : « à l’époque, les nuits parisiennes affichaient 9°C de plus que celles des communes de la petite couronne », fait remarquer Denis Baupin, adjoint au maire chargé de l’environnement.

Pourtant, aujourd’hui, peu de villes prennent en compte cette donnée, même dans leurs plans climat énergie, souligne Antoine Charlot, responsable « territoires durables » du Comité 21 : « pour répondre à cet enjeu, il faut absolument articuler les plans climats avec les plans d’urbanisme, en intégrant une forte densité urbaine tout en maintenant une qualité de vie notamment. » Car celles-ci vont en effet devoir gérer des objectifs parfois contradictoires comme la baisse des émissions de gaz à effet de serre et le confort de vie au sein de la ville. Pour l’urbaniste Patrice Denoyer de Segonzac, qui a travaillé sur la ville face au changement climatique en 2040, cela pourrait même être source de vives tensions. «  Alors qu’on annonce le réchauffement climatique depuis des années, rien n’a été anticipé. Or, les changements urbains se préparent 30 ans à l’avance », explique-t-il. Résultat : « il faut s’attendre à une phase extrêmement compliquée d’ici à 2020 avant que la ville ne puisse totalement se réinventer » Les urbanistes vont ainsi devoir jouer les équilibristes. « En réponse à l’élévation des températures estivales on pourrait créer plus d’espaces verts au cœur des villes, ainsi que des plans d’eau mais on ferait alors diminuer la densité de l’habitat, créant ainsi des villes plus étendues qui imposent des temps de transport plus long donc des consommation de carburant plus importante avec des émissions supplémentaires de gaz à effet de serre », soulignent ainsi Sébastian Kopf, Stéphane Hallegatte et Minh Ha-Duong, auteurs d’une note sur l’évolution climatique des villes européennes pour le Cired.

Une ville sous tension

La ville post Kyoto s’oriente toutefois davantage sur une très forte densité. Concrètement, Patrice Dunoyer de Segonzac prévoit peu de modification en centre-ville, où le patrimoine urbain est déjà dense et de qualité, mais les franges des centres, elles, devraient continuer à se densifier. Un peu sur le modèle de La Défense, « un exemple convaincant qui réussit à densifier un secteur déjà très bien équipé », estime l’urbaniste. Mais c’est surtout la périphérie qui fera les plus grands frais de cette nouvelle donne. « L’étalement urbain a certainement atteint ses limites : Lire la suite