Réunion publique de Cadaujac : La LGV, ennemi public

sudouest.com, NC, le 3 Juillet 2009

CADAUJAC, RÉUNION PUBLIQUE. Pour cette première assemblée, la Coordination vigilance LGV et les élus ont affirmé leur opposition au projet, devant un nombreux public

La LGV, ennemi public

 «On paie la balle qui va nous tuer ! » Ce cri d’un participant résumait à sa façon quelque peu lapidaire les débats de la première réunion publique sur la LGV (ligne à grande vitesse) organisée mercredi soir par la municipalité de Cadaujac et la Coordination des associations Vigilance LGV.

À l’ordre du jour : le tracé dans la commune et le canton de la future voie ferroviaire à grande vitesse dite « LGV sud Europe Atlantique », ou « GPSO » pour sa composante Bordeaux-Toulouse-Espagne.

C’est une première à Cadaujac, mais une septième édition depuis février pour la coordination qui sillonne le Sud Gironde. Et les participants constatent que le discours des « vigilants » est bien rodé. État d’avancement du dossier, dénonciation de l’ajout du volet « fret ferroviaire » après un débat public sur le transport des voyageurs, impact environnemental, « cacophonie politique » des « décideurs » : tout y passe méthodiquement.

Procédures

Y compris un exposé financier très technique et applaudi d’un « expert » de l’Association de défense du pays brédois. Lionel Bretonnet annonce des procédures contre l’État pour l’été prochain. Confrontant les prévisions financières et de trafic sur l’ensemble des projets TGV, avec la réalité, il observe : « La LGV qu’on nous annonce à 15 milliards d’euros coûtera en réalité 40 milliards », pronostique-t-il.

Il y a là de quoi donner l’espoir de « faire capoter le projet qui prend l’eau de toute part » selon Denise Cassou, porte-parole de la Coordination. Laquelle invite à faire de la LGV « l’enjeu de la prochaine élection régionale » et à « demander à tous les élus de refuser de financer ce projet ».

Point zéro

Francis Gazeau, le maire, rejoint sans ambages le camp des associations, où figure aussi son opposant PS Jean-Claude Grenier, via l’association Trait d’union, membre du collectif. Les deux hommes échangent les micros sans la moindre polémique.

Le maire, qui siège dans une commission consultative de RFF, précise à propos de cette concertation : « je n’y crois pas ».

Sur les tracés, Francis Gazeau évoque les trois hypothèses dont il a connaissance pour le « point zéro » de la LGV à sa sortie de l’agglomération bordelaise. « Soit à la sortie de Villenave avec un franchissement de l’autoroute » ; soit un franchissement près de l’échangeur de Paté ; soit à Saint-Médard-d’Eyrans.

Exister

Le maire, veut « défendre la santé publique contre le bruit » de « 200 TGV par jour » (contre 74 trains quotidiens aujourd’hui) : « on ne demande pas à RFF de faire plus de bruit, mais moins ». Il « informera la population » de tout ce qu’il apprendra.

Dans la salle, on demande un référendum, on se demande « contre qui agir ? », on s’interroge sur les expropriations. Christian Tamarelle, maire PS de Saint-Médard venu en cours de réunion comme Michel Dufranc (UMP) son collègue de La Brède, assure : « on nous annonce 300 réunions pour un tracé d’un kilomètre. Mais je ne serai pas caution du tracé qui sortira de leurs études ».

Et il met en garde contre le risque que RFF « fasse comme si on n’existait pas ».

Cadaujac existe un peu plus dans le débat désormais.

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