L’écologie bouleverse le monde de l’électroménager

 lefigaro.fr, le 29 juin 2009

L’écologie bouleverse le monde de l’électroménager 

En dix ans, la consommation d’électricité des appareils a été divisée par deux.

Les deux tiers de l’électricité consommée par un ménage français vont aux appareils électroménagers, selon l’Ademe. Soucieux de réduire leurs factures d’électricité, mais aussi d’eau, les consommateurs sont de plus en plus regardants sur les performances de leurs équipements ménagers. Les fabricants européens l’ont bien compris et encouragent cette démarche. Elle leur permet de bénéficier d’une demande nouvelle, même en période de crise. Philips en fait même un objectif commercial, le groupe a pour objectif de réaliser 30 % de son chiffre d’affaires avec des «produits verts» d’ici à 2012. Electrolux réalise pour sa part 17 % de son chiffre d’affaires avec des produits «verts». Une notion qui inclut la consommation d’énergie des produits, mais aussi leur poids (important pour le transport), l’emballage, l’emploi de métaux toxiques… Et qui devrait permettre de séduire les 57 % de Français qui se disent aussi sensibles au respect de l’environnement qu’au prix du produit lors d’un achat. Les marques espèrent aussi parvenir à se différencier de concurrents offrant des produits à moindre prix mais moins performants.

Sachant que 76 % de l’impact environnemental d’un appareil électroménager est lié à son utilisation, le reste, à sa fabrication et son recyclage, les fabricants veulent désormais sensibiliser les consommateurs au «coût d’utilisation global» de leurs appareils. Si cette pratique est courante dans les industries, elle l’est beaucoup moins à la maison ! Ainsi, Whirlpool estime que la facture d’électricité pour un réfrigérateur congélateur d’une dizaine d’années s’élève à 75 euros par an, soit un coût d’utilisation de 750 euros sur dix ans, contre 25 euros par an (250 sur dix ans) pour un combiné A ++ de sa nouvelle gamme.

Étiquettes plus complètes

Les consommateurs ont certes été sensibilisés à ces arguments grâce «l’étiquette énergie». Les produits sont notés de A à G, en fonction de leur performance énergétique. Cette étiquette a été créée en 1995, d’abord appliquée aux seuls réfrigérateurs puis adaptée à d’autres produits, tels les lave-linge, les sèche-linge (très gourmands en électricité) ou les machines à laver la vaisselle. Mais ces étiquettes sont désormais obsolètes, pratiquement tous les réfrigérateurs étant classés A ! Ce qui a nécessité la mise en place de nouvelles classes : A + et A ++. Le classement de­vrait évoluer dans les mois qui viennent, dès que Bruxelles aura tranché. «En vingt-cinq ans, la consommation moyenne d’eau d’un lave-linge est passée de 120 à 40 li­tres», explique-t-on chez Electrolux. Un autre argument de poids, mais qui n’apparaît pas toujours chez les distributeurs. Le suédois milite désormais pour que soient mises en place des étiquettes plus complètes, comme celles qu’il a développées et qui indiquent les consommations d’eau et d’électricité, le degré de recyclabilité du produit, le pays de production, la classification de l’usine à la norme ISO 14 001. Seul inconvénient, à vouloir donner trop d’informations à l’acheteur, on risque de le noyer complètement !

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