Pr David Servan-Schreiber : Eau potable et cancer, recommandations de consommation

actualités-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 23 juin 2009

Article supprimé à la demande du site guérir.fr à l’origine de l’article, voir commentaire

Simon Charbonneau : Résister pour sortir du développement

Sang de la terre, 23 juin 2009

Résister pour sortir du développement – Le droit entre nature et liberté

Charbonneau, Simon

Collection La pensée écologique

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale. Spécialiste du droit de l’environnement, l’auteur analyse l’impact politique du développement et les conditions de la définition de nouveaux droits fondamentaux, relatifs aux technosciences et à la protection de la nature.

La logique ultime d’un système comme le nôtre est d’instaurer progressivement, au nom de la survie de l’humanité, un État mondial imperméable à toute exigence démocratique. La crise écologique et économique actuelle pousse d’ailleurs à rendre cette perspective crédible, car seules des mesures prises à l’échelle de la planète peuvent aujourd’hui prétendre à être efficaces.

L’humanité ne s’en sortira pas sans s’engager dans une voie opposée à celle empruntée jusqu’à présent car les mesures qui ont été prises ne feront, tout au plus, que repousser les échéances douloureuses auxquelles nous ne pourrons pas échapper et contribuer à entretenir l’illusion collective d’une issue de secours constituée par un recours accru à la technoscience et au management international des risques majeurs.

L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de ses pratiques et de son imaginaire. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début Lire la suite

Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d’être des rêveurs baba-cool

rue89.com, Jean-François Poupelin, le 23 juin 2009 

Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d’être des rêveurs baba-cool

Effet de la sinistrose politico-sociale qui plombe un peu l’ambiance en ville ? Les rats des villes semblent de plus en plus envier ceux des champs. Et des citadins se tournent vers l’agriculture, autour de projets mariant maraîchage bio en vente directe et activités associatives…

« On a une vieille bicoque, on la retape tranquillement, on fait pousser des chèvres,
on fabrique des bijoux, on peut pas dire qu’on s’crève, l’travail, c’est pas pour nous. » Si « Le Déserteur » de Renaud (1983), n’a pas perdu de sa saveur, l’idéal hippie semble, lui, avoir vécu.

« Le Retour à la terre », pour reprendre le titre d’une série BD de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, connaît pourtant depuis quelques années le même engouement que dans les années 70. Marie Pons, animatrice de l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural des Bouches-du-Rhône (Adear 13), se réjouit :

« Agriculteur devient un nouveau métier après une expérience professionnelle. Les gens ont envie de travailler dehors, de produire. L’agriculture bénéficie d’un regard plus positif. »

Chaque année, la structure fondée par des membres de la Confédération paysanne accompagne 35 projets d’installation (elle s’adresse aussi à des ouvriers agricoles et de « jeunes diplômés »). La majorité pour du maraîchage en vente directe, dont un tiers labellisé bio.

« Le réalisme du projet est très important »

Peu de « gens qui rêvent » ou qui « planent », assure de son côté Max Lefèvre, directeur adjoint de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural de Paca (Safer).

Cette SA à but non lucratif et d’intérêt public sous tutelle ministérielle soutient une centaine d’installations par an via ses acquisitions foncières.

Les nouveaux agriculteurs sont donc aussi raisonnables que leurs productions :

« Ils partagent des choses communes avec la génération de 68 – retrouver un sens à son quotidien, autonomie de la ferme, relocalisation de l’activité -, mais le projet est différent, très, très ouvert. La tendance est aux collectifs ville-campagne, avec comme idée : “venez participer, aidez-nous.” »

Autres nouveautés : les projets à 4, 6 ou 11 personnes. « Le partage des tâches permet de prendre des vacances. Mais le réalisme économique reste fondamental », Lire la suite

Que trouve-t-on dans nos poubelles aujourd’hui ? Réponses avec le MODECOM

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 23 juin 2009

Que trouve-t-on dans nos poubelles aujourd’hui ? Réponses avec le MODECOM.

La campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères menée en 2008 a permis d’identifier que 22 % du tonnage global des ordures ménagères résiduelles provient des activités économiques.

L’ADEME a publié les résultats de la campagne MODECOM 2007-2008. L’ADEME a en effet annoncé ce jour les résultats de la campagne MODECOM (Méthode de caractérisation des ordures ménagères), réalisée à la demande du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire dans le cadre du plan national de prévention des déchets.

Couplés aux données issues de l’Enquête nationale 2007 sur la collecte des déchets par le service public en France, ces résultats mettent en avant les progrès réalisés depuis 1993, date de la dernière campagne MODECOM, mais aussi les points d’amélioration à prendre en compte pour alléger nos poubelles et améliorer leur gestion.

L’objectif de cette seconde enquête (la première concernant l’année 2005) était d’interroger l’ensemble des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et les communes indépendantes de plus de 1 000 habitants (2 300 EPCI et 500 communes indépendantes), ayant au moins une compétence collecte et/ou déchèterie afin d’identifier leurs compétences, leur desserte et les flux de déchets collectés pour l’année 2007.

L’enquête a porté sur 5 types de collecte en porte à porte et /ou en apport volontaire :

Collecte d’ordures ménagères résiduelles,

Collecte du verre,

Collecte des matériaux secs,

Collecte des biodéchets et/ou des déchets verts,

Autres collectes spécifiques (encombrants, cartons des professionnels, …), ainsi que sur la collecte en déchèterie.

Les quantités collectées concernent les ordures ménagères au sens large qui comprennent une part non négligeable de déchets produits par les activités économiques pris en charge par le service public. La campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères menée en 2008 a permis d’identifier que 22 % du tonnage global des ordures ménagères résiduelles provient des activités économiques.

Le taux de retour de l’enquête concernant la collecte des ordures ménagères résiduelles est de 96 % (en population). Il a été considéré que 100 % de la population française était desservie par une collecte d’ordures ménagères résiduelles. Le même taux de retour a été appliqué pour les autres types de collecte.

L’ensemble des données de tonnage et de pourcentage de la population desservie a ensuite été redressé afin de passer de données correspondant à 96 % de la population à des données correspondant à 100 % de la population.

Les données de population correspondent aux données 2007 estimées par l’INSEE soit une population française totale de 63 578 000 habitants (y compris les départements d’Outre Mer).

Ce qu’il faut retenir de l’enquête MODECOM selon l’ADEME :

Les apports en déchèteries continuent d’augmenter

De 2005 à 2007, Lire la suite