8 juin : Soirée d’information sur un projet d’épandages de boues à Rions.

Les jardins de la Citadelle, Rions, 26 mai 2009

L’Association Les Jardins de la Citadelle, en partenariat avec la Coordination contre les épandages dégradants et ATTAC, organise lundi 8 juin de 18h30 à 20h30, une soirée d’information sur un projet d’épandages de boues à Rions. Ces boues sont composées de déchets ultimes provenant de stations d’épuration urbaines et industrielles, contenant des métaux lourds tels que zinc, plomb, cadmium, cuivre, pyrène. Ces déchets sont mélangés à une grande quantité de fientes de volailles d’élevages industriels, des broyats de bois et d’agglomérés (peintures, colles toxiques) qui présentent effectivement l’aspect d’un compost. Au-delà de Rions, il s’agit aussi de 22 communes girondines et 1 665 hectares qui sont concernés par la demande d’une filiale de VEOLIA Environnement de pouvoir disposer, en Gironde, de plusieurs sites d’épandages.

Le projet concernant Rions s’étend sur près de 16 hectares en bordure d’un affluent de l’Oeuille.
Défendant et valorisant le profond respect de la terre, de son biotope et des écosystèmes qui en dépendent, encouragée, par ailleurs, par la réponse négative à la demande d’autorisation préfectorale que fit la municipalité de Rions dans le cadre de l’enquête publique, l’Association informera les habitants de Rions et tous ceux et celles qui se sentent concerné(e)s par les conséquences d’un tel projet, de se retrouver lundi 8 juin à la Salle des Fêtes de Rions. Nous mettrons aussi à votre disposition Lire la suite

Edgar Morin – La voie : Les 7 réformes pour le XXIè siècle

dialoguesenhumanité.free, 2009

Edgar Morin – La voie : Les 7 réformes pour le XXIè siècle

Sparsa colligo

« Il y a ceux qui voudraient améliorer les hommes et il y a ceux qui estiment que cela ne se peut qu’en améliorant d’abord les conditions de leur vie. Mais il apparaît que l’un ne va pas sans l’autre et on ne sait par quoi commencer » André Gide Journal 194249, p.31

« Les forces « extérieures » du monde sont les mêmes que celles qui nous agitent intérieurement ; ses drames, ses tentations, ses lâchetés, ses cruautés –pour peu qu’on ait l’occasion,la volonté, la franchise, l’intelligence de les voir, de leur résister, de les combattre en soi-même procèdent aussi de la vie intérieure de tous les autres êtres humains….Les cruautés des tyrans leur viennent d’une vie intérieure qui nous est commun à tous » Pierre Guyotat

« Il faudrait voir d’une part si le projet humain réalisé durant ces six millénaires par l’homo historicus est le seul projet humain possible et d’autre part voir s’il ne faudrait pas faire aujourd’hui quelque chose d’autre » Raimundo Pannikar

« Si le domaine des idées est révolutionné, la réalité ne peut demeurer telle qu’elle est » Hegel

« Nous continuons à chercher des dépanneurs de la planète alpha, alors que nous sommes sur la planète bêta, où seuls les questionneurs peuvent nous aider » Ph. Caillé

Je ne cesse d’avoir de nouvelles preuves qu’un grand potentiel de bonne volonté sommeille en nous. Celleci n’est qu’atomisée, intimidée, piégée, paralysée et désemparée. Dans cette situation, il est du devoir des hommes politiques de ramener à la vie ce potentiel timide et sommeillant, de lui proposer une voie, de lui frayer un passage, de lui redonner assurance, possibilité de se réaliser, bref espoir. Vaclav Havel

Première partie

  1. La difficulté de penser le présent « no sabemos lo que pasa y eso es lo que pasa » (Ortega y Gasset) Il y a toujours retard de la conscience par rapport à l’immédiat.
    Il y a la rapidité des processus en cours. Il y a la complexité propre à la globalisation : inter-rétroactions innombrables entre processus extrêmement divers (économiques, sociaux, démographiques, politiques, idéologiques, religieux, etc.).
  2. Le paradoxe de la mondialisation La mondialisation est à la fois le meilleur (inter solidarité et communauté de destin, symbioses et métissages culturels, possibilité d’émergence d’un monde nouveau) et le pire (les dégradations, régressions et menaces mortelles sur l’espèce humaine).
  3. La crise planétaire
    1. situation chaotique du point de vue de la multiplicité des nations et des déchaînements ethnico-politico-religieux
    2. contradiction entre les souverainetés nationales absolues et la nécessité d’une autorité supranationale pour traite les problèmes vitaux de la planète
    3. interdépendance accrue de chacun et de tous (l’ONU pourrait se fonder sur une déclaration d’interdépendance ONU)
    4. infra-texture d’une société-monde que les processus techno-économiques ont fait émerger, mais que la crise planétaire empêche d’émerger
    5. communauté de destin des humains (l’interdépendance, les menaces nucléaires et écologiques) mais faible Lire la suite

Notre Dame des Landes du 3 au 9 août 2008 : Des tritons, pas des avions !

decroissance.info, communiqué, 31 mai 2009

Camp Action Climat à Notre Dame des Landes du 3 au 9 août 2009

Pour télécharger l’appel, cliquez ici

« Des tritons, pas des avions ! »

Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible ! L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet, le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très préservé et détruiraient une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le contexte mondial où la poursuite du « toujours plus » – pour les mêmes – engendre inégalités, destructions et pollutions, ce lieu est un symbole fort de la nécessité de nouvelles logiques : écologiques, anticapitalistes et autogestionnaires !

Le Camp Action Climat a les objectifs suivants :

1/ sauver les terres agricoles menacées par le projet, en touchant plus largement le public local, mais aussi en élargissant et en médiatisant la lutte, l’aidant à se pérenniser pour modifier le rapport de forces.

2/ agir pour sortir des logiques économiques et sociales dominantes, qui sont à l’origine des dérèglements climatiques en cours, en menant des actions locales et en participant à un réseau de lutte national et international « Camp Climat ».

3/ faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action non-violente et les pratiques écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.

Le camp est préparé par un collectif ouvert auquel chacunE peut participer et où tout le monde peut s’exprimer, afin d’inclure autant de personnes que possible dans les décisions, prises au consensus.

Le camp fonctionnera de manière autogérée, avec pour principes de base : une empreinte écologique minimum, des actions à fort impact auprès de la population locale et/ou des médias, des échanges de savoirs sur les pratiques alternatives et écologiques, la mise en commun des bénéfices, la pratique du prix libre ou coûtant et le développement de réseaux. Il s’inscrira dans le cadre d’une semaine de résistance sur le site et fera suite à deux moments forts sur place : le festival « Le Plancher des Vaches » (samedi 1er août) et le pique-nique annuel des opposants au projet d’aéroport (dimanche 2 août).

La participation d’organisations qui souhaitent être présentes au Camp Action Climat et qui rejoignent ces principes est Lire la suite

Bordeaux : Tout savoir sur la croissance verte

sudouest.com, Isabelle Castéra, le 1er Juin 2009

Tout savoir sur la croissance verte

Évidemment, Bordeaux ne pouvait pas passer à côté. « Développement durable : la croissance verte, comment ? » Le thème choisi par l’Université de tous les savoirs, cycle de conférences de haut niveau qui se tient à Paris depuis 2000, ne pouvait qu’interpeller la capitale girondine.

L’UTLS initiative du gouvernement a pour mission de diffuser le savoir dans la cité, depuis 2000, sous la direction du philosophe Yves Michaud. Pour la première fois cette Université va se délocaliser et c’est Bordeaux qui a tendu la main grâce à Josy Reiffers, adjoint. Constance Mollat, conseillère municipale déléguée auprès de Josy Reiffers, sur l’université et la diffusion des savoirs a travaillé d’arrache-pied avec Daniel Truong-Loï, afin de mettre en place, à Bordeaux un cycle de conférence, de même qualité qu’à Paris.

« Les conférences bordelaises vont se dérouler en simultané avec celles de Paris, les intervenants ne seront pas les mêmes, à une ou deux exception près, explique-t-elle. Évidemment, le thème du développement durable nous a particulièrement intéressés. »

Sept conférences sont prévues du 2 juin au 22 juin, elles se tiendront à l’amphithéâtre Léon Duguit, université de Bordeaux IV, place Pey-Berland à Bordeaux. François Moisan, directeur scientifique de l’Ademe entame le cycle le 2 juin à 18 h 30 pour parler de l’écologie mode de vie. Le 3 juin à la même heure, Jean-Louis Bergey, directeur régional de l’Ademe traitera de consommation durable.

Le 4, Benoît de Guillebon, abordera l’économie verte et l’architecte Duncan Lewis expliquera comment construire avec la nature, le mardi 9 juin. Didier Roux, directeur du développement et de la recherche chez Saint-Gobain, se penchera sur les enjeux de l’habitat de deamin, le 11 juin et le Dr Hélène Budzinski, du laboratoire de physico-toxico-chimie de l’environnement de Bordeaux 1 soulèvera le problème des substances toxiques qui contaminent le système aquatique le 12 juin. Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, clôturera ce premier cycle de conférences, le lundi 22 juin à 18 h 30.

Cette initiative a toutes les chances de Lire la suite

Pédibus : Sur le chemin de l’école à petits pas

sudouest.com, Laurie Bosdecher, le 30 Mai 2009

MODES DE VIE. Fini la voiture. Des ramassages scolaires à pied s’organisent dans de plus en plus d’écoles de l’agglo

Sur le chemin de l’école à petits pas

La maman d’Adèle le reconnaît. Presque gênée. « Nous habitons à 800 mètres de l’école. Nous essayons de venir à pied, mais c’est plus souvent en voiture. » Depuis lundi, c’est terminé. Sophie Gombeau et sa fille laissent le véhicule au garage et marchent matin et soir. Même sous la pluie.

Cette mère de famille s’est portée volontaire pour devenir parent conducteur du « Pédipuyre », nom qu’ont trouvé les enfants pour le ramassage scolaire à pied qui vient d’être mis en place à l’école élémentaire Jean Jaurès à Parempuyre. Deux lignes d’environ un kilomètre ont été ouvertes.

Matin et soir, ce mode de transport, communément appelé pedibus, fonctionne comme un autobus, mais sans roues, ni pollution et avec des parents bénévoles qui accompagnent le groupe d’écoliers. Sur le trajet, ils récupèrent ou ramènent les enfants à des arrêts où attendent les familles. Entre vingt et trente lignes fonctionnent de la même manière dans l’agglomération aujourd’hui.

« Se rendre la vie plus facile »

Pour Adèle, « venir à l’école à pied, c’est bien pour la planète ». « Cela permet de faire du sport », dit aussi Lucie, sa camarade de classe. À Parempuyre, ce sont les associations de parents d’élèves qui ont mis sur pied cette initiative. Ils se sont appuyés sur le dispositif « Car à pattes » (voir ci-dessous). « Cela a permis aux parents accompagnateurs d’avoir un appui pour créer les lignes, notre charte de fonctionnement et apprendre à arrêter les voitures sur le trajet », explique Guylaine Bourgeois, la maman d’élève qui a piloté le projet. La mairie, elle, a fourni les gilets fluorescents.

« C’est pour l’environnement que je me suis impliquée dans cette démarche. Et si je calcule bien, aller à l’école à pied est quasiment aussi rapide que de s’y rendre en voiture », raconte Sophie Gombeau, la mère d’Adèle, qui désormais peut oublier les embouteillages devant l’école à l’entrée et la sortie des classes.

À Mérignac, où deux lignes fonctionnent depuis octobre dernier au groupe scolaire Marcelin Berthelot, Thierry Godard, le directeur du centre socioculturel qui a appuyé la mise en place du pedibus, évoque une autre raison. « Cela permet de créer une solidarité entre les parents. Ils font mieux connaissance. Surtout, en accompagnant tour à tour les enfants à l’école, ils se rendent la vie plus facile. »

15 nouvelles lignes en un an

Pourtant, ce n’est ni pour l’écocitoyenneté, ni l’activité physique, ni le lien social qu’a été créé le premier pedibus dans le monde en 1976, mais pour Lire la suite

Dominique Bourg – L’Occident doit-il se réinventer face à la crise écologique ?

rsr.ch, Anik Schuin, le 31 mai 2009

Environnement: changer, vite

L’Occident doit-il se réinventer face à la crise écologique ?

Le philosophe Dominique Bourg plaide pour la radicalité.

[Une heure d’entretien dans le cadre de l’émission « Le meilleur des mondes » sur le site de la radio Suisse Romande]

La crise écologique est avérée. Les risques, souvent liés, touchent toutes les sphères: économique, financière, géopolitique, alimentaire, sanitaire.

Aujourd’hui, il s’agit de réduire le double déséquilibre, social et environnemental. Chaque petit geste compte : consommer local, préférer le vélo même électrique à la voiture, réfléchir à ses besoins, à la répartition de nos biens matériels, bref sortir du cercle vicieux de la surconsommation et d’une vision – occidentale – qui a érigé la croissance en but ultime.

Ces petits pas, Dominique Bourg les reconnaît, les apprécie et les encourage. Mais le philosophe plaide pour une rupture dans notre manière de penser et donc de vivre. Selon le philosophe, rien de ce que nous entreprenons aujourd’hui n’est à la hauteur de l’enjeu auquel nous sommes confrontés. Il faut repenser notre manière de vivre et notre rapport à la nature.

Dominique Bourg fait des propositions concrètes via entre autres Lire la suite