Elections européennes et débats citoyens : « Quelle Europe pour notre planète ? »

aqui.fr, Solène Méric, le 29 mai 2009

Elections européennes et débats citoyens : « Quelle Europe pour notre planète ? »

Le second débat citoyen de la semaine relatif aux élections européennes, s’est tenu le mercredi 27 mai à l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA). Organisé en partenariat avec la Maison de la Nature et de l’Environnement, le sujet traité, l’était via le prisme essentiel de la protection de l’environnement. Etaient présents un représentant d’Europe écologie, du NPA, du Parti Socialiste, du Parti Radical et un militant du Front de Gauche, pour répondre, chacun selon leur programme, à la question « Quelle Europe pour notre planète ? ».

Valoriser les énergies renouvelables

Sans décrire ici les programmes de chacun, des axes forts se retrouvent au sein de chaque parti. En effet, les divers intervenants ont tous mis en avant la nécessaire valorisation des secteurs des énergies renouvelables et du développement durable, étant par ailleurs considérés comme une source d’emplois non négligeable. Le PS et Europe-écologie, chiffrent a environ 10 millions le nombre de ces emplois verts envisageables en Europe. Ils sont également d’accord sur une diminution d’émission de CO2 et autres gazs à effet de serre, même si les taux espérés diffèrent, de – 20 % pour les radicaux à – 30 % pour le Front de gauche. Sur la question de l’énergie, et d’une manière plus générale, selon le Front de Gauche, « il faut mettre fin à la libéralisation portée par le Traité de Lisbonne ». En effet, celle-ci « pousse à la sur -consommation et participe donc à la catastrophe écologique ». Le Front de Gauche prône à l’opposé des privatisations, en faveur d’un « Pôle européen de l’énergie » à caractère public qui « aura pour rôle de garantir un droit à l’énergie pour tous ».

Sur les transports les avis divergent

La question des transports a également été abordée par les intervenants, mais ici les propositions divergent. Le NPA, pour qui « le combat écologique ne peut pas être autre chose qu’un combat anti-capitalistique », propose par exemple la gratuité des transports en commun et le renforcement du rail pour le transport des marchandises. Les radicaux, quant à eux mettent l’accent sur une « amélioration des trafics aériens pouvant permettre ainsi une diminution de 10 % du CO2 émis ». Europe- écologie s’axe sur une « conversion écologique de l’industrie automobile » qui au-delà d’une forte valorisation des transports en commun, conditionne notamment, « tout soutien public à des critères environnementaux strictes ». Le Parti socialiste, enfin souhaiterait encourager un service public des transports et développer un réseau grande vitesse dense sur l’ensemble de l’Europe.

« Pour ou contre la taxe carbone ? »

Un autre point de discordance à été soulevé par une question du public : « Pour ou contre la taxe carbone, Lire la suite

Santé et empreinte écologique : Ces sacro-sains légumes

liberation.fr, Jacky Durand, le 28 mai 2009

Ces sacro-sains légumes

LES FOODINGUES. Chaque jeudi, réveil des papilles et passage en cuisine.

Et si on suivait l’exemple de nos amis belges ? La ville de Gand vient de promulguer un jour par semaine sans viande. C’est le jeudi et les Gantois sont invités ce jour-là à bannir le steak ou le poulet de leur assiette, mais également le poisson et les fruits de mer (lire Libération du 22 mai).

Cette initiative, destinée notamment à lutter contre les maladies cardio-vasculaires, l’obésité et certains cancers (trop de viande favorisant le mauvais cholestérol), fera-t-elle école

Guardian«Les végétariens peuvent-ils sauver le monde ?» s’interrogeait le quotidien britannique. Son constat : «Il y a deux ans encore, il paraissait inconcevable qu’un nombre important d’Européens puissent délaisser leur couteau à steak afin de brouter de la verdure pour le salut de la planète

Bidoche. Il est vrai que les arguments pour modérer notre consommation de bidoche sont vertigineux si l’on se réfère à l’Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement (1) : il faut la même surface de terre pour produire un kilo de viande et 160 kilos de pommes de terre. Avec la quantité d’eau nécessaire pour produire un kilo de bœuf, on pourrait se doucher chaque jour durant un an ; la production d’un kilo de bœuf engendre 80 fois plus de gaz à effet de serre qu’un kilo de blé et représente l’équivalent de 60 kilomètres parcourus en voiture. Selon une étude de l’association végétarienne belge EVA, ne pas manger de viande un jour par semaine équivaut à une économie de 170 kg de CO2 par personne et par an, soit les émissions d’une voiture sur une distance de 1 100 km. Alors, sans renoncer au plaisir de l’entrecôte et sans rompre définitivement avec notre boucher, on peut faire du bien à soi et à la planète en confectionnant des plats végétariens qui combinent, par exemple, céréales (riz, blé, orge, maïs) et légumineuses (lentilles, haricots, pois).

Recette. L’autre jour, on s’est égaré avec délices dans la lecture de Pure & simple, un beau livre tout blanc dédié à cette cuisine végétarienne indienne (2) qui sublime tout ce qui pousse de la terre et constitue un marchepied idéal à qui veut apprendre à cuisiner sans viande. Voici une recette de Dal, l’un des plats de base indien que l’on mange avec du riz. Pour quatre personnes il faut : 150 g de pois cassés jaunes (Toor Dal dans les épiceries orientales), 2 tomates, 1/2 cuillère à café de curcuma en poudre, 2 cuillères à café de gingembre frais, 2 cuillères à soupe de coriandre fraîche, une cuillère à café rase de sel. Assaisonnement : 2 cuillères à café de beurre clarifié, une cuillère à café de graines de cumin et 1/2 cuillère à café de piment rouge en poudre. Faire tremper les pois cassés une demi-heure. Couper en dés les tomates, hacher le gingembre et la coriandre. Cuire les pois cassés à l’autocuiseur quinze minutes (le double sans autocuiseur) avec 40 cl d’eau après le sifflement, ajouter la poudre de curcuma et poursuivre la cuisson quatre minutes. Ajouter les tomates, le gingembre et la coriandre et porter à ébullition. Pour l’assaisonnement, Lire la suite