Développement Durable : encore un effort ?!

cdurable.info, Laure Rivory, le 14 mai 2009

Développement Durable : encore un effort ?!

La résistance au changement : une hypothèse pour donner envie de s’encourager mutuellement

Parce que les enjeux du développement durable se situent à un niveau global et éloigné de notre réalité quotidienne, la nécessité du changement peut avoir du mal à nous concerner….une hypothèse pour y voir plus clair..

Deux environnements différents d’action

La résistance au changement et les freins observés concernant l’engagement en faveur du développement durable pourraient provenir du décalage entre deux types d’environnement :

– notre environnement proche, immédiat, concret et familier qui nous concerne dans la vie de tous les jours,

– et l’environnement éloigné et abstrait dans lequel nous devons nous projeter pour envisager les retombées potentielles de nos efforts de changement.

Du décalage entre ces deux environnements pourraient surgir des facteurs de freins et de résistance.

L’environnement dans lequel doit être prise la décision de s’engager en faveur du développement durable est en effet un environnement qui paraît abstrait, lointain et théorique d’une part, et d’autre part il semble entrer en contradiction avec notre environnement et notre mode de vie courant, qu’il faudrait remettre en question avec des efforts (en temps, en argent) et des dérangements.

Cet environnement pour lequel il m’est demandé de me placer à un niveau global, celui de la « planète », est invisible pour moi, et de plus il peut me paraître hypothétique. Les deux environnements, celui que je vis, et celui dont on me demande de prendre conscience, ne se croisent pas forcément.

Un peu d’imagination….

Outre le caractère lointain de cet environnement pour lequel je peux ne pas me sentir concerner, le développement durable pourrait demander un certain sens de « l’imagination » ! Pourquoi ?

Pour identifier ces facteurs de résistance, amusons-nous à rechercher tout ce que nous devons nous dire pour nous convaincre, si nous ne sommes pas déjà convaincus, que le développement durable est une bonne chose.

Pour m’engager en faveur du développement durable, je dois Lire la suite

Nicholas Stern : quelques réflexions avant Copenhague

univers-nature.com, Elisabeth Leciak, le 15 mai 2009

Nicholas Stern : quelques réflexions avant Copenhague

La course est lancée… A l’approche de la conférence de Copenhague (1), les grandes puissances mondiales sont attendues au tournant. Dans un contexte où la crise économique laisse craindre que les questions environnementales ne soient reléguées au second plan, les positions que choisiront d’adopter les gouvernements risquent pourtant bien de peser fortement sur l’avenir du monde. Nicholas Stern, auteur du célèbre rapport qui chiffrait à 5 500 milliards d’euros le coût du changement climatique, a déclaré au quotidien La Croix, dans un entretien publié ce jour (2), que si l’Europe « manquait de leadership, ce serait dévastateur pour le monde ».

D’après l’économiste britannique, « l’économie à forte intensité de carbone n’a pas d’avenir », et « tuera la croissance ». Mais la bascule ne se fera pas en un an, « le monde devra réduire ses émissions de 20 gigatonnes de carbone d’ici à 2050 », et pour Nicholas Stern, il est de la responsabilité des pays développés de montrer la voie dès maintenant. Il annonce ainsi que ces Etats devront réduire leurs émissions de CO2 de 80 % dans les quarante ans à venir par rapport à leur niveau de 1990. La proportion avancée ici par l’expert semble vertigineuse, et n’importe lequel d’entre nous dirait que « c’est vraiment pas gagné… ». Mais Stern reste positif, convaincu que des arguments rationnels, tels les milliards de pertes résultant de l’inaction, soutiendront la volonté politique. Il félicite d’ailleurs l’Europe, qui malgré les soubresauts de l’économie, a décidé de maintenir ses objectifs de réduction de CO2, déclarant qu’elle était prête à aller jusqu’à 30 % de réduction d’ici à 2020 en cas d’accord mondial. L’administration Obama, de son côté, s’engage vers de véritables efforts, mais des efforts qui restent, d’après Sterne, « faibles devant l’ampleur nécessaire de la réduction ». Pour l’économiste, les Etats-Unis doivent diminuer leur réduction de 25 % pour 2020.

Parfois, tout ceci ressemble un peu à une foire d’Empoigne, les Etats-Unis et l’Europe, partie en tête, Lire la suite