Salon de l’environnement Bx : Rénover ou construire écolo, c’est possible…

sudouest.com, Hélène Rouquette-Valeins, le 17 Mai 2009

Des conseillers et une cinquantaine d’exposants attendent les visiteurs au Salon de l’environnement et du développement durable

Rénover ou construire écolo, c’est possible…

Plus d’un visiteur sur deux (51 %) a posé le pied au Salon de l’environnement l’année dernière. Si l’on en croit l’enquête Ipsos 2008, les Français sont de plus en plus désireux de mettre en pratique leur respect pour la planète. Et en premier lieu pour leur porte-monnaie. D’où la décision des organisateurs de la foire de rebaptiser le Salon de l’environnement : Salon de l’environnement et du développement durable, et de lui accorder une surface plus grande : 8 000 mètres carrés, sur lesquels seront présents une cinquantaine d’exposants ainsi que des conseillers de l’Ademe (1) et du Créaq (2).

Isolation

C’est le cas de William Mazel : « Le schéma que nous déroulons pour les visiteurs est très simple, explique-t-il. Sobriété, réduction des besoins, efficacité, énergies renouvelables. » Charles Dautais, qui dirige Bat’imm Innovation, explique qu’en France, nous revenons de loin : « Sous prétexte que l’isolation, ça ne se voit pas et que tout le monde peut le faire, déplore-t-il, elle a très souvent été négligée, voire mal appliquée. On ne peut pas bricoler. Il faut le faire bien et une fois pour toutes. »

L’artisan propose ainsi « à partir de la valorisation d’un déchet, le papier journal, additionné de sel de bore, la ouate de cellulose qui devient l’isolant le plus performant. La technique date de 1920. » Charles Dautais considère d’ailleurs que face aux enjeux environnementaux considérables auxquels il faut faire face, l’isolation est devenue un métier à part entière. Le chauffage aussi a considérablement évolué. Ainsi Stéphane Porras, artisan chauffagiste à Bassens, en Gironde, parie-t-il sur l’écologie depuis près de trente ans. Mais il n’a vu les mentalités évoluer que récemment.

« Il y a dix ans, raconte-t-il, tous les projets présentés avec du matériel écologique étaient systématiquement refusés, alors qu’aujourd’hui la référence écologique figure carrément sur le cahier des charges. » Lui, propose panneaux solaires photovoltaïques, pompes à chaleur, chaudières à condensation…

Il s’occupe aussi du traitement de l’eau. En matière de consommation d’eau, note William Mazel, les conseillers du Créaq expliqueront que pour moins de 50 euros, on peut équiper tous les robinets de sa maison avec des réducteurs de débit. Et pas besoin d’être un bricoleur d’exception pour y parvenir !

Écoprêt à taux zéro

Reste que la bonne volonté ne suffit pas. Encore faut-il disposer du nerf de la guerre. C’est chose faite depuis avril dernier après la parution des décrets d’application des textes sur l’écoprêt à taux zéro.

À l’Ademe, on explique que ces prêts – 30 000 euros maximum sur dix ans – bénéficient de formalités simplifiées. « Pour les travaux, il y a deux possibilités. La première consiste à effectuer au moins deux types de travaux, par exemple changement de chaudière et isolation de la toiture. La seconde intéresse l’habitat collectif : un seul travail de rénovation. » Rendez-vous sur l’espace d’information.

(1) Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. (2) Centre régional d’écoénergétique d’Aquitaine.

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