Amap de Mérignac : Tous à vos paniers

sud-ouest.com, Delphine Lacour, le 9 Mai 2009

Tous à vos paniers

AMAP. L’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne de la commune compte 80 adhérents après deux mois d’activité

Le domaine de Fantaisie s’était transformé, mardi soir, en ruche bourdonnante d’Amapiens munis de leur bulletin d’inscription, pour recevoir leur premier panier de légumes frais. Créée le 13 mars dernier, l’Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) pousse à une vitesse grand V sur le territoire de Mérignac : 80 familles en font déjà partie, moyennant une adhésion de 10 euros/an et dix membres bénévoles la font vivre.

Une Amap est composée de consommateurs qui deviennent partenaires d’une ferme. Un engagement contractuel permet au producteur d’assurer à l’avance la commercialisation de sa production et au consommateur d’obtenir un panier des produits de la ferme.

« Le principe d’une Amap est de soutenir une agriculture paysanne, locale de préférence, et, comme dans notre cas, maintenir une agriculture en milieu urbain. Nous nous chargeons alors de chercher un producteur répondant aux critères bio ou assimilés (pas d’utilisation de pesticides) en visitant ses installations, puis nous mettons en relation ces producteurs avec nos adhérents », explique Valérie Toulet, de l’Amap Mérignac.

Des récoltes du jour

Aurore Sournac, maraîchère à Eysines a ainsi retenu l’attention des Amapiens mérignacais. Elle signait mardi soir les contrats avec les adhérents et leur fournira, dès le 30 juin, toutes les semaines, 53 paniers de légumes frais de saison, récoltés le matin même.

« Le panier est composé de légumes variés comme du Lire la suite

Faune et flore à Arveyres le 17 mai avec Cistude nature

sud-ouest.com, Isabelle Leparoux, le 9 Mai 2009 ARVEYRES.

Cistude Nature part à la découverte de la Ferme des Rouquettes. Rendez-vous le 17 mai

La faune et la flore à la loupe avec Cistude nature

Le site de la Ferme des Rouquettes se trouve dans la basse vallée de la Dordogne. L’association Cistude nature le fait découvrir au grand public, via des promenades. Cette zone bocagère présente un intérêt particulier, puisqu’elle est composée de plusieurs milieux plus ou moins humides. De plus, elle est parcourue par un important réseau hydrographique. Plantes et amphibiens Des espèces peu communes de plantes sont donc présentes comme l’orchis à feuilles lâches ou la renoncule à feuilles de céleri. Avec l’arrivée du printemps, de nombreux amphibiens profitent du redoux pour débuter leur période de reproduction. Malgré la présence d’espèces exotiques envahissantes (grenouille taureau, écrevisse de Louisiane), quelques espèces se rassemblent dans les prairies humides et les fossés. Grenouille verte, rainette méridionale, pélodyte ponctué, crapaud commun et crapaud calamite se retrouvent pour un concert de chant nocturne. Les premiers rayons de soleil profitent aussi aux reptiles. Le lézard des murailles et le lézard vert se chauffent sur les pierres ainsi que certains serpents. La couleuvre verte et jaune est bien présente, et il est aussi possible d’observer, dans les fossés inondés, une couleuvre à collier ou une couleuvre vipérine en quête de grenouilles ou de têtards.

Prochain rendez-vous Lire la suite

Déplacements, crise, Jancovici, vélo électrique…

sud-ouest.com,  Bernard Broustet, le 9 Mai 2009

Alors que les réseaux de transport des grandes villes sont de plus en plus utilisés, les autoroutes sont moins fréquentées, et l’avion plonge

La crise chamboule nos déplacements

Entre 2005 et 2008, la fréquentation du tram à Bordeaux a grimpé de 31, 3 %.

Il serait prématuré d’affirmer que nous sommes devenus moins mobiles. Mais les effets successifs de la hausse des carburants et de la crise ont infléchi le rythme et la nature de nos déplacements. Tandis que les transports collectifs ne cessaient de gagner du terrain dans les grandes villes, la circulation automobile marquait le pas. Quant au transport aérien, qui avait paradoxalement à peu près résisté à l’explosion du prix du kérosène, il est aujourd’hui en déroute. Ces évolutions, auxquelles la hantise du réchauffement planétaire n’est peut-être pas totalement étrangère, appellent les commentaires suivants.

1) Un vrai trou d’air pour l’avion

Le transport aérien, dont la croissance mondiale atteignait bon an mal an un rythme de 5 %, connaît depuis la fin de l’année dernière une véritable glaciation. Les chiffres de l’Iata, association internationale regroupant la plupart des compagnies aériennes à l’exception des low-cost, sont sans équivoque. Au premier trimestre 2009, les revenus du trafic international ont ainsi baissé de plus de 9 % par rapport à 2008.

Amorcée en septembre, cette dégringolade s’est ensuite quasiment aggravée de mois en mois. Elle s’explique sans doute pour l’essentiel par l’énorme coup de frein qui frappe les voyages d’affaires. Obsédées par la crainte de gaspiller leurs liquidités, les entreprises taillent à la hache dans ces dépenses. Le volume global des déplacements d’affaires est restreint, tandis que la part relative des billets de première et de classe affaires ne cesse de se réduire au profit des places arrière.

Dans la région comme ailleurs, tous les aéroports ne sont pas touchés au même point. En dépit de la déroute de l’économie britannique, et d’une mauvaise fin d’année 2008, Bergerac s’en sort plutôt pas mal, grâce au low-cost, qui représente la totalité de son activité, et qui, globalement, souffre plutôt moins que les compagnies traditionnelles. Biarritz-Parme, voué dans une large mesure au loisir, et partiellement au bas coût, a connu un mois de mars difficile, mais a fait, semble-t-il, mieux en avril.

À l’inverse, Pau, très dépendant des voyages d’affaires (Turbomeca, Total, etc.), recule de plus de 7 % depuis le début de l’année. À Bordeaux, le premier trimestre s’inscrit en baisse de 7,7 %, pénalisé entre autres par la désaffection pour la navette d’Orly (- 8 %), le désengagement partiel d’Air France sur les lignes à destination de la péninsule Ibérique, et la baisse des échanges avec Londres.

2) Vive le tram et le métro

Très minoritaires par rapport à la voiture, les transports en commun ne cessent cependant de gagner du terrain. Entre 2005 et 2008, leur fréquentation a connu une croissance à deux chiffres Lire la suite