L’économie n’est pas un long fleuve tranquille de croissance

eco-life.fr, Jean-Michel Lebouvier, banquier d’affaires, le 27 avril 2009

L’économie n’est pas un long fleuve tranquille de croissance

Six mois ont suffi pour renverser la culture triomphante d’un libéralisme mondialisé. Une fois réadmise l’idée d’une économie soumise à des cycles, reste encore à en dessiner les courbes. El là, le débat fait rage. Revue des forces en présence.

La courbe en I ou la chute de la falaise : pour mémoire seulement mais les tenants du catastrophismes le plus virulent sont encore très présents. Rappelons juste que, pour parler de la seule industrie la plus sinistrée, l’industrie automobile américaine, le maintien du rythme actuel de ventes sur longue période supposerait que l’espérance de vie des véhicules existants dépasse 27 ans. Sans commentaire.

La courbe en V : le modèle préféré de l’hiver, basé sur une crise financière qui n’aurait pas contaminée l’économie réelle. Peu crédible aujourd’hui, elle est néanmoins reprise par les politiques voulant justifier l’importance des plans de relance. Il doit juste être rappelé que si une telle hypothèse se vérifiait, il serait probable, compte tenu de la réapparition certaine des contraintes aujourd’hui occultées des matières premières limitées, que la courbe en V devienne une courbe en W.

La courbe en U : Modèle central de la plupart des économistes dont le premier d’entre eux : Warren Buffet. Elle anticipe une reprise tardive mais certaine et forte dans un délai compris ente 3 et 5 ans à partir du début de la crise, soit encore 18 mois à trois ans de souffrances avant un retour à la normale. Très structurée dans son raisonnement économique, elle présente néanmoins le défaut d’être défendue par des experts n’ayant pas anticipé la situation actuelle, problème de légitimité, et n’intègre pas l’évolution actuelle des mentalités des consommateurs. A tord ou à raison, la suite le dira.

La courbe en L : C’est le risque majeur, une sorte de courbe en U qui tournerait mal. Avancée par des économistes et quelques industriels, dont en France le dirigeant de Danone, l’analyse illustrée par cette courbe s’appuie d’une part, sur un retour à une économie non dopée par un excès de liquidité et donc plus atone et d’autre part, sur un changement profond du comportement des agents économiques qui aboutit à un moins ou mieux consommé. La courbe en L constitue la réelle nouveauté post crise.

Le vrai débat des deux prochaines années est donc Lire la suite

Le Japon à l’heure du savoir partagé

lemonde.fr, Philippe Mesmer, le 2 mai 2009

Le Japon à l’heure du savoir partagé

Le quartier de Shibuya, à Tokyo, est le théâtre d’une université d’un genre nouveau : ici, on ne délivre pas de diplôme, et le campus, « c’est la ville »

Pris dans un vent de découverte, le Japon imagine de nouvelles transmissions du savoir, gratuites, civiques, ancrées dans la communauté. La mode bat son plein. Ce « buzz » ne saurait surprendre, à l’heure où l’Archipel succombe à l’attrait des jeux vidéos ludico-éducatifs ou des Open college, des services de cours ouverts à tous mis en place par les universités ou certains groupes des médias pour apprendre une langue, suivre des leçons d’histoire ou s’adonner à une activité artistique. Autant d’initiatives – et souvent de succès – qui illustrent une soif de découverte qui a conduit les universités à profiter du développement d’Internet pour multiplier les cursus à suivre à distance et à tout âge.

Mais tout cela reste institutionnel et souvent onéreux. Un trimestre en Open college peut revenir à 50 000 yens (384 euros) pour une dizaine de leçons. Le tarif minimum d’un cursus complet suivi à distance est de 700 000 yens.

A l’Université de Shibuya, en revanche, les cours sont gratuits. Cet « établissement » né en septembre 2006 dissimule un concept nouveau dans l’Archipel. « C’est un moyen d’apprendre ancré dans la communauté et l’environnement local », explique son président, Yasuaki Sakyo, 29 ans. Il ne s’agit plus de transmettre un savoir, mais « de le partager ». L’université formée sous le statut d’organisation à but non lucratif n’a pas de locaux : « Le campus, c’est la ville. »

Accessible sans concours d’entrée, elle n’accorde pas de diplôme mais elle « met en relation ». Elle contacte des personnes qui vivent ou travaillent à Shibuya, quartier vibrionnant de Tokyo où se côtoient différents univers, de la mode au design, voire l’édition. Elle les invite à partager leur passion ou leur savoir. Puis elle trouve un café, un gymnase, une école, un magasin, un parc… et annonce le cours sur son site. Les leçons, sur des sujets aussi variés que la calligraphie ou l’aromathérapie ont lieu un week-end par mois.

En ce début de printemps, un rayon de soleil caresse la façade du Penny Lane. Ce café, ouvert en 1973 à deux pas de la très fréquentée avenue Omotesando, et baptisé du nom d’une célèbre chanson des Beatles, est une institution du quartier de Harajuku, voisin de Shibuya. Ce samedi après-midi, il accueille un cours de l’université. Une trentaine d’étudiants – la salle ne peut en contenir plus – se serre pour écouter Masataka Miyanaga, critique musical, disserter avec humour, passion et quantité de vidéos rares, sur les « Fab Four » de Liverpool.

« Un bénévole de l’université m’a proposé d’accueillir ce cours, explique Takao Misaki, patron du Penny Lane. J’ai aimé l’idée. » Le bénévole en question, Kenji Matsui, 20 ans environ, travaille comme analyste chez ExxonMobil. « Je suis né ici, explique-t-il. Je connais beaucoup de lieux pouvant accueillir des cours. » Informé par un ami Lire la suite

Les 100 jours «verts» d’Obama

journaldelenvironnement.net, Laure Guilbault, le 30 avril 2009

Les 100 jours «verts» d’Obama

A peine entrait-il à la Maison Blanche que le président Barack Obama changeait de ton de manière radicale par rapport à l’administration Bush, en matière d’environnement. Depuis, les actions et initiatives se succèdent à vive allure, en vue de l’échéance de décembre à Copenhague. Bilan des 100 premiers jours.

«Le président Obama a fait plus pour réduire la pollution en 100 jours que George Bush en 8 ans», affirme Dan Weiss, directeur de la stratégie climatique au Center for American Progress, un groupe de réflexion à Washington. L’un des premiers succès du président est le vote du plan de relance. Sur les 789 milliards de dollars prévus par l’«American Recovery and Reinvestment Act», 91 milliards (68,6 milliards d’euros) sont consacrés aux programmes pour les énergies «propres», un montant trois fois supérieur à celui de l’année précédente. Le plan inclut par exemple 11 milliards $ dédiés à l’efficacité énergétique, 6 milliards aux prêts pour la production d’énergies renouvelables, 4,5 milliards pour la rénovation et réparation de bâtiments fédéraux, et 500 millions pour la formation aux «emplois verts». Il encourage aussi le développement des voitures électriques et le remplacement des vieux véhicules.
La nomination de Lisa Jackson au poste d’administratrice de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), ratifiée par le Sénat le 23 Janvier, est un autre signal fort. L’agence était malmenée sous l’administration Bush, les fonctionnaires de l’agence et de la communauté environnementale étant frustrés par les nominations politiques qui bloquaient toute initiative. Lisa Jackson, alors à la tête du département de protection de l’environnement de l’Etat du New Jersey, partageait cette frustration et se moquait de l’EPA, acronyme pour «Emissions permissions agency» (Agence de permission des émissions). Sous son impulsion, en seulement 100 jours, l’EPA a pris des initiatives pour imposer un contrôle plus strict du mercure émis par les centrales à charbon (1), et des émissions de gaz à effets de serre (GES). Le président a aussi ordonné à l’agence de revoir les règles de l’administration Bush empêchant la Californie et 15 autres Etats d’imposer des normes plus sévères concernant les émissions de gaz automobiles (2).

Au portefeuille de l’énergie, Obama a choisi l’ancien prix Nobel de physique Steven Chu, un spécialiste de l’étude du réchauffement climatique. La «green dream team» inclut aussi Carol Browner, administratrice de l’EPA sous l’administration Clinton, nommée conseillère pour l’énergie et le changement climatique. «Tant Lisa Jackson à l’EPA que Steven Chu à l’énergie -et Hillary Clinton au département d’Etat dans une certaine mesure- ont la réputation d’être des leaders sur les questions de changement climatique», se félicite John Walke, directeur du programme Clean Air pour l’ONG National Resources Defense Council.
Vendredi 17 avril, l’EPA a reconnu le caractère dangereux de 6 GES dont le dioxyde de carbone (CO2) (3 et 4). L’EPA reconnaît notamment que «les GES contribuent à une pollution de l’air qui peut mettre en danger la santé et le bien-être publics». La décision de l’EPA vient renforcer la position de la Maison blanche, qui pousse le Congrès à adopter une loi instaurant un marché de permis d’émission de GES. Début avril, l’American Clean Energy and Security Act a été déposé devant le Congrès Lire la suite

Transports urbains «durables»: 800 millions d’euros alloués à 50 projets

journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 4 mai 2009 

Transports urbains «durables»: 800 millions d’euros alloués à 50 projets

L’Etat va allouer 800 millions d’euros (M€) à 36 collectivités -hors Ile-de-France (IDF)- pour participer à 50 projets de création ou d’extension de lignes de transport durable (tramway, bus, métro) d’ici 2011, dans le cadre de l’appel à projets lancé en octobre 2008 et conformément aux engagements du Grenelle.

Cette aide de l’Etat –entre 16 et 23% des investissements totaux- permettra aux collectivités d’engager près de 6 milliards € de travaux sur trois ans (2009-2011) pour la réalisation de 365 km de nouvelles lignes de transports collectifs en site propre (TCSP) (1). «En deux ans, nous allons doubler la capacité de transport de voyageurs des agglomérations françaises», s’est félicité Jean-Louis Borloo, ministre chargé de l’environnement.

Ce plan recouvre trois ambitions : environnementales par la promotion des transports propres et la réduction des émissions de CO2, de cohésion sociale par le désenclavement des quartiers défavorisés et économiques et sociales. Plus de 500 M€ seront ainsi attribués à des projets desservant des quartiers prioritaires. La création de 60.000 emplois est également prévue.

Les 50 projets retenus débuteront avant le 1er janvier 2011, dont un tiers avant la fin de l’année 2009. Parmi eux figurent deux projets d’extension de lignes de métro à Marseille (6,2 M€) et Lyon (28 M€). La Communauté d’agglomération de Montpellier est la grande gagnante avec une subvention record de 82,6 M€. Bordeaux, Tours, Lens, Reims, Le Havre et Dijon recevront des aides comprises entre 40 et 58 M€. Valenciennes, l’ancienne municipalité de Jean-Louis Borloo, recevra 25 M€.

Ce projet s’inscrit dans la démarche de promotion de la ville durable du Grenelle de l’environnement. Le projet de loi Grenelle I prévoit ainsi que les collectivités augmentent de 329 à 1.800 km les TCSP en 15 ans, pour un investissement global estimé à 18 M€, hors IDF, auquel l’Etat contribuera à hauteur de 2,5 M€ d’ici 2020.

Un second appel à projet sera lancé en 2010. «Il devrait permettre de Lire la suite

Faire de l’Aquitaine la première région d’agriculture biologique

sud-ouest.com, Région Aquitaine, le 3 Mai 2009

Pour l’agriculture durable et le bio

Faire de l’Aquitaine la première région d’agriculture biologique

L’agriculture et la consommation de produits alimentaires biologiques ont le vent en poupe. Nos concitoyens l’ont bien compris, c’est bel et bien de notre capacité à développer une agriculture respectueuse de notre santé et de l’environnement dont il est question. Première région sous signe de qualité, la Région s’est fixée l’objectif de 100 % d’agriculture durable, dont 20 % en agriculture biologique d’ici 2020. Plus de 1 000 producteurs sont déjà agréés « agriculture biologique ».

Le fruit d’une politique lancée il y a plusieurs années

Dans la continuité du pôle d’aide aux agriculteurs souhaitant se diriger vers une production de qualité, la Région a créé en 2002, en partenariat avec les Chambres d’agriculture et les élus locaux, le dispositif AREA (agriculture respectueuse de l’environnement en Aquitaine) afin de limiter l’impact des exploitations agricoles sur l’environnement, devançant même les normes européennes. « Notre objectif est de décupler en 10 ans la surface agricole consacrée aux cultures bio en Aquitaine ».

Alain Rousset, président du Conseil Régional

S’agissant d’un projet collectif, l’accompagnement des agriculteurs régionaux constitue le moyen par excellence de les inciter à se tourner vers de nouvelles techniques plus durables ou vers la production bio en mettant en avant les avantages économiques et environnementaux d’une telle démarche. Aides à l’installation, « chèques conseils », organisation des filières, développement des formations bio dans les lycées agricoles etc., le budget que consacre l’Aquitaine à l’agriculture durable est l’un des plus importants de France.

Un grand salon européen

L’agriculture biologique est aujourd’hui une priorité pour l’Aquitaine avec un effort financier Lire la suite

Edgar Morin : Il faut débureaucratiser les sociétés

leprogres.fr, Fabrice Roussel, le 2 mai 2009

« Je milite pour une déclaration d’interdépendance des peuples »

Edgar Morin était l’invité d’honneur du festival de la culture Soufie à Fès au Maroc. Un grand penseur dans un petit festival niché au cœur d’une capitale millénaire de l’Islam. L’image peut intriguer. Et pourtant, le coup de foudre a bien eu lieu. Une conférence-débat donnée loin des cénacles officiels de la pensée où le très vert Edgar Morin, à l’ombre d’un chêne millénaire et à la lumière de ses 87 printemps a pu, pendant près de deux heures, donner sa vision de la mondialisation et esquisser quelques pistes pour surmonter « la crise de civilisation » à laquelle le monde occidental est confronté. Morceaux choisis.

Comment surmonter l’impasse d’une société occidentale dont le modèle consumériste met en péril l’avenir même de la planète ?

« Je milite pour une déclaration d’interdépendance des peuples, des nations et des cultures. L’ONU pourrait porter cette démarche. Nous devons être conscients aujourd’hui que nous sommes reliés par une communauté de destin. L’occident a beaucoup de leçons à apprendre des pays du Sud. Jusqu’à présent, l’occidentalisation a dégradé les solidarités traditionnelles. L’antidote se trouve autant dans cet occident créateur des droits de l’Homme, que dans d’autres cultures.

Les plans anti-crise des nations, des organisations mondiales et du G20 vous semblent suffisants pour sortir de cette crise ?

Bien sûr que non. Il faudra aussi réformer les consciences, inventer une nouvelle approche de la connaissance moins ethnocentrée sur l’occident, décloisonner les savoirs et le système éducatif pour réussir à changer nos modes de vie. Notre savoir fait de nous des aveugles. Nous vivons dans une utopie que j’appellerais « l’utopie concrète des week-ends ». Deux jours de respiration pour encaisser les cinq jours de la semaine. Il faut changer ce rapport au temps. Réhumaniser les villes et revitaliser les campagnes.

Beaucoup de penseurs ou d’hommes politiques tirent ce signal d’alarme. Pourtant, on a l’impression de se confronter à un mur d’impuissance. Alors, changer de voie, est-ce possible ?

Je peux répondre en terme de probabilité. Ce qui est probable, c’est que si nous ne changeons rien nous allons vers des catastrophes naturelles, nucléaires et géopolitiques que nous ne pouvons même pas imaginer.

Comment interdire à des pays en voie de développement de ne pas accéder à ce niveau de développement et donc de pollution ?

Il ne s’agit pas d’interdire à la Chine de se développer. Mais, que ceux qui ont déjà le confort commencent à se limiter. Je ne parle pas de privation, mais Lire la suite

Emplois verts et sociaux : les Etats-Unis ouvrent (enfin ?) la voie

actu-environnement.com, Agnès Sinaï, le 24 avril 2009

Emplois verts et sociaux : les Etats-Unis ouvrent (enfin ?) la voie

Dans une banlieue sinistrée de la baie de San Francisco, une municipalité expérimente un programme de lutte contre le chômage par la création de « green jobs », financés notamment par un prélèvement sur une installation pétrolière locale de Chevron.
Reportage à Richmond, en Californie – 1er volet

Angela Greene porte bien son nom. Cette ancienne chômeuse est devenue l’ange-gardien des jeunes sans emploi de Richmond, une commune ouvrière de 103.000 habitants de la banlieue de San Francisco, réputée pour son taux de criminalité élevé, considérée comme l’une des plus dangereuses de la Californie. Ses chantiers navals en déroute ne créent plus d’emplois. La raffinerie de Chevron, la deuxième de Californie, d’une capacité de stockage de 15 millions de barils, sur le site du port, répand des dérivés toxiques, fuites de chlore et anhydride sulfureux. Les riverains souffrent d’asthme, des centaines de citoyens se sont mobilisés contre les projets d’extension de la raffinerie et réclament la justice environnementale, en compensation de cet éco-apartheid. Richmond souffre de la violence et de la pollution, plus que tout autre endroit de la baie de San Francisco, qui héberge aussi la mythique Silicon Valley, dont les promesses semblent ici des mirages. Alors que faire, se sont demandés quelques élus et travailleurs sociaux de Richmond ? Sous la houlette de la maire Gayle Mac Laughlin, élue en 2007, c’est ici que se crée un des tout premiers laboratoires des emplois verts et sociaux aux Etats-Unis. Face aux crises provoquées par la pauvreté, par la pénurie des ressources naturelles et par l’extinction des espèces, une économie verte est la seule manière de revigorer notre économie tout en répondant à la destruction de l’environnement et aux inégalités sociales. Les villes produisent 75% des émissions de carbone. C’est dans une ville telle que la nôtre que le problème doit être résolu.

Gayle Mac Loughlin a co-fondé Solar Richmond, une association qui travaille en partenariat avec Sunpower Corporation, fabriquant de panneaux solaires, dont l’usine de Richmond emploie 250 personnes. En partenariat avec l’agence municipale du bâtiment Richmond Build, l’objectif de Solar Richmond est de former dans ses ateliers une centaine d’installateurs locaux et d’atteindre une puissance de 5 megawatts d’énergie solaire dans la ville d’ici à 2010. Les installateurs formés par Richmond Built effectuent les travaux gratuitement. Les habitants bénéficient de prêts à taux zéro, couverts par les économies réalisées sur leur facture d’électricité. C’est dans le cadre d’un programme de formation à la construction de Richmond Build qu’Angela Greene, chômeuse et mère célibataire, a découvert Solar Richmond. Depuis lors, elle encadre les jeunes qui suivent les stages de formation de Solar Richmond et prodigue ses lumières solaires.

Justice environnementale

La maire de Richmond est déterminée à rendre sa fierté à sa ville. Elle compte en partie sur le plan de relance du président Obama, le Stimulus Package, voté en février dernier. Richmond a déjà reçu une subvention de près d’un million de dollars dans ce cadre, pour financer les énergies alternatives et la maîtrise de l’énergie, et tapisser les toits des bâtiments communaux de panneaux solaires. Mais c’est surtout vers Lire la suite