Fête nationale de la cuisson solaire et écologique le 8 mai 2009

boliviainti-sudsoleil.org, avril 2009

Fête nationale de la cuisson solaire et écologique le 8 mai 2009

Retrouvez toutes les initiatives solaires (démonstrations, portes ouvertes.) près de chez vous sur la carte interactive ci dessous (la mise à jour des événements sera régulière. Venez rencontrer les adhérents et les relais de Bolivia Inti – Sud Soleil qui soutiennent l’action de l’association dans les Andes et utilisent en France des cuiseurs solaires et écologiques.

Avec la Fête de la cuisson solaire, faites un geste pour la Planète !

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Imaginons une bio-Constitution pour servir la planète

lemonde.fr, Dominique Bourg, le 28 avril 2009

Imaginons une bio-Constitution pour servir la planète

Dominique Bourg est professeur de philosophie à l’université de Lausanne et membre du comité stratégique de la Fondation Nicolas Hulot.

Quelle que puisse être l’issue de la crise actuelle, le monde où nous entrons sera profondément différent de celui que nous quittons. Cela est acquis pour les environnementalistes, mais pas encore pour tout le monde.

L’expression « inversion des raretés » caractérise assez bien l’époque qui vient. A une population mondiale de 7 milliards d’individus – 9 au milieu du siècle – dotée d’un pouvoir d’achat et de capacités technologiques croissants, s’opposera une planète exsangue.

Il est probable que nous ne parvenions jamais à extraire plus de 100 millions de barils de pétrole par jour. A consommation constante, nous aurons épuisé au début du siècle prochain la dote fossile de l’humanité. Les réserves d’or, d’argent et de palladium s’élèvent, à consommation également constante, à une quinzaine d’années ; elles se situent entre 15 et 30 ans pour le plomb, le cuivre ou le zinc, etc. Nous provoquons la disparition de nombre d’espèces, les services écologiques que nous rendent les écosystèmes sont pour 60 % d’entre eux dégradés.

A quoi s’ajoute le changement climatique. Avec une hausse d’un degré de la température moyenne, c’est l’Ouest des Etats-Unis, du Texas au Dakota, qui pourrait redevenir ce qu’il fut il y a quelques millénaires : un immense désert de sable. Ce sont de longs épisodes de sécheresse affectant régulièrement l’Angleterre. Ce sont des ouragans touchant déjà l’Espagne qui pourraient s’étendre à la Méditerranée, etc.

On peut toujours croire que le génie humain permettra non seulement de continuer à honorer les promesses de la fête industrielle, mais de les étendre à des centaines de millions de consommateurs nouveaux.

Qu’on me permette d’en douter. Cette croyance repose sur un raisonnement par induction étroit. Certes, les exemples qui attestent de la capacité de sociétés à se sortir d’impasses ne manquent pas. Une déforestation précoce avait conduit la Londres du XIIIe siècle à se chauffer au charbon ; un ingénieur anglais avait calculé au seuil du XIXe siècle que le crottin de cheval devait atteindre à la fin du siècle le premier étage des immeubles londoniens ; les révolutions vertes successives n’ont cessé de contredire Malthus.

Ces exemples ne confirment qu’une chose : qu’il en est allé maintes fois ainsi, ce qui ne prouve nullement qu’il en ira toujours de la sorte. Le croire reviendrait à omettre trois choses. La première est qu’il existe de nombreux contre-exemples : l’abandon par les Anasazis du Chaco Canyon, la ruine de la civilisation des Mayas, la chute des établissements vikings de l’Est et de l’Ouest en terre groenlandaise, l’effondrement de la civilisation pascuane, etc.

La seconde raison est la systématique de la crise. Nous faisons face à la finitude sur quasiment tous les fronts. Enfin, les sociétés de marché modernes sont organisées pour satisfaire les désirs infinis d’un nombre d’hommes jamais égalé, et qui devrait encore croître.

Le recours à des instruments économiques comme les « politiques carbone » ne saurait à lui seul nous sauver. Ces politiques seront le vecteur de bouleversements plus profonds, touchant l’organisation même de nos sociétés. Il y a, en effet, une contradiction frontale Lire la suite

Faisons vite, ça chauffe ! Les bons conseils de l’ADEME…

http://www.terre.tv/, ADEME, le 28 avril 2009

Faisons vite, ça chauffe ! Les bons conseils de l’ADEME…

A l’heure où les questions environnementales interviennent de plus en plus dans nos choix quotidiens, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), l’un des acteurs principaux en matière d’énergie et d’environnement en France, nous donne de bons conseils pour des alternatives pratiques et écolos !

A l’attention des particuliers, les spots de pub de l’ADEME, diffusés sur TerreTv, nous invitent à consulter dès maintenant et gratuitement les conseillers des espaces Info-Energies de l’ADEME… Que cela soit pour nous aider à choisir un logement économe en énergie ou pour nous faire découvrir l’éco-prêt à taux zéro, les conseillers de l’ADEME sont à notre disposition et répondent à toutes nos questions.

Et puisque Monsieur Toulemonde n’est pas le seul à avoir son rôle à jouer dans la préservation de l’environnement, l’ADEME se propose aussi d’aider les collectivités locales, qui sont, par leurs décisions, au cœur des enjeux liés au réchauffement climatique. Pour les aider à mettre en place les « Plans Climat Territoriaux » (adaptation du Plan Climat au niveau des territoires), l’ADEME met à disposition sur TerreTv un module de sensibilisation et de mobilisation des élus et des directeurs de services. Rappelons que le « Plan Climat territorial » doit permettre aux collectivités d’identifier sur leur territoire les principales activités responsables d’émissions de gaz à effet de serre, de façon à déployer des plans d’action et une politique climatique cohérente sur l’ensemble de leur territoire.

Spots de l’ADEME « Faisons vite, ça chauffe ! » : plus d’infos Lire la suite

Les indigènes s’emparent de la crise climatique

youphil.com, Solène Cordier, 27/04/2009

Les indigènes s’emparent de la crise climatique

Réunis pendant une semaine en Alaska, les représentants des communautés autochtones ont élaboré une déclaration commune en vue du sommet international sur le climat en décembre.

Un événement important dans l’agenda de la planète Terre vient d’avoir lieu. En toute discrétion. Pendant une semaine, près de 350 représentants de communautés autochtones et des observateurs de 80 pays se sont réunis en Alaska, à Anchorage. L’objectif : démontrer que les populations indigènes ont des solutions à apporter face aux transformations du climat.

« Notre Terre mère ne se trouve pas confrontée à une période de changements climatiques mais à une crise climatique » indique le document final publié à l’issue du sommet. Or, comme le rappelait à l’ouverture Patricia Ochran, présidente de « la Conférence Inuit circumpolaire » (CIC) qui organisait la rencontre, « les populations indigènes sont celles qui sont le moins responsables de ces changements climatiques, mais certainement aussi celles qui sont les plus touchées ».

« Repenser nos relations avec notre Terre mère »

Les peuples autochtones, ou indigènes, représentent environ 370 millions de personnes à travers le monde. Ils sont présents dans 90 pays. Alors que les scientifiques s’alarment chaque jour davantage des conséquences du réchauffement climatique, le rapport ancestral de ces populations à la nature pourrait enfin être pris en compte.

Présent au sommet, c’est ce que le président de la 63è session de l’assemblée générale des Nations Unies Miguel d’Escoto Brockmann appelle de ses vœux. « Il est temps de changer et de repenser nos relations avec notre Terre mère », a-t-il déclaré, en soulignant l’importance de mener une réflexion commune avec les peuples indigènes.

L’idée n’est pas nouvelle, même si elle peine à se faire connaître. Pour Jean-Patrick Razon, directeur de l’ONG Survival International, qui œuvre depuis quarante ans pour défendre les droits des indigènes, « nous Occidentaux devrions prendre exemple sur leur manière de vivre leur environnement. Ce ne sont pas des prédateurs, ils prélèvent seulement ce qui leur est nécessaire ».

Une connaissance millénaire de leur environnement

Qu’il s’agisse des 320 habitants de Newtok, dans l’Arctique, forcés de déplacer leur village en raison de la fonte des glaces ou encore des Pygmées, amenés à bouleverser leurs techniques de chasse et de pêche à cause de la baisse des précipitations et de l’augmentation des feux de forêt, tous subissent des modifications très importantes dans leur quotidien. Un nouveau mot a même été inventé pour définir le phénomène qui les touche : « climigration ».

« Je suis toujours extrêmement surprise de voir à quel point nos défis, à nous peuples autochtones, se ressemblent, alors que nous venons d’environnements très différents, de l’Arctique au Pacifique », confie Gunn-Britt Retter, la représentante de la délégation sami -lapone- à Anchorage. La multiplicité des situations rencontrées engendre de nouvelles pratiques, une adaptation quotidienne aux nouvelles donnes de leur environnement. Présenter ces réponses spécifiques, régionales, constituait un des objectifs du sommet.

« Dans les îles Andaman situées dans l’Océan Indien, des populations autochtones vivent dans un certain isolement. Quelques jours après le tsunami de décembre 2004, les autorités indiennes ont survolé ces territoires, situés en plein épicentre du séisme, persuadées de déplorer de nombreuses morts. Aucun indigène n’avait été touché », raconte Jean-Patrick Razon. Grâce à leur connaissance millénaire de leur environnement, les habitants des îles Andaman Lire la suite

Le réchauffement climatique s’accélère ? Accélérons notre mobilisation !

TACA, Jean Sireyjol, le 27 avril 2009

Le réchauffement climatique s’accélère ? Accélérons notre mobilisation !

La réussite de la mobilisation pour le « Picnic sans carbone » du 17 mai à Bègles sera la somme des actions de chacun d’entre nous. Comme pour la réduction des émissions de CO2 pour protéger le climat, il faut s’y mettre tous, et tout va compter !

Selon votre disponibilité, voici ce qui est le plus utile, commençant par le plus important:

1) en parler autour de vous dès maintenant, à vos amis, votre famille, vos collègues de travail: en plus du mail, la voix, et l’échange en face à face est indispensable pour convaincre et entrainer.

2) poser dès cette semaine des affiches dans les lieux publics où vous êtes connus (crèche, école, collège lycée, cafeteria, salles de sport, cabinet médical, commerçant sympa, etc..). Idéalement avec l’affiche le tableau de soutien AVEC VOTRE NOM pour recueillir les adresses mail de ceux qui veulent ainsi marquer leur soutien, plus quelques tracts en libre service. Nous disposons à Bègles d’exemplaires sur papier que nous pouvons vous donner, il suffit de demander par mail.

3) Le site web est le point d’accès à l’association, aux informations sur le picnic (les documents sont téléchargeables) et permet aux nouveaux supporters de nous contacter par mail. Il faut inciter à l’utiliser et merci pour toutes les suggestions d’amélioration.

Voilà le programme.

Pour ceux qui veulent en faire plus, les volontaires seront accueillis à bras ouverts, il suffit de le demander et on vous proposera, selon vos gouts, de tracter sur les marchés ou participer à l’organisation du picnic ou tout autre idée à votre initiative.

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Les Européens et le changement climatique

europarl.europa.eu, parlement européen et CE, avril 2009

Changement climatique

Les principaux résultats de cette étude sur le changement climatique, menée conjointement par le Parlement européen et la Commission européenne, attestent d’une réelle prise de conscience chez les Européens et d’une volonté d’agir de façon plus « éco-responsable ».

Actuellement, juste après la pauvreté, le changement climatique est vu par les Européens comme le problème le plus sérieux pour la planète. Si plus de la moitié d’entre eux se déclarent assez bien informés sur le changement climatique, nombreux sont, toutefois, ceux qui se disent encore mal informés.

Interrogés sur les actions à prendre, la majorité des Européens estiment que ni l’industrie, ni les gouvernements, ni les citoyens, ni l’UE n’en font assez pour lutter contre le changement climatique. Trois sur quatre condamnent surtout l’industrie.

Cette étude montre que de plus en plus d’Européens prennent personnellement des mesures pour lutter contre le changement climatique, tant au niveau de leurs habitudes de consommation (tri des déchets, réduction de la consommation d’énergie et d’eau de leur foyer, réduction de la consommation de produits jetables, achat de produits locaux et de saison) que dans leur mode de transport. On note encore des efforts à faire au niveau des énergies renouvelables.

Dernier fait marquant, 44% des Européens déclarent être prêts à payer davantage pour lutter contre le changement climatique.

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Réchauffement climatique : Le pari écologique d’Obama

developpementdurablelejournal.com, Patrick Cros, le 28 avril 2009

Réchauffement climatique : Le pari écologique d’Obama

Nouveaux « défenseurs » de la lutte contre le réchauffement cimatique, les États-Unis restent le plus grand émetteur mondial de CO2 par habitant.

Le président américain a organisé à Washington, hier, lundi 27 avril, un Forum des états les plus pollueurs de la planète. Héritier d’un certain laissez-faire écologique de l’administration américaine, Barack Obama veut reprendre le flambeau d’une politique environnementale plus agressive. Non sans arrière-pensée économique.

Devenu le nouveau « pourfendeur » des gaz à effet de serre (GES), Barack Obama multiplie les appels du pied pour faire entendre sa voix. Les plus gros émetteurs de GES, dont l’Inde et la Chine, se sont réunis lundi 27 avril à Washington pour préparer un éventuel texte commun en vue de la conférence des Nations-Unies de Copenhague qui doit jeter en décembre les bases de l’après Kyoto.

Après des décennies d’inaction, le fossé sera dur à combler pour les États-Unis, considérés comme les plus gros producteurs de GES de la planète. En particulier face à l’Europe, qui, malgré quelques voix discordantes, a lancé depuis quelques années une politique ambitieuse de lutte contre les émissions de CO2.

Le nouveau président américain propose de réduire d’environ 15% les émissions américaines de dioxyde de carbone d’ici à 2020, ce qui les ramènerait au niveau de 1990. Un effort « conséquent » après un Georges Bush qui n’avait pas voulu signer le Protocole de Kyoto, mais jugé bien insuffisant par l’UE qui souhaiterait un engagement deux fois plus important. Lors de la réunion des ministres de l’environnement, qui s’est tenu le 23 avril à Syracuse en Italie, les Européens ont rappelé qu’ils se prononçaient eux, unis cette fois, pour une réduction minimale de 20% avant 2020, sur la base de leurs émissions de 1990. Une sacré différence ! 

Un enjeu économique pour le leadership américain

Pour Barack Obama, le calcul est aussi économique. En s’engageant pleinement dans la lutte contre un fléau considéré comme l’un des principaux enjeux du XXIe siècle, le président américain tient avant tout à redorer le blason d’une Amérique sérieusement ternie par des années d’administration Bush. À la clé : de nouveaux marchés qui pourraient s’ouvrir aux industriels américains, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables avec le solaire et l’éolien. Un levier économique non négligeable à l’heure d’une crise mondiale où le développement durable reste l’un des rares secteurs en croissance. Et Barack Obama n’a pas manqué d’y voir également la possibilité d’un nouveau leadership américain : « Le pays qui mènera le monde dans la création de nouvelles sources d’énergie sera le pays qui dominera l’économie mondiale du XXIe siècle. L’Amérique peut être ce pays ». 

La croissance par l’énergie

« La vérité, c’est que Lire la suite