Réchauffement climatique : Vidéo à voir et à faire tourner

Réchauffement climatique : Vidéo à voir et à faire tourner.

POUR NOS ENFANTS, AGISSONS !

Le 10 août dernier, plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées sur la plage d’Ostende pour participer au tournage d’un clip que le réalisateur Nic Balthazar mettait en boîte pour la campagne « The Big Ask ».

Ce clip est aujourd’hui terminé.

Il a été présenté en avant-première le mercredi 27 novembre dernier et circule désormais sur le Net pour appeler à la mobilisation.

ACT NOW !

http://www.thebigask.be/fr/

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OGM, l’Allemagne rejoint les anti-OGM européens

actualites-news-encironnement.com, Pierre Melquiot, le 17 avril 2009

OGM, l’Allemagne rejoint les anti-OGM européens.

L’Allemagne a en effet rallié les pays européens anti-OGM en interdisant la culture du maïs transgénique de l’américain Monsanto, l’OGM MON810. Retour sur les raisons invoquées par l’Allemagne.

En matière de culture OGM, l’Allemagne a rallié les pays européens anti-OGM en interdisant la culture du maïs transgénique distribué par l’américain Monsanto, l’OGM MON810. Cette décision va à l’encontre de la volonté de la Commission européenne qui estime que cette décision n’est pas justifiée.

Le gouvernement allemand a en effet rejoint la France, la Grèce, la Hongrie, l’Autriche et le Luxembourg, le camp des pays européens qui ont interdit, au nom du principe de précaution, la culture du seul Organisme Génétiquement Modifié (OGM) actuellement autorisé en Europe, le maïs transgénique MON810.

La ministre fédérale de l’alimentation, de l’agriculture et de la protection des consommateurs, Ilse Aigner, a déclaré le 14 avril d’une conférence de presse à Berlin que « désormais, la culture du maïs transgénique OGM MON810 est désormais interdite en Allemagne. » « Les Länder ont été immédiatement informés de cette mesure et il leurs est demandé de pourvoir au respect de cette interdiction », a ajouté la ministre Aigner.

La Ministre fédérale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs, Ilse Aigner avait demandé une évaluation complète du rapport que  Monsanto avait présenté fin mars afin de connaître les répercutions que l’OGM MON810 pouvait avoir sur l’environnement.

L’évaluation qui a été effectuée par l’administration fédérale (office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire, Institut Julius Kühn, office fédéral de la protection de la nature) n’a pas donné de résultats probants.

Cette décision tient aussi compte, selon la ministre fédérale Ilse Aigner, du fait que désormais cinq membres de l’Union européenne ont pris des mesures de protection en ce qui concerne le maïs OGM MON810. Le dernier en date est le Luxembourg qui a pris une clause de sauvegarde à la fin du mois de mars 2009.

 « J’en conclu qu’il existe de bonnes raisons de penser que le maïs génétiquement modifié MON810 présente un danger pour l’environnement », a déclaré Ilse Aigner. Cette position a été également confirmée  par le ministère allemand de l’environnement, de la protection de la nature et de la sécurité nucléaire.

 « Cette décision n’est pas politique », a ajouté Ilse Aigner. « C’est une décision basée sur Lire la suite

Energies et climat : les tendances sont insoutenables

contreinfo.info, NC, le18 novembre 2008 à partir de AIE, le 12 novembre 2008

Energies et climat : les tendances actuelles sont insoutenables, avertit l’AIE

[Nombreux graphiques sur le document d’origine]

 « Les tendances actuelles dans l’approvisionnement et la consommation d’énergie sont manifestement non soutenables – écologiquement, économiquement et socialement. Elles peuvent et doivent être modifiées », avertit Nobuo Tanaka, le directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie. Mettant en garde contre les tensions prévisibles en raison du déclin accéléré des gisements et de la hausse de la demande – il faudra mettre en production l’équivalent de 6 Arabie Saoudite d’ici 2030 – il estime que « l’ère du pétrole bon marché est terminée. » Sur le volet de la lutte contre le réchauffement climatique, les difficultés ne s’annoncent pas moindres. Même si les pays de l’OCDE réduisaient à rien leurs émissions, la limite des 450 ppm d’équivalents-CO2 serait malgré tout dépassée. Extraits du dernier rapport de l’Agence, voici les faits, les chiffres et les tableaux qui décrivent l’ampleur de la tâche.

Agence Internationale de l’Energie, 12 novembre 2008

« Nous ne pouvons pas laisser la crise financière et économique retarder l’action politique requise d’urgence pour assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique et réduire l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Nous devons effectuer une révolution mondiale dans le domaine de l’énergie, consistant en une amélioration de l’efficacité énergétique et l’augmentation de la mise en oeuvre d’énergies pauvres en carbone », a déclaré Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) à Londres à l’occasion de la présentation du « World Energy Outlook (WEO) 2008 » – la nouvelle édition de la publication de l’agence qui dresse un tableau prospectif sur les questions énergétiques.

Projections

Dans le scénario de référence du WEO-2008, qui prend pour hypothèse la poursuite des politiques gouvernementales actuelles :

– la demande mondiale d’énergie primaire croît de 1,6% par an en moyenne entre 2006 et 2030 – soit une augmentation de 45%. Chiffre inférieur à celui prévu l’an dernier, principalement en raison de l’impact du ralentissement économique, de la perspective de prix plus élevés et de nouvelles initiatives politiques.

– La demande de pétrole augmente de 85 millions de barils par jour actuellement à 106 mb/j en 2030 – soit 10 mb/j de moins que prévu l’an dernier.

– La demande de charbon augmente plus que toute autre source d’énergie en termes absolus, représentant plus d’un tiers de l’augmentation de la consommation d’énergie.

– Les énergies renouvelables modernes croissent plus rapidement, dépassant le gaz, pour devenir la deuxième plus grande source d’électricité peu après 2010.

– La Chine et l’Inde représentent plus de la moitié de l’augmentation de la demande d’énergie à l’horizon 2030 alors que le Moyen-Orient apparaît comme une nouvelle région consommatrice.

– La part de l’énergie mondiale consommée dans les villes passe de deux tiers à près de trois-quarts en 2030. La quasi-totalité de l’augmentation de production d’énergie fossile se produit dans les pays en dehors de l’OCDE.

– Ces tendances impliquent une augmentation des investissements dans le secteur de l’énergie de 26 300 milliards de dollars d’ici 2030, soit plus de 1000 milliards par an. Pourtant, les tensions sur le crédit pourraient retarder ces dépenses, et potentiellement provoquer un effondrement de l’offre qui pourrait étouffer le redressement économique.

Tendances insoutenables

« Les tendances actuelles dans l’approvisionnement et la consommation d’énergie sont manifestement non soutenables – écologiquement, économiquement et socialement. Elles peuvent et doivent être modifiées Lire la suite

Programme complet du Contre-Grenelle 2 du 2 mai à Lyon

bellaciao.org, Paul Aries, le 19 avril 2009

Programme complet du Contre-Grenelle 2 du 2 mai à Lyon

Contre-grenelle du 2 mai 2009 à Lyon Le rendez-vous national des antiproductistes à la veille de la campagne des européennes.

NON au bradage de l’écologie politique sous couvert d’une ouverture aux écologistes de marché. NON aux capitulards du développement durable même maquillés en défenseurs d’une nouvelle régulation capitaliste. NON aux tartufes de l’écologie médiatique qui pillent le vocabulaire de la décroissance et de l’antiproductivisme sans jamais parler une seule fois d’anticapitalisme.

OUI à un autre partage du gâteau : la première des décroissances doit être celle des inégalités. OUI à un vrai débat démocratique dans la clarté : on ne changera pas le monde dans la confusion idéologique et avec comme partenaires les grandes transnationales. OUI à une autre Europe démocratique où chaque pays soit capable de relocaliser ses activités économiques.

PROGRAMME

Matinée (9h30-12h) Qu’est-ce que le capitalisme vert ? 9 h 30 – Introduction : Paul Ariès (Le Sarkophage)
Démontage du capitalisme de Nicolas Sarkozy et du productivisme de la gauche : Yannis Youlountas (philosophe)

Le vrai visage de Cohn-Bendit : Sophie Divry (La Décroissance)

L’idéologie nucléaire : Cédric Lucas du Réseau Sortir du nucléaire Pause musicale par François Gaillard* 10 h 30 – La santé en danger : Catherine Levraud (médecin)

Marketing, commerce et hyperconsommation : Véronique Gallais (Action Consommation)

La civilisation de la voiture : Gilbert Dumas (enseignant)

Les pièges de la monnaie carbone : Aurélien Bernier (altermondialiste)

Midi : Une assiette paysanne (7,20 euros) est proposée par la ferme des sources (Confédération Paysanne d’Isère) Tables de presse…

Après-midi Lire la suite

DD et commerce équitable : mauvais mixage de poncifs

novopress.info, Claude Timmerman, le 18 Avril 2009     

Développement durable et commerce équitable : mauvais mixage de poncifs

C’est un véritable brûlot – le premier d’une série – que nous livre ici, spécialiste du monde agricole, diplômé de l’ENS, agrégé de l’Université, docteur ès-sciences et que l’on a pu entendre à différentes reprises sur Novopress (notamment sur la soumission de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments au lobby des semenciers du maïs génétiquement modifié, ou encore sur la pêche) ! Une charge au vitriol contre les poncifs de l’ « écologiquement correct » à forte valeur ajoutée qui risque fort de faire grincer quelques dents et de susciter nombre de réactions… Attention, comme dirait Bernard Blier dans Les tontons flingueurs : « c’est du brutal ! »

Le terme « écologie » fut inventé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel, bien que Henry David Thoreau l’ait peut-être inventé dès 1852. Il semble avoir été utilisé pour la première fois en français vers 1874. Dans son ouvrage Morphologie générale des organismes, Haeckel désignait en ces termes: « (…) la science des relations des organismes avec le monde environnant, c’est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d’existence. » Autrement dit, l’écologie est la science des interactions des divers individus et des diverses espèces entre elles à l’intérieur d’un même milieu (biotope) et par extension à la biosphère toute entière. Au niveau humain, elle analyse l’état de compétiteur de l’individu parmi les autres espèces animales ou végétales et considère l’homme comme une des composantes naturelles du milieu et non pas comme le prédateur dominant naturel. Elle s’oppose en cela aux conceptions religieuses monothéistes issues de la Genèse qui place, pour les juifs les musulmans et les chrétiens, l’homme au sommet d’une création qui n’est là que pour qu’il s’en serve.

L’écologie sociale – théorie philosophique, sociale et politique, mise sur pied par l’américain Murray Bookchin (1921-2006) dans les années soixante – montre les problèmes écologiques comme découlant principalement de problèmes sociaux, notamment des différentes formes de hiérarchies et de dominations, et cherche à les régler à travers le modèle d’une société adaptée au développement humain et à la biosphère. Dans cette optique, la place de l’homme se conçoit dans une harmonie de développement garantissant la pérennité des autres espèces au milieu desquelles il s’épanouit en s’efforçant d’avoir un minimum d’impact négatif sur le biotope.

L’écologie politique cherche à développer la prise de conscience de l’empreinte de l’être humain sur son milieu, y compris dans ses aspects politiques, sociaux, et sociétaux : le terme est apparu dans les années 1970, par opposition à certains mouvements “écologistes” qui avaient tendance à ne pas inclure ces aspects dans leur réflexion. Il s’agissait de remettre en question l’interaction entre l’être humain et son environnement, y compris dans les programmes politiques. C’est aussi un mouvement social pour transformer la société, dans un sens plus conforme à une vision écologique (globale, intégrant les générations ultérieures) des réalités. Plus qu’une politique, on peut la considérer comme une éthique, aspirant à une plus grande harmonie, autonomie, solidarité, efficacité et responsabilité. C’est une théorie radicale basée sur le communalisme qui s’oppose au système capitaliste actuel de production et de consommation. Elle vise la mise en place d’une société morale, décentralisée, solidaire, guidée par la raison. On comprend dans ses conditions que l’écologie figure à l’extrême gauche de l’échiquier politique et apparaisse depuis trente ans comme doctrine politique de substitution au marxisme agonisant…

Voyons maintenant comment s’entend le développement durable : publié en 1987 par la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement, le rapport « Notre Avenir à Tous , nommé rapport Bruntland – nom de la présidente de la commission, la Norvégienne Gro Harlem Brundtland – définit ainsi la politique nécessaire pour parvenir à un « développement durable » : « Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : Lire la suite

Québec : Un nouveau livre pour Hervé Kempf

cyberpresse.ca, Le Soleil, Éric Moreault, le 18 avril 2009

Un nouveau livre pour Hervé Kempf

(Québec) L’actuelle crise économique va de pair avec une crise écologique sans précédent. Ce qui a inspiré à Hervé Kempf un essai percutant et radical : Pour sauver la planète, sortez du capitalisme. Le journaliste en environnement au quotidien Le Monde et écrivain voit dans la dérive du capitalisme une forme qui privilégie le gaspillage, le saccage de la planète, l’inégalité et la consommation ostentatoire. Pour cette suite logique à Comment les riches détruisent la planète (2007), il fallait néanmoins «aller au-delà du diagnostic et démontrer qu’il y a des voies pour se sortir de cette situation». Entretien.

Q    Votre livre arrive à point nommé, non ?

R Que la crise se manifeste ne m’a pas étonné. J’avais écrit dans mon livre précédent que, logiquement, l’économie des États-Unis allait s’effondrer et qu’il y aurait aussi un ralentissement en Inde et en Chine. Si ça ne s’était pas produit, on serait allé encore plus rapidement vers la catastrophe écologique.

Q    Croyez-vous que les gens risquent d’être moins réceptifs ici qu’en Europe à cette critique du capitalisme ?

R Aux États-Unis, cette mise en cause du capitalisme risque d’être plus difficile à avaler. Mais au Québec, je retrouve une attention et une compréhension semblables à celles que j’ai eues en France. Ce sont des questions qu’on se pose en ce moment. Le système perd de sa légitimité. Il y a un désir de trouver des réponses et de chercher des solutions.

Q    Pour dénoncer le capitalisme, sentiez-vous le besoin de faire le procès de l’individualisme ?

R Tout à fait. C’est même le coeur de l’argument du livre. L’évolution du capitalisme, dans les 30 dernières années, a exacerbé l’individualisme et l’a porté à un degré jamais atteint. Il enferme les personnes dans cette idée que chacun n’est que soi-même et ne doit viser que sa satisfaction personnelle. Pour faire évoluer la société, il faut interroger nos relations à l’autre, ce qu’est la société, et aller beaucoup plus vers des valeurs de solidarité, de coopération et de bien commun, qui ont été extrêmement affaiblies et dévalorisées depuis 30 ans.

Q    N’est-ce pas une nostalgie soixante-huitarde ?

R Je suis plus tourné vers le présent et l’avenir que le passé. Cette période avait peu de points communs avec maintenant. La politique était plus présente et vivante. Il n’y avait pas cette aliénation par la consommation causée par la télévision et la publicité omniprésente. Il faut secouer les chaînes de ce confort et de cet attrait permanent à avoir toujours plus. Il y a aussi un élément tout à fait nouveau : la question écologique a atteint un degré d’urgence qui n’existait pas du tout à l’époque. Je suis très frappé par les signes très évidents de dégradation, même au Québec : le fleuve Saint-Laurent, les cyanobactéries dans les lacs, le plan Nord qui est une destruction organisée de l’environnement, les sociétés minières. Il faut changer ce modèle.

Q    Le ton utilisé, sans être provocateur, vise-t-il à secouer une certaine apathie des gens face à la situation environnementale ?

R Oui, mais je le fais en m’appuyant sur les faits, en projetant de la lumière sur les coins habituellement laissés dans l’ombre. C’est mon obsession. Je m’engage un peu plus que comme journaliste, parce que l’écriture me permet d’aller plus loin et d’articuler mieux les faits et les idées.

Q    Vous déboulonnez certains mythes environnementaux, n’avez-vous pas peur de décourager les gens ? Lire la suite

Agriculture : le G8 doit changer de cap !

oxfamsol.be, Thierry Kesteloot, chercheur, le 17 avril 2009

Agriculture : le G8 doit changer de cap !

Du 18 au 20 avril 2009, les Ministres de l’agriculture du G8 se réuniront à Cison di Valmarino (Italie) pour discuter de la crise alimentaire mondiale. Pendant ces 3 jours de rencontre, plus de 75.000 personnes mourront de faim sur terre.

Publiée à l’occasion de cette réunion ministérielle, une note d’Oxfam International rappelle que la réponse à la crise alimentaire ne viendra pas d’une augmentation de la production dans les pays du G8 et des pays émergents. La solution à cette crise passe plutôt par le renforcement des agricultures paysannes dans tous les pays, au Nord comme au Sud.

Actuellement, près d’un milliard de femmes et d’hommes sont condamnés à la faim. Les principales causes de cette injustice sont à chercher dans le sous-investissement manifeste octroyé au secteur agricole, dans la crise économique, dans le changement climatique et dans l’imposition – par les pays du G8 principalement – de règles commerciales inéquitables et d’une libéralisation excessive des marchés agricoles.

Le G8 met de l’huile sur le feu

Les pays riches continuent d’appliquer des politiques agricoles et commerciales qui nuisent au développement de la production agricole dans les pays en développement et qui empêchent ces derniers de protéger leur agriculture paysanne. A titre d’exemple, la récente décision de l’Union européenne de recourir aux subsides à l’exportation pour les produits laitiers : cette mesure renforce des pratiques de dumping agricole destructrices pour les marchés intérieurs de nombreux pays en développement, et met les petits producteurs du Sud dans l’impossibilité de vivre dignement de leur travail.

Pour couronner le tout, les pays du G8 ne tiennent pas leurs promesses en matière d’aide. Lors du Sommet agricole tenu à Rome en juin 2008, ils s’étaient engagés à débourser US$ 20 milliards en soutien à l’agriculture des pays en développement. Moins d’un cinquième de ce montant a été déboursé jusqu’à présent, alors que la FAO estime à US$ 30 milliards par an l’aide nécessaire aux pays en développement pour faire face à la crise alimentaire.

Volatilité et crise climatique

Alors que les marchés agricoles sont soumis à de fortes volatilités, la FAO prévoit une nouvelle hausse des prix en 2009. Cette crise des prix agricoles affecte en premier lieu les populations les plus pauvres, en majorité rurales, qui dépensent plus de la moitié de leurs revenus pour s’alimenter.

En outre, il est désormais prouvé que la crise climatique aura un effet dramatique sur l’agriculture, en particulier dans les pays en développement. Les estimations prédisent une diminution des récoltes importantes, condamnant 170 millions de personnes supplémentaires à la faim d’ici 2080.

Un changement de cap s’impose

Aujourd’hui, les conditions nécessaires pour que les petits producteurs puissent pleinement participer au développement agricole de leurs pays et assurer la sécurité alimentaire des populations ne sont pas réunies. Ils ne disposent pas des moyens financiers pour investir, les politiques agricoles et commerciales les marginalisent trop souvent et les prix des marchés restent imprévisibles, favorisant la spéculation.

Oxfam appelle donc les pays du G8 à Lire la suite