G20 : Sauver le climat ou l’économie ?

actu-environnement.com, Agnès SINAI, le 9 avril 2009

Sauver le climat ou l’économie ?

Le G20 s’est clôturé avec l’annonce de mesures qui reconduisent le modèle de développement actuel, sans poser les bases d’une économie « verte ». Le paradigme de la nature au service de l’économie reste intangible.

La rhétorique de la déclaration finale du G20, rendue à Londres le 2 avril, ressemble à un discours de l’éternel recommencement. Comme le souligne Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre, commente : Restaurer la croissance, réparer le système financier… le G20 nous propose tout simplement de revenir au système qui vient de s’effondrer, avec les mêmes recettes : augmentation du commerce mondial, relance de la demande, liberté des capitaux, libéralisation du commerce. Einstein disait : « Nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. » Le G20 s’est montré incapable d’innover et va peut-être même plus loin en renforçant ce système défectueux, et notamment le FMI qui se voit doté de l’énorme responsabilité de renflouer les caisses du système, alors qu’il n’a pas vu venir la crise des subprimes…

De l’autre côté du monde, à l’ouest de l’Antarctique, la plaque Wilkins s’est disloquée pendant les pourparlers. Cet événement rare rappelle que la fonte des pôles sera d’autant plus rapide que la chaleur augmentera sur la Terre. Un groupe de scientifiques a alerté, il y a quelques semaines lors d’une conférence à Copenhague, que les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites, a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle. Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d’ici à 2100. Bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm.

Dès lors, les Principes Climat et les Principes Carbone, qui constituent les deux seules initiatives collectives prises à ce jour par les banques internationales pour lutter contre les changements climatiques, paraissent bien dérisoires. Ils ne représentent que des efforts pour accommoder le business as usual. Le nouveau rapport de BankTrack, intitulé « Meek Principles for a Tough Climate » analyse les forces et faiblesses contenues dans ces deux déclarations de principes, toutes deux lancées l’an dernier. Johan Frijns, coordinateur du réseau BankTrack, explique : BankTrack apprécie le fait que les signataires des Principes Climat et Carbone reconnaissent qu’ils doivent participer à la lutte contre les changements climatiques. Etant donné les impacts climatiques énormes du secteur financier via l’allocation de capitaux et d’investissements, il est absolument nécessaire de mettre en place des standards climatiques pour tout le secteur financier. Malheureusement, les Principes Climat comme les Principes Carbone sont très décevants. S’ils contiennent tous les deux des éléments utiles, aucun ne s’attaque aux risques climatiques induits par les financements bancaires avec la rigueur, l’urgence et l’ambition nécessaire.

Même discordance dans les plans de relance européens et étatsunien. Commandée par le WWF et par E3G, une étude réalisée par Ecofys et Germanwatch révèle une incapacité à s’éloigner de choix d’investissement fortement carbonés et à faire le pari des nouvelles technologies vertes. Lire la suite

La territorialisation du Grenelle de l’environnement

projetdeterritoire.com, Delphine Vincent, le 14 avril 2009

Le 23 mars dernier, les préfets ont été destinataires d’une circulaire sur la territorialisation de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, cosignée par le Ministre d’Etat de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire et les quatre secrétaires d’Etat chargés respectivement des transports, de l’écologie, du développement de la région capitale et de l’aménagement du territoire.

Ce texte, présenté comme un axe majeur de l’action du gouvernement, porte le double objectif de la concrétisation du Grenelle de l’environnement et de la mise en œuvre du plan de relance par les investissements. Y sont adjoints, une annexe qui décline l’ensemble des priorités du Gouvernement et la « feuille de route » des préfets, et 16 fiches thématiques organisées sous forme de programmes d’actions assortis d’éléments de calendrier.

La circulaire a vocation à être enrichie, notamment à l’issue des processus législatifs en cours sur les projets de loi Grenelle 1 et 2, mais elle fixe d’ores et déjà deux échéances, les 15 juin et 15 juillet, pour le lancement ou la mise en œuvre d’une douzaine d’actions prioritaires.

Organisation
Au niveau national, le suivi général de la mise en œuvre du Grenelle est assuré par le Commissariat général au développement durable. Pour ce qui est de l’organisation locale, la circulaire précise le rôle des services de l’Etat, notamment dans tout ce qui ne relève pas directement de sa responsabilité. Comme cela avait été largement évoqué à l’occasion des débats du Grenelle, le texte donne un rôle important aux parties prenantes, soit les acteurs des territoires, les collectivités territoriales, les entreprises et l’ensemble des citoyens, qui doivent « s’approprier les engagements pris et décider de s’impliquer pleinement ». Les services de l’Etat se voient ainsi chargés de la promotion du développement durable, avec l’assistance des représentations territoriales des établissements publics sous tutelle du MEEDDAT (ADEME, agences de l’eau…) et l’expertise du réseau des organismes scientifiques et techniques du ministère (CETE, CERTU).

Concertation
Insistant fortement sur le développement d’une nouvelle « gouvernance à 5 », la circulaire prévoit l’organisation de la concertation et de la coordination des actions au niveau régional avec les comités régionaux agendas 21 et/ou des comités régionaux de suivi du Grenelle réunissant les 5 collèges du Grenelle.

Mobilisation des collectivités territoriales

Prenant acte des nombreuses initiatives de collectivités pour contribuer au développement durable, le texte demande aux préfets d’en faire la promotion pour contribuer à leur appropriation et à leur reproduction. Il donne en outre aux services de l’Etat deux missions complémentaires, l’impulsion et la mise à disposition d’outils. Pour la première, Lire la suite

Montée des eaux : les Maldives cherchent des terres d’accueil

lemonde.fr, Frédéric Bobin, le 16 avril 2009

Face à la montée des eaux, les Maldives cherchent des terres d’accueil

Malé est comme un lourd plateau urbain posé à fleur d’océan Indien. Les vagues viennent mourir en gerbes d’écume sur la ceinture de blocs de béton qui entoure cette île d’à peine deux kilomètres carrés. Soixante-dix mille personnes s’y entassent. Pour l’heure, cette barrière artificielle tient bon. Elle a réussi à protéger la capitale de ce singulier Etat des Maldives, archipel aux vingt-six atolls et aux 1 200 îles dont les écrins de corail occupent une place de choix dans les catalogues du tourisme mondial. Mais pour combien de temps encore ?

Même cause, même réaction : face à la montée des eaux qui les menacent, les îles Kiribati, un archipel du Pacifique, envisagent de se lancer dans l’achat de nouvelles terres. « L’alternative, c’est de mourir, de disparaître« , a déclaré le président de cet Etat, Anote Tong.

Les Kiribati doivent faire face à une montée des eaux de 5 mm par an depuis 1991, qui entraîne notamment une salinisation de l’eau douce. Dans un premier temps, le gouvernement avait opté pour une politique de formation et d’émigration maîtrisée. Mais la crise économique l’a conduit à envisager cette solution plus radicale.

« Ne soyons pas naïfs et préparons-nous au scénario du pire« , avertit Mohammed Aslam, le ministre de l’environnement. Le pire, c’est l’engloutissement à venir de l’archipel sous l’effet de la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique. Cette angoisse taraude les dirigeants maldiviens depuis que certaines études, en particulier les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ont commencé à tirer la sonnette d’alarme.

« C’est pour nous une question de survie« , précise Amjad Abdullah, le directeur général du ministère. Le nouveau président des Maldives, Mohamed Anni Nasheed, élu en octobre 2008, a annoncé, au lendemain de son investiture, la création d’un fonds souverain destiné à acheter des terres dans les Etats voisins. Cette annonce a deux objectifs : sensibiliser la communauté internationale et, surtout, trouver une terre d’accueil pour les réfugiés climatiques que risquent de devenir un jour les Maldiviens. L’idée a soulevé un certain scepticisme au regard de l’imbroglio juridique que constitueraient de telles acquisitions foncières sur un sol étranger.

Voilà plus de deux décennies que l’archipel vit au rythme d’inquiétants phénomènes « exceptionnels ». Il y eut d’abord le raz-de-marée de 1987, qui inonda une partie de Malé et causa un choc profond dans la population. Puis le phénomène climatique El Niño, qui provoqua, en 1998, un blanchissement massif des coraux : 90 % de ceux situés à moins de 15 mètres de profondeur périrent. Enfin, le tsunami de décembre 2004 frappa sévèrement l’archipel, détruisant deux îles, imposant l’évacuation de six autres, et le déplacement de près de 4 000 personnes (sur 280 000 habitants).

ANGOISSE EXISTENTIELLE

« Les événements extrêmes tendent à provoquer de plus en plus de dégâts », Lire la suite

Le Bourghail à Pessac : Un printemps écocitoyen

Sud-Ouest, Willy Dallay, le 17 Avril 2009

PESSAC, BOURGAILH. Les festivités tournées vers la nature se dérouleront avec une préoccupation majeure : réduire l’impact sur l’environnement. Incitation à venir en bus, en tram, à vélo…

Un printemps écocitoyen

Du pot de fleur au pot d’échappement, il n’y a parfois qu’un tour de roue. C’est le paradoxe de toute manifestation consacrée à la nature et au développement durable. Surtout si elle rencontre le succès. Les organisateurs du Printemps du Bourgailh savent bien que les 10 000 visiteurs qu’ils accueillent sur deux jours, s’accompagnent de quelques voitures. « On en est conscient, c’est pourquoi à l’occasion de cette 5e édition, nous avons voulu réduire l’impact », explique Dominique Dumont, présidente de l’association Ecosite du Bourgailh. Et de mettre le doigt sur la quatrième de couverture de la plaquette. Les renseignements pratiques et les moyens de se rendre sur le site ont droit à une mention spéciale.

« Pour un geste écocitoyen, rendez-vous au Bourgailh, en bus, en tramway, à vélo (1) », peut-on y lire. Exit la traditionnelle référence à la rocade, pourtant proche, sauf sur le plan (sorties 12 et 13). À noter qu’à bicyclette, on peut s’offrir en prime une belle balade en forêt d’un côté (Magonty) comme de l’autre (Monbalon).

Marché aux plantes

Nouveauté de cette année, ce supplément d’écocitoyenneté se retrouve jusqu’aux toilettes (sèches) en passant par le tri des déchets et une consommation électrique économe via le transformateur du biogaz : « On évite ainsi le recours à un groupe électrogène, qui fonctionne avec un moteur, donc polluant », explique Laurent Rousserie, chargé de mission de l’association. « Il en restera un seul pour le marché aux plantes, juste pour cette année. »

Le marché aux plantes Lire la suite

Pellegrue : Marché biologique, concerts, écohabitat…

Sud-Ouest, NC, le 17 Avril 2009

Marché biologique, concerts, écohabitat…

La seconde édition des rencontres écocitoyennes baptisées, cette année, « Vers un rêve de Terre » commence samedi, à partir de 10 heures et se poursuit jusqu’au dimanche à 2 heures du matin, dans tout le village de Pellegrue de la salle des fêtes à l’église, en présence de 90 exposants.

Voici l’essentiel du programme

Dès 10 heures : marché biologique et local, artisanat écologique, traditionnel, local, et équitable, informations diverses sur la santé alternative, les transports propres, l’écohabitat, les énergies renouvelables, la récupération des eaux de pluie, la valorisation des déchets, l’enseignement alternatif, la presse spécialisée, les soins aux tout-petits, l’économie éthique et solidaire.

Des artistes de rues (marionnettistes, comédiens, jongleurs, conteurs, musiciens…) inviteront toute la journée petits et grands à émettre leurs vœux, à l’occasion d’un jeu citoyen « Vers un rêve de Terre ».

Buvette et restauration biologiques avec notamment la tente berbère de Semia et son thé à la menthe. Des concerts sont également programmés en soirée sous la halle.

L’entrée est gratuite. Possibilité Lire la suite

Gironde : La maison passive est chaleureuse

Sud-Ouest, Jean-Denis Renard, le 17 Avril 2009

HABITAT. À Tabanac, en Gironde, les Régnier prennent leurs aises dans une maison en bois dépourvue de tout radiateur. Ils y conservent les calories avec un soin maniaque

La maison passive est chaleureuse

C’est une matinée à la couleur gris sale. 8 °C dehors, sensation de froid humide. Chez Julie et David Régnier, le thermomètre campe fermement sur ses 18 °C. Aussi loin que porte le regard sur l’élégante dalle de béton quartz du rez-de-chaussée, on ne trouve pourtant pas trace du moindre radiateur. Le seul dispositif de chauffage qui a survécu à l’extermination est un modeste poêle à bois, éteint. Mais il n’y a pas de miracle non plus. Bienvenue dans le monde enchanteur de la maison passive.

La famille y a emménagé à la sortie de l’hiver. C’est une maison au dessin extérieur volontairement simple et à ossature bois, érigée dans la campagne à mi-chemin de Tabanac et de Saint-Caprais-de-Bordeaux, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bordeaux. Une vaste maison sans signe distinctif évident – 169 m2 sur deux niveaux – si ce n’est que l’isolation et l’étanchéité y sont travaillées avec un soin maniaque. « On a fabriqué un vrai Thermos. Il ne faut pas confondre une maison basse consommation et une maison passive », expose Sirine Touzani, l’architecte bordelais qui a piloté le projet.

Concept allemand

Il ne faut pas non plus y voir une maison forcément « écolo ». La famille Régnier ayant les idées vertes, elle a opté pour du bois et de l’isolant en ouate de cellulose. « Mais une maison pourrait tout aussi bien être passive avec du béton, du polystyrène et de la laine de verre, des techniques qui génèrent bien plus de CO2. On parle avant tout de bilan thermique », souligne David Régnier.

Né en Allemagne, le concept de la maison passive désigne, comme son nom l’indique, une maison qui parvient (presque) à se chauffer toute seule. La consommation y est inférieure à 15 kilowattheures par mètre carré et par an pour les seuls besoins du chauffage. Autant dire quasi nulle, les logements habituels dévorant de 10 à 30 fois plus d’énergie. « On a fait une flambée dans le poêle juste après le déménagement et on en ressentait encore les effets deux jours plus tard. À la même période, après une journée ensoleillée à 6 °C dehors, il y avait 24 °C à l’intérieur », relève David Régnier.

Ce différentiel résulte de la capacité du bâtiment à conserver en hiver la moindre calorie qui vient s’y égarer. Grâce au soleil, qui se fraie un chemin au travers des feuillages déplumés et vient taper par le double vitrage. À la chaleur de la cuisson et à celle des appareils électroménagers. Aux 37,2 °C le matin des humains normalement constitués. Si d’aventure les Régnier invitent votre équipe de rugby corpo pour l’apéro, vous allez tous finir en T-shirt. L’une des clés de la réussite, c’est la VMC (ventilation mécanique contrôlée) à double flux qui renouvelle 30 m3 d’air par heure et par occupant. Refoulé, l’air vicié de la maison réchauffe l’air pur qui y entre sans s’y mélanger.

À l’épreuve de l’été

La maison passive de Tabanac a répondu aux attentes de ses occupants sur la fin de la période hivernale. Elle va maintenant passer au révélateur de l’été, ce qui est au moins aussi important. « N’oublions pas qu’il s’agit d’un principe allemand adapté à un climat allemand. Des tentatives en Espagne ont montré que les problèmes concernaient plus la surchauffe du bâtiment en été que le froid en hiver. Il va être intéressant de voir comment cette maison à ossature bois va se comporter », ajoute Sirine Touzani.

L’architecte a ainsi Lire la suite

Ne tuons pas la beauté du monde

aufil.ulaval.ca, Yvon Larose, le 16 avril 2009

Ne tuons pas la beauté du monde

Geoffrey Garver propose un nouveau modèle économique qui respecterait les limites écologiques de la biosphère ainsi que le principe fondamental d’équité

 «Le système économique vise une croissance sans fin malgré les limites biophysiques de notre planète et les limites de sa capacité à soutenir la vie. Or, l’économie mondiale est devenue trop grosse. La nature ne peut plus assimiler les déchets que l’on rejette dans l’environnement
Ce commentaire de Geoffrey Garver, chargé de cours à la Faculté de droit et consultant en politiques et droits de l’environnement, a donné le ton à la conférence qu’il prononçait, le mardi 7 avril au pavillon Charles-De Koninck, sur son livre Right Relationship, sous-titré Building a Whole Earth Economy. Cet ouvrage, qu’il a écrit en collaboration avec quatre spécialistes, dont Peter G. Brown, professeur à l’Université McGill, est paru en janvier dernier aux États-Unis aux éditions Berrett-Koehler. «L’idée du livre, explique-t-il, consistait à trouver une éthique globale capable d’amener l’humanité dans une autre direction face à la crise écologique actuelle. Nous avons choisi le concept de “right relationship”. Ce concept est très fort dans la religion quaker. Il consiste à interagir de manière respectueuse avec les humains et la nature pour le bien commun

Les auteurs de Right Relationship proposent de revoir nos rapports avec la nature et de refonder ceux-ci sur un nouveau modèle économique. Ce modèle serait plus respectueux de l’intégrité, de la résilience et de la beauté de la Terre. Il tiendrait compte aussi du principe fondamental d’équité à une époque où plusieurs centaines de millions d’individus n’ont pas accès à une nourriture suffisante. Pour cela, quatre étapes s’avèrent nécessaires. Il faut notamment être habité par un sentiment d’émerveillement face au cosmos. Il faut dès maintenant mettre au point les procédés «verts» qui répondront à une demande croissante. Et il faut être prêt collectivement à entreprendre des actions non violentes dans le but d’amener des réformes.

Selon Geoffrey Garver, quatre institutions de gouvernance mondiale sont nécessaires, notamment une fédération d’États capable d’adopter et d’administrer des lois internationales contraignantes. Ces lois établiraient les limites et l’attribution des ressources de la Terre dans un esprit d’équité. «L’Union européenne, indique-t-il, est à l’heure actuelle l’un des meilleurs exemples de ce type de fédération.» Selon lui, un nouveau système judiciaire indépendant permettrait l’application efficace des mesures adoptées. Une autre institution agirait comme guide de la nouvelle économie, entre autres en faisant le suivi des actions entreprises. «Cette sorte de banque centrale ferait une distribution juste, non pas d’argent mais de la capacité écologique de la biosphère», poursuit-il. Enfin, Lire la suite