Bio : La recherche française à la traîne

univers-nature.com, Elisabeth Leciak, le 2 avril 2009

Du bio dans les labos ? La recherche française à la traîne

76 % des français pensent que l’agriculture bio est une solution d’avenir. Pourtant, malgré la confiance du public et les ambitions affichées par le gouvernement, une récente analyse scientométrique vient de montrer que les efforts de la recherche française en la matière restent faibles.

En 2007, l’Agence Bio recensait 11 978 exploitations engagées dans la production biologique, couvrant 2 % de la SAU (surface agricole utile) française. Le nombre d’agriculteurs investis dans ce mode de production est en augmentation, répondant à une demande qui, elle aussi, progresse. Le marché de l’alimentation bio croît de 10 % par an depuis les cinq dernières années et le pays, pourtant première puissance agricole européenne, doit importer plus de la moitié de sa consommation en bio. Devant cette situation, en février 2008, Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture, annonçait sa volonté de tripler les surfaces à l’horizon 2012.

Alors, à l’instar de ce que connut l’agriculture productiviste, on s’attendrait à ce que la recherche scientifique, qui joue un rôle majeur dans nombre d’orientations sociétales, s’investisse dans le domaine, favorisant l’optimisation et le développement des techniques. Mais les efforts sont-ils effectivement à la hauteur des enjeux ? Pour répondre à cette question, la Fondation Sciences Citoyennes (1) s’est penchée de plus près sur les travaux scientifiques.
Mesures de l’activité scientifique : le bio  » orphelin  »

Le monde scientifique considère que le nombre des publications donne une image de l’activité scientifique. Ainsi, pour un domaine donné, l’analyse bibliométique déploie des indices qui permettent de mesurer et évaluer l’intensité des recherches. Ces indices déterminent alors si un domaine est considéré comme important. Ils reflètent les priorités décidées au niveau des politiques nationales et, en interne, dans des institutions comme l’INRA, donnent un aperçu des moyens alloués, humains et financiers.

Pour l’Union Européenne des 27,  » l’indice de spécialisation « , qui illustre la part des recherches toutes disciplines confondues, est de 1,52 pour l’agriculture biologique. Il n’est que de 0,68 aux USA et de 0,18 pour la Chine. Cet indice, largement supérieur à 1 en Europe, montre que l’agriculture biologique est un domaine dans lequel la recherche est active et soutenue. Mais, il ne s’agit là que d’une moyenne. Dans le détail, la France est très loin derrière : elle affiche un indice de spécialisation de 0,47. En s’intéressant à la production scientifique au sein des disciplines mères (agriculture, biologie, écologie, agroalimentaire),  » l’indice de priorisation  » français ne dépasse jamais les 0,6. Avec des valeurs aussi faibles, ces deux chiffres démontrent que l’agriculture biologique est un domaine  » orphelin  » en France.
Pourquoi un tel retard de la recherche française ?

Dans leur analyse, E. Gall, G. Millot et C. Neubauer, de la Fondation Sciences Citoyennes, expliquent que ce déficit dépend de plusieurs facteurs. En termes de moyens, ces auteurs estiment que le soutien politique et financier reste très faible. L’illustre la ressource humaine. Sur les 9 000 personnes travaillant à l’INRA, les projets d’agriculture bio impliquaient, en 2007, 35 équivalents plein temps. Tous instituts confondus, on en recense seulement 50. D’après Sciences Citoyennes, il y aurait en France un contexte très particulier porteur de ce sous-investissement :  » le rôle d’un syndicalisme agricole converti au productivisme, puissant et largement majoritaire du fait du mode de scrutin des élections en chambre d’agriculture, et l’influence de l’industrie de la chimie depuis la seconde guerre mondiale sur la décision publique, y compris sur l’organisation de la recherche « . Mais les analystes y voient aussi des facteurs culturels. La prévalence des approches scientistes Lire la suite

Bègles le 8 avril : Agenda 21 et Plan climat énergie

Bègles, Communiqué, le 6 avril 2009

RDV mercredi 8 avril à partir de 18 h 30 au complexe Langevin, 131 rue  de Lauriol, salle n°1.

1ères RENCONTRES DE L’AGENDA 21 ET DU PLAN CLIMAT ÉNERGIE

Prenons le temps de construire ensemble

Nous vous invitons à débattre et échanger lors des ateliers portant  sur les thématiques suivantes :

• Atelier 1 : Urbanisme, logement et habitat – Biodiversité

• Atelier 2 : Développement économique – Emploi et insertion –  Solidarité

• Atelier 3 : Culture, sports et loisirs – Santé – Accès à la  connaissance

• Atelier 4 : Energie – Eclairage public

• Atelier 5 : Déplacements – Transport – Achats/Déchets

Ces débats permettront de nourrir le diagnostic de notre ville.

RDV mercredi 8 avril à partir de 18 h 30 au complexe Langevin, 131 rue  de Lauriol, salle n°1.

Un Questionnaire : http://mairie-begles.veloce-it.net/

Consistant en une série de 14 questions, celui-ci permettra de  recueillir votre avis sur un certain nombre de thèmes liés au  développement durable : biodiversité, développement économique, accès  à la connaissance, etc. Ne sous-estimez pas l’importance de ce  document et des réponses que vous y apporterez : ils représenteront  une base de travail essentielle pour les ateliers, lors des 1ÈRES  RENCONTRES DE L’AGENDA 21 ET DU PLAN CLIMAT ÉNERGIE mercredi 8 avril à  partir de 18 h 30 au complexe Langevin, 131 rue de Lauriol, salle n°1.

DÉFINITIONS
Développement Durable ?

C’est «un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans  compromettre la capacité des générations futures de répondre aux  leurs». Un enjeu majeur pour aujourd’hui et pour demain !

Agenda 21, qu’est-ce que c’est ?

– Agenda : un carnet où l’on inscrit ce que l’on doit faire

– 21, comme XXIème siècle.

Notre Agenda 21 doit nous permettre de définir ensemble un programme  d’actions «développement durable» pour ce siècle.

Notre objectif : assurer le développement harmonieux de notre  territoire pour une plus grande qualité de vie pour tous.

Un Plan Climat, pourquoi ? Lire la suite

Chercheurs et associatifs, partenaires de recherche…

sciencescitoyennes.org, Christine Audoux-Lemoine, Doctorante Laboratoire interdisciplinaire de Sociologie Economique (LISE), CNAM-CNRS, Paris, le 6 avril 2009

Chercheurs et acteurs associatifs, partenaires de recherche : vers une (re)connaissance mutuelle ?

Longtemps réservée aux seuls « savants », la recherche académique en France s’ouvre depuis peu (2005) à d’autres acteurs de la société civile grâce à des appels d’offre publics dédiés. En effet, sous l’impulsion d’une organisation non gouvernementale (La Fondation Sciences Citoyennes) et d’un élu convaincu, une institution comme le Conseil Régional d’Ile de France a mis en place un appel annuel à projet partenarial entre chercheurs et acteurs associatifs : les Partenariats Institutions-Citoyens pour la Recherche et l’Innovation (PICRI). La Région de Bretagne a suivi l’exemple en mettant en place son propre appel d’offre [1].

Si le Québec a ouvert la voie en 1999 avec les Alliances Recherche Université-Communauté (ARUC) et a ainsi modifié la physionomie des laboratoires par un va-et-vient constant avec la société considérée comme partenaire, on peut se demander si une telle démarche peut trouver écho dans le paysage institutionnel et sociétal français.

La recherche publique française est fortement secouée depuis une à deux décennies par des injonctions à une ouverture au monde socio-économique. Mais le but le plus souvent recherché par les politiques successives – et auquel la communauté scientifique tente de résister – consiste principalement en une percée du monde marchand dans la recherche publique : elle devrait ainsi davantage se consacrer à des intérêts économiques particuliers tout en étant assignée à produire des biens publics au bénéfice de tous. L’intention de ces partenariats de recherche est autre. En favorisant une co-construction entre scientifiques et acteurs de la société civile, elle vise à introduire une nouvelle régulation de la recherche. Aux côtés de l’Etat, des intérêts marchands et de la communauté scientifique, la société pourrait faire valoir directement ses intérêts en participant au processus de recherche lui-même. De quoi s’agit-il ? Devenant partenaires, acteurs et chercheurs ont à définir une question commune issue des préoccupations et des connaissances des uns et des autres, puis une méthodologie de recherche qu’ils mettent en œuvre conjointement. Pour exemple, les membres d’une organisation agréée pour l’adoption internationale et des anthropologues de la famille se sont engagés ensemble dans ce processus afin d’identifier les impacts pour la famille et pour l’enfant des adoptions réalisées depuis une quinzaine d’années par l’ONG.

Mais à quelles conditions de tels partenariats peuvent-ils s’établir ? Acteurs et chercheurs n’ayant a priori ni les mêmes intérêts ni les mêmes connaissances de la réalité ou de la démarche scientifique, une réelle « co-production » est-elle possible ? Que signifie pour les scientifiques de partager un processus de connaissance avec des non-scientifiques ? Que signifie pour les acteurs de s’engager dans une démarche complexe éloignée de l’opérationnalité ?
Pour répondre à ces questions, un détour historique semble nécessaire pour comprendre comment le processus de production de connaissance scientifique en France peut rendre difficile le dialogue entre chercheurs et acteurs.

Dès la fin du XVIIème siècle, une nouvelle forme de compréhension du monde émerge : la rationalité. Il s’agit de connaître les choses, non plus par des ressemblances, des images ou des croyances, mais par des systèmes d’analyse comme la classification et la mesure. De cet ordre nouveau qui s’impose à l’Occident naîtront de nouveaux domaines de connaissance telles Lire la suite

Kempf : Poisson d’avril à la camomille

Le Monde, Hervé Kempf, le 4 avril 2009

Poisson d’avril à la camomille

Le poisson d’avril de l’année dure sept jours : commencé le 1er avril, il se prolonge jusqu’au 7. Il est si gros que personne ne semble encore s’être rendu compte que c’était une plaisanterie. Car sous le doux nom de « Semaine du développement durable », les bons maîtres qui font profession de nous gouverner prétendent répondre à la crise écologique. Enfin, crise écologique, c’est un gros mot, veuillez m’excuser.

Informons-nous auprès d’un ministère au long nom : le bon, le glorieux, l’excellent ministère de l’écologie, du développement durable, de l’énergie et de l’aménagement du territoire. Il hésite : écologie, ou développement durable ? Donc, selon lui, la semaine « a pour objectifs d’expliciter auprès du grand public la notion de développement durable ; d’inciter le grand public à adopter des comportements quotidiens favorables au développement durable ; d’apporter au grand public des solutions concrètes ; de valoriser le Grenelle de l’environnement et les mesures qui en sont issues« .

En fait, si l’on regarde attentivement les actions et discours rangés sous la bannière du développement durable, on constate : beaucoup de bonne volonté des citoyens (citoyens, pas « grand public ») ; une idéologie tendant à faire croire que le problème est une « consommation responsable » et non la logique même de la société de consommation ; l’évacuation des enjeux sociaux liés à la crise écologique ; et la promotion sordide de l’industrie nucléaire. « L’EPR et la voiture électrique sont les deux mamelles du développement durable« , écrivait en novembre 2008 Nicolas Baverez, un zélateur du capitalisme.

On saura gré à Nicolas Hulot d’avoir, avec prudence, mis les choses au clair à propos du développement durable : « J’ai parfois l’impression qu’il ne s’agit plus que d’une camomille mielleuse destinée à nous faire ingérer nos excès« , dit-il au site terra-economica.info. « Mielleuse » signifie « d’une douceur hypocrite ». On ne saurait mieux dire.

Résumons. Le développement durable a pour fonction d’envelopper la conscience écologique de plus en plus vive de nos concitoyens pour les empêcher de pousser la réflexion plus loin : à savoir que le mode de vie dans les pays les plus riches doit radicalement changer. Et que, dans un système capitaliste incapable d’exister sans gaspillage, la crise économique est malheureusement mais logiquement le moyen le plus efficace pour protéger l’environnement : ainsi, selon l’institut Point Carbon, les émissions de CO2 en Europe ont reculé de 6 %, en 2008, du fait de la récession.

Pour résoudre la crise écologique sans s’enliser dans la dépression, il ne faut pas de la camomille, mais Lire la suite

AMAP : La ruée sur les paniers qui sentent le frais

Sud-Ouest, Jean-Denis Renard, le 6 Avril 2009

AMAP. De plus en plus de groupes de consommateurs s’abonnent au système des paniers hebdomadaires auprès des maraîchers. La production locale a du mal à suivre

La ruée sur les paniers qui sentent le frais

La première est née en Provence, au tournant des années 2000. Il y en a plus de 800 en France aujourd’hui, selon Philippe Desbrosses, un des pionniers de l’agriculture biologique et des circuits courts de commercialisation (1). Les Amap, ou Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, connaissent un développement foudroyant qui n’oublie pas la région. En l’espace d’une demi-douzaine d’années, plus de 4 000 familles aquitaines ont adhéré à une Amap. Soit 12 000 consommateurs environ, qui ont pris l’initiative de s’agréger en petits groupes – il y a environ 80 Amap en Aquitaine – pour s’approvisionner principalement en fruits et légumes auprès de 250 producteurs locaux. Ceci sur la base d’un contrat de longue durée, et sans intermédiaires.

En est issu le système des paniers. Une fois par semaine, en général, les adhérents passent prendre leur panier de fruits ou de légumes (voire les deux) en un lieu de distribution donné. Ils ont déboursé à l’avance, en une ou plusieurs fois, le montant qui correspond à ce service. En face, un maraîcher du cru s’est engagé sur le volume, la variété des produits et leur qualité. La plupart du temps, tout le monde est content. Le consommateur, qui déguste des produits qui tendent vers le bio – mais ne le sont pas forcément – à des prix compétitifs, et des producteurs qui sont assurés d’un débouché.

« Je n’y trouve que des avantages. Je vends au prix de détail, à l’abri de la fluctuation des cours, les commandes me font de la trésorerie, je ne cueille que ce dont j’ai besoin et je n’attends pas des matinées entières comme sur les marchés », résume Grégory Hullot, un jeune maraîcher installé à Naujac-sur-Mer, dans le Médoc. Il fournit toute l’année trois groupes, à Villenave-d’Ornon, à Montalivet-les-Bains et à Lacanau, pour un total de 120 paniers de légumes de saison par semaine.

On sort du baba-bobo

Comme d’autres producteurs, celui-ci était présent hier à Belin-Béliet, en Gironde, où était organisée la cinquième rencontre des Amap d’Aquitaine. Où l’on pouvait se rendre compte que l’adhérent échappe à la typologie baba-bobo dans laquelle l’idée reçue voudrait la cantonner. « On est sur un profil d’employé ou de cadre, en milieu urbain et périurbain principalement. Viennent aujourd’hui des gens moins militants, en particulier de jeunes couples avec enfants. Mais on a aussi des gens sans gros revenus qui ont des convictions sur leur alimentation. Rendre ces circuits accessibles à des publics en état de précarité fait partie des enjeux pour l’avenir », analyse Frank Meymerit, coordinateur à la Fédération régionale des Civam (2) d’Aquitaine, dont le siège est à Pau.

Devenir nouvel adhérent Amap relève plus que jamais d’un acte de foi. « On a l’équivalent des deux tiers des adhérents en liste d’attente », note Gaëlle Bertonèche, qui anime le relais Amap Gironde. Il y avait neuf Amap dans le département il y a deux ans, on en dénombre 29 aujourd’hui, et 10 autres sont en gestation.

Mais on manque cruellement de maraîchers pour satisfaire une demande en croissance à deux ou trois chiffres.

Ceci s’explique pour partie par la démographie agricole. « Nous avons 1 400 actifs agricoles de moins par an en Aquitaine en l’espace de sept ans, soit la disparition silencieuse d’un Ford Blanquefort par an. Pour nous, il était stratégique de s’attaquer à la ceinture verte de Bordeaux. Il n’est pas possible d’y voir des maraîchers crever la dalle avec un million d’habitants à leurs portes », Lire la suite

Changement climatique en Midi-Pyrénées le 8 avril

projetdeterritoire.com, Communiqué, le 8 avril 2009

Changement climatique en Midi-Pyrénées, ARPE-Toulouse

L’Agence Régionale Pour l’Environnement de Midi-Pyrénées organise le 8 avril 2009 un séminaire consacré au changement climatique en Midi-Pyrénées. Quels sont les enjeux liés au réchauffement climatique dans la région ? Quelles données sont aujourd’hui disponibles pour caractériser les impacts du réchauffement sur la biodiversité, la production agricole, la ressource en eau ? Comment le climat est-il susceptible de continuer à évoluer dans le Sud-Ouest de la France, et quels secteurs économiques doivent prioritairement préparer leur adaptation ? C’est à ces questions que cette journée de travail, avec la participation d’Emmanuel LE ROY LADURIE, du glaciologue Pierre RENE et de Marc GILLET, directeur de l’ONERC.

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Gironde : un guide pour des manifestations responsables

projetdeterritoire.com, Annabelle Boutet, 1er avril 2009

Gironde : un guide pour des manifestations responsables

Signes du dynamisme des acteurs locaux, les manifestations culturelles, sportives ou professionnelles engendrent néanmoins souvent des impacts non négligeables sur l’environnement, du fait du regroupement de plusieurs milliers de personnes sur un espace réduit et pendant un temps restreint.

Après un an de travail collectif, de formation des acteurs, d’accompagnement et d’évaluation de manifestations locales, le conseil départemental des agendas 21 locaux de la Gironde*, l’association Meduli Nature et l’ADEME éditent un guide pour des manifestations responsables.

Destiné aux organisateurs de manifestations ce guide s’organise en quatre parties : les questions à se poser avant de se lancer dans une démarche responsable, des préconisations d’actions, des retours d’expériences et des ressources (contacts et documents). Les préconisations sont organisées en 7 catégories (communication et promotion ; politiques d’achats, de choix des équipements et de prestations ; transport et hébergement ; maîtrise des consommations et gestion des déchets ; sensibilisation et information au développement durable ; citoyenneté locale et solidarité ; bilan de la démarche responsable) et déclinées en 43 fiches actions. Chaque fiche précise les objectifs de l’action, ses conditions de mise en place, les services concernés, les partenaires, le coût, des indicateurs et son niveau de difficulté.

Pour aider les organisateurs de manifestations à mettre en pratique les recommandations du guide, le conseil départemental des agendas 21 propose, en mars et avril, cinq ateliers de sensibilisation aux éco-manifestations, Lire la suite