Jancovici, écolo nouveau genre

lejdd.fr, Soazig Quémener, le 28 Mars 2009

Jancovici, écolo nouveau genre

Jean-Marc Jancovici, polytechnicien, proche de Nicolas Hulot avec qui il rédiger le fameux Pacte écologique, sensibilise patrons et politiques, jusqu’à Nicolas Sarkozy, à l’urgence du développement durable. Avec un style rentre-dedans. Un tiers des entreprises du CAC 40 ont déjà fait appel à ce consultant de 46 ans, inventeur du bilan carbone, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

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Jean-Marc Jancovici: Les dates-clés

Regard d’airain, cravate bariolée et mèche indocile à la Harrison Ford, Jean-Marc Jancovici aurait pu devenir patron de Vodaphone Europe ou même de la Société Générale. Comme ses camarades de la promo 1981 de la prestigieuse Ecole polytechnique, il causerait aujourd’hui stock-options et parachutes dorés. Oui mais voilà, sous ce visage de premier de la classe se cache l’un des plus brillants cerveaux verts de France. L’une des trois personnes que Nicolas Sarkozy convie à sa table lorsqu’il faut préparer la conférence de l’ONU sur les changements climatiques en décembre prochain.

Un tiers des entreprises du CAC 40 ont déjà fait appel à ce consultant âgé de 46 ans, fils d’un physicien et d’une documentaliste, inventeur du bilan carbone, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Au tableau de chasse de cet homme qui donne une centaine de conférences par an, Veolia, Bouygues, Unibail, et plusieurs entités de LVMH. Activité qu’il étend sur Internet en animant manicore.com, un site tentaculaire fort de ses 3 000 visiteurs quotidiens.

Galaxie Hulot

« C’est sûr, il n’a pas le profil de l’écolo traditionnel, protestataire de gauche avec un système pileux hors de contrôle et un pull jacquard tricoté par maman », sourit Ronald Blunden, directeur de la communication d’Hachette Livres. Ces deux-là se sont croisés dans la galaxie Hulot. Membres de ce premier cercle qui soutient l’animateur de TF1 dans son intense activité de lobbying vert. Blunden, à l’époque chez Calmann-Lévy, a publié en 2004 Le Syndrome du Titanic, livre-manifeste du visionnaire de Saint-Lunaire. Membre actif depuis 2000 du comité de veille de la Fondation Nicolas Hulot, Jancovici a été l’un des rédacteurs du fameux Pacte écologique. Le texte qui a donné le ton des premiers mois de la campagne présidentielle de 2007 et largement inspiré le Grenelle de l’Environnement.

« Il a pour moi l’une des vues sur le sujet les plus justes et les plus complètes de France et même au-delà », assure son ami Jean-Louis Caffier, rédacteur en chef à LCI, notamment en charge des sciences et de l’environnement. « Quand il est entré chez nous, il était connu dans les milieux intéressés par la problématique, ajoute Cécile Ostria, directrice de la Fondation Nicolas Hulot. Il s’est ensuite imposé grâce à ses capacités de communication. »

Un vulgarisateur à qui l’amour des chiffres et de leur analyse ainsi qu’un inimitable ton de père Fouettard ont ouvert très grandes les portes de l’arène médiatique. Le discours de Jean-Marc Jancovici sonne en effet péniblement aux oreilles: soit, graphiques d’évolution de la production à l’appui, l’épuisement du pétrole est programmé; soit le charbon rejette trop de CO2 pour pouvoir être envisagé comme une énergie de repli… Jancovici n’est-il pas un oiseau de mauvais augure? « Non, à présent, nous comprenons collectivement que nous sommes à l’origine d’un changement mais nous avons une grande difficulté à appréhender ce que cela signifie », scande celui qui admet lui-même avoir mis plusieurs années à comprendre l’ampleur du défi.

« Un discours très radical »

Dans son dernier livre, C’est maintenant! Trois Ans pour sauver le monde (Seuil), écrit avec l’économiste Alain Grandjean, il annonce rien de moins qu’une « tempête d’une brutalité inouïe » si les hommes ne réajustent pas leur mode de vie. « Il est probable que rarement dans l’histoire de l’humanité nous aurons disposé d’une telle quantité d’informations sur un désastre à venir. » L’élévation des températures moyennes du globe, et son corollaire, la montée des océans, n’est plus un secret pour personne. Jean-Marc Jancovici, lui, fait entrer l’urgence dans les esprits: « Nous avons tous en tête l’image de la marée qui monte doucement. Au moment où l’eau va commencer à me lécher le gros orteil, je déplace la serviette, et le problème est réglé. Mais il faut remplacer la serviette par des ports, des centrales électriques, des villes. La mer ne va pas monter de manière continue mais va nous jouer des tours comme à La Nouvelle-Orléans. » Sonnez, trompettes de l’Apocalypse !

« Il tient, c’est vrai, un discours très radical, reconnaît Cécile Ostria, mais il fait cela pour interpeller. Cette brutalité intrigue, suscite la curiosité et l’attention. A la Fondation, nous n’avons pas forcément la même manière d’exprimer les choses, nous essayons de ne pas décourager le public. » Un refus des concessions qui atteint son paroxysme lorsqu’il évoque les relais d’opinion de notre société. « On peut être agacé par la persévérance de leur ignorance », lâche-t-il en visant, pèle-mêle, « élus, décideurs économiques et journalistes ». Journalistes « ignares » ou « nuls », selon l’inspiration du moment, mais peut-être pas irrécupérables puisqu’il organise avec Jean-Louis Caffier tous les ans à leur intention une session de formation intensive au pied du mont Blanc, les désormais fameux Entretiens de Combloux.
Des stars de l’info comme « élèves »

Ski le matin, énergie et climat l’après-midi. Parmi les participants des éditions passées, quelques stars de l’info comme Catherine Laborde, Audrey Pulvar et Christine Kelly. Mais impossible de prendre Jancovici en flagrant délit de « fayotage ». « Pujadas aussi est venu, mais de manière trop brève pour qu’il en retire quelque chose », assène-t-il, en se consolant avec la participation de la directrice pédagogique de l’Ecole de journalistes de Lille: « Elle va former les générations futures. » Le consultant à la cravate jaune est reçu sous les ors de l’Elysée. Certains s’en griseraient, lui n’hésite pas à balancer: « Nicolas Sarkozy ne semble toujours pas avoir compris que la croissance dans un environnement dégradé, cela n’existe pas. »
« Jancovici sait qu’il faut reconsidérer ce monde bâti sur une énergie abondante et pas chère. Alors, avec la rigueur du polytechnicien et l’enthousiasme de l’adolescent qui le caractérisent, il considère que l’on est en train de dormir », explique Jean-Louis Caffier. Une intransigeance qu’il s’applique à lui-même. Jean-Marc Jancovici n’a pas mis les pieds dans un avion depuis plus de dix ans. « Il a participé à la conférence de l’ONU sur le changement climatique en Pologne, mais il s’y est rendu en train. Et il ne serait jamais allé à Bali », note-t-on à la Fondation Nicolas Hulot. L’intéressé qui réside en banlieue parisienne, « à 300 mètres du RER » n’est pas non plus un intégriste. Sa femme possède une voiture, et ce père de deux filles accepterait de reprendre l’avion « à condition que l’intérêt du déplacement soit plus important que le préjudice environnemental ».

 

Après Kyoto : Et si Copenhague échouait

developpementdurablelejournal.com, Pierre Magnetto, 3 avril 2009

Après Kyoto : Et si Copenhague échouait

L’hypothèse d’un échec du sommet de Copenhague qui en décembre devrait permettre à la communauté internationale de sceller un accord pour l’après-Protocole de Kyoto n’est pas exclue, en tout cas pas en France où le gouvernement pourrait instaurer une taxe carbone aux frontières en absence d’accord.

Et si Copenhague s‘achevait sur un échec ? Le risque de voir échouer la conférence internationale sur le climat qui se déroule au mois de décembre au Danemark n’est pas une hypothèse complètement exclue pour le gouvernement français. Mardi, Chantal Jouanno a indiqué que si tel était le cas, « il n’y aurait pas d’autre solution pour compenser le différentiel de compétitivité que d’établir une taxe carbone aux frontières ». La secrétaire d’Etat à l’écologie faisait bien entendu la comparaison entre les entreprises qui seraient soumises à des réductions d’émission des gaz à effet de serre en France ou dans l’Union européenne, et celles domiciliées dans des pays qui ne s’engageraient pas sur des objectifs similaires.
Depuis les conclusions des travaux du GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) qui désignaient les activités humaines comme cause principale du réchauffement climatique, processus jugé irréversible si rien ne change, les discussions internationales vont bon train. A Accra au Ghana en juillet dernier, puis à Poznan en décembre, les dirigeants de la planète ont tenté de préparer le terrain. L’enjeu est simple, il s’agit de conclure un accord international qui entrera en application lorsque s’achèvera le Protocole de Kyoto en 2012. Mais les moyens d’y parvenir semblent bien plus compliqués.

Le vent nouveau de l’Amérique

L’élection de Barak Obama à la présidence des Etats-unis le 6 novembre dernier a fait souffler un vent nouveau sur la planète climat, le 44e président des USA ayant promis d’engager son pays dans une politique énergétique et environnementale radicalement opposée à celle de son prédécesseur. De leur côté, en décembre, les Européens ont dit oui au Paquet climat proposé par la présidence française de l’Union européenne, validant ainsi la stratégie du trois fois vingt qui fixe trois objectifs à 2020 : augmenter de 20% l’efficacité énergétique dans l’espace européen, augmenter de 20% la production d’énergies renouvelables et réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, ce dernier objectif pouvant être porté à 30% si les autres pays présents à Copenhague s’engagent aussi.
Début mars, le commissaire européen en charge de l’environnement, Stravos Dimas a enfoncé le clou. « Copenhague est la dernière opportunité pour le monde de faire cesser le changement climatique avant d’atteindre le point de non retour », a-t-il déclaré. « Conclure un accord est non seulement possible, mais c’est impératif et nous allons conclure » a-t-il ajouté optimiste, précisant qu’un consensus pourrait être trouvé « si nos partenaires des pays industrialisés s’engagent à faire des efforts comparables, et si les pays en développement sont d’accord pour prendre des mesures en accord avec leurs capacités ».Pourtant, le doute semble s’être emparé du gouvernement français et les raisons ne manquent pas.

La place des pays émergents

Barak Obama qui a fait sa première véritable sortie internationale hier et avant-hier à Londres, n’a pas encore pris d’engagement concret en matière de réchauffement climatique, si ce n’est, fin janvier, celui de réduire les émissions de GES des véhicules aux Etats-Unis. Mais à l’échelle planétaire, il a simplement Lire la suite

Aquitaine : Le bio dans les industries agroalimentaires

CRCI Aquitaine, Situation Aquitaine n° 70, Janvier 2009

Le bio dans les industries agroalimentaires 

Premier employeur industriel régional en 2007, l’industrie agro-alimentaire emploie  29 750 salariés dans plus de 4 250 entreprises.

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Greenpeace France : La double vie de Robert Lion

terra-economica.com, Emmanuelle Walter, Léa Crespi, le 30/03/2009

La double vie de Robert Lion

Cet ancien inspecteur des Finances et ex-patron de la Caisse des dépôts et consignations a été élu en novembre président de Greenpeace France. Un revirement ? Plutôt une voie parallèle, patiemment construite, qui fait cependant grincer quelques dents.

Katia Kanas est une authentique « eco-warrior ». A tout juste 15 ans, en 1977, elle traquait les chasseurs de baleines et cofondait Greenpeace France. Le 22 novembre dernier, la guerrière a quitté son poste de présidente du conseil d’administration de l’ONG et c’est un tout autre profil qui la remplace : Robert Lion, 74 ans, énarque distingué issu du corps prestigieux de l’Inspection des finances et reconverti dans l’environnement. « Le monde et Greenpeace changent à tel point qu’un jour, un Robert Lion embarque avec Greenpeace, note Katia Kanas sur un forum Internet. Je ne sais pas ce que ça donnera, mais je trouve que c’est en soi une rencontre extraordinaire, si improbable, porteuse de tant de surprises. Bref, je trouve ça rigolo. » Le calme et courtois Robert Lion était jusqu’alors président d’ONG plus confidentielles : Agrisud international, qui soutient la création de petites entreprises en Afrique et en Asie, et Energy 21, qui sensibilise au développemet durable.

Sans doute, cet ex-grand commis de l’Etat espérait, via Greenpeace, donner une visibilité plus importante à sa deuxième vie, celle de militant écologiste entamée en 1992. Un rapprochement « rigolo » ? Etonnant. Même pour lui. « Je n’ai pas eu l’unanimité lors de l’élection et c’est normal. Si j’avais été un militant de base, membre de l’assemblée statutaire, je ne suis pas sûr que j’aurais voté pour moi. Je me serais méfié ! » Mais de remous, il n’y en eut point, ou si peu. Seuls 2 adhérents sur 117 000 ont rendu leur carte. « Un énarque ? Oui, bon et alors ?, s’agace une salariée de l’ONG. Il y a de tout chez nous. Des chefs d’entreprise, des militants très militants, des journalistes, notre directeur qui a travaillé dans la finance… Où est la révolution ? »

Un CV à deux colonnes

Attention, Robert Lion n’est pas le nouveau chef de Greenpeace France. Le patron, le vrai, c’est le directeur général, Pascal Husting. Le président du conseil d’administration, lui, joue le rôle d’interface entre les instances internationales et la branche française. Un Big brother bienveillant, en somme. Comment Robert Lion et Greenpeace ont-ils fusionné ? « Nous avons rencontré Robert pendant le Grenelle de l’environnement en 2007, raconte François Veillerette, qui fut aussi président de l’ONG. Il était là au nom d’Agrisud international. Il avait une écoute, une hauteur de vue, des compétences économiques et une certaine surface. » Pascal Husting, lui, loue « sa grande connaissance des institutions et des entreprises ».

Tout pour énerver le journaliste et militant Fabrice Nicolino, ex-membre de l’assemblée statutaire de Greenpeace et partisan d’une écologie radicale. Son blog d’écorché vif fut le lieu d’une passionnante discussion sur Robert Lion (1). Pour lui, « la stratégie de Greenpeace et de l’ensemble du mouvement écologiste français consiste à se rapprocher des pouvoirs publics et économiques pour peser davantage. Je pense qu’il faut faire exactement le contraire. » Deux proches de la direction de l’ONG regrettent cette élection : « ça donne l’impression que Greenpeace s’institutionnalise, ce qui est faux. L’association est rigoureusement indépendante, ne bénéficie d’aucune aide d’Etat. C’est un message erroné qui est envoyé vers l’extérieur. » Lire la suite

La sobriété heureuse de Pierre Rabhi

lavie.fr, Olivier Nouaillas, le 2 avril 2009

La sobriété heureuse de Pierre Rabhi

Depuis 1963, dans sa ferme ardéchoise, cet écolo atypique démontre que l’être est plus important que l’avoir.

Pour rencontrer Pierre Rabhi, il faut d’abord ralentir. Oublier les trois heures de TGV à 300 km/h pour aller à Montélimar, l’heure de voiture à 70 km/h sur les routes qui montent dans les monts d’Ardèche, puis, après le village de Lablachère, le trajet à 20 km/h sur un chemin caillouteux et escarpé qui dessert sa ferme de Montchamp. Une belle bâtisse en pierre, dans un paysage magnifique et aride, avec, au fond, la ligne bleue des Cévennes et sur le pas de la porte, pieds nus dans des san­dales malgré le froid hivernal de cette journée ensoleillée, Pierre Rabhi.

Curieux petit homme – « à peine 1,60 m et 50 kg tout mouillé », se décrit-il avec humour – qui vit la plupart du temps retiré du monde, mais dont les thèses aujourd’hui sont débattues, bien au-delà des seuls milieux écologistes. Ses conférences, une cinquantaine par an, aux quatre coins de la France, remplissent des salles par le seul bouche-à-oreille, et la presse, intriguée par le succès de cet écologiste atypique qui parle aussi bien de spiritualité, de jardinage bio que d’insurrection des consciences, multiplie les qualificatifs énigmatiques : « prophète terrien » (Le Nouvel Observateur), « apôtre de l’écologie » (Témoignage chrétien), « jardinier planétaire » (Télérama), « jardinier des ­consciences » (La Croix). À La Vie même, sa présence lors de la dernière université d’été de notre association de lecteurs, à Strasbourg, en juillet 2008, avait attiré la foule des grands jours. À ma gauche, René Valette, ancien président du CCFD et militant passionné de la notion de « développement durable et humain ». À ma droite, Pierre Rabhi, étiqueté partisan de « la décroissance », presque une provocation en ces temps de récession imposée. Et voilà nos deux hommes, encouragés par nos lecteurs, de tomber presque d’accord sur une synthèse hardie : la sobriété heureuse… Quèsaco ?

« C’est la recherche de la modération dans une société globalisée fondée, elle, sur l’avidité, répond-il dans sa ferme de Montchamp. Aujourd’hui encore, en pleine crise économique, on s’acharne à perfuser des milliards pour faire croire que seule la consommation peut sauver le monde. C’est un leurre. Depuis des années, nous avons fondé notre système économique sur des principes erronés : l’“avoir” plus que l’“être”, l’accumulation de biens plus que le partage avec les hommes. Alors que les besoins naturels de la majorité des habitants de la planète ne sont pas satisfaits – se vêtir, se nourrir, se loger –, une minorité a érigé son mode de vie – le luxe, le gaspillage, le superflu – en un idéal de société. Ce “modèle” occidental, dont le capitalisme n’est que l’émanation, est tout simplement impossible à atteindre. Si nous nous mettions tous à consommer comme les Américains, il faudrait six à sept planètes ! » Et de développer ce qui est le thème du livre qu’il est train d’écrire : « La sobriété, c’est d’abord un état intérieur. Moi, ici, en Ardèche, je suis heureux de ne pas être possédé par les choses que je possède. »

Tout a commencé sur ces terres caillouteuses, en 1963, bien avant la vogue du retour à la terre : « Le Crédit agricole ne voulait même pas me prêter les 15 000 F nécessaires à l’achat de cette vieille bâtisse. “C’est pour vous empêcher de courir au suicide”, me disait-il. Il n’y avait ni eau, ni électricité. Avec Michèle, ma femme, nous avons tout construit de nos propres mains, en élevant cinq enfants.» Lui, l’ancien enfant du bled du Sud algérien, devenu ouvrier dans une usine de machines agri­coles de la banlieue parisienne, s’est découvert paysan. « Avant de venir ici, je n’avais jamais entendu parler d’écologie. C’est en évaluant le biotope Lire la suite