Bègles le 3 avril « L’homme a-t-il perdu le lien avec la nature ? »

UNIVERSITE POPULAIRE DE L’ENVIRONNEMENT

L’Université nomade d’Aquitaine

Dans le cadre du Campus solidaire et de l’Agenda 21 de Bègles

 « CONFERENCE-DEBAT »

L’homme a-t-il perdu le lien avec la nature ?

Vendredi 3 avril à 20h30

Cinéma « Le Festival » à Bègles

(tram station les Terres neuves)

Catherine Thomas – Enseignante-chercheuse en Océanographie

Charlie Grandjeat – Enseignant-chercheur en Littérature nord-américaine

Martine Alcorta – Enseignante-chercheuse en Psychologie

Dominique Prost – Enseignante-chercheuse en Géographie

Animation du débat – Michel Lesbats

Ouvert à tous – Entrée libre et gratuite

Organisation : Maison de la nature et de l’environnement (MNE) Bordeaux-Aquitaine https://mneaquitaine.wordpress.com/, renseignements mnebxaquitaine@aol.com en partenariat avec la ville de Bègles, renseignements developpement.durable@mairie-begles.fr

A un moment de l’histoire où l’on parle de plus en plus de « crise écologique », où nous sommes confrontés à une perte de sens. Il nous semble intéressant d’organiser un débat public autour du thème de la relation entre l’homme et la nature.

A partir de leurs expériences personnelles et professionnelles les intervenants, avec des propos accessibles à tous, nous feront partager leurs perceptions de l’évolution de cette relation entre l’homme et la nature.

Puis nous échangerons avec eux sur ce thème, par exemple :

–       Certains d’entre nous, amoureux de l’environnement, marcheurs, jardiniers, ruraux d’origine… n’ont-ils pas su préserver ce lien avec la nature ?

–       Plutôt que d’être perdu, celui-ci n’a-t-il pas plutôt évolué ?

–       Faut-il le réinventer, ou serait-il devenu superflu ?

–       Comment concrètement un habitant de l’agglomération bordelaise peut-il agir aujourd’hui pour retrouver ce lien ?

L’HOMME ET LA NATURE

Pour les Aborigènes d’Australie, la terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre. Vivre en harmonie avec l’environnement naturel et les lois de la nature, c’est encore le quotidien de quelques peuples premiers.  

Il n’existe pas dans leur relation au monde, de différenciation entre l’espèce humaine et la nature. Simplement parce que la nature, c’est-à-dire les éléments naturels, les espèces animales et végétales, font parties d’une certaine façon de leur famille. C’est avec tout ces éléments de parenté qu’il leur faut « négocier » pour pouvoir se nourrir, boire, utiliser le bois pour faire le feu…

Plutôt que d’harmonie il faudrait parler d’équilibre dynamique : écologiquement, un territoire donné ne peut pas porter plus d’individus que ne le permettent ses ressources. Nos ancêtres chasseurs cueilleurs européens partageaient cette culture.  

L’anthropologue Tim Ingold oppose notre approche technologique sur le monde (on agit sur l’environnement, on le transforme, par l’agriculture, la construction, l’étude scientifique) à la vision cosmologique où les gens se sentent dans l’environnement et non au dessus, à côté ou contre lui. 

La crise écologique questionne notre relation à la nature, quasi inexistante au point que la nature est surtout devenue objet d’échanges commerciaux. Nous avons perdu la perception de notre interdépendance. L’homme occidental se vit comme séparé de la nature. Il ne sait plus comment sont produits les aliments qu’il mange, l’eau qu’il boit, l’énergie qu’il consomme. Il ne connaît pas non plus l’impact de la production des biens qu’il consomme, ni des déchets qu’il produit. Comme quelqu’un qui se serait séparé de son propre corps, il a de plus en plus de mal à se rendre compte que son mode de vie a un impact sur sa santé. 

Nous avons progressivement évolué pour aboutir à une situation où nous vivons séparés du reste du vivant. Espèce la plus évoluée, l’homo-sapiens a pris le pouvoir sur toutes les autres et est en train de les détruire. Nous aboutissons à la 6ème crise d’extinction des espèces et à la destruction de notre écosystème, sans lequel aucune civilisation, aussi développée soit-elle ne peut survivre. 

Une autre lecture conteste cette idée de rupture ou de perte du lien avec la nature. Nous serions plutôt sur une recomposition permanente liée aux contextes historiques et culturels, où les sociétés construisent et reconstruisent sans cesse leur rapport avec elle. Culture et nature étant indissociables. 

Il y a eu deux ruptures importantes au XX° siècle : 

– la disparition du monde rural traditionnel et donc d’un certain rapport de proximité à la nature

– la crise de la modernité en Occident qui remet en cause l’idée d’un homme maître et possesseur de la nature et d’un dualisme nature-culture.

Aujourd’hui dans le contexte de la crise écologique, nous sommes face au défi de reconstruire un rapport à la nature. Dans une société où 80% de la population est urbaine, c’est là que devra se construire ce nouveau rapport, dans une articulation culture et nature, à travers d’échanges citoyens, d’expérimentations, de pratiques innovantes…  

Source principale : http://www.nature-humaine.fr

CAMPUS SOLIDAIRE, BEGLES, 2008

PROJET D’UNIVERSITE LIBRE

Le malaise dans la civilisation au 21ème siècle

Le monde contemporain change, encore et toujours. Les idéologies politiques se transforment, les valeurs mutent, les oppositions se déplacent, générant des défis inédits dans l’histoire de l’humanité. Le temps lui-même semble s’accélérer sous le poids de la mondialisation. Le siècle qui s’ouvre n’offre plus les repères qui valaient pour comprendre le 20° siècle.

Un constat s’impose : celui d’une contradiction ressentie par chacun, toujours plus. D’un côté, des moyens technologiques envahissants notre quotidien, facilitant tout effort, rendant tout possible, une sollicitation permanente devant un océan d’information, une consommation ininterrompue, une demande constante de satisfaction. De l’autre, l’impression d’une tension sociale générale, une précarisation de l’existence, un sentiment de solitude, une perte de repère devant l’énigme de l’existence. Réduction maximale des risques propres à la vie d’un côté, sentiment d’insécurité permanente de l’autre. Dès lors, il y a bien un mal-vivre paradoxal propre à nos sociétés modernes.   

Cette nouveauté de la modernité et l’urgence de ses enjeux nous poussent à en comprendre la pleine complexité. Penser cette mutation est une nécessité pour chacun, dans son travail, dans son lien social, dans son espace de vie, dans son intimité. Pour en saisir les mécanismes, pour y apporter des réponses, le Campus solidaire de Bègles propose de créer une université de tous les savoirs, ouverte pour qui en a le désir, où viendront témoigner de leur expérience, de leur pratique, de leur interrogation des chercheurs, des scientifiques, des psychanalystes, des …

Le campus Solidaire est une expérience inédite par sa forme qui se veut ouverte à une participation active du public sous forme de petits groupes de travail. Un travail préparatoire pour chaque thématique et diverses manifestations seront reliées à ce Campus.

La première manifestation du Campus solidaire aira lieu le samedi 21 mars à 18h00 à l’Amphithéatre de la Croix rouge aux Terres neuves à Bègles sur le thème « Si les adolescents sont notre avenir, alors que leur dire »

 

 

 

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