Attac Anglet 26 mars : Justice sociale et crise écologique

lejpb.com, Claire Deruy / présidente d’Attac Pays Basque, le 24 mars 2009

Agir à toutes les échelles pour sortir de la crise globale actuelle !

Pour Attac (Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens), la crise actuelle est une crise globale financière, économique et sociale mais aussi écologique et alimentaire ; elle se déploie à toutes les échelles, locale, nationale, européenne et mondiale ; il est donc vain de prétendre trouver des solutions uniquement à une de ces crises ou à un seul échelon.

C’est pour montrer l’interdépendance des crises et donc des solutions que Attac Pays Basque a programmé le jeudi 26 mars à 20 heures à la Maison pour Tous d’Anglet une conférence intitulée Justice sociale et crise écologique : quelles solutions pour l’Union Européenne ? et qu’elle participera aussi le samedi 28 mars à 10 h 30 autour des halles de Bayonne à la journée internationale de protestation contre le G20 décidée par le Forum social mondial.

Dans la conférence du jeudi, Geneviève Azam, enseignante-chercheuse en économie solidaire à l’Université de Toulouse et membre du conseil scientifique d’Attac France, montrera que les solutions à la crise écologique ne se feront pas au détriment de la Justice sociale ! En effet, l’Union Européenne, si elle veut faire face à la crise écologique, devra non seulement remettre en cause l’économie productiviste mais aussi la mise en concurrence sociale des peuples que le principe de «concurrence libre et non faussée» provoque. Au nom de ce principe, les salaires, les conditions de travail, les prestations sociales et les services publics sont revus constamment à la baisse tandis que la surexploitation des ressources naturelles, l’emploi de produits chimiques et les transports délirants des marchandises entre site de production et de consommation se poursuivent.

Geneviève Azam insistera sur la nécessité d’en finir avec une société de consommation, forcément soutenue par l’endettement des ménages puisque le pourvoir d’achat est en berne ; on doit fonder une société de consommations collectives, par exemple en remettant en cause le tout-voiture au profit d’une ambitieuse politique de transport collectif ; elle interrogera aussi les illusions de la «croissance verte» qui laisse intact le mythe productiviste et proposera de véritables politiques alternatives à l’échelle européenne, en insistant sur la nécessité de relocaliser réellement l’économie afin que les citoyens se réapproprient les conditions et les choix de production.

Le samedi 28, c’est de l’échelle mondiale dont il sera question lors de la manifestation contre le G20 ; mais chacun a pu hélas voir les conséquences locales de la crise financière mondiale ; la crise économique, sociale, écologique, Lire la suite

Les jolies «écolonies» de vacances

lefigaro.fr, Fabienne Broucaret, 23 mars 2009

Les jolies «écolonies» de vacances

Construire une pompe à eau solaire, observer la faune et la flore, visiter un parc éolien… Voilà à quoi s’amusent les enfants lors de colos «écolos».

Chaque année, 5 millions de jeunes partent en colonie de vacances, à la montagne ou à la mer. Ceux confrontés toute l’année à un monde de bitume et de béton, découvrent alors la beauté d’un coucher de soleil, s’émerveillent devant des dauphins et font du sport en pleine nature. L’occasion rêvée de les familiariser à l’éco­logie. De plus en plus d’organismes proposent des colonies thématisées autour de la protection de l’environnement. «On leur apprend à mieux connaître la nature et à devenir plus sensibles à sa sauvegarde, explique Isabelle Cauchois, responsable pédagogique chez Telligo, spécialiste des séjours scientifiques. Ils prennent conscience des conséquences de l’activité humaine, sans catastrophisme ni culpabilisation.» Bref, des vacances éducatives, avec les premiers gestes écocitoyens.

6-10 ans : découverte du littoral et des fonds marins

Votre bambin part sans vous pour la première fois ? Choisissez un séjour court. Organisée par ­Vacances pour tous, la colonie Moussaillons jettera l’ancre à ­Préfailles, petite station balnéaire de Loire-Atlantique, du 17 au 21 août (268 € sans le transport). À la plage, les enfants s’initieront à la voile et fabriqueront des cerfs­volants. Ils collecteront aussi les déchets laissés en bord de mer pour les transformer en créations artistiques. Dans le même esprit, l’association Sous la Lune, organisatrice de sept «écolonies» par an pour les plus de 8 ans, propose un séjour sur le thème des «Trésors de la mer», du 18 au 25 juillet (530 € sans le transport). «À Plouegat, en Bretagne, une biologiste marine aidera les enfants à observer la richesse de la mer, explique Marina d’Huart, fondatrice de l’association. L’idée, c’est surtout de les amener à se poser des questions. À cet âge-là, ils sont très curieux.» Autres sorties : la visite d’une station d’épuration et le nettoyage d’une plage. Si votre enfant rêve de voir phoques et dauphins, direction Landivisiau (Finistère). Telligo y organise, pour les 8-10 ans, une colonie baptisée «Nos amis de l’Océan» du 5 au 13 juillet (629 € sans le transport). Les enfants seront conduits en baie de Morlaix. Aux abords d’une petite île, ils enfileront combinaison légère, masque, palmes et tuba et, dûment encadrés, se jetteront à l’eau pour observer ce qu’ils ont autour des pieds. Ils mettront ensuite le cap sur l’île de Béniguet pour apercevoir des phoques gris et quelques-uns des 40 dauphins qui y ont élu domicile. Enfin, visite de l’Océanopolis de Brest. «Les enfants reproduiront un mini­écosystème aquatique en fabriquant un aquarium ou en créant la maquette d’un fond marin», précise Isabelle Cauchois.

10-14 ans : sports et énergies renouvelables

Ouverte depuis cinq ans, l’école Nicolas-Hulot s’est implantée en plein cœur du parc animalier et botanique de Branféré, dans le Morbihan. Si les colos 100 % écolos sont déjà complètes, les ados peuvent encore s’inscrire au séjour «Sport et nature» (475 € sans transport). Du 9 au 15 août, ils découvriront des activités de plein air – canoë, via ferrata ou encore randonnée – tout en respectant l’environnement. L’UCPA joue aussi la carte du sport pour initier les ados à l’écologie. «La pratique sportive permet de mieux connaître la nature et de se rendre compte de sa fragilité», indique Serge Schmidt, responsable des séjours «Littoral» et à l’origine du programme «Planète grandeur nature» (à partir de 380 € sans le transport). Pendant une semaine, entre le 28 juin et le 23 août, les jeunes s’initieront à l’écosystème dunaire et forestier des Landes girondines avec des guides de l’Office national des forêts (ONF). L’écocitoyenneté sera aussi ­abordée au travers de travaux manuels : fabrication d’un composteur, d’un four solaire, d’une éolienne, mais aussi de cabanes qui serviront au bivouac et à l’observation nocturne des animaux. Pour ceux qui préfèrent partir quinze jours, Okaya pro­pose «Préservons la planète», Lire la suite