Projet d’AMAP à Blaye : réunion publique le jeudi 19

Sud-Ouest, le 18 Mars 2009

CONSOMMATION. Les Amap séduisent de plus en plus de monde. Demain, Blaye pourrait avoir la sienne

Manger sain et bon marché au fil des saisons

Dans les Amap, la vente se fait directement du producteur au consommateur, qui vient chercher ses légumes de façon régulière.

De la terre à l’assiette : tel est le sujet de la réunion publique qui se tiendra salle Liverneuf demain jeudi à 20 h 30. Une réunion qui devrait déboucher sur la création à Blaye d’une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) Un titre qui indique également bien ce qui constitue le principe des Amap.

L’idée est née il y a quelques mois en Blayais. Tassadit Frappé, bientôt suivie par Virginie Fruchet et Jacqueline Zolla, ont décidé d’appeler cette nouvelle Amap « Au fil des saisons ». Elles sont en relation avec des producteurs de Saint-Ciers-de-Canesse, les établissements Dalongeville, qui sont d’ailleurs déjà connus sur le marché de Blaye où ils viennent régulièrement.

Ils seront présents à la réunion de jeudi et répondront aux questions. « Logiquement, pour bien fonctionner, nous devrions être une trentaine d’adhérents », précise Tassadit Frappé.

Triple intérêt

Edmée Neboit, conseillère municipale de la ville, adhère depuis un an à une Amap de Berson. L’intérêt pour elle est triple : « Il s’agit de manger sain car le producteur est en bio, d’acheter des produits de la région, ce qui évite les pollutions des transports et enfin, de ne pas utiliser d’emballages inutiles. »

Pour Edmée Neboit, appartenir à une Amap, c’est être un « consomm’acteur ». « C’est un engagement citoyen. Non seulement écologique puisque les produits sont sans pesticides, sans engrais, que nous évitons ainsi les transports de denrées et les emballages, mais aussi nous nous engageons vis-à-vis du producteur, nous sommes solidaires. » En effet, dans une Amap, les adhérents payent à l’avance le producteur, elle est donc d’abord basée sur une solidarité économique avec celui-ci.

Consommer autrement

Adhérer à une Amap, c’est également choisir une autre façon de s’alimenter. Et manger bio n’est pas forcément plus cher. Souvent, ce sont les coûts de transport qui entrent dans le prix final et se nourrir avec des produits de saison, c’est adapter ses menus aux denrées. « C’est vrai que les légumes par exemple en hiver sont peu variés. Mais cela rend inventif : on essaie de nouvelles recettes » souligne Edmée Neboit.

Autre aspect que l’adhérente aime dans l’Amap : « On y trouve un véritable lien social. Tant au niveau des rapports avec le producteur qu’entre les membres ». Se retrouver chaque semaine pour récupérer les légumes, échanger des recettes crée des liens. 

Qu’est-ce qu’une Amap ?

Une Amap est une association qui définit les termes d’un contrat annuel entre un producteur et des acheteurs. Ceux-ci s’engagent à acheter et à payer d’avance le producteur pour recevoir de façon régulière un panier de produits frais, de saison, cultivés, ou élevés pour les volailles et viandes, sans produits chimiques. Pas d’herbicides ni de pesticides pour les légumes ou les vergers par exemple. Des fruits disponibles selon leur maturité, de saison. Les cultures sont en principe labellisées « bio ». C’est pourquoi les produits livrés ne sont que des produits de saison ?

Les consommateurs sont assurés d’avoir des produits dont ils connaissent la provenance, à la traçabilité garantie.

D’un autre côté, l’achat garanti par le contrat, assure à l’agriculteur un revenu sûr et lui permet d’acheter des fournitures, comme les semences, sans s’endetter.

C’est pourquoi lors de la constitution d’une Amap, il faut connaître au départ, pour établir le contrat, le nombre d’adhérents.

Ainsi la réunion du jeudi définira le nombre d’adhérents. Une dizaine de pré-inscrits seront sans doute rejoints par des personnes présentes à la réunion et le bureau de l’Amap sera définitivement formé après cette réunion. Il ne s’agit pas vraiment d’un engagement définitif mais il constituera une base pour créer l’Amap « au fil des saisons ».

Il existe déjà trois Amap en Haute Gironde : à Saint-André-de-Cubzac, Berson et Prignac-et-Marcamps. Chacune d’entre elles a une liste d’attente.

En France, le nombre d’Amap double tous les six mois depuis trois ans.

 

 

2 Réponses

  1. Bonjour,

    Je suis intéressée par l’AMAP de Blaye mais je viens juste de lire l’information. Y a-t-il un moyen de les contacter: téléphone / mail….
    Cordialement,

    Aurélie MARIN

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