Jean Zin : L’avenir radieux

jeanzin.fr, le 5 mars 2009

L’avenir radieux

Beaucoup en conviendront, c’est une très bonne nouvelle que l’ancien monde s’écroule. Il n’y a pas à se lamenter sur son sort mais à s’impatienter plutôt d’un effondrement d’une insupportable lenteur. Même si on doit en passer par des moments difficiles, ce qu’on nous présente comme de très mauvaises nouvelles, sont pour nous un retour plus que salutaire à la réalité, à la prise de conscience collective. Au moment du plus grand danger et malgré toutes les menaces qui s’amoncellent, on peut retrouver paradoxalement un optimisme perdu depuis bien longtemps, la Guadeloupe n’étant que la première de nos victoires dans la reconquête de tous nos droits et la réappropriation de la démocratie par ses citoyens.

Il ne faut plus en douter, c’est un avenir radieux qui s’ouvre devant nous, nous sommes dans l’An 01 d’une ère nouvelle avec tout à construire, tout à inventer, ce qui ne veut pas dire faire n’importe quoi et donner libre cours à tous les fantasmes mais, tout au contraire, pour répondre aux défis qui nous sont lancés, il nous faudra tenir compte de toutes les contraintes écologiques, économiques, techniques, sociales ainsi que de tous nos défauts, individuels et collectifs, de notre nature double et fragile, de notre besoin d’autonomie comme de solidarité.

Après avoir tenté de donner un programme minimal susceptible d’unir les revendications sociales, il est temps d’esquisser dès maintenant ce que pourrait être l’étape suivante, pas si éloignée, un programme maximum si l’on veut, afin d’en éprouver les limites et sortir des visions religieuses, idéologiques ou émotionnelles de la politique au profit d’un projet concret, d’une nouvelle organisation économique et sociale au service de l’épanouissement humain.

Pour se représenter la vie dans ce monde nouveau, il faut planter le décor d’une économie relocalisée en grande partie (pas complètement) et tournée vers les services et l’immatériel avec un retour de l’artisanat et des petits producteurs biologiques locaux.

Il ne faut pas s’imaginer qu’il n’y aura plus d’industrie ni de capitalisme. Il y aura même des industries comme le textile rapatriées, une fois la Chine tournée vers son marché intérieur et engagée vers la hausse des salaires. Simplement l’industrie ne représentera plus qu’une part minime de l’activité avec des usines très automatisées et une part de plus en plus importante d’objets seront produits localement par des imprimantes 3D ou des petits ateliers numériques reproduisant sur place des articles commandés aussi bien que des créations originales (qu’on les appelle « micro-usines personnalisées » ou fabbers ou digital fabricator). De quoi réduire la part de l’industrie et les transports même s’il faudra toujours s’approvisionner en matières premières et que l’industrie restera compétitive dans les productions de masse.

L’agriculture devrait reprendre un peu plus de place, y compris en ville (sur les toits et entre les tours), avec de nombreux petits agriculteurs fournissant les marchés de proximité mais aussi avec le développement des jardins individuels.

Le petit artisanat sera encouragé mais l’essentiel de l’activité concernera la santé, l’éducation, la formation, la recherche, la culture, l’information, l’informatique, le divertissement, la restauration, le tourisme, etc. L’informatique se distingue des services par son caractère immatériel et sa capacité à se multiplier alors que dans les services, les personnels ne peuvent se dédoubler. En tout cas, on est là dans une économie plus écologique et humaine dont la croissance n’augmente pas forcément la consommation matérielle, on peut y veiller. Cela ne supprime pas pour autant Lire la suite

Amis de la terre : Les écomatériaux sont marginalisés

amisdelaterre.org, Cyrielle Den Hartigh, le 9 mars 2009,

Nouveau rapport : Pourquoi les écomatériaux restent marginalisés dans la rénovation des logements

Alors que le Grenelle de l’environnement et le plan de relance misent sur la rénovation thermique des logements, les Amis de la Terre sortent leur nouveau rapport  » Les écomatériaux en France, état des lieux et enjeux dans la rénovation thermique des logements « . Les travaux d’économie d’énergie dans les logements sont indispensables pour lutter contre les changements climatiques et réduire la facture énergétique des ménages. Encore faut-il être vigilant sur les matériaux utilisés. Le nouveau rapport des Amis de Terre décrit comment les écomatériaux, bien que présentant de multiples avantages, sont actuellement freinés dans leur développement. Il propose également une liste de recommandations.

La fabrication de nombreux matériaux d’isolation utilisés lors des réhabilitations de logements sont très consommateurs d’énergie et certains ont de nombreuses conséquences sanitaires, à la fois pour les artisans et pour les habitants. Ainsi, l’Afsset vient d’émettre un avis défavorable concernant les laines minérales (1). Les écomatériaux (2) tels le chanvre, le liège ou la paille, apportent des réponses concrètes à ces préoccupations. Le rapport se penche sur l’ensemble des atouts des écomatériaux : création d’emplois non délocalisables, bien-être global dans l’habitat, faibles répercussions environnementales (ponction sur les ressources naturelles, émission de gaz à effet de serre), etc.

Pourtant, le développement des écomatériaux en France ne décolle pas. Les Amis de la Terre ont voulu savoir pourquoi en faisant la lumière sur le fonctionnement de la filière matériaux de construction/rénovation. De nombreux freins réglementaires et économiques handicapent leur développement, ce qui leur permettrait pourtant de devenir plus accessible au plus grand nombre. L’image encore trop souvent  » baba-cool  » des écomatériaux leur porte également préjudice alors que leurs atouts techniques sont reconnus par les experts de la construction.

Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne climat aux Amis de la Terre :  » Nous avons été désagréablement surpris de constater à quel point le secteur de l’évaluation des matériaux de construction en France est rouillé. Le CSTB (Conseil Scientifique et Technique du Bâtiment) est difficilement accessible aux PME/TPE alors que c’est là que se trouve le vivier d’emplois et de R&D dont nous avons besoin en ces temps de crise ! « .

Les Amis de la Terre listent 12 propositions à destination du gouvernement, des industriels des matériaux, des professionnels du bâtiments, des fabricants d’écomatériaux, du CSTB, des Assurances, des collectivités locales, de l’ADEME et des organismes de formations.

Ainsi, par exemple, les Amis de la Terre invitent les collectivités locales à avoir recours aux écomatériaux dans les constructions publiques, à soutenir l’émergence de filières locales de fabrication et à organiser la sensibilisation des acteurs et des particuliers. L’association espère ainsi que les écomatériaux pourront constituer une part de la lutte contre les changements climatiques, de l’amélioration de la qualité des logements et du développement économique local.

Contact presse : Caroline Prak, 06 86 41 53 43

(1) L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a sorti le 12 février son rapport d’expertise relatif aux laines minérales ? Les fibres minérales artificielles siliceuses ?.

(2) Il n’existe pas à ce jour de définition officielle des écomatériaux, ou matériaux écologique. Pour leur rapport, les Amis de la Terre ont adopté une définition basée sur 4 critères : mise en œuvre, santé et confort, environnement et développement local équitable.

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Observatoire des pesticides : un bilan des actions 2006-2008

journaldelenvironnement.net, Sabine Casalonga, le 13 mars 2009

Observatoire des pesticides : un bilan des actions 2006-2008

L’Observatoire des résidus de pesticides, placé sous l’égide de l’Afsset depuis 2005, a présenté les résultats de son plan d’actions 2006-2008, à l’occasion d’un colloque qui s’est tenu à Paris les 11 et 12 mars. Le plan 2009-2011 appuiera quant à lui la mise en œuvre du plan Ecophyto 2018.

Après l’annonce en septembre du plan Ecophyto 2018 –qui vise la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 10 ans (1)-, l’adoption du paquet Pesticides par le Parlement européen en janvier dernier (2) signe le renforcement du contrôle de leur usage. Il était temps. Surtout en France, premier consommateur de pesticides en Europe (77.300 tonnes utilisées en 2007, soit plus de 5 kg/ha/an). La présence de pesticides dans l’environnement et les aliments est en effet attestée par de nombreuses études. Cette contamination généralisée expose tout un chacun à des doses infimes de résidus divers potentiellement toxiques et pose la question de l’impact sanitaire pour la population. De fait, l’exposition à long terme à de faibles doses, bien que difficile à évaluer, est suspectée d’être à l’origine de cancers, de neuropathologies et de troubles de la reproduction ou du développement (3). C’est dans ce contexte qu’est né l’Observatoire des résidus de pesticides (ORP) en 2001, à l’initiative des 4 ministères chargés de l’écologie, de la santé, de l’agriculture et de l’économie. L’ORP a pour mission de caractériser les expositions aux pesticides de la population et des écosystèmes en exploitant les données existantes, et d’identifier les besoins de recherche complémentaires. L’ORP avait notamment vocation à mettre en œuvre deux actions (4) du Plan national santé environnement (PNSE I: 2004-2008). Coordonné depuis 2005 par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), l’ORP rassemble 25 agences sanitaires, instituts, et organismes de recherche.

Le premier plan d’actions (2006-2008), doté d’un budget de 4 millions d’euros, était structuré autour de 22 actions, dont 19 seront finalisées début 2009, les trois autres étant achevées. Des constats et des propositions ont déjà pu être établis. En premier lieu, afin de mieux valoriser les informations existantes, des listes prioritaires en fonction des milieux ont été créées, totalisant 70 substances. Ensuite, plusieurs travaux ont permis de mettre en lumière la présence de pesticides dans des milieux jusqu’alors peu investigués (sols, mer). Ainsi, une étude-pilote menée sur le grand nord de la France par l’Institut national de recherche agronomique (Inra) et le Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Sols, a montré la présence de lindane, un insecticide interdit depuis 1998, dans 100% des échantillons de sols analysés. L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) ont également montré l’importance des dépôts aériens de pesticides dans la mer et sur le littoral.

Parmi les autres résultats marquants figurent ceux d’une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur l’exposition aux pesticides via des aliments réellement consommés, c’est-à-dire après préparation ou cuisson. «On constate que la transformation des produits ne fait pas disparaître les résidus», relate François Veillerette du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), présent au colloque et plutôt insatisfait. «Plusieurs projets intéressants ont été présentés mais leur financement n’est pas encore garanti. En outre, nous n’avons toujours pas la moindre idée de l’exposition de la population générale», souligne-t-il. Face à la lenteur des recherches, MDRGF prône Lire la suite

Le plus noir des scénarios climatiques se profile

Le Monde, Laurence Caramel, le 13 mars 2009

Le plus noir des scénarios climatiques se profile

A neuf mois de la conférence de Copenhague, où la communauté internationale s’est fixé un ultime rendez-vous pour s’accorder sur un plan de réduction des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, rien ne garantit qu’un accord sera trouvé. C’est dans l’espoir de conjurer un possible échec que près de 2 000 scientifiques, parmi lesquels les plus éminents climatologues mondiaux, se sont réunis du 10 au 12 mars dans la capitale danoise.

« Imaginez un avion dont la probabilité d’arriver à destination est de 10 %. Monteriez-vous à bord ? Evidemment non... » Stefan Rahmstorf, de l’Institut de recherches de Potsdam sur le climat, aime bien cette métaphore pour expliquer ce qui est en train de se passer : depuis le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), publié en 2007, il est certain, à 90 %, que l’homme est à l’origine de la transformation du climat qui menace les grands équilibres planétaires.

Or tout se passe comme si les gouvernements s’interrogeaient encore sur la possibilité d’embarquer dans cet avion promis à la catastrophe. A Copenhague, la communauté scientifique a voulu démontrer une dernière fois, avant la fin des négociations, que le doute n’était plus permis. « Nous avons accumulé beaucoup de données depuis le dernier rapport du GIEC, en 2007. Nous voulons que les gouvernements décident en connaissance de cause », a expliqué Katherine Richardson, de l’université de Copenhague, l’une des neuf universités à l’origine de cette initiative.

Les conclusions du GIEC s’appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l’ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014. Or « les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites« , a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.

Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d’ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci – et le GIEC avait pris soin de le souligner – ne prenaient pas en compte l’évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur « écoulement » dans la mer. « Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions« , confirme Eric Rignot, professeur à l’UC Irvine en Californie.

Lucka Kajfez Bogataj, de l’université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l’ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : « L’impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu. » Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l’ère industrielle, cite-t-elle en exemple.

Spécialiste des écosystèmes, Andreas Fischlin, de l’Institut fédéral de technologie de Zurich, va dans ce sens : « Les écosystèmes stockent 25 % des émissions mondiales de carbone. Cette capacité de stockage devrait culminer vers 2050, avant que les écosystèmes fragilisés par le réchauffement ne se mettent à leur tour à relâcher du CO2 dans l’atmosphère aggravant ainsi le phénomène. Ce problème est beaucoup plus important que nous ne le pensions il y a cinq ans. »

Ce que les scientifiques ont baptisé des tipping points, soit des seuils au-delà desquels les conséquences du réchauffement deviennent irréversibles et incontrôlables, pourraient être plus bas. Lire la suite

Rive droite de Bordeaux : L’entreprise face au DD

Sud-ouest, Chantal Sancho, le 13 Mars 2009

CONFÉRENCE. Le débat traitait des comportements à adopter désormais au sein des entreprises

L’entreprise face au développement durable

Dernièrement, le Club des entreprises et la municipalité d’Artigues ont organisé une conférence-débat sur le thème « Du développement durable à la responsabilité sociétale des entreprises » en partenariat avec La Banque postale, Véolia propreté, le Conseil général, la CUB, BEM (Bordeaux école de management) et Fayat. Une petite centaine d’entreprises était au rendez-vous, bon nombre d’ailleurs non implantées sur la commune.

Jacques Van Coppenole, président du Club des entreprises expliqua en préambule pourquoi à notre époque les entreprises devaient se sentir concernées.

Laurence Eberhard-Harribey, responsable de la chaire développement durable et responsabilité des organisations à BEM, fut la première à intervenir ; elle maîtrise parfaitement le sujet et son discours simple et clair a conquis l’auditoire, rappelant haut et fort que développement durable ne veut pas dire simplement écologie mais bien économie, social et écologie.

« Il est important de combiner ces trois sphères qui a priori sont antinomiques, la réalité c’est que notre planète se goinfre d’elle-même, en laissant de côté toute une population qui souffre ». Elle poursuivit en précisant que les entreprises sont aujourd’hui obligées de changer de comportements, les communes exigeant désormais dans les appel d’offres que ces dernières soient respectueuses des règles de développement durable.

Julie Chabaud, responsable de la mission Agenda 21 au Conseil général, rappela toutes les actions mises en place pour les entreprises. Ces dernières d’ailleurs posant de nombreuses questions en fin de conférence à l’instar du magasin artiguais La Boumba auquel une commune a commandé des confettis en papier recyclé.

Force est de constater que les entreprises présentes veulent bien que le développement durable entre chez elles mais Lire la suite

Carbon-Blanc, 13 et 14 mars, la maison écologique

Sud-Ouest, NC, Vendredi 13 Mars 2009

CARBON-BLANC, MÉDIATHÈQUE. A l’heure où chacun s’interroge sur le futur de notre planète, que va devenir l’habitat de demain ?

Du Corbusier à la maison écologique

Depuis octobre 2008, la médiathèque décline le thème de la maison ; après un premier volet sur la décoration en décembre, elle attaque le second volet autour de la construction.

Adultes et enfants, sont invités à y participer. Rencontres d’auteurs, lectures, jeux de piste, les enfants des écoles continuent leur parcours cette semaine avec Betty Bone, auteur, illustratrice dont les derniers albums colorés et vivants racontent la ville ou décrivent l’intérieur d’une maison étrange et originale.

Elle leur proposera aujourd’hui, vendredi 13 mars, dès 9 heures, des ateliers collage et répondra à leurs questions, puis vers 17 heures à la médiathèque de Carbon-Blanc, elle dédicacera ses albums.

Au cinéma Favol

Par ailleurs, cette jeune femme a illustré un ouvrage sur Le Corbusier, architecte novateur s’il en est. Elle l’évoquera rapidement lors de la conférence-débat sur la maison de demain.

En effet le même jour, la médiathèque organise un débat pour les adultes à 19 heures au cinéma Favols : « La maison de demain sera-t-elle durable, écologique, passive ? ». Autant de questions auxquelles tenteront de répondre William Mazel spécialiste de l’éco-habitat au Centre régional d’écoénérgétique d’Aquitaine (Créaq) et François Bénezet de la société Arboga, entreprise de conseil en écoconstruction et vente de matériaux écologiques implantée à Camarsac depuis 20 ans.

On y parlera de cette nouvelle conception de l’habitat individuel qui implique la maîtrise de l’énergie via des toitures végétalisées, une ventilation double flux, une isolation bien pensée, des panneaux solaires, des matériaux innovants, un puits canadien… bref de la maison de demain, bioclimatique. On tentera aussi d’expliquer d’où vient le retard de la France Lire la suite

JL Borloo « On ne construira plus jamais comme avant »

eco-life.fr, Julie Renauld, le 2 mars 2009

« On ne construira plus jamais comme avant »

Tels sont les mots prononcés par Jean-Louis Borloo, lors du lancement de la mise en oeuvre opérationnelle du Plan Bâtiment Grenelle, le 26 février dernier.

 » Nous sommes à un virage en matière d’emplois, de techniques, de savoir faire, extrêmement important », poursuit-il. « Le Grenelle est une période de travail intense, sujet par sujet. Nous avons construit tous ensemble une feuille de route sur le bâtiment neuf et existant. Le neuf, c’est fait, c’est voté. Maintenant, il faut nous occuper du grand chantier de l’existant « . Et de rappeler que l’hexagone compte 30 millions de logements, dépensant, en moyenne, 270 kwh par m². Le coût total de la rénovation de ces derniers s’élèverait pour le moment à 600 milliards d’euros.  » La bataille est absolument majeure. Sa caractéristique c’est qu’elle ne peut se faire qu’avec méthode. C’est le sens de la présence de Philippe Pelletier », nommé président du comité stratégique du Plan Bâtiment Grenelle (lire aussi l’interview). « La bataille d’économie d’énergie des bâtiments mobilise l’ensemble des acteurs, mois après mois ». Ces acteurs seront représentés dans le comité stratégique et piloteront les différents chantiers.

 » Le bâtiment est le premier chantier mondial pour lutter contre les émissions de CO2. La France ne s’était pas penchée dessus très violemment, elle l’a fait un peu plus tard que les autres. Donc sa capacité de progression est gigantesque« .

Si la France a pris du retard en la matière, le ministre de l’Ecologie se félicite néanmoins de l’avancée du Grenelle : « On va un peu plus loin que prévu dans le Grenelle, avec un peu plus de moyens financiers. Nous allons plutôt plus vite et je pense plutôt plus forts « .

Afin d’aider très concrètement les Français à réduire leurs factures d’énergie et contribuer ainsi à baisser les émissions de gaz à effet de serre, l’éco prêt à taux zéro Lire la suite

Gujan-Mestras le 13 mars, film débat sur les pesticides

Sud-Ouest, Jacky Donzeaud, le 13 Mars 2009

Une oeuvre engagée

 « Nos enfants nous accuseront », réalisé par Jean-Paul Jaud et consacré à l’alimentation biologique, est projeté ce soir.

Les services culturels et développement durable s’associent pour présenter le rendez-vous du cinéphile de soir, qui a lieu à 21 heures, au cinéma Gérard-Philipe (1). Au programme de cette soirée cinéma, « Nos enfants nous accuseront », un documentaire réalisé par Jean-Paul Jaud qui a souffert d’un cancer du colon. En se renseignant sur les causes de son mal, il a découvert que la cause première était la présence de résidus toxiques dans l’alimentation. Indigné, il s’est alors mis en quête d’une vérité.

Du bio à la cantine

Ce film relate la courageuse initiative de Barjac, une municipalité du Gard, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération, sur l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides épandus chaque année) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.

Un seul mot d’ordre : Ne pas seulement constater les ravages mais trouver tout de suite les moyens d’agir pour que nos enfants ne nous accusent pas demain.

Échange avec le public

À l’issue de la projection, une discussion autour des thèmes abordés par Jean-Paul Jaud sera animée par Gaëlle Bertoneche, coordonnatrice des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), et par Lire la suite