Arcachon le 12 mars : journée sur « l’eau en partage »

Sud-Ouest, Bernadette Dubourg, le 11 Mars 2009

SIBA. La journée sur « l’eau en partage », demain, au Palais des congrès d’Arcachon, s’adresse à la fois aux scolaires, aux professionnels et au grand public

L’eau du Bassin dans tous ses états

Le Siba organise, demain, au Palais des congrès d’Arcachon, une journée d’ateliers, de débats et de rencontres autour de « l’eau en partage » (voir le programme ci-contre). Décryptage avec le président du Siba et maire de Lège-Cap-Ferret, Michel Sammarcelli.

« Sud Ouest ».

Pourquoi une journée sur l’eau ?

Michel Sammarcelli. Pour permettre à chacun de mieux connaître le bassin d’Arcachon et son état et d’identifier tous les acteurs des différentes activités économiques, ludiques ou touristiques. En clair, tous ceux qui créent des conflits d’usage seront, soit autour d’une table au cours d’un atelier thématique, soit assisteront à des forums, soit encore à la grande soirée débat.

Quel est l’enjeu de cette journée ?

Le bassin d’Arcachon est né de son plan d’eau, milieu extrêmement fragile. Que sera la qualité de l’eau dans 10 ou 20 ans ? Nul ne le sait.

Donc, tous ceux qui créent des conflits d’usage vont pouvoir dialoguer, se concerter et prendre connaissance des véritables enjeux. Ce bassin d’Arcachon est unique, sa richesse et son environnement sont exceptionnels. Préserver sa spécificité est le véritable enjeu de demain. D’où cette journée.

Le Bassin est-il tellement menacé ?

Oui, si les élus laissaient se développer de façon anarchique telle ou telle activité au détriment d’une autre. Le partage est donc nécessaire. Que serait le Bassin sans l’ostréiculture, sans ses villages ostréicoles et ses bateaux plats qui partent le matin sur le plan d’eau pour rejoindre les parcs ? Le Bassin ressemblerait à certaines lagunes méditerranéennes ou ibériques, et cela, nous n’en voulons pas.

Quelles personnes souhaitez-vous particulièrement sensibiliser ?

Tout d’abord nos enfants. Avoir la prétention de transmettre le bassin d’Arcachon sans associer nos enfants serait une erreur. La journée débute d’ailleurs par une participation active de 900 enfants des écoles primaires du Bassin, (CE2, CM1 et CM2) avec la collaboration des inspecteurs de l’Éducation nationale, autour de huit ateliers thématiques.

Il y aura notamment la reconstitution d’un parc ostréicole de 55 m de long sur la plage. Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole, a souhaité s’associer aux enfants pour réaliser avec eux un véritable travail pédagogique.

Et les professionnels ?

Deux forums très ciblés sont organisés à l’attention des bâtisseurs, architectes, urbanistes, géomètres, car la qualité du plan d’eau dépend aussi de l’urbanisation, ainsi qu’à l’attention des agents municipaux en charge des espaces verts que le Siba a sensibilisés à l’utilisation excessive de pesticides. On sait où cela conduit. Ils recevront, d’ailleurs, un guide des bonnes pratiques et un plan de désherbage type.

Quelle place est réservée au grand public ? Lire la suite

Copenhague : la dernière chance ?

actualites-news-environnement.com, Sandra Besson, le 2 mars 2009

Copenhague : dernière chance pour éviter un changement climatique fatal ? 

D’après le Commissaire européen à l’environnement Stavros Dimas, le sommet de Copenhague qui aura lieu en décembre prochain sera la dernière chance du monde pour éviter un changement climatique fatal et engager une lutte sérieuse contre les émissions de gaz à effet de serre.

Le monde fera face à sa dernière chance de se mettre d’accord sur une réponse mondiale appropriée au changement climatique lors d’un sommet des Nations Unies à Copenhague en décembre prochain, d’après ce que le Commissaire Européen à l’environnement a déclaré vendredi.

Les dirigeants d’environ 190 pays se rencontreront à Copenhague au Danemark en décembre prochain pour essayer de se mettre d’accord sur une convention mondiale pour remplacer le Protocole de Kyoto et lutter contre le changement climatique.

Le Protocole de Kyoto, qui engage 37 nations industrialisées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en moyenne entre 2008 et 2012, expirera en 2012.

 « Cela fait maintenant douze ans que Kyoto a été créé. Cela signifie que Copenhague est la dernière opportunité pour le monde de faire cesser le changement climatique avant qu’il ne dépasse un point de non retour » a déclaré le Commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas, lors d’une conférence climatique à Budapest vendredi dernier.

 « Conclure un accord à Copenhague est non seulement possible, mais c’est impératif et nous allons le conclure » a déclaré Stavros Dimas.

Les émissions de gaz à effet de serre mondiales augmentant plus rapidement que prévu, Stavros Dimas a déclaré qu’il était essentiel que les principaux pollueurs tels que les Etats-Unis et les pays émergents du Moyen-Orient et de l’Amérique du sud signent également le nouveau traité.

 « L’engagement du Président Obama à rengager pleinement les Etats-Unis dans la lutte contre le changement climatique est un signe d’encouragement qui montre bien que le progrès est possible ; de même que les initiatives possibles venant de la Chine, de l’Inde, du Brésil et d’autres économies émergentes ».

Stavros Dimas a déclaré qu’un accord à Copenhague devrait viser à limiter le changement climatique en maintenant l’augmentation des températures au dessous du seuil critique des 2°C par rapport à la période préindustrielle, soit moins de 1,2°C au-dessus des températures actuelles.

Pour cela il faudra au moins diviser par deux les émissions mondiales d’ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990.

 « Les pays développés devront aller au-delà de cet objectif, avec des réductions de 80 à 95% afin de permettre aux pays en développement de se sortir de la pauvreté » a-t-il précisé.

Stavros Dimas a déclaré que les nations riches avaient l’obligation morale de mener la lutte contre le changement climatique et que l’Union Européenne était prête à Lire la suite

UICN : L’eau est au cœur du changement climatique

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 3 mars 2009

L’eau est au cœur du changement climatique, selon l’UICN.

Le changement climatique se fera sentir en premier et principalement au travers de l’eau, que ce soit par des sécheresses, des inondations, des tempêtes, la fonte glaciaire ou l’élévation du niveau de la mer …

Alors que, selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des ses ressources (UICN), deux tiers de la population mondiale subiront des pénuries d’eau d’ici 2025, l’eau est donc véritablement au cœur du changement climatique. Le Forum mondial de l’eau, qui se tient à Istanbul (Turquie) du 16 au 22 mars, réunit plus de 25 000 experts afin de trouver des solutions durables aux enjeux mondiaux de l’eau.

L’UICN demande aux décideurs présents au Forum de s’engager davantage pour protéger l’environnement naturel et de faire un meilleur usage des services offerts par la nature en faveur du développement et de la sécurité humaine.

Les cours d’eau et les zones humides assurent des services vitaux pour l’humanité : eau potable salubre, énergie, moyens de subsistance sains et durables. Pour l’UICN, il est indispensable d’investir dans une bonne gouvernance de l’eau afin d’assurer un avenir durable en la matière, tant pour les pays eux-mêmes que pour les 260 bassins transfrontaliers. 

Pour l’UICN, l’eau est au cœur du changement climatique. « Le changement climatique se fera sentir en premier et principalement au travers de l’eau, que ce soit par des sécheresses, des inondations, des tempêtes, la fonte glaciaire ou l’élévation du niveau de la mer, » explique Mark Smith, directeur du Programme de l’eau de l’UICN.

 « Des bassins hydrographiques et des littoraux intacts et en bon état de fonctionnement peuvent contribuer à répondre aux impacts du changement climatique. Ils emmagasinent l’eau, régulent les inondations et protègent les côtes. L’investissement consacré à la nature devrait faire partie des politiques d’adaptation au changement climatique. »

Des cours d’eau en bon état réduisent la pauvreté, estime l’UICN. « Afin de réduire la pauvreté de façon importante, nous avons besoin d’eau en quantité suffisante, pour répondre à de nombreux besoins, notamment ménagers, agricoles, industriels, énergétiques et environnementaux », a déclaré Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN.

 « Ceci veut dire qu’il faut réussir à affecter de l’eau à différents usages tout en restant dans les limites de ce qui est disponible. L’UICN aide à réaliser ces arbitrages, c’est l’une de ses tâches centrales. »

L’UICN prédit aussi qu’une crise mondiale de l’eau est en chemin. « La pression Lire la suite

L’économie mixte en pointe pour les éco-quartiers

developpementdurablelejournal.com, Patrick Cros, le 11 mars 2009,

Aménagement : L’économie mixte en pointe pour les éco-quartiers

L’aménagement est un secteur qui peut accélérer une conception développement durable dans la vie économique. Réalisés par des sociétés d’économie mixte (Sem), des éco-quartiers commencent à voir le jour dans l’ensemble de l’hexagone. Nous ouvrons aujourd’hui le dossier qui se poursuivra jusqu’au mardi 17 mars avec des reportages à Frontignan, Angers, Rouen et Grenoble. En partenariat avec le journal des Entreprises publiques locales, servirlepublic.fr.

Concevoir un éco-quartier suppose de sortir des chemins habituels de la promotion immobilière et de l’aménagement. Une mission délicate qui demande d’intégrer de nouveaux paramètres comme l’utilisation des énergies renouvelables, la qualité environnementale ou encore la mixité sociale. C’est pourquoi les collectivités locales qui se fixent de telles orientations, très développement durable, préfèrent souvent les confier aux sociétés d’économie mixte (Sem), ces sociétés de droit privé dont elles contrôlent légalement la majorité du capital, associées à d’autres opérateurs privés.

Dans le domaine des éco-quartiers c’est une Sem, Val de Bourgogne, qui a joué les pionnières avec l’aménagement de l’éco-quartier de Saint-Jean des Jardins à Chalon-sur-Saône. Mais elles sont nombreuses à relever aujourd’hui le défi à travers l’hexagone comme Rouen Seine Aménagement, Hérault Aménagement (à Frontignan), la Sara (à Angers) ou encore la Sages (à Grenoble).

La création d’au moins un éco-quartier par ville d’ici à 2012 figure, il est vrai, parmi les propositions issues du « Grenelle de l’environnement ». C’est sans doute l’un des défis les plus complexes auxquels les Sem doivent faire face. Il ne s’agit pas d’aménagement classique et il faut prendre en compte de multiples paramètres, souvent innovants.
Des exigences environnementales, mais aussi sociales

L’éco-quartier doit minimiser son impact sur l’environnement, utiliser autant que possible les énergies renouvelables, réduire son empreinte écologique et renforcer l’efficacité énergétique de ses bâtiments. Le concept est d’ailleurs généralement lié à une approche HQE (Haute qualité environnementale). Mais, il doit aussi assurer une mixité sociale et urbaine et une intégration harmonieuse avec le reste de la ville. Nos voisins européens avaient ouvert la voie avec le quartier Vauban de Fribourg (Allemagne) en 1993 ou l’ensemble BedZed, à Sutton (Grande-Bretagne) en 2001. Les villes européennes s’étaient d’ailleurs engagées dès 1994, lors de la conférence sur les villes durables d’Aalborg, au Danemark, à mettre en oeuvre un urbanisme responsable.

Une démarche européenne

Sept ans plus tard, le PUCA (Plan, Urbanisme, Construction et Architecture) a été précurseur en France avec son programme « Villa urbaine durable » (VUD), lancé en 2001, en partenariat avec le ministère de l’Écologie et du développement durable, pour « un habitat urbain, mixte et écologique ». C’est dans ce cadre que Lire la suite

Premiers pas au jardin bio

lefigaro.fr, Caroline Sallé, le 9 mars 2009

Premiers pas au jardin bio

Le printemps arrive, c’est le moment de retrouver son jardin et d’y semer quelques bonnes «écorésolutions» : aérer le sol, recourir aux amendements naturels, favoriser la mixité végétale… Petit inventaire des solutions alternatives pour bien préparer le terrain et limiter l’usage des produits phytosanitaires.

Une poignée de granulés antilimaces par-ci, une goutte de désherbant par-là, quelques pschitts d’insecticides contre les pucerons un peu plus loin… Même si environ 13 millions de Français possèdent un jardin, pas sûr qu’ils aient tous la main très verte. Les bêcheurs du dimanche et autres horticulteurs amateurs épandraient ainsi près de 8 000 tonnes de pesticides par an, soit 8 % du total utilisé sur le territoire. Et à trop multiplier les produits chimiques, on finit inéluctablement par contaminer les nappes phréatiques, appauvrir les sols, polluer l’air… Bref, par faire peser une menace sur la biodiversité en même temps que sur notre santé. La nature ayant bien fait les choses, il existe pourtant des techniques de jardinage plus respectueuses de l’environnement. Et pas forcément plus contraignantes. Démonstration.

• Sol : préparer le terrain

L’hiver a été rude, la terre est probablement lessivée, fatiguée, en un mot : «raplapla». Or, pour réussir un jardin écolo, tous les manuels vous le diront : il est indispensable de disposer d’un sol vivant, riche en humus, capable de nourrir efficacement les plantes. Afin de redonner un équilibre à la terre, François Pauly, responsable de la filière végétale chez Jardiland, recommande «un bon bêchage, à la fois pour aérer le sol et réactiver le travail des micro­organismes». Une manière, en somme, de réveiller la terre en douceur. Dans un second temps, on introduira des amendements organiques ou naturels (compost, fumier, débris végétaux, paillis…) afin de booster sa fertilité. Les plus paresseux pourront toujours se tourner vers des «biofertilisants» prêts à l’emploi, vendus en jardinerie. À condition de les utiliser avec parcimonie…

• Retrouver le bon sens paysan

On ne cesse de nous le répéter : dans un jardin écolo, il faut laisser la nature reprendre ses droits et ne pas multiplier les traitements pour ci ou contre ça. Mais encore faut-il savoir aider la nature… Mieux vaut réviser donc quelques principes de base : identifier la nature de son sol afin d’y cultiver des végétaux qui s’y plairont, être attentif au climat, à l’orientation du soleil et du vent, privilégier les variétés «locales», planter au bon moment, organiser le jardin en fonction des besoins en eau de chaque plante, utiliser un paillis (pas trop tôt au printemps) pour éviter d’avoir ensuite à désherber ou à trop arroser… «En somme, il s’agit de substituer aux produits chimiques et traitements fastidieux un peu de bon sens paysan», résume François Pauly.

• Militer pour la cohabitation végétale

Lorsque le moment est venu de planter ou de semer, l’«écojardinier» applique la technique du «compagnonnage», véritable éloge de la mixité végétale. Comment ? En associant certaines plantes ou légumes entre eux afin qu’ils se protègent mutuellement. «C’est un domaine encore mystérieux sur lequel beaucoup d’informations contradictoires circulent. Ce qui marche pour un jardinier ne fonctionne pas toujours pour un autre, sans que l’on sache très bien pourquoi», Lire la suite

Bien-être animal : « Comment vont nos bêtes ? »

metrofrance.com, Nadia Loddo, le 25 février 2009

Comment vont nos bêtes ?

La question du bien-être des animaux de la ferme s’impose avec difficulté en France.

Si le bonheur est dans le pré, beaucoup d’animaux de ferme ne sont pas très heureux aujourd’hui. Alors qu’au Salon international de l’agriculture qui se déroule à Paris les animaux sont confortablement installés dans des enclos rembourrés de paille (bien qu’un peu angoissés par les visiteurs), ce luxe reste l’apanage de peu de leurs congénères. L’élevage industriel est en effet largement prédominant en France.

Poules et cochons en détresse

Les vaches ne se portent pas trop mal, car c’est de leur bien-être que dépend la production de lait, mais l’histoire de la volaille, du porc et des lapins est une autre. Plus de 90% des cochons français proviennent de l’élevage industriel. “Les truies sont placées entre deux barrières et ne peuvent pas bouger. La nourriture tombe deux fois par jour. Elles alternent grossesse et allaitement… et ne sortent jamais”, explique Anne Vonesch, chargée du bien-être animal à France Nature Environnement. “Elles développent des stéréotypies  semblables à celles qu’on voit chez les autistes”, souligne Dominic Hofbauer de l’association pour la protection mondiale des animaux de la ferme.

Les poules passent leur vie dans des cages à dix-huit et pondent 300 oeufs par an car, grâce à la lumière artificielle, elles travaillent comme si c’était toujours le printemps. A force de produire des coquilles, leur organisme se décalcifie, leurs pattes se brisent et à la fin de leur courte vie (un an) leur corps est trop abîmé pour qu’on en consomme la viande”, détail­le Dominic Hofbauer. Elles ne sont bonnes qu’à faire du bouillon cube ou de la nourriture pour nos chers chats et chiens.

Le débat sur le bien-être des animaux de ferme en France reste au niveau : ‘On leur donne à manger, on nettoie, et on ne leur tape pas dessus’”, déplore Anne Vonesch. Or dans d’autres pays européens, la question qui se pose est de leur assurer l’accès aux besoins animaux : bouger, mener les activités qui leur permettent d’exprimer le programme comportemental de leur espèce, vivre de façon harmonieuse avec leurs congénères. “Par exemple, dans la nature, les cochons passent 70% de leur temps à fouiller avec leur groin à la recherche de nourriture. Privés de cette activité, ils ont tendance à se grignoter la queue entre eux. Le sang les excite et ils se livrent au cannibalisme”, explique Anne Vonesch. Préventivement, les éleveurs leur sectionnent alors la queue. Ce qui ne change rien à leur frustration.

Heureusement, il y a une prise de conscience dans l’opinion de la cruauté de l’élevage industriel. Ainsi Thirion commercialise des nouilles et Amora la première mayo faite à partir d’œufs de poules élevées en plein air.  En Belgique, Carrefour ne vend plus d’œufs de poules en cage. Nos choix de consommation comptent pour beaucoup dans ces changements. D’ailleurs, si c’est vrai que nous sommes ce que nous mangeons, je préfère être une poule élevée en plein air plutôt qu’un oiseau en cage.

Les oeufs : se repérer grâce aux codes Lire la suite