Agenais : Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, le 20 février 2009

Agenais, Au fil des Séounes recrute pour le covoiturage

Au fil des Séounes, association agréée protection de l’environnement, souhaite mettre en place une expérimentation de covoiturage domicile/travail sur le Pays de l’agenais
Nous recrutons un(e) chargé(e) de mission covoiturage pour un CAE de 9 mois. La fiche de poste sur demande à info@les2seounes.com

Les candidatures sont  à transmettre à M. le Président au siège de l’association, par courrier ou mail à Lire la suite

Pont levant Bacalan-Bastide : la défaite des associations

Sud-Ouest, Jean-Bernard Gilles, le 20 Février 2009

BORDEAUX. Le tribunal administratif a rejeté le recours du front associatif. Les travaux démarreront à l’été

Partisans et opposants au projet ont livré bataille pendant près de dix ans

On ne sait plus trop dans quel sens le mot coup de théâtre doit être utilisé sur ce dossier du pont Bacalan-Bastide. Il faut dire que depuis dix ans (lire ci-contre) maintenant ce projet de franchissement défraie la chronique bordelaise. Mais une étape décisive a sans doute été franchie hier matin. Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté le recours du front associatif.

C’est une victoire pour les élus. Les travaux vont sans doute démarrer cet été. Ils dureront 33 mois. Et une défaite pour les associations. Aquitaine Alternatives, Transcub, l’association Garonne Avenir et plusieurs autres associations de riverains demandaient l’annulation de la délibération prise en conseil de Communauté urbaine.

Intérêt général en question

Le 21 septembre 2007, plus de 110 élus de l’agglomération déclaraient ce pont d’intérêt général. Les associations, qui militent depuis le début ouvertement pour un tunnel, contestaient le bien-fondé du projet de ce pont à travées levantes, la sincérité de la concertation, les procédures diligentées par le préfet sur les études d’impact et la loi sur l’eau, la non prise en compte par la CUB des conclusions de l’enquête publique, la sous-estimation financière du projet et l’absence de prise en compte des objections faites par les croisiéristes. Elles étaient, il faut le dire, assez sûres d’elles et de l’issue de ce recours. Et pouvaient l’être d’autant plus que le commissaire du gouvernement, Antoine Bec, devenu rapporteur publique avait demandé, le 15 janvier dernier, l’annulation de la délibération, semant ainsi le doute dans l’esprit des plus farouches partisans de ce projet. Le juge administratif a levé une à une ces objections.

Coût pas excessif

Il n’y a pas de vice de procédure dans la concertation au regard du code de l’urbanisme. Le préfet de la Gironde était fondé à lancer une enquête publique conjointe sur l’impact environnemental, d’une part, et sur le respect de la loi sur l’eau, d’autre part. Et le public disposait de l’information sur la nature du projet. Ni les arguments concernant le coût du projet et ses raccordements sur les deux rives, au total 227 millions d’euros, ni les conséquences du pont sur le milieu naturel, dénoncés par le front associatif, ne trouvent grâce aux yeux du juge.

« Il n’appartient pas au juge d’apprécier l’opportunité d’un pont levant par rapport à d’autres parties d’aménagement comme les associations l’y invitent », est-il enfin précisé dans le jugement rendu hier.

Les élus ne faisaient preuve d’aucun triomphalisme hier mais savouraient l’issue juridique de ce dossier. Alain Juppé et Vincent Feltesse étaient tous les deux dans l’avion à destination de Bordeaux lorsqu’ils ont appris la nouvelle. « Nous nous sommes congratulés », a indiqué le maire de Bordeaux. Les associations diront la semaine prochaine leur intention probable de se pourvoir en appel. Mais celui-ci ne sera pas suspensif. « Nous avons déjà perdu sur le dossier de l’eau et nous avions raison », rappelle Denis Teisseire de Transcub.

La décision de l’Unesco

« C’est un soulagement et nous serons prêts à attaquer les travaux dès cet été », Lire la suite

Vient de paraître : Gestion de l’eau… Acteurs et politiques…

Développement Durable et Territoires, février 2009

« Développement Durable et Territoires » est une revue scientifique qui propose une approche interdisciplinaire du développement durable à l’échelle du territoire. En proposant une conception élargie de la notion d’environnement, la revue entend contribuer à la réflexion sur les formes et les finalités des logiques du développement dans nos sociétés contemporaines.
La revue DDT est une émanation du Réseau Développement Durable et Territoires Fragiles. Le réseau réunit une vingtaine de chercheurs en sciences humaines et sociales, issus des différentes Universités de la région Nord-Pas-de-Calais.

Parution du dernier numéro de la revue Economie rurale (n°309, janvier-février 2009) coordonné par Alexandre Brun et consacré au thème : Gestion de l’eau en France. Acteurs et politiques publiques.

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Pour nourrir l’humanité, il suffirait de moins gaspiller

Le Monde, Laurence Caramel, le 18 février 2009

Pour nourrir l’humanité, il suffirait de moins gaspiller

Chaque jour, la planète se peuple de 200 000 nouvelles bouches à nourrir. D’ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d’individus contre 6,7 milliards aujourd’hui. La réponse la plus courante à ce défi est de dire qu’il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d’ici là.

Ce n’est pas celle que retient le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans son rapport consacré à la crise alimentaire, publié mardi 17 février à l’occasion de sa réunion annuelle à Nairobi. Pour sortir du piège de besoins alimentaires croissants, l’organisation privilégie le recyclage des millions de tonnes d’aliments aujourd’hui perdus ou gaspillés, et affirme qu’une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l’horizon 2050. « Cette voie a jusqu’à présent été très peu explorée alors qu’elle aurait de plus l’avantage de réduire la pression sur les terres fertiles et de limiter la déforestation« , déplore le PNUE.

CONCURRENCE POUR LES TERRES

Le rapport cite en rafale des exemples qui, s’ils ne sont pas tous nouveaux, illustrent bien la faiblesse de beaucoup d’agricultures de pays du Sud, exposées aux pestes végétales, aux médiocres moyens de stockage, au manque de transport… mais aussi le gaspillage de nos sociétés d’abondance. Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n’est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme alimentaire mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars (2,77 milliards d’euros) en 2008.

Au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd’hui perdue, mise de côté parce qu’elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation. Le PNUE relève ainsi que 30 millions de tonnes de poisson sont rejetées à la mer chaque année. Des volumes qui suffiraient, selon l’organisation, à assurer la moitié des besoins supplémentaires de pêche d’ici à 2050 pour maintenir le niveau de consommation de poisson par habitant au niveau actuel.

Le PNUE plaide par ailleurs pour que la valorisation de ces « déchets » serve à nourrir le bétail, afin qu’une part croissante de la production mondiale de céréales ne finisse pas dans l’alimentation animale. Un tiers des céréales y est aujourd’hui destiné, 50 % le seront d’ici à 2050 si les tendances se poursuivent. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l’approvisionnement des populations dont, rappelle l’organisation, l’apport calorique journalier dépend en moyenne pour moitié des céréales.

Mais le rapport ne s’arrête pas là. Il suggère Lire la suite

Comptes Nationaux du Bien-être : alors, heureuse ?

ecoloinfo.com, Anne-sophie, le 16 février 2009

Comptes Nationaux du Bien-être en France : alors, heureuse ?

Voilà aujourd’hui une belle découverte : les comptes nationaux du bien-être, mis au point par la National Economic Foundation, au Royaume Uni. Alors que l’obsession de la croissance a des conséquences évidentes (un système financier déconnecté de l’économie réelle, des niveaux de dettes insoutenables, et la tension placée sur la planète par nos styles de vie consuméristes…) et que le PIB devient une mesure obsolète, cette étude offre ici une manière effective de recentrer notre attention sur les choses qui comptent vraiment… Un vrai bijou d’analyse qui vous permet même de comparer votre bien-être à celui des 22 pays européens, et qui vous donne des pistes de réflexion pour améliorer, au besoin, votre bien-être !

Les comptes nationaux, en France, sont établis par l‘INSEE et donnent un panorama de la santé économique du pays : le Produit Intérieur Brut (PIB) et ses composants, la consommation, les échanges extérieurs, la production et la consommation intermédiaire, l’emploi et la productivité… Autant de données que l’on fait entrer dans la tête des jeunes économistes via des ouvrages comme celui d’Edith Archambault (ah, Le Archambault ! que de souvenirs…) et qui après deviennent les étalons sur lesquels ils fondent la plupart de leurs analyses (ou presque)…

Or, c’est désormais un fait acquis: le PIB, mesure traditionnelle du revenu national et de la croissance, ne prend pas en compte le progrès social ni le bien-être des Nations. Il ne prend pas non plus en compte la répartition des ressources, ni les dommages sociaux et environnementaux provoqués par la croissance économique (ben oui, un accident ou un désastre écologique tel que celui du naufrage de l’Erika font augmenter le PIB par exemple!)

Nombreux sont ceux qui s’intéressent donc aujourd’hui à de nouveaux indicateurs afin que la richesses des nations ne soit plus appréhendée seulement en termes d’utilité (oh sacro-sainte utilité !) et de pouvoir d’achat, mais plutôt en termes de bien-être et de bonheur des citoyens…

National Account of Well-Being

L’intérêt dans les mesures alternatives est donc en vogue et aussi la NEF (New Economic Foundation, un think tank britannique) a-t-elle lancé un appel aux gouvernements pour qu’ils mesurent le bien-être et publient des rapports sur le sujet. Elle a, en parallèle, produit une première proposition détaillée sur la manière dont cela pourrait être fait: le National Account of Well Being (les comptes nationaux du bien-être) présente ainsi une analyse internationale complète du bien-être des nations européennes. Un vrai bijou !

Les données utilisées viennent de l’enquête sociale européenne menée en 2006/2007. Les chiffres obtenus dans cette enquête ont été compilé en deux principaux indices:

1- Personal Well-Being (le bien-être personnel): cet indice est composé de 5 sous-indices eux-mêmes composés d’autres indices. Il repose donc sur l’estimation de votre bien-être émotionnel (sentiments positifs, sentiments négatifs), votre sensation d’avoir une vie satisfaisante, votre vitalité, votre résilience/estime personnelle (optimisme, résilience et confiance en soi) et votre capacité à fonctionner de manière positive (compétence, autonomie, engagement, fins et moyens).

2- Social Well-Being (le bien-être social): composé de deux sous-indices (les relations sociales, la confiance et le sentiment d’appartenance) Les indices varient de 1 à 10, et la moyenne (5) étant le reflet de la moyenne des 22 pays européens. Lire la suite

La fin de l’hyperconsommation ?

lejdd.fr, Laurent Valdigué, le 15 Février 2009

Les Français plébiscitent l’utile et l’agréable

Crise oblige, les Français ont changé leur mode de consommation. Ils veulent du durable, se détournent des gadgets et sont prêts à économiser pour garder leurs loisirs. Selon un sondage exclusif Ifop pour Le Journal du Dimanche, 68% des Français estiment qu’on leur propose souvent « des produits trop sophistiqués » qui ne correspondent pas vraiment à leurs besoins.

La crise a bon dos. Notre sondage le montre, la crise financière de ces derniers mois est l’arbre qui cache la forêt de bouleversements en profondeur. « Cela a commencé avec l’euro, analyse Michel-Edouard Leclerc. Les consommateurs ont commencé à lire les étiquettes et ont comparé les produits. Et puis la télé mondiale a changé tous les repères. Regardez les people, ils s’habillent comme tout le monde… En quelques années, tous les codes du marketing ont volé en éclats. » Qu’ils soient jeunes ou plus âgés, qu’ils soient hommes ou femmes, qu’ils habitent la ville ou la campagne, qu’ils soient ouvriers ou cadres, les Français changent leurs modes de vie et quelques tendances fortes se dessinent déjà.

La première est un constat simple : la fin des années bling-bling : 68% de nos sondés estiment qu’on leur propose souvent « des produits trop sophistiqués » qui ne correspondent pas vraiment à leurs besoins. Là-dessus, tout le monde est d’accord. Pas étonnant que les ventes de téléphones bourrés de gadgets inutiles s’effritent alors que les appareils « normaux », qui servent « juste » à téléphoner, se vendent toujours. Une prise de conscience récente sur l’achat écologique Même analyse pour les voitures. La crise de l’automobile actuelle est aussi une crise de l’offre : les constructeurs n’ont pas su proposer des petites cylindrées, tout simplement pratiques et pas chères. Fiat, avec sa Fiat 500 relookée, affiche un chiffre d’affaires record, alors que Renault et ses 4×4 tirent la langue… « Les constructeurs n’ont rien vu venir« , explique Robert Rochefort, le patron du Credoc (lire ci-dessous). « Les fabricants français d’automobiles ont raté le virage de la voiture propre« , analyse Michel-Edouard Leclerc.

Deuxième constat, l’achat écologique. 76% des Français disent privilégier des produits respectueux de l’environnement « même s’ils coûtent un peu plus cher« . « C’est assez récent, analyse Frédéric Dabi, de l’Ifop. Comme s’il y avait une prise de conscience citoyenne sur ce sujet. » La tendance, là aussi, est générale, même si les champions d’une consommation « durable » sont les plus de 65 ans (85%) et les sympathisants écologistes (86%). « Quand j’ai supprimé les sacs en plastique en caisse, on m’a traité de fou. Maintenant, tout le monde s’y est mis », ajoute Leclerc.

« Des choses plus simples »

Troisième constat: les loisirs coûte que coûte : 60 % des Français préfèrent se serrer la ceinture sur les dépenses quotidiennes pour maintenir leurs loisirs. Plus ils sont jeunes, plus la tendance est marquée (80% chez les 18-24 ans, 44 % chez les plus de 65 ans). « La jeune génération veut continuer à s’amuser et, en période d’incertitudes, le besoin de culture et de détente est toujours fort« , poursuit Dabi. Pas étonnant que l’industrie agroalimentaire et l’univers des grandes surfaces redoutent un coup de torchon dans les mois qui viennent. « Les Français comparent les prix sur internet, veulent manger malin et refusent désormais de payer pour de beaux emballages. Ils préféreront des produits moins chers et démarqués… qui sont souvent de qualité identique aux produits de marque », analyse Dabi. « Le beau, l’utile et le bon sont de retour » En clair, c’est tout l’univers de la pub et du marketing qui doit revoir ses codes et vendre « autrement« .

C’est aussi cela « la crise ». Un rejet de la « société de consommation » de ces dernières années, gloutonne, polluante et, parfois… excessive. « C’est la fin de l’hyperconsommation », Lire la suite

Pourquoi n’agissons nous pas plus ?

ecoloinfo.com, Brendan, le11 février 2009

Pourquoi n’agissons nous pas plus ?

Alors que la connaissance scientifique autour du changement climatique est établie et partagée, les changements de comportement se font encore à la marge. Comment peut-on expliquer ce décalage ? Lisa Bennett, directeur de la communication du Center for Ecoliteracy, une association américaine d’éducation aux modes de vie durables, fait le point dans un article, publié dans la revue californienne Greater Good Magazine. Ce billet traduit grossièrement les principales lignes de l’article…

Les chercheurs en sciences sociales cherchent à expliquer nos réponses limitées au changement climatique. Parmi les facteurs les plus signifiants qu’ils mettent en avant, la façon dont nous sommes psychologiquement câblés et socialement conditionnés pour répondre aux crises nous rend mal adaptés à réagir à la menace abstraite et apparemment lointaine posée que constitue le changement climatique.

Ressentir le risque du changement climatique

Un nombre significatif de chercheurs s’intéressent à la façon dont les gens décident de ce qui est vraiment mauvais pour eux. Ils soutiennent qu’il y a en général deux façons d’évaluer un risque comme le changement climatique: soit de façon analytique en prenant des décisions logiques, soit de façon émotionnelle.

Pour la plupart d’entre nous, la plupart du temps, le risque n’est pas une statistique,” explique Elke Weber du département de psychologie de l’université de Columbia et co-directrice du Center for Research on Environmental Decisions (CRED). “Le risque est un sentiment. Nous sommes influencés par nos sentiments, et ces sentiments, qui constituent une part essentielle du processus de prise de décision, peuvent être de mauvais conseillers en fonction du risque impliqué.” “Si j’ai peur, ça éclipse toutes les informations statistiques.“

Les émotions, plus que tout, sont ce qui nous motive à agir. Des décennies de recherche en décision comportementale ont montré que la plupart des gens doivent ressentir un risque avant d’y faire quoi que ce soit. Ainsi, selon Paul Slovic, professeur de psychologie à l’université d’Oregon, notre réponse limitée au changement climatique peut être comparée à nos réponses limitées aux génocides. Les statistiques sont écrasantes mais restent abstraites et ne nous inspirent pas d’empathie pour les victimes. La conséquence est que nous ne parvenons pas à prendre les mesures appropriées.

Pour les autres comme pour nous mêmes, ce sont les émotions, comme la peur ou l’anxiété, qui nous poussent à nous protéger du risque. C’est là que la situation est délicate avec le changement climatique, car, d’après Elke Weber, nos émotions sont conditionnées par deux formes d’expérience : soit l’expérience personnelle directe, soit l’expérience liée à l’évolution de l’espèce. Or, nous n’avons aucune expérience du changement climatique, ni personnelle, ni dans l’histoire de l’espèce humaine. Aussi dramatiques que puissent l’être les scénarios, nous ne pouvons les ressentir car nous ne les avons pas (encore) expérimentés. Le changement climatique causé par les hommes est simplement sans précédent.

Nous pouvons appréhender le changement climatique de manière analytique, mais pas en ressentir les dangers car nous ne l’avons pas encore vécu. Or ce sont principalement les émotions qui nous poussent à agir. Il nous manque donc un aiguillon fondamental pour passer à l’action et nous protéger individuellement et en tant qu’espèce.

Le timing Lire la suite