Le DD à l’ordre du jour en Pays Sarladais

Sud-Ouest, le 19 Février 2009

Le développement durable à l’ordre du jour

L’Apeb (Association de protection de l’environnement belvésois) a tenu son assemblée générale jeudi dernier à Belvès.

L’occasion pour le président Daniel Peyrus de rappeler les actions conduites en 2008 et les conférences en particulier sur l’alimentation bio et les énergies renouvelables.

Au cours de l’année 2009, devraient être évoqués certains sujets comme : les antennes de téléphonie mobile, implantées à moins de dix mètres du collège ; les fumées des charbonnières dont on n’est pas sûr que les incinérateurs fonctionnent correctement. Une délégation de l’association a été reçue par le responsable du site, puis par le sous-préfet de Sarlat, avec un représentant de la Sepanso. Tout devrait être fait pour que l’industriel respecte le règlement qui lui est imposé tant pour les fumées que pour la clôture du site.

Un bémol

Des délégations de l’Apeb sont régulièrement reçues par la municipalité avec laquelle elles entretiennent de bonnes relations. Pourtant, le communiqué suivant a été formulé à son adresse : « L’Apeb aurait souhaité qu’au cours de la cérémonie des voeux à la mairie, la crise de l’environnement soit évoquée. Il est urgent pour notre survie et celle de nos descendants de modifier nos comportements, nos sociétés consommant plus que ce que la terre peut produire et rejetant plus que ce qu’elle peut éliminer. Peut-être serait-il opportun de profiter de la crise économique actuelle pour mettre en place une autre politique permettant un développement durable (économie d’énergie, investissement dans les énergies renouvelables, développement, créateur d’emplois, de l’agriculture biologique, par exemple). C’est ce que nous demandons à nos élus locaux. »

Boudin bio

Comment arriver au bio ? Une question qui donnait lieu ensuite à un débat passionné. Si les finalités sont les mêmes, les approches, elles, ne sont pas identiques. Doit-on se permettre d’aller vers un bio progressif sans bouleverser les habitudes, ou bien faut-il trouver le bio tout de suite là où il est proposé ?

Toujours est-il que la volonté commune est de le défendre. Ainsi, l’Apeb a proposé samedi une fête du boudin bio, Lire la suite

«Cradle-to-cradle» : l’empreinte écologique positive ?

novethic.fr, Véronique Smée, le 17 février 2009

«Cradle-to-cradle» : l’empreinte écologique positive ?

Récupérer les matières pour les réutiliser à l’infini, c’est le concept d’éco-conception « cradle-to-cradle » (du berceau au berceau), imaginé par l’architecte américain William McDonough et Michael Braungart, chimiste allemand spécialiste du cycle de vie des produits et ancien activiste de Greenpeace.

Encore peu connus en France, l’architecte designer William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart sont pourtant deux personnalités de l’écologie industrielle. Leur ouvrage « Cradle to Cradle » date déjà de 2002. Leur credo, il est vrai, diffère des courants plus connus de l’écologie : loin d’une approche décroissante, ils défendent une consommation « intelligente », fondée sur la réutilisation permanente des matières et des objets. Tous deux préconisent une « empreinte écologique positive », à travers une philosophie d’éco-conception qui consiste à penser le produit dès l’origine pour lui donner ensuite plusieurs vies. Et  idéalement, le réutiliser à l’infini, y compris pour d’autres usages que sa fonction initiale. Eric Allodi, représentant en France de la technologie « CtoC », explique le procédé : « Toutes les matières qui composent un produit sont analysées pour identifier ce qui peut être recyclé et dans quelles filières de recyclage on peut les orienter, pour recréer de la matière première. » Aujourd’hui, rares sont les produits pensés pour être recyclés, pourtant les solutions techniques existent. Eric Allodi donne l’exemple de la moquette « dépolymérisable », qui peut facilement être récupérée, pour être retraitée. « Les entreprises y voient leur intérêt, puisqu’on vient les débarrasser gratuitement de vieux produits. Sous chaque dalle est inscrit le numéro à appeler, c’est simple ». 
Mais pour être « Cradle to Cradle », la première condition est d’utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroître la pression sur l’environnement, voire le « nourrir ». Comme par exemple des cosmétiques biodégradables ou des T-Shirts entièrement compostables, utilisés pour nourrir la terre. Ou encore des livres fabriqués dans un plastique réutilisable et des chaises conçues pour être démontées et recyclées.

Certification
Les industriels qui veulent adopter la démarche « C to C »  peuvent le faire de manière progressive, trois niveaux de certification (argent, or ou platine) leur sont proposés. « Il faut d’abord s’assurer de la non toxicité des produits, puis instaurer un circuit de récupération de la matière première pour ensuite la réinjecter dans un nouveau produit. En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine sans perte de qualité ni gaspillage de nutriments qui ont servi à la constituer », explique Eric Allodi. Depuis la première certification (qui comprend une vingtaine de critères) attribuée en 2005, 109 produits ont obtenus le label « Cradle to Cradle-C2C », pour un coût annuel compris entre 10 000 dollars (T-Shirt), et 15 à 20 000 dollars (chaise). Rhoner, fabricant suisse de textile, a ainsi revu toute sa production pour adopter des matières et des teintures naturelles compostables, qu’il revend à un consortium de producteurs de fraises… En France, la marque de collants Dim s’est également engagée dans ce procédé, en abandonnant  polyamide et teintures conventionnelles pour des matières premières plus naturelles, avec l’appui financier de l’Ademe (à hauteur de 50 % soit 130 000 euros). Objectif : faire des collants compostables ou recréer de nouveaux produits à l’infini, à condition bien sûr que les consommatrices s’impliquent pour « rendre » leurs collants usés… Lire la suite

Rapport : Gouvernance des aires protégées

La documentation française, Secrétariat d’Etat à l’écologie, Dominique Julien La Bruyère, 2009

La gouvernance locale des aires protégées et des espaces dédiés à la conservation de la biodiversité

Dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du Grenelle de l’Environnement, Dominique Julien La Bruyère, vice-président de France Ecologie et fondateur du Parc Naturel de Chevreuse, s’est vu confier une mission d’étude sur la gouvernance locale des aires protégées et des espaces dédiés à la conservation de la biodiversité. Le rapport présente 23 propositions concernant les modes de création des aires protégées, les niveaux de protection des sols ou encore l’implication citoyenne dans les organismes de gestion (parcs nationaux, parcs naturels régionaux, parcs naturels marins, sites du réseau Natura 2000, etc.).

Consulter le sommaire et le rapport Lire la suite

Vélorution bordelaise : c’est reparti !

Vélorution, le 18 février 2009

Vélorution bordelaise : c’est reparti !

Convaincue de la nécessité et de l’utilité d’actions de réappropriation des rues et de dénonciation de la société automobile, la vélorution bordelaise reprend la route !

Prochaines actions prévues : Atelier participatif de réparation de vélos

Samedi 21 février à 15h à Pey Berlan

Amenez savoir-faire, outils, bonne humeur, gâteau, pour un moment d’échanges et de rencontres autour du vélo ! C’est aussi l’occasion de prendre contact et de participer au mouvement !

Vélorution/masse critique samedi 7 mars modalités encore à définir : participez à sa préparation !!

Nous espérons vous croiser à ces occasions, et aux prochaines !

N’hésitez pas à nous envoyer vos infos, vos actions, et qui sait, vos envies de projets communs !

Merci de diffuser cette info dans vos réseaux !

A bientôt sur vos vélos !

Pour plus d’infos sur la vélorution Lire la suite

Limousin : l’IRSN critique la gestion des déchets d’uranium

actu-environnement.com, R Boughriet, le 12 février 2009

L’IRSN critique la gestion des déchets des mines d’uranium dans le Limousin

Dans un rapport, l’IRSN estime que les cessions des stériles, issus des anciennes mines d’uranium dans le Limousin, ne sont pas assez encadrées ni vérifiées et déplore un manque d’informations pour exclure tout impact environnemental.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié le 9 février son dernier rapport concernant l’expertise globale du Bilan Décennal Environnemental réalisé par Areva NC, qui évalue l’impact des anciennes mines d’uranium dans le Limousin.

Ce bilan rédigé par l’industriel exploitant a notamment pour vocation de rassembler et d’analyser les données relatives à la surveillance des anciennes exploitations d’uranium de la division minière de la Crouzille (Haute-Vienne) et de leur environnement, acquises au cours des dix dernières années.

Dans son analyse critique, l’IRSN a examiné la réutilisation dans le domaine public des stériles miniers, ces produits constitués par les sols et roches excavés lors de l’exploitation d’une mine, après récupération de la partie commercialement valorisable qui constitue le minerai.
A ce jour, les connaissances sur les cessions de stériles miniers et leur utilisation dans le domaine public reposent sur les données consignées dans un registre mis en place depuis 1984 par la Cogema (Areva NC) afin d’encadrer la demande croissante d’entreprises locales, et notamment de carriers. Ce registre vise ainsi à limiter les risques liés à la réutilisation de ces matériaux (au niveau de radioactivité), notamment afin d’en imposer l’interdiction d’utilisation pour des soubassements ou en tant que matériaux de construction.

Une gestion de déchets miniers pas assez encadrée ni vérifiée

Si l’IRSN note  »l’utilité et la pertinence » de ce registre, il déplore un manque de précisions concernant certaines cessions de stériles miniers et une absence de vérification sur les lieux de réutilisation en particulier.

En ce qui concerne les cessions antérieures à 1984, les informations sur les cessions notamment des lieux de destination et des usages restent également  »pauvres », ajoute l’Institut. En effet, les matériaux ayant servi de remblais avant 1984 restent souvent non répertoriés, même si une partie d’entre eux a été mise en évidence par des campagnes radiamétriques réalisées par Areva NC en 2000 dans les villages limitrophes des sites miniers.
Pour l’IRSN, cette absence de connaissance des cessions antérieures à 1984 constitue une faiblesse dans la maîtrise des impacts liés à la réutilisation de stériles miniers dans le domaine public pour cette période.

Un manque d’informations et de connaissances Lire la suite

L’artificialisation des terres fragilise l’environnement

eco-life.fr, Marie Varasson, le 16 février 2009

La verte campagne perd du terrain 

Davantage convoitées pour leurs qualités foncières qu’agricoles, les prairies et cultures sont grignotées par l’expansion urbaine. Une artificialisation des terres qui dégradent les paysages et fragilise l’environnement.

La fleur au fusil, de plus en plus de citadins quittent la ville pour s’installer au vert. Tandis que les surfaces cultivables ne s’étendent plus en France et que les superficies des prairies stagnent, 20 à 30 000 hectares de terres sont cédés chaque année à l’artificialisation (transformation d’une zone agricole ou naturelle en zones artificielles, tel que les logements, les routes ou les zones commerciales). Un phénomène de désengorgement des zones urbaines, qui obéit au modèle d’un développement urbain horizontal plutôt que vertical. Avec l’habitat, les voies de communication et infrastructures de loisirs grignotent les espaces verts. En 2003, bâtiments, jardins et pelouses, routes et parking s’étendaient sur près de 8% du sol métropolitain. Les forêts occupent quant à elles environ 20% du territoire. Irréversible, l’artificialisation redessine le paysage français.

Les prix du foncier en ville font parfois tourner la tête. A Toulouse, l’aire urbaine dépasse les frontières du département et un appartement de 100 m² se négocie 450 000 euros. Cette pression démographique et foncière a débuté dans certaines régions – telles que les zones proches du littoral – il y a plusieurs décennies. Depuis 1999, l’espace périurbain occupe la quasi-totalité de l’espace rural des années 70. La ville rose est saturée, et son histoire ressemble à celle de Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux ou Strasbourg. « S’il faut s’excentrer pour parvenir à la maison avec jardin idéale, les gens le feront« , explique Laurent Bisault, statisticien agricole, responsable d’Agreste Primeur, publication du ministère de l’Agriculture. Une norme de confort qui s’ajoute à la stricte pression démographique. Entre 1982 et 2004, les surfaces urbanisées françaises ont augmenté de 43%, tandis que la croissance démographique était de 11%.

– Le Grand Lyon pâtit depuis plusieurs années de ces allées et venues –

Davantage exposées que les forêts, les terres arables ou cultivables sont les premières à être artificialisées. « Les forêts sont protégées par des réglementations strictes, ce sont des patrimoines », précise Laurent Bisault. « En revanche, les exploitations agricoles sont rentabilisées et font déjà partie du système économique ». Lorsqu’ils cessent leur activité, certains cultivateurs cèdent leurs terres à des fins non agricoles. Dans la région de Nice, le phénomène est tel que les agriculteurs sont exclus du réseau foncier, les prix étant trop élevés pour leur bourse. La Dordogne et le Lot sont également touchés par ces hausses des prix. « Les jeunes agriculteurs ne peuvent plus s’installer », constate Laurent Bisault.

Tandis que 80% des Européens pourraient vivre en zone urbaine en 2020, selon l’Agence Européenne de l’Environnement, « les collectivités locales commencent à s’interroger et tentent d’anticiper les conséquences de cette expansion », Lire la suite

FNE : Les Français croient en une « croissance verte »

developpementdurablele journal.com, Patrick Cros, le 17 février 2009

Sondage FNE : Les Français croient en une « croissance verte »

Selon un sondage de FNE 74 % des consommateurs ont l’intention de maintenir leurs achats labellisés Bio, malgré la crise

L’économie verte comme moteur économique ? Barack Obama comme Nicolas Sarkozy ont mis en avant cette nouvelle donne moderne dans leur programme, même si elle se traduit encore relativement peu en actions concrètes. Quatre français sur cinq sont également confiants dans cette dynamique environnementale. Ils considèrent que les « activités vertes » peuvent contribuer au soutien de l’économie et de l’emploi, selon un sondage CSA réalisé pour France nature environnement (FNE).

A l’heure où les pays développés cherchent une nouvelle dynamique à la croissance pour faire face à la crise, quatre français sur cinq croient au potentiel des « activités vertes ». Ils pensent qu’elles peuvent contribuer au soutien de l’économie et de l’emploi, selon un sondage CSA réalisé en janvier pour France nature environnement (FNE) auprès de plus de 1 000 personnes. Ce sentiment se retrouve quelle que soit la préférence politique des personnes interrogées, même si ce sont les cadres et professions libérales qui trouvent l’argument le plus pertinent : 63% affirment en être « tout à fait » convaincus, contre 43% pour l’ensemble de l’échantillon. Des chiffres salués par Bruno Genty, responsable de la mission économique au sein de FNE. Selon lui, ils montrent que les Français commencent « à être pragmatiques » sur les questions environnementales et souhaitent « qu’au-delà des incantations, il faut que ça se traduise au niveau économique ».

L’environnement prioritaire

Au-delà des résultats économiques, les Français semblent également sensibles à la protection de l’environnement, même dans un contexte de crise financière. Interrogés sur ce sujet, 47% d’entre eux la jugent « tout à fait prioritaire », 38% estiment qu’elle « importante mais pas prioritaire » et 14% seulement considèrent qu’elle est « secondaire ».
« Dans la perception des Français, on n’est pas dans un phénomène de vase communicant qui viserait à enlever un peu de social pour mettre de l’écologie ou à enlever un peu d’écologie pour mettre plus de social. Ce n’est pas l’un ou l’autre », commente Jean-Daniel Lévy du CSA. C’est donc en toute logique, que Lire la suite