Sepanso Dordogne : Trop ou pas assez ?

Sud-Ouest, Christine Lamaison, le 9 Février 2009

Trop ou pas assez ?

SEPANSO. Réunis samedi à Lalinde, ses membres ont réfléchi à leurs actions

La Sepanso en fait-elle trop ou pas assez ? C’est cette question, en forme de clin d’oeil à un article paru dans « Sud Ouest » du 3 novembre 2008, qui a rythmé les débats de l’assemblée générale de la Sepanso Dordogne, samedi après-midi à Lalinde. Trop, sans doute pour certains élus, industriels ou autre lobbies dont elle fait capoter les projets. Pas assez, forcément pour ses militants qui dénoncent chaque jour les atteintes portées à l’environnement. Les membres de la Sepanso (ils affirment rallier à leurs causes près de 2 000 personnes en comptant les associations fédérées) expliquent ne pas se battre contre, mais pour la défense de la nature. Agitateurs de consciences écologiques, ils ont défini quelques priorités pour 2009, qu’ils mèneront avec « sérénité mais détermination ». Ils se veulent « gens de dialogue », ignorant les attaques personnelles, pour privilégier la bataille des idées.

1 « Gare à la crise qui ne doit pas tout justifier »

Ainsi sur la bataille des idées, ils ont critiqué le plan de relance gouvernemental. « La relance par les chantiers, c’est la relance par la spéculation, par l’accaparement de quelques privilégiés. On nous met en avant l’emploi. Mais ce sont des emplois pour six mois. iI y a là beaucoup d’appétits, beaucoup d’amis et peu d’idées », commentait le président Gérard Charollois. Appel a donc été lancé à la vigilance. « Il nous faudra beaucoup de détermination. »

Et à ce titre, les militants ont cité parmi la cinquantaine de dossiers en cours ceux de plus en plus nombreux concernant l’extension de carrières. « Nous risquons d’en voir d’autres avec les projets de réseaux routiers et les zones d’urbanisation, notamment entre Bergerac et Lalinde, dans le Sarladais aussi. Une extension est prévue à Campagne. Il faut que l’on sache aussi que les projets de golf et de résidences de loisirs ne connaissent pas la crise. »

2 « Le dialogue, comme à Atur aujourd’hui » Lire la suite