La crise financière : tenir compte des limites de la planète

info-durable.be, WWF, le 29 octobre 2008

La crise financière invite à mieux tenir compte des limites de notre planète

Le monde va bientôt devoir faire face à une grave crise écologique. En effet, la pression exercée par les hommes sur la planète, par leur manière de produire, de consommer et de générer des déchets dépasse de presque un tiers ses capacités de régénération. Si notre demande vis-à-vis de la Terre continue à croître au même rythme, nous aurons besoin de deux planètes pour répondre aux besoins de notre train de vie actuel d’ici la moitié des années 2030. A côté de ce que risque de devenir la crise écologique, la crise financière actuelle fera pale figure. Mais il n’est pas encore trop tard. Si nous prenons ces enjeux au sérieux, nous pouvons parfaitement vivre dans les limites de notre planète. Voilà ce qui ressort du Rapport Planète Vivante publié aujourd’hui par l’organisation de protection de l’environnement WWF.

Les conséquences de la crise écologique sont bien plus graves

« Nous agissons avec l’environnement comme l’ont fait les institutions financières dans le domaine économique : nous voulons la satisfaction immédiate et ne regardons absolument pas aux conséquences à plus long terme » explique Geoffroy De Schutter, directeur des programmes au WWF-Belgique. « Il y a cependant une différence : les conséquences de la crise écologique mondiale sont bien plus graves que celles de la crise économique actuelle. En effet, dans le cas de la crise écologique, ce sont nos actifs environnementaux qui sont sous-évalués. Or, ces derniers sont à la base de toute vie. La logique de croissance à l’infini que suit notre consommation dans une seule planète finie montre aujourd’hui ses limites. » Le changement climatique et la crise alimentaire mondiale ne sont que quelques unes des conséquences auxquelles nous devrons faire face.

L’empreinte écologique augmente, la biodiversité diminue

Le Rapport Planète Vivante donne tous les deux ans un bilan de santé de la Terre via différents paramètres. L’indice Planète Vivante, basé sur le suivi de 5 000 populations de 1686 espèces animales indique une tendance à la baisse de 30% en moyenne depuis les années 1970. D’un autre côté, l’empreinte écologique de l’humanité, c’est à dire la surface nécessaire pour produire toutes les ressources naturelles que nous consommons et pour absorber nos déchets, est en constante augmentation. En moyenne, au niveau mondial, l’empreinte écologique est de 2,7 hectares alors que seulement 2,1 hectares sont disponibles. Par ailleurs, nous consommons d’énormes quantités d’eau. La quantité globale d’eau douce disponible est de plus en plus mise sous pression par la demande croissante de produits dont la production demande énormément d’eau comme la viande, les produits laitiers, le sucre et le coton. Pour la production d’un t-shirt en coton, par exemple, il faut près de 3 000 litres d’eau. Aujourd’hui déjà, une cinquantaine de pays rencontre de graves pénuries d’eau. A cause du changement climatique, le nombre de personnes qui n’ont pas assez d’eau que ce soit tout au long de l’année ou pour seulement quelques périodes, devrait très sensiblement augmenter.

Et la Belgique ?

La Belgique, tout comme la plupart des pays occidentaux, reste mauvaise élève. L’empreinte écologique belge a quasiment doublé (+87%) depuis 1961 et arrive aujourd’hui à 5,1 hectares, principalement à cause de l’augmentation de nos émissions de CO2. Notre empreinte est près de cinq fois plus importante que la surface de terre productive disponible par Belge (1,1 ha). Lire la suite

Ecole du Bouscat centre : Des naturalistes en herbe

Sud-Ouest, Pierre Pech,  le 6 Février 2009

LE BOUSCAT, ÉCOLE DU CENTRE 1. Toutes les classes sont engagées dans une démarche de découverte liée au développement durable et à la biodiversité

Des naturalistes en herbe

Dans les écoles, le développement durable occupe une place de plus en plus importante même s’il ne constitue pas une discipline à part entière. L’objectif est de favoriser la prise de conscience dans le milieu scolaire.

Au Bouscat, c’est la 3e année que l’école du Centre 1 conduit des actions en faveur de l’environnement. Après l’eau, le tri des déchets et le recyclage, le projet 2008-2009 concerne la biodiversité. Il est financé par une subvention de 1 600 euros par la Communauté urbaine de Bordeaux et pour 1 500 euros par la coopérative de l’école.

260 élèves concernés

Emmanuelle Angelini, la directrice de l’école Centre 1 précise que 260 élèves sont concernés par le dispositif pédagogique. Les classes de CP, CE1, CE2, CM1, CM2 et la CLIS ont chacune un projet. Le but commun : étudier différemment les écosystèmes, comprendre la diversité animale et végétale. Avec l’accompagnement de deux associations, Cistude Nature et Sepanso, les enfants ont exploré la mare du site naturel et protégé des sources au Haillan, la réserve des marais de Bruges.

La suite début mars

Ce thème de la biodiversité permet aux élèves de comprendre la chaîne alimentaire, de mieux respecter la nature, de savoir comment la protéger, d’observer l’environnement, (prairie humide, bocage, étang), de connaître les plantes aromatiques, (romarin, thym, lavande, sauge) et les espèces animales dont certaines à haute valeur patrimoniale.

Après les balades en forêt de l’automne, le printemps sera mis à profit, début mars, pour aller à la héronnière voir le reboisement, les chênes, (Les enfants ont planté des glands ), ainsi que le réaménagements des massifs, etc.

En ce qui concerne l’école Centre 1, les espaces verts Lire la suite

L’Ile-de-France agit pour préserver sa biodiversité

novethic.fr, Rouba Naaman, le 2 février 2009

L’Ile-de-France agit pour préserver sa biodiversité

La biodiversité d’Ile-de-France aussi est menacée. Soutenues par la Région qui a pris très rapidement conscience du danger, les collectivités locales lancent aujourd’hui des actions concrètes pour ralentir la dégradation de la biodiversité francilienne.

Près de 17 000 espèces sont menacées d’extinction dans le monde : l’éléphant d’Asie, le tigre du Bengale… mais aussi le lapin de Garenne, le râle des genêts et le milan royal en Ile-de-France. On ne sait pas toujours que la région francilienne recèle de nombreuses espèces animales et végétales, dont plusieurs sont en voie de disparition. Pourtant, l’impact, y compris financier, du recul de la biodiversité dans le monde est immense. « On sait aujourd’hui que, chaque année, la disparition de la faune et de la flore coûte 2 000 milliards de dollars » soit 6% du Produit national brut (PNB) mondial, avance Sebastian Winkler, responsable du Compte à rebours 2010 pour l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Pour autant, peu d’instruments politiques et économiques ont été mis en œuvre pour préserver ces ressources. La France, qui abrite avec ses DOM TOM une part importante de la diversité biologique, a lancé en 2007 lors du Grenelle la création d’une “trame verte”, destinée à relier les espaces naturels et à les protéger, Nicolas Sarkozy ayant par ailleurs déclaré « que désormais, toutes les décisions publiques devront être arbitrées en intégrant le coût de la biodiversité ». Or, la question de l’évaluation de ces impacts et de leurs coûts commence tout juste à se poser.

Un impact climatique différent selon les régions

Selon le deuxième rapport de l’Observatoire des territoires, les différentes régions de France ne sont pas égales faces aux variations du climat. L’étude intitulée « Dynamiques et développement durable des territoires » note d’importantes disparités, qui dépendraient des populations, des espaces naturels, de l’urbanisation et des caractéristiques géographiques. Les conséquences sont variables, allant des vagues de chaleur aux inondations, en passant par des phénomènes météorologiques plus graves (cyclones et tempêtes). Si les régions les plus affectées sont situées dans le Sud-Est, l’Ile-de-France fait partie des zones à « risque naturel important » selon le rapport. L’Observatoire a également défini des disparités dans les émissions de gaz à effet de serre des régions, variables selon le nombre d’habitants, leurs modes de consommation et de transport, les secteurs industriels présents et les « différences de structure productives ».

Face à la dégradation de sa biodiversité, l’Ile-de-France a décidé d’agir. Après la création par la région, en juin 2008, de la première agence pour la biodiversité, Natureparif, ce sont aujourd’hui les collectivités locales* qui s’engagent pour ralentir le recul de la biodiversité, en signant, mardi 20 janvier, la Déclaration du Compte à rebours 2010 pour la biodiversité. Ce programme (Count-Down 2010) a été initié par l’UICN à la suite du Sommet mondial de la Terre à Johannesburg en 2002. Lors de la 5e Conférence ministérielle de 2003 à Kiev, les pays européens se sont engagés à stopper le recul de la biodiversité d’ici 2010. La Région Ile-de-France a été la première à signer la Déclaration du Count-Down 2010. « C’est un bon moyen de faire évoluer les choses, car rares sont les décisions qui émanent directement des gouvernements » affirme Sebastian Winkler, responsable international pour le Compte à rebours 2010.

Faire rimer urbanisation et biodiversité

Une prise de conscience de la disparition de la faune et la flore, dans la région la plus urbanisée de France, est-ce paradoxal ? Lire la suite

14 février à Agen, 2ème rencontre MNE des assos environ.

MNE Bordeaux-Aquitaine, William Mazel, le 3 février 2009

14 février à Agen, 2ème rencontre MNE des assos environnementales

Contacts MNE : William Mazel 06 83 49 98 66 et Pascal Bourgois 06 22 77 48 60

Contact Au fil des Séounes : Marie-Laure Cambus 05 53 95 12 99 http://au-fil-des-seounes.blogspot.com/ info@les2seounes.com
Suite à notre précédent courriel du 7 janvier [Voir ci-dessous] il a été décidé d’organiser les 2èmes rencontres le samedi 14 février à Agen en partenariat avec l’association Au fil des Séounes que nous remercions chaleureusement pour son aide.

Ordre du jour (présentation plus détaillée sur demande à mnebxaquitaine@aol.com )

10h00 – Jus de fruit, thé et café d’accueil

10h30 – Accueil et tour de table de présentation des associations

11h30 – L’évolution de l’environnement économique, social et écologique des associations

12h00 – Les modes d’action des associations : la sébile ou la grenade ?

12h30 – Déjeuner bio et végétarien

14h00 – La cohérence interne et l’efficacité du travail associatif

15h00 – Les outils collectifs d’information et de communication à améliorer ou à créer

16h00 – Le rôle et l’organisation des associations environnementales

Pour débattre de ces questions nous nous retrouverons à la salle Picasso, salle de réunion au 1er étage du Centre culturel d’Agen, rue Paul Pons, à coté du Stadium (plan en PJ).

Pour réduire notre impact carbone, merci à ceux qui comptent venir en voiture de s’inscrire sur le site de co-voiturage du Conseil général http://www.covoiturage-47.fr/. Il faut valider la charte, entrer ses coordonnées puis déposer un trajet (même si la ville de départ n’est pas dans le Lot-et-Garonne). Une recherche par date permet de trouver rapidement les covoitureurs pour la réunion MNE. Il est conseillé d’entrer dans l’onglet description « réunion MNE ». Sinon la salle est à 10 mn à pied de la gare SNCF.

Nous prendrons un déjeuner bio et végétarien (formules à 10 et 12 €) au Pôle éthique à 5 mn à pied de la salle de réunion. Afin de nous permettre d’organiser cette rencontre dans les meilleures conditions merci de nous confirmer votre présence mnebxaquitaine@aol.com et s’il y a lieu de réserver une place pour le repas avant le mardi 10 février. Si vous avez un doute merci de réserver en mentionnant – sous réserve.

Merci de diffuser largement cette invitation à vos réseaux associatifs.

Courriel du 7 janvier 2009

La Conférencede Poznan nous a rappelé que nous vivons les dernières années où il est encore possible d’agir pour limiter les conséquences du changement climatique. A côté de cette crise climatique, la 6ème crise d’extinction des espèces, les crises alimentaire, énergétique, économique, financière… nous démontrent un peu plus chaque jour que nous devons modifier radicalement notre modèle socio-économique.

Si la prise de conscience progresse rapidement (Al Gore, GIEC, Rapport Stern, Hulot, Grenelle…), c’est bien moins vite que les actions concrètes de préservation de l’environnement. La période est encore au déni. Les associations environnementales, qui regroupent les citoyens les plus sensibilisés à ces enjeux, ont un rôle majeur d’entrainement à jouer. Elles ont vocation à devenir à l’environnement, ce que sont les syndicats au dialogue social.

A partir de cette analyse la Maison de la nature et de l’environnement Bordeaux-Aquitaine Lire la suite

Monségur, 6 et 8 février « Nos enfants nous accuseront »

Sud-Ouest, Valérie Fesselet, le 6 Février 2009

MONSÉGUR.

Le bio vedette à l’Éden

Aujourd’hui vendredi et ce dimanche 8 février, le cinéma Éden de Monségur ouvre ses portes aux entreprises et aux producteurs de produits bio dans le cadre de la projection du film « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud.

Ce film documentaire raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique…

Agir aujourd’hui

Pour accompagner ce documentaire, qui mérite toute notre attention, le cinéma Éden invite des agriculteurs, des naturopathes, des vétérinaires, des viticulteurs en biodynamique et des phytobotanistes qui viendront discuter du sujet du film après chaque projection ; des commerçants de produits biologiques seront également présents une heure avant le début de chaque projection pour présenter leurs produits dans le hall du cinéma.

Un seul mot d’ordre : ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas…

Les séances ont lieu ce vendredi soir à 21 heures et dimanche 8 février à 15 heures.

Présentation de produits naturels bio par des entreprises et des producteurs dans le hall du cinéma une heure avant le début de chaque projection et discussion. Débat après chaque séance. Les séances sont aux tarifs habituels. Renseignements : Lire la suite

Ecologie : comprendre le processus de changement

nature-humaine.fr, La Lettre Nature Humaine n°3, janvier 2009

« Ecologie : comprendre le processus de changement »,

La Lettre Nature Humaine n°3, sur l’écologie et les sciences humaines, vient de sortir.

Au programme :

– mieux comprendre ce qu’est le changement

– deuil et crise écologique

– les « sentiments de nature », par l’écrivain et poète Bernard Boisson.

N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions, appréciations, avis et autres, dans le souci d’améliorer cette Lettre.

Bonne lecture !

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Pour mémoire, la Lettre est financée par les dons, subventions et adhésions à l’association.

Pour devenir membre (20 euros l’adhésion de base, 10 pour les petits revenus), c’est très simple. Rendez-vous sur ce lien

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Lettre n°1 – Les moteurs de l’action 

Lettre n°2 – Les freins à l’action (partie 1)

Les Lettres de Nature Humaine sont à télécharger gratuitement en PDF, ici : Lire la suite

Patrick Viveret : Reconsidérons la richesse

« Reconsidérons la richesse »

Patrick Viveret, TerreTV, janvier 2009

Interview de Patrick Viveret, philosophe, président de l’Observatoire de la décision publique et auteur du rapport « Reconsidérer la richesse » enregistre lors des 5ème assises nationales du développement durable à Lyon les 19, 20 et 21 janvier 2009

« Le vieux monde se meurt. Le nouveau monde tarde à paraître. Et dans ce clair-obscur les monstres surgissent. » Antonio Gramsci

A voir a Lire la suite