VIENT DE PARAITRE : Le N° 27 d’EcoRev’ « Ecopolis »

EcoRev’, le 27 janvier 2009

Le numéro 27 d’EcoRev’, revue critique d’écologie politique, vient d’être mis en ligne
Son dossier principal, « Écopolis », dresse un panorama des idées et des pratiques écologistes de la métropole. Son mini-dossier, « Dans les friches de l’écologie politique », est le premier volet d’une réflexion à laquelle chacun peut encore contribuer dans nos colonnes et qui s’est poursuivie dans le n°30 cet automne.

C’est donc 27 numéros qui sont en ligne sur notre site, près de 500 articles consultables gratuitement par qui milite ou fait des recherches concernant l’écologie politique. Mais EcoRev’, c’est aussi une revue papier qui a besoin de votre soutien pour exister.
Vous pouvez vous procurer le n°27, comme tous les autres numéros, sur abonnement, en commandant des numéros, dans le réseau de librairies et sur le site de notre nouveau diffuseur DifPop’ et parfois lors de rencontres auxquelles nous sommes présent-e-s avec nos derniers numéros (voir plus bas).

Le sommaire du 27 :

ECOPOLIS
Dossier coordonné par Mathilde GRALEPOIS

– La ville et l’urbain

Henri LEFEBVRE

– Marches en ville

Michel de CERTEAU

Les écoles de pensée en urbanisme face à la métropolisation

Mathilde GRALEPOIS et Aurélien BOUTAUD

– EcoZAC de Rungis et écoquartiers : retour d’expérience

Elsa GHEZIEL

– PADD et Agenda 21 : concurrence ou complémentarité dans le développement des villes durables en France ?

Roberto A. M. MAGALHÃES

– Transports urbains : faire la vélorution pour changer la ville

Philippe COLOMB et Jérôme DESQUILBET

– L’utopie sociale de la ville durable

Bruno VILLALBA

– L’architecture action : de la co-participation à l’autogestion

L’Atelier d’architecture autogérée

– L’étouffoir publicitaire

Juste JERISSE

– L’horizon a besoin de vous

Laure NICOLAS

DANS LES FRICHES DE L’ECOLOGIE POLITIQUE, volume 1

Dossier coordonné par Erwan LECOEUR

– Petit retour sur une séquence électorale Lire la suite

LGV/TGV : Le Cade réclame une étude indépendante

Sud-Ouest, Richard Picotin, le 21 janvier 2009

LIGNE TGV. Vendredi soir, le collectif de défense a mobilisé en nombre à Villefranque

Le Cade réclame une étude indépendante

Faut-il ou non construire une nouvelle ligne à Grande vitesse pour traverser la Pays Basque et y faire circuler quelques TGV et beaucoup de trains de fret, ou bien se contenter d’aménager l’existante ?

De nombreux élus et plusieurs associations ont déjà répondu à cette question, en préférant l’aménagement de l’ancienne ligne à la percée d’une saignée dans le paysage du côté d’Ustaritz par exemple.

Michèle Alliot-Marie a rappelé au cours du week-end son opposition à ce projet de nouvelle ligne, qui, dit-elle, ferait dépenser des dizaines de millions d’euros pour gagner moins d’une poignée de minutes.

Nombreux enfin sont ceux -les Communautés de communes de Nive-Adour, du Sud Pays Basque et peut-être d’Errobi – qui réclament de nouvelles études afin de vérifier la pertinence des hausses de trafic -et plus particulièrement celle du fret- annoncées par RFF.

Des estimations à hauteur de 21 millions de tonnes -les trains de marchandises devraient en transporter cette année que 2 millions de tonnes- qui servent de socle à la démonstration selon laquelle il y aurait une nécessité à construire cette nouvelle ligne.

Vendredi dernier à Villefranque, le Cade (Collectif des associations de défense de l’environnement) avait rassemblé un public nombreux pour faire le point sur le dossier. Et réclamer lui aussi une nouvelle étude de trafic.

Pour Victor Pachon, porte-parole du CADE, cette étude devrait être réalisée par l’école des mines de Lausanne, réputée pour son indépendance et son sérieux. Cette école des mines de Lausanne est celle qui a réalisé l’audit des installations de RFF. Audit qui a mis en lumière la vétusté des caténaires, par exemple.

Dix fois moins cher

Pour le Cade en effet, le trafic à l’horizon 2020 est surestimé. « Il passe aujourd’hui environ 53 trains par jour, alors que les voies pourraient en faire passer 264. Si les tonnages de fret étaient multipliés par 5, (alors qu’il a tendance à diminuer), 89 trains par jour passeraient sur les anciennes voies. Des trains qui, de plus, pourraient être plus longs qu’actuellement et donc transporter chacun plus de tonnes de fret. Il faut donc une nouvelle étude, mais faite par des gens qui se situent très loin de RFF et de l’agence d’urbanisme… »

Côté financement, le Cade se réjouit de voir que Lire la suite

LPO, de la Corderie aux Fonderies : toujours royal

Sud-Ouest, Kharinne Charov, le  21 Janvier 2009

CHANGEMENT D’ADRESSE. La LPO veut créer des emplois en 2009 et en 2010

De la Corderie aux Fonderies : toujours royal

Ça y est, après un déménagement étalé du 8 au 14 janvier, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) s’est installée aux Fonderies royales. Outre une esthétique rare, ce bâtiment réhabilité présente de nombreux avantages en termes de respect de l’environnement, de confort des usagers, de création d’emplois et de développement de l’association d’utilité publique.

Concentration

Car la LPO passe de 1 100 m2 à 2 100 m2 aujourd’hui. Le tout concentré en un seul lieu quand auparavant, l’activité se développait à la Corderie, dans la zone de l’arsenal et à l’Hermione. « Nous devrions disposer de 250 à 300 m2 de plus, quand le Cabestan aura quitté les anciens locaux de la communauté d’agglomération, à côté des Fonderies », précise Michel Métais, heureux de ce nouveau départ.

L’affaire aura été rondement menée : obtention du permis de construire en juin 2007, achat du bâtiment au Conseil général en juillet suivant, pour un démarrage des travaux en septembre.

Le chantier aura duré en tout un an et trois mois, accusant seulement un retard de deux mois. Le coût de l’opération s’élève à 4 millions d’euros, dont 45 % payés par des fonds publics (ministère de l’Écologie, Région, Département, CAPR et Ville) et 55 % financés par des fonds privés.

Donner l’exemple

En s’installant rue Pujos, la LPO a tenu le pari de réhabiliter un bâtiment de 1668, au lieu de construire en zone rurale. « C’est du développement durable. En France, chaque année, 60 000 hectares sont pris sur l’espace rural pour la construction, contre 25 000 hectares en Allemagne. On en crève ! Grâce à ce choix, nous réinvestissons un bâtiment qui ne servait à rien au lieu de prendre un hectare sur l’espace rural », souligne Michel Métais.

Et puis, la LPO ne pouvait pas faire moins que de choisir une rénovation de haute qualité environnementale. Cette norme implique une économie en ressources d’énergie (chaudière bois), une réduction de la consommation énergétique (forte isolation), la production d’électricité (panneaux photovoltaïques), une ventilation à double flux, et très bientôt, la récupération des eaux de pluie pour l’arrosage d’un petit espace vert à venir. « En dix ans, le surcoût de 500 000 euros pour la norme HQE sera récupéré », précise le directeur. En utilisant moins de 50 kw/h au m², ce vieux bâtiment est aux normes du neuf. Du jamais vu !

Emplois en vue

Nageant dans l’espace et le confort, grâce aux architectes rochefortais, Pascale Durand et Bruno Sourd, la LPO va pouvoir se développer comme elle l’entend. « Ce qui nous a guidés dans le déménagement, c’était l’exiguïté à la Corderie. Tout simplement parce que nous voulons créer cinq emplois cette année, Lire la suite

Pour des Etats généraux de la mobilité !

Tribune libre, Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, Olivier Louchard, Directeur du Réseau Action Climat France, Jean Sivardière, Président de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports, le 20 janvier 2009

Pour des Etats généraux de la mobilité !

La crise qui traverse le monde de l’automobile est profonde et brutale. Pour ne pas avoir su anticiper une modification de l’attitude des consommateurs à l’égard de l’automobile, pour ne pas avoir voulu faire foi aux propos des écologistes qui s’époumonent à rappeler l’importance des impératifs climatique et énergétique, pour ne pas avoir pu résister aux sirènes de stratèges « éclairés » qui vantaient les mérites de véhicules lourds, chers et manifestement inadaptés au marché de l’automobile, ce secteur est désormais à l’agonie et réclame aides et soutiens publics.

Mardi 20 janvier 2009 est la date retenue par le Gouvernement pour organiser les Etats généraux de l’automobile et annoncer un plan de relance sectorielle. La grande mutation de ce secteur vaut bien une messe mais les solutions apportées seront-elles à même de répondre durablement à la crise du marché de l’automobile ?

Il s’agit, dans l’urgence, de réussir à trouver des solutions intelligentes permettant de transformer radicalement les secteurs frappés de plein fouet par cette crise socio-écologique. Devons-nous en ce sens, nous en réjouir ? Oui et non ! Non, car lorsque la Terre souffre, ce sont en premier lieu les salariés qui trinquent ! Oui, car si cette crise nous permet de mettre un terme à cette fuite en avant qui a conduit certains dirigeants à opter pour des modèles automobiles polluants, nous aurons déjà fait un grand pas dans le règlement de cette crise systémique.

En ce sens, la politique de saupoudrage, dispendieuse pour le budget de l’Etat et totalement inefficace du point de vue écologique, n’est pas à la hauteur des enjeux. Nous appelons de nos vœux une politique cohérente qui oserait s’affranchir de sa dépendance au tout-pétrole mais oserait également sortir des sentiers battus du tout-automobile. A cet égard, nous ne pouvons nous résoudre à voir l’Etat réduire le débat sur l’avenir de l’industrie automobile à un vulgaire échange sur le bienfondé des moteurs thermiques, hybrides ou électriques.

Pour répondre durablement à cette crise structurelle du monde de l’automobile, nous devons nous attacher à réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que notre facture énergétique. Pour se faire, il est impératif d’agir en amont et freiner la hausse continue de la demande de transports motorisés. Cela suppose la mise en œuvre par les pouvoirs publics de mesures structurantes qui permettront de réduire les kilomètres effectués. Il devient urgent de réorienter les politiques d’urbanisme en mettant l’accent sur la mixité fonctionnelle (et sociale) et en rapprochant logements, emplois, loisirs, commerces et ainsi limiter les déplacements quotidiens. L’étalement et le mitage urbains doivent être combattus. C’est en effet l’extension des zones urbaines qui génère les longues distances, les déplacements fréquents et la dépendance à la voiture individuelle.

Il nous faut également choisir une mobilité privilégiant le mode de déplacement le plus efficace énergétiquement ou le mieux adapté au contexte géographique : l’automobile toujours en dernier ressort et si possible en covoiturage, mais surtout la marche à pieds, le vélo, les transports en commun (métro, tramway, bus, train). Cette crise nous offre une chance inespérée ; celle de développer un secteur d’activités s’enracinant dans les territoires en optant pour la construction d’infrastructures de tramways, de bus ou de train, très efficaces énergétiquement et peu émettrices de gaz à effet de serre. L’investissement dans les transports collectifs crée deux fois plus d’emplois, à dépense égale, que l’investissement routier (infrastructures, matériel roulant, exploitation) et, pour la plupart, pérennes et par définition non délocalisables. Lire la suite

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise

journaldelenvironnement, Victor Roux-Goeken, le 21 janvier 2009 

Centrales photovoltaïques au sol : la crainte de la trame grise

Plusieurs associations environnementales s’inquiètent de l’essor des projets de centrales photovoltaïques au sol, et de l’apparition d’une «trame grise». Ces craintes, pour l’instant très locales, sont liées à l’impact sur l’environnement de ces projets et à leur non-intégration au bâti.

A l’instar de celle de Narbonne (Aude), occupant une surface de 23 hectares sur un site classé Seveso, les centrales solaires photovoltaïques auront-elles un faible impact sur l’environnement ? Rien n’est moins sûr, et l’inquiétude pointe chez certaines associations environnementales du sud-ouest de la France.

Ainsi, la centrale photovoltaïque de Gabardan, dans la commune de Losse (Landes) va nécessiter le déboisement de 320 hectares (ha) de forêt. Le secrétaire général de la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-ouest (Sepanso), Georges Cingal, rapporte que pour l’Ademe, «les émissions évitées et celles liées au déboisement étaient du même ordre de grandeur». Mais le projet, déjà soumis à enquête publique, aura forcément un impact sur la biodiversité.

Un projet d’autant plus étonnant que «dans une nouvelle zone industrielle, située à Saint-Geours-de-Maremne [Aquitaine, moins de 150 kilomètres de Losse], une grosse entreprise de logistique a construit un bâtiment comportant 18.000 mètres carrés de toiture, sans le moindre panneau solaire», relève Georges Cingal.

A la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt (Draf) Aquitaine, on indique que la totalité des projets en cours nécessite le déboisement ou défrichage de 10.000 ha de forêt. «Théoriquement, la demande de compensation est de 1 pour 1. Cela implique un reboisement hors forêt, qui va concurrencer l’agriculture. Pour l’instant, nous n’avons pas encore de résultat du groupe de travail mis en place auprès du préfet des Landes et qui doit étudier les mesures à demander pour compenser le déboisement.»

Daniel Delestre, vice-président de la Sepanso Gironde, relève «une contradiction entre le développement du photovoltaïque et celui du bois-énergie». Et donne un autre exemple: le vote récent, par le conseil municipal de Cestas (Gironde), de deux centrales photovoltaïques sur des surfaces totalisant 320 ha, «alors que 800 ha viennent d’être rasés pour construire des entreprises logistiques le long de la nationale 10, à proximité.»

Il en va de même dans les Pyrénées orientales, où le président de la fédération départementale des associations de protection de l’environnement, Marc Maillet, estime à 300 ha la totalité des projets en cours.

Pourquoi ne pas intégrer les panneaux photovoltaïques au bâti, alors que le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque est plus attractif dans ce cas ? «Il y a une sorte de mirage sur les toitures, censées représenter des millions de mètres carrés à recouvrir, relève Thierry Lepercq, président de Solar Direct. Sur un bâtiment logistique, une toiture «plate» est inapte [Note du web maître : apte ou inapte ?] au photovoltaïque : elle comporte tout de même de nombreux obstacles et il faut orienter les panneaux au sud avec une pente de 30° pour un rendement optimal. Les architectes doivent s’y mettre: actuellement, un bâtiment sur 100 au maximum est conçu pour accueillir du photovoltaïque.»
Selon lui, les professionnels s’accordent pour dire qu’une centrale au sol doit couvrir une surface d’au moins 8 ha (4 mégawatts) pour réaliser des économies d’échelle.

La compétition pour l’espace aboutira-t-elle à un rejet du photovoltaïque similaire à celui de l’éolien ? Lire la suite

Crise : la faute à… la finance ?

La documentation française, Problèmes économiques, la lettre n° 247, 21 janvier 2009

Crise : la faute à… la finance ?

Ces temps-ci, la finance n’a pas bonne presse. Soupçonné depuis longtemps par certains de ne servir qu’à la spéculation et à des montages à la limite de la légalité, le secteur est au banc des accusés.

Si on sait, aujourd’hui, après l’éclatement de la plus grave crise financière depuis les années 1930, que le contrôle des risques était défaillant, il ne faut pas oublier néanmoins que le formidable essor du secteur de la finance, au cours des dernières décennies, a permis au monde entier de croître à un rythme élevé

Crise : la faute à… la finance ?

Editorial
Haro sur la finance !

Le Monde, Denis Chemillier–Gendreau et Elyès Jouini

Une brève histoire de la finance : entre déréglementation et mondialisation
The Economist

Les mathématiciens financiers face à la finalité de leur travail

Le Figaro, Stéphane Jaffard

Lecture critique de la finance : quand le « cygne noir » apparaît

Lettre de l’Institut économique Molinari, Cécile Philippe

Exportation de la french touch ou fuite des cerveaux ?

Variance – La revue des anciens élèves de l’ENSAE, Gilles Pagès

Les alternatives au pétrole

Journal du CNRS, Laurianne Geffroy

L’Afrique à la recherche de financements

Revue Tiers Monde, Lisa Chauvet et Sandrine Mesplé-Somps

Perspectives 2009 pour l’économie mondiale et la France

Lettre de l’OFCE

Département Analyse et Prévision de l’OFCE

Plus d’infos : Lire la suite

VIENT DE SORTIR : L’état des lieux des régions françaises

Diact, Hervé Dagand,  le 19 janvier 2009

L’état des lieux des régions françaises

Téléchargez la synthèse

L’Observatoire des territoires a rendu publique une synthèse de son rapport pour l’année 2008, dont la version complète sera publiée le 23 janvier à la Documentation Française. Le texte intitulé « Dynamiques et développement durable des territoires » dresse l’état de santé des régions françaises.

Grands systèmes métropolitains. Le premier constat confirme le plus grand dynamisme des régions des façades sud et Atlantique comparativement aux régions du centre, du nord et de l’est. Le rapport signale ensuite que peu de régions françaises se positionnent dans le peloton de tête des régions économiques européennes, à l’exception notoire de l’Ile-de-France qui occupe la tête de ce classement devant le Grand Londres. Le rapport constate la structuration de « grands systèmes métropolitains », espaces organisés à partir de métropoles importantes, définis par l’intensité des flux migratoires entre régions et aires urbaines, les coopérations entre entreprises et laboratoires de recherche ou encore les relations siège-établissements. Il note par exemple les relations étroites des régions du bassin parisien avec l’Ile-de-France. Hors de l’Île de France, d’autres réseaux régionaux et interrégionaux s’affirment et dessinent des systèmes métropolitains organisés à partir d’un ou plusieurs pôles nouant des liens plus ou moins hiérarchisés avec d’autres pôles. Parmi ces systèmes le rapport cite un grand espace sud-est s’appuyant sur Lyon et Marseille ou encore un système « grand ouest » dans lequel plusieurs pôles apparaissent, notamment Nantes et Rennes.

Economie résidentielle. Le rapport souligne ensuite la place croissante de l’économie résidentielle, qui porte la croissance économique dans certains territoires, notamment ceux marqués par un grand nombre de touristes et de retraités. Ces services sont sur-représentés au sud, et à l’ouest, sur les littoraux ou encore dans les zones de montagne. Si ces mécanismes contribuent à atténuer les disparités territoriales, ils contiennent en eux-mêmes quelques limites qu’il est utile d’identifier pour s’assurer de la viabilité économique de ces territoires sur le long terme. Les auteurs du rapport rappellent que ce secteur d’activité crée des emplois en moyenne moins qualifiés et plus précaires. Ce mode de développement […] peut décourager l’implantation d’activités faisant appel à une main d’œuvre plus qualifiée et fragiliser à terme le potentiel productif de ces territoires.

Questions sociales. Hubert Falco rappelle en introduction du texte que « certains territoires connaissent des déséquilibres, démographiques, économiques et sociaux, que la crise pourrait aggraver. Leur résorption implique la prise en compte de la dimension territoriale dans les politiques relatives aux domaines les plus vulnérables, comme le logement, la santé, l’accessibilité aux services ». Le chômage de longue durée est le facteur majeur de précarité. Le chômage des jeunes est très concentré dans des zones d’emploi qui correspondent Lire la suite