Entre la location et l’achat, bientôt les coopératives d’habitat

maisonapart.com, Jorge Carasso, le19 janvier 2009

Entre la location et l’achat, bientôt les coopératives d’habitat

Des systèmes de logements coopératifs pourraient voir le jour d’ici peu. Pour peu d’apprécier la vie communautaire, ces logements coûteraient 20% moins cher que les prix du marché. Mais vous n’en serez pas vraiment propriétaire. Une troisième voie pour qui ne veut ni louer, ni acheter ?

Vous souhaitez acheter un logement mais les prix vous paraissent inabordables. L’idée de verser un loyer à un propriétaire vous déprime ? Et si vous choisissiez d’être à la fois propriétaire et locataire, le tout à moindre coût ? Cette solution n’est pas si farfelue, puisque le Parlement s’apprête à voter des dispositions pour réhabiliter l’habitat coopératif. Le projet de loi Boutin, sur le logement devrait être examiné le 27 janvier. Il comporte plusieurs amendements instaurant un cadre juridique à ce système. « Rien n’est fait bien sûr, mais nous avons bon espoir. Plusieurs projets existent et attendent un cadre légal pour sortir de terre« , explique Isabelle Gueguen, chargée de mission au sein d’Habicoop, une des associations les plus actives pour la promotion de ce type d’habitat.

L’objectif de ces coopératives est de créer des logements dont les prix n’obéissent pas aux fluctuations du marché. Ils doivent refléter leurs coûts réels. En clair, les projets à l’étude sont jusqu’à 20% moins chers que les produits du parc privé. Sur le papier, le logement coopératif est plus qu’attrayant, à condition bien-sûr d’avoir un goût pour la vie communautaire. C’est la coopérative qui va construire le logement. Toutes les décisions quant au projet global se prennent donc en commun avec les futurs associés. Une coopérative d’habitat a aussi une vocation sociale : un partenariat avec des bailleurs sociaux doit permettre de réserver des logements aux très bas revenus.

Pour mener le projet à bien, il faut réaliser des économies d’échelle. Exit donc les intermédiaires. Pas de promoteur immobilier. Pas de frais liés à la commercialisation non plus (les marges des promoteurs oscillent généralement entre 6 et 10% du prix de vente). Prendre à son compte la maîtrise d’oeuvre permet également de réaliser de substantielles économies.
L’exemple de Villeurbanne

De même, le coût du terrain est le plus souvent négocié à la baisse. C’est du moins vrai pour les premiers projets qui bénéficie de l’appui des autorités locales. A Villeurbanne, où « Le Village Vertical », un projet pilote de 15 logements devrait voir le jour, le foncier devrait être cédé au prix où l’achète les bailleurs sociaux, soit autour de 150 euros le m2 SHON. Deux à trois fois moins cher que si il avait été acheté par un promoteur privé ! Quelques petites astuces architecturales visent également à faire baisser le coût général de l’opération. Ainsi, pour gagner des mètres carrés sans surcoût, des coursives extérieures au bâtiment peuvent remplacer les couloirs pour relier les appartements entre eux… Tout en faisant office de balcons. Ces économies viendront compenser certaines dépenses souhaitées par les futurs associés. La plupart des projets ambitionnent d’être extrêmement performants au niveau énergétique, ce qui a un prix. Ainsi les coopérateurs de Villeurbanne projettent de construire un bâtiment basse consommation, de deux à quatre fois moins énergivore que les constructions actuelles. Le surcoût de ce type d’édifice est le plus souvent estimé à 15% du prix total. Au final, le prix devrait toutefois être inférieur à celui du marché. Pour cette opération, le coût a été estimé à 2.000 euros le m2 hors taxe (autour de 2 110 euros le m2 pour une TVA à 5,5%, 2 390 euros le m2 pour une TVA à 19,6%). A titre d’exemple, la résidence « Avant-garde », un programme neuf situé non loin, a été lancée en novembre 2008 au prix de 3.130 euros du m2 TTC.

Rien ne s’oppose vraiment au lancement de ces coopératives. Lire la suite

La réforme du Conseil économique, social et environnement.

lesechos.fr, Leïla de Comarmond, le 19 janvier 2009

Un rapport préconise une réforme du Conseil économique, social et environnemental

Dominique-Jean Chertier a présenté ses pistes de réforme du Cese au chef de l’Etat. Il dresse un constat très sévère de son fonctionnement actuel et veut revoir sa composition.

En demandant à Dominique-Jean Chertier de lui faire des propositions pour « mieux asseoir la représentativité » du Conseil économique, social et environnemental après la réforme constitutionnelle qui a étendu son champ d’action à l’environnement, le chef de l’Etat savait à quoi s’en tenir. Chargé en 2006 d’une mission sur la rénovation du dialogue social par Jean-Pierre Raffarin, dont il a été le conseiller social, le président de Pôle emploi avait déjà plaidé pour une réforme de l’institution dans laquelle il siège au titre des personnalités qualifiées.

Le constat qu’il en dresse dans le rapport remis à Nicolas Sarkozy vendredi est très sévère. « Les productions de qualité du Conseil sont trop souvent déconnectées des problèmes du moment et, lorsqu’elles ne le sont pas, sont noyées dans un flot incontrôlé d’auto-saisines qui leur fait perdre toute visibilité et toute influence », affirme Dominique-Jean Chertier. Et il ajoute que la composition actuelle du Cese est « simplement le fruit de compromis successifs entre des pressions catégorielles (et des réponses quelquefois clientélistes) et les résistances corporatistes de l’institution ».

Trois scénarios

Dans ses propositions, le membre du directoire de Safran fait cependant preuve de prudence en proposant trois scénarios.

Le plus prudent se contente d’un « ajustement périodique » de la composition du Cese tous les dix ans à compter de 2014 et plaide pour une légère modification des équilibres dans l’immédiat : passage de 25 à 20 sièges des agriculteurs, de 10 à 8 sièges des associations familiales, au profit des entreprises privées et des professions libérales, entrée des associations environnementales grâce à une baisse drastique du nombre de personnalités qualifiées.

Le deuxième scénario viserait à « ériger le Cese en assemblée des experts de la société civile » recentrée autour de ses trois enjeux : l’économique, le social et l’environnemental. Il se composerait de 60 représentants des employeurs, autant de représentants des salariés ainsi que des associations en sus de 53 personnalités qualifiées nommées par un comité des sages et entraînerait la suppression de nombreux autres organismes consultatifs.

La troisième piste serait de faire du Cese « l’assemblée des corps intermédiaires » avec un tiers de représentants des employeurs, autant pour les salariés et pour les associations, dont les syndicats étudiants.

Dans ses trois scénarios, Dominique-Jean Chertier suggère de faire entrer les jeunes et d’instaurer une parité hommes-femmes d’ici à cinq ans au Palais d’Iéna. Dans aucune, il n’est en revanche proposé d’intégrer des représentants des « cultes et mouvements philosophiques » Lire la suite

Rhône-Alpes : Et si l’on mangeait écolo à la cantoche

libelyon, Alice Géraud, le 20 janvier 2009

Et si l’on mangeait écolo à la cantoche

ENVIRONNEMENT – Parmi les initiatives présentées lors des 5èmes Assises du Développement durable qui se tiennent cette semaine à Lyon : le développement des circuits courts pour l’approvisionnement de la restauration collective.

Cette semaine, au menu de la cantoche chez Agrapôle (un regroupement lyonnais d’entreprises et d’organismes du secteur agroalimentaire), il y a de la saucisse aux herbes de l’Ardèche, du nerveux de gite façon osso-bucco et de la truite de l’Isère aux amandes. Sur les menus, sont mentionnés les références producteurs. Pourtant, comme la plupart des entreprises, ce site de bureaux fait appel à un prestataire de restauration collective, aux prix  comparables aux autres. Mais à l’état d’esprit nettement plus original. Agrapôle se fait livrer par Prestal, un traiteur de restauration collective qui a décidé s’approvisionner le plus possible (et de plus en plus) chez des producteurs locaux. Une démarche écologique qui a aussi l’ambition, presque révolutionnaire, de faire de la cantoche d’entreprise, un lieu où l’on mangerait sain et bon. Où le boeuf bourguignon, pour ne citer que le classique des classiques du self, ne serait pas cuit en deux heures top chrono avec les pires morceaux des pires bovins venus de l’autre bout du monde…

« Un boeuf bourguignon, cela prend du temps. Et puis surtout, on peut choisir ses morceaux, prendre la gîte par exemple », explique Ludovic Ligneau, directeur de site chez Prestal. Car, selon lui, rechercher à privilégier les circuits courts, c’est aussi privilégier les produits. Et la manière de les préparer. Avant Prestal, Ludovic Ligneau travaillait pour l’un des leader de la restauration collective en France. Et avait quelques idées toutes faites. « Il me semblait impensable par exemple d’acheter du lapin autrement que chinois et pré-découpé ». Il a depuis changé d’avis. Le lapin que l’on retrouve dans les assiettes des cantines de Prestal vient de Rhône-Alpes. Et ne coûte pas vraiment plus cher. « La seule différence, explique Ludovic Lagneau, c’est qu’il faut avoir du personnel qui sache préparer ces produits ». Ici, le chef est un ancien de la grande restauration lyonnaise. Il sait donc découper un lapin. Mais, ce n’est pas le cas partout en restauration collective. « S’il y a un surcoût, c’est sur les compétences et le personnel que cela se ressent. Il y a une véritable révolution des savoir-faire à opérer dans ce secteur« , prévient Ludovic Lagneau.

Le « modèle » valorisé par Prestal est encore minoritaire en restauration collective. Les quelques centimes supplémentaires sur le coût matière d’un repas (1 à 5 centimes par couvert) est rédhibitoire pour les très grandes structures. Par ailleurs, la complexité des circuits et la nouveauté fait que les gros acheteurs n’ont pas forcément envie de se lancer dans pareille démarche. D’où l’idée de Chambre d’Agriculture et de la direction de l’agriculture et des forêts (DRAF) de monter en Rhône-Alpes une plate-forme, sous la forme d’un simple portail internet, destiné à mettre en contact plus facilement acheteurs et producteurs locaux. Pour les premiers, ce site permet de connaître les produits disponibles et de se les procurer facilement. Pour les seconds, c’est une opportunité pour proposer leurs produits en maitrisant mieux la demande et les prix. Sur des grosses quantités, la plate-forme peut mutualiser différentes productions.

Reste à convaincre les acheteurs de changer leurs habitudes. Ce qui n’est pas gagné. « Il y a encore un très gros problème avec les marchés publics », Lire la suite

Le Haillan : Du Festival du film Cistude à la Fête du Printemps

Sud-Ouest, Hervé Pons, le 20 Janvier 2009

LE HAILLAN, FÊTE DU PRINTEMPS. Elle remplacera, sur une journée, le Festival du film nature qui avait trouvé sa place et son public en 10 éditions. Tout est à faire pour assurer au mieux la relève

Une succession difficile

Au Festival du film succédera une Fête de la nature « variée, pour tous les âges ».

Le Festival du film nature Cistude (du nom de l’association de protection de l’environnement installée au Haillan) s’était taillé une place de choix dans le paysage culturel girondin (à Saint-Médard durant 3 ans, puis au Haillan) au cours de dix éditions.

Son aura tenait tant au contenu de la manifestation, qui durait 5 jours, qu’à la notoriété des invités. Quelques noms pour situer : Jean-Louis Étienne chez les aventuriers, Yves Boisset pour les cinéastes, Kent dans le monde de la chanson, Marc Jolivet au nombre des personnalités médiatiques engagées… La liste est longue.

Mais voilà, le Festival du film nature va être rangé dans la malle aux souvenirs. Une « Fête du printemps », basée sur l’écologie et le développement durable, va lui succéder. La jauge de la nouvelle manifestation serait de trois journées… mais la première édition n’en comptera qu’une seule, le 16 mai.

La municipalité, par la voix de la première adjointe Andréa Kiss-Manzanero, évoque une « évolution, un élargissement du festival vers une conception qui privilégie l’humain dans ses rapports avec l’environnement, un angle plus social, voire plus économique. »

« Il fallait renouveler la formule, estime Mme Kiss-Manzanero, mais toujours en maintenant des relations privilégiées avec l’association Cistude. » Elle admet que cette édition sera de transition, pour une montée en puissance d’une manifestation de 3-4 jours.

Quel contenu ?

Le contenu de la nouvelle Fête du printemps ? « Une réunion de travail est prévue début février avec les différents partenaires. Les choses ne sont pas arrêtées mais il y aura des ateliers, des rencontres pour tous les âges, et sur plusieurs continents, avec l’Afrique notamment. Que l’on ne nous fasse pas le procès de vouloir aller à l’encontre de l’environnement. Nous allons construire une Maison de l’environnement dans la zone des sources ; nous préparons notre Agenda 21, et nous avons bien l’intention de continuer à travailler avec l’association Cistude. »

L’opposition de droite, avec Laurent Pécout et un de ses colistiers Jean Fourcaud, ne l’entend pas de cette oreille.

« Il y avait un festival qui marchait bien, qui portait loin l’image du Haillan, pour lequel Cistude s’occupait de tout, qui ne coûtait pas grand-chose à la ville (1) avec les subventions qui arrivaient du Département, de la Région, de divers partenaires. Pourquoi alors saborde-t-on aujourd’hui ce festival ? Qu’on ne parle pas d’une évolution ; on ne reprend rien, on repart à zéro » énumère Laurent Pécout.

Pour Jean Fourcaud, il faut arrêter les faux-semblants : « si le festival est sacrifié, comme je le pense, pour des motifs de relation entre le maire et la responsable de Cistude, Christophe Coïc, c’est vraiment dommage. Et ça va à l’encontre de ce qui avait été dit par le maire lors de la campagne électorale, à savoir le maintien du festival. On arrive presque à un an de mandat et rien ne se passe. »

Cistude attend

« Où en est-on du projet de Maison de l’environnement ? Lire la suite

« Ecovie » salon écolo et citoyen à Bayonne le 30 janvier

lejpb, Antoinette Paoli, le 13 janvier 2009

« Ecovie », le premier salon écolo et citoyen à Bayonne

« En 2009, Bayonne aura enfin son salon écologique et développement durable : «Ecovie», le premier salon au Pays Basque dédié à la vie «écologique» se tiendra du 30 janvier au 1er février.

Plus de 100 exposants, près de 70 ateliers et conférences pour cette première édition qui aura lieu à la Maison des Associations de Bayonne.

Habitat et énergies renouvelables

Avec le leitmotiv «respectons la vie, devenons éco-citoyen», Ecovie suscite la réflexion et l’action : «Ecovie est un salon conçu pour sensibiliser, informer et apprendre à vivre mieux, à consommer différemment et devenir éco-citoyen» souligne Luc Petit, directeur de l’agence de communication Vent d’idées, à Capbreton, concepteur de ce salon.

«On souhaitait présenter au public tout ce qui se fait actuellement dans les domaines de l’habitat durable, des énergies renouvelables».

Six espaces d’exposition seront présentés : éco-habitat, environnement, alimentation bio, santé/ bien-être, tourisme solidaire loisirs verts et un espace institutionnel complétera ces différents pôles.

Pédagogie

«Nous souhaitons que ce salon soit très pédagogique ; par exemple la première journée, le vendredi sera destiné essentiellement aux scolaires, avec de nombreux ateliers pour les enfants». 200 élèves sont déjà inscrits. Un concours de dessin avait été mis en place en novembre sur le thème du tri, en partenariat avec le syndicat Bil Ta Garbi.

Tous les produits proposés par les exposants sur le salon Eco’vie seront présentés à un comité de sélection incluant des organismes comme Lire la suite

Portrait : Nathalie Kosciusko-Morizet, écolo de droite

developpementdurable.com, Yann Cohignac, 19 janvier 2009

Portrait : Nathalie Kosciusko-Morizet, écolo de droite

“Il y a un concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l’attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d’assurer le minimum“

Le 15 janvier, le ministère de l’Ecologie et du Développement durable a perdu sa secrétaire d’Etat. Nathalie Kosciusko-Morizet est mutée à l’Economie numérique. La rédaction de developpementdurable.com en a donc profité pour dresser le portrait d’une femme politique populaire chez les défenseurs de l’environnement.

« Il y a un concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé (président du groupe de l’UMP à l’Assemblée nationale), qui essaie de détourner l’attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo (ministre de l’Ecologie), qui se contente d’assurer le minimum ». Ce jour-là, le paysage politique français découvre une rebelle au sein du gouvernement : NKM, 35 ans, n’a en effet pas sa langue dans sa poche. Ces mots, prononcés dans une interview donnée au Monde le 10 avril 2008 au sujet de la culture OGM, créent la polémique dans les rangs de l’UMP. Poussée par François Fillon, elle devra s’excuser et, petite sanction, renoncer à un voyage officiel du Premier ministre au Japon.

Mais la voilà propulsée sur la scène médiatique. Les écologistes de tout bord y voient tout de suite une alliée au sein du gouvernement. Ils apprécient son franc-parler, son indépendance. La confiance s’installe. Elle ne faiblira pas. Tout comme son ascension politique. Et sa popularité : une étude récente des services du Premier ministre indique que 50 % des Français la connaissent et que 35 % en ont une bonne opinion. Un jury de 34 experts et journalistes réuni par France 2 et Le Point le 30 décembre l’a classera même troisième meilleures ministres. Sa carrière croît, et ce n’est que le début.

Curriculum Vitae

C’est en mai 1973 que NKM vient au monde, à Paris. En 1992, elle intègre l’Ecole polytechnique et en 1996, devient ingénieur de l’Ecole nationale du génie rural, des eaux et des forêts. Puis c’est l’entrée en politique, avec un rapide intérêt pour l’environnement : 97, elle participe à la direction de la prévision au ministère de l’Economie. 99, elle devient responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures du même ministère. 2002, conseillère en développement durable du Premier ministre, députée UMP de l’Essonne, et présidente du groupe parlementaire santé et environnement. 2003, secrétaire nationale de l’UMP, chargée de l’Ecologie, et 2004, conseillère régionale d’Ile-de-France.

Enfin, en juin 2007, NKM prend la place qu’on lui connaît : secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Elle participe alors activement au Grenelle de l’environnement. Puis elle continue à gagner du terrain : en mars 2008, elle est facilement élue maire de Longjumeau (Essonne). Quelques jours plus tard, elle est promue secrétaire générale adjointe de l’UMP. Une belle reconnaissance. Finalement, ses propos houleux sur le « concours de lâcheté » ne lui ont pas été reprochés outre mesure. Cela dit, « la scandaleuse aux mains vertes », comme l’avait surnommée Le Nouvel Observateur, se voit écarté de l’environnement début 2009.

Un départ regretté

Le 15 janvier, un remaniement ministériel propulse en effet NKM secrétaire d’Etat à l’Economie numérique. « Cette promotion m’apporte une autonomie qui ne me déplaît pas », réagira-t-elle. Du côté des écologistes, en revanche, c’est l’inquiétude : « Ce n’est pas une très bonne nouvelle. Dorénavant, personne ne s’occupe plus de l’écologie », Lire la suite

Bordeaux : Partenariat Police nationale et Vélo-Cité

Sud-Ouest, Christine Morice, le 20 Janvier 2009

EN TANDEM.

Police et cyclistes se mettent d’accord

Ils se sont connus sur un terrain glissant : la verbalisation des cyclistes circulant sur les voies du tramway, cours Gambetta à Talence. Et ont amorcé le dialogue. Même s’ils ne sont pas toujours du même avis, Albert Doutre, directeur départemental de la police et Didier Feneron, président de Vélo-cité, ont officialisé un partenariat hier, à l’hôtel de police de Bordeaux, en présence du procureur de la République, Claude Laplaud.

Pour Vélo-cité, « 30 ans d’histoire du vélo dans l’agglomération et plus de 1 000 adhérents », il existe deux freins au développement de cette pratique urbaine de la bicyclette : la peur de l’accident et celle du vol. C’est donc sur ces deux axes que cette entente est construite.

1 722 vélos volés l’an dernier

Elle va se concrétiser par plusieurs initiatives communes : contrôle technique, sans contravention, le 22 janvier à 10 heures, sur les bicyclettes des élèves du collège Cheverus. Un débat (le 2 février à 9 heures, au commissariat central), une séance de formation/éducation des cyclistes (le 3 février à 10 heures quai Richelieu), une rencontre sur les aménagements cyclables, le 3 février à 14 heures, à l’hôtel de police.

Hier, la collaboration entre la Police nationale et Vélo-cité a débuté par une démonstration de marquage. Cette technique, destinée à identifier les deux roues, permet de les restituer à leurs propriétaires lorsqu’ils sont retrouvés, à la suite d’un vol. Cela évite qu’ils soient détruits au bout d’un mois comme cela a lieu régulièrement.

Il en coûte 3 euros, à la Maison du vélo de Bordeaux. Mais Vélo-cité a offert hier la prestation à une vingtaine de fonctionnaires de police qui se rendent au travail à bicyclette ! Leurs vélos ont été gravés sur place. Il est vrai que la méthode mérite d’être généralisée : 1 722 vélos ont été volés en 2008 sur l’agglomération bordelaise pour un taux d’élucidation peu élevé : 63 affaires.

Deux morts en 2008

Côté sécurité des utilisateurs, deux cyclistes (dont un venait de griller un feu rouge) ont perdu la vie en 2008, sur le Grand Bordeaux. On a dénombré 157 accidents pour 154 blessés.

Hier, Albert Doutre s’est insurgé contre « ces cyclistes qui se croient tout permis et ne respectent pas le code de la route Lire la suite