Opposition aux épandages sur la rive droite de la Dordogne

Sud-Ouest, Laurence Pérou, le 12 Janvier 2009

ENVIRONNEMENT. L’opposition au projet d’épandages sur la rive droite de la Dordogne s’organise

Une coordination contre les épandages dégradants

Sous l’égide de la mairie de Cubzac-les-Ponts, les diverses associations environnementales qui protestent depuis quelques semaines contre le projet d’épandage des jus de compost envisagé par la société Sede, filiale de Véolia, se sont organisées en une coordination baptisée Coordination contre les épandages dégradants (CCED).

En préalable, les membres de la coordination sont très clairs : « Nous ne sommes pas systématiquement contre les épandages ou contre le recours au compost. Mais parler de compost, dans le cas présent, est un abus de langage, voire une escroquerie. Un mélange de résidus de fientes industrielles pleines de germes pathogènes et potentiellement vecteurs de la grippe aviaire, de boues urbaines (de stations d’épuration et d’imprimerie), d’agglo déchiquetés, de colles et de métaux lourds ne peut en aucun cas être considéré comme du compost ! »

Et de repointer les dangers de cet épandage en zone humide avec tous les risques de pollution des sols et des eaux que cela comporte.

Bloquer le projet

Outre la diffusion de la pétition publique que des centaines de Cubzagais ont déjà signée, la coordination vient d’alerter par courrier les autorités compétentes, préfecture et ministère de l’Environnement, les appelant à la cohérence entre les décisions qui seront finalement prises et les discours maintes fois prononcés en faveur de la protection de l’environnement.

La coordination informe aussi de la situation la Ddass, la Diren, Greenpeace, Aquitaine Alternative la Fédération de chasse et de pêche, la Ligue de protection des oiseaux, le Sage Estuaire, la Chambre d’agriculture, l’Agence de l’eau Adour-Garonne, le Pays, mais aussi les propriétaires agricoles concernés ou les syndicats viticoles.

La coordination invite, enfin, les élus à formaliser leur opposition au projet, notamment dans les communes environnantes, par des délibérations de leurs conseils municipaux. En espérant que cela suffise à bloquer le projet.

Une logique financière

Aujourd’hui, chacun attend que le commissaire enquêteur remette ses conclusions au préfet de la Gironde Francis Idrac dans les jours qui viennent. « Si celui-ci se prononce pour l’épandage, nous utiliserons tous les moyens légaux, y compris sur le terrain, pour obtenir gain de cause », prévient la coordination, bien consciente de s’opposer directement à l’intérêt financier de Véolia, un groupe international puissant.

Le pot de terre contre le pot de fer ? La santé publique contre une logique financière qui s’opère au détriment de l’eau, de la terre et de ses habitants ? La coordination est bien décidée à défendre son territoire.

Pour plus d’informations ou pour signer la pétition : 06 16 88 30 93 ou http://www.sauvonscubzac.fr

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