La pauvreté, 1er frein à la conservation de la biodiversité

novethic.fr, Hélène Huteau, le 11 décembre 2008

La pauvreté, principal frein à la conservation de la biodiversité

S’inspirer du marketing pour sensibiliser à la protection de la biodiversité ? Au Gabon, la méthode fonctionne mais la biodiversité continue de disparaître… Le changement des comportements ne se fera pas sans progrès économique, social et sanitaire. Les ONG environnementales sont sur tous les fronts face à l’urgence.

Les ONG américaine Wildlife Conservation Society (WCS) et RARE Pride ont développé, avec les Parcs Nationaux du Gabon, une méthode innovante, efficace et toute américaine pour sensibiliser les Gabonais vivant à proximité des parcs nationaux à préserver la nature et notamment les espèces menacées de la faune. Il s’agit d’appliquer les techniques du marketing social, en adaptant le message aux « supports » les plus populaires. Ainsi, le pangolin géant a été choisi comme mascotte suite à un sondage montrant qu’il s’agit de l’animal préféré de la population. Les messages sont également diffusés dans les bars ou lors des matchs de foot. La démarche ne se veut ni intrusive ni condescendante, mais participative. Elle va également au-delà de la plus classique « consultation des parties prenantes ». Entreprises, chefs de populations locales, chasseurs, pêcheurs, orpailleurs, etc. ont été associés et sondés pour identifier les menaces pesant sur le parc, puis développer un programme personnalisé. Une messe a aussi été organisée à cette intention, car la population est à 70 ou 80 % chrétienne.

76% de chômage

Les résultats, mesurés, de la campagne de sensibilisation montrent que la connaissance des espèces protégées a cru de plus de 15%. Pourtant, on continue d’acheter de la viande de brousse, souvent issue du braconnage. « Nous avons identifié des barrières au changement de comportement qui ne dépendent pas des individus » explique Martin F. Hega, directeur de projet pour WCS « la première est la pauvreté : 76% des gens sont sans emploi ». A partir de là commence le travail concret de conservation : comment permettre aux habitants de se nourrir, selon leurs traditions sans qu’ils déciment la viande de brousse ? « On ne peut pas demander aux chasseurs d’arrêter la chasse, surtout quand c’est leur seule source alimentaire, souligne Martin F. Hega. Mais il faut qu’ils gèrent la ressource de façon responsableLa vente de viande de brousse en ville a en effet cassé l’équilibre prélèvement-reproduction qui existait ancestralement, quand les villageois ne chassaient que pour leur propre consommation. Mais la chasse dite « commerciale » assure aux villageois des revenus financiers pour l’école des enfants, le pétrole et des biens de consommation.

Le Gabon, poumon écologique mondial

Le Gabon est au cœur du bassin du Congo, deuxième poumon écologique mondial après l’Amazonie. Son territoire est recouvert à 80% de forêt tropicale et abrite une extraordinaire biodiversité, dont de nombreuses populations de grands singes. « Le Gabon est, en Afrique centrale, un pays pionnier en matière de préservation de l’environnement » selon l’Institut Jane Goodall, qui souligne la volonté politique de conservation. Mais malgré la création de 13 parcs nationaux en 2002, les pressions démographiques et économiques (braconnage, déforestation et commerce illégal) sont considérables et représentent une menace permanente pour la survie des gorilles et chimpanzés, entre autres espèces. Les grands singes risquent de disparaître dans les 10 prochaines années. Leur effectif a diminué de moitié en vingt ans. Lire la suite

Mérignac Arlac, mise en place d’un réseau Pédibus

Sud-Ouest,  Olivier Delhoumeau, le 17 Décembre 2008
MÉRIGNAC, ARLAC. Le quartier vient de mettre en place une ligne de ramassage scolaire pédestre. Une première à Mérignac. La création d’un deuxième trajet dans le même secteur est à l’étude

Avec le dispositif pédibus, aller à l’école c’est le pied

Pédibus, quèsaco ? Un mode de ramassage scolaire correspondant à un autobus pédestre.

Rien de révolutionnaire, en somme, mais une vieille recette dont la remise au goût du jour génère de plus en plus d’adeptes. Bizarrement, la ville de Mérignac en était dépourvue jusque-là. La municipalité qui se targue d’être à la pointe des préoccupations écologiques, n’avait jamais expérimenté ce mode de déplacement où l’énergie du bipède remplace les roues de la voiture. Une erreur désormais réparée. La première ligne vient de naître à Arlac.

Place Campana, 8 heures du matin. Le jour n’est pas encore levé. Une dizaine de gamins en anoraks, et bonnets enfoncés jusqu’aux oreilles se retrouvent au point de ralliement. Jean-Philippe, un parent volontaire, gilet fluo sur le dos, encadre les enfants en compagnie de Nathalie, maman du petit Jules scolarisé en maternelle.

Lien social

Sans trop tarder, le cortège s’engage dans l’avenue du Vallon, une rue calme, en direction du groupe scolaire Marcelin-Berthelot. Au gré de sa progression, l’autobus pédestre récupère des enfants sur les pas-de-porte avant d’accrocher une grappe plus conséquente, avenue Victor-Hugo.

Nathalie ne voit que du positif dans cette démarche. « Les enfants sont moins stressés en arrivant à l’école. Ils se racontent leurs petites histoires, plaisantent parfois, l’ambiance est plus sympa qu’en voiture. »

Au-delà du service rendu, l’ouverture de cette ligne permet aux parents de lier connaissance. « On sort du traditionnel bonjour adressé devant l’école », Lire la suite

CREDOC : Baromètre de la perception de l’alimentation

Baromètre de la perception de l’alimentation en FRANCE

Crédoc, Ministère de l’agriculture et de la pêche, septembre 2008

 

ONU : La libéralisation nuisible pour les agricultures fragiles

Le Monde, Jean-Pierre Stroobants, le 17 décembre 2008

Le rapporteur spécial des Nations unies juge la libéralisation nuisible pour les agricultures fragiles

Olivier De Schutter, un universitaire belge, actuellement rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, va remettre un rapport très attendu à Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il concerne, d’une part, l’impact du commerce mondial libéralisé sur la faim dans le monde et, d’autre part, sa capacité à influer sur la politique des Etats, tenus d’assurer l’accès de tous à l’alimentation.

M. De Schutter plaide pour une révision des conceptions qui président à la libéralisation. Celle-ci, souligne-t-il, menace la situation, déjà précaire, de dizaines de millions de petits agriculteurs et engendre des « coûts cachés », sociaux, environnementaux et sanitaires notamment. « Elle n’est pas plus favorable au consommateur, confronté à une forte hausse des prix, qu’au petit producteur, auquel on paye un prix de plus en plus faible. En revanche, la chaîne de distribution s’allonge, ce qui contribue à enrichir divers intermédiaires« , explique le rapporteur.

Dans le monde, 500 millions de producteurs sont contraints d’acheter cher leurs semences et leur engrais à une douzaine d’oligopoles et de revendre à un prix dérisoire leur production. « Il faut améliorer la gouvernance de ce commerce, généraliser l’échange équitable« , plaide M. De Schutter.

Près de 900 millions de personnes souffrent de la faim alors que la planète produit, en théorie, suffisamment de nourriture pour tous ses habitants. Les accords sur lesquels se basent l’OMC prévoient un meilleur accès de tous les produits agricoles au marché, une diminution des programmes de subventions à la production et la réduction – voire l’élimination – des subventions à l’exportation.

Un programme qui est loin d’être réalisé, le chapitre agricole formant l’un des obstacles à la conclusion des négociations sur la libéralisation des échanges. Les négociations engagées à Doha, en 2001, pour faire bénéficier les pays en développement de la libéralisation du commerce, piétinent.

DÉPENDANCE

Le rapport de M. De Schutter s’interroge non pas sur un avenir idéal, mais sur la situation actuelle. « La position de l’OMC est, en gros, que les impacts négatifs résultant de la libéralisation, notamment pour les petits paysans et les populations marginalisées seront compensés par l’expansion des secteurs exportateurs, explique-t-il. Cette approche, qui établit le bilan des gains et des pertes, n’est pas satisfaisante car, dans biens des cas, les gouvernements ne sont pas en mesure de compenser ces impacts négatifs pour leur population. »

Des pays ont été incités à se spécialiser dans des secteurs où ils bénéficiaient d’avantages comparatifs : le coton pour l’Afrique de l’Ouest, le café pour la Colombie et l’Ethiopie, le sucre pour d’autres. On leur a promis qu’avec les devises ainsi engrangées, ils pourraient importer de quoi nourrir leur population pour un prix inférieur à ce qu’ils auraient pu produire eux-mêmes.

Problème : on a engendré leur dépendance par rapport à des indices boursiers de plus en plus volatils. Après une baisse des cours de leurs produits, ils ne peuvent plus payer leurs importations, dont la valeur a, elle, été parfois multipliée par cinq ou six. L’évolution encouragée par l’OMC a même transformé en importateurs des pays qui étaient autosuffisants. Lire la suite

PNUE VIENT DE PARAITRE : Atlas Carbone et biodiversité

actualites-news-environnement.com, Pierre Melquiot, le 9 décembre 2008

Environnement, le PNUE publie son atlas Carbone et Biodiversité. Le nouvel atlas Carbone et Biodiversité du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) montre comment la protection des écosystèmes riches en carbone peut permettre à la fois de combattre le changement climatique et la perte de biodiversité.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a publié une carte des zones riches en biodiversité qui stockent le carbone. Il s’agit de son nouvel atlas Carbone et Biodiversité.

Le nouvel atlas Carbone et Biodiversité du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) montre comment la protection des écosystèmes riches en carbone peut permettre à la fois de combattre le changement climatique et la perte de biodiversité.

L’atlas Carbone et Biodiversité a été produit par le Centre de surveillance continue de la conservation mondiale de la nature (UNEP-WCMC) avec le soutien du gouvernement allemand et des fonds initiaux de la Humane Society International. L’atlas Carbone et Biodiversité est disponible sur papier et en version électronique sur Internet.

Premier du genre, l’atlas Carbone et Biodiversité du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) arrive au moment où les Etats Membres de l’ONU sont réunis à Poznan en Pologne pour des négociations ultimes pour une convention sur le climat. Les négociateurs cherchent notamment à promouvoir le financement du Programme pour la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD) dans un accord post-2012 sur le climat.

L’atlas Carbone et Biodiversité du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) inclut des cartes régionales ainsi que des cartes nationales pour six pays tropicaux indiquant les endroits où le stockage de carbone est élevé et coïncide avec des régions d’importance pour la biodiversité. On estime que les écosystèmes terrestres de la planète stockent 2.000 milliards de tonnes (gigatonnes) de carbone (GtC) dans la biomasse au-dessus du sol et dans le sol, avec une proportion importante de ce carbone localisée dans les écosystèmes tropicaux.

Pour Achim Steiner, directeur du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), « en localisant les endroits où des hautes densités de carbone chevauchent des hauts niveaux de biodiversité, l’atlas met en lumière les endroits où les gouvernements et les investisseurs peuvent aborder deux crises pour le prix d’une ».

 « La nature a passé des millions d’années à perfectionner la capture et le stockage de carbone dans les forêts, les terres de tourbe, les sols et les océans tout en faisant évoluer la biodiversité, centrale pour des écosystèmes sains et économiquement productifs. Les méthodes technologiques pour la capture et le stockage auront leur rôle à jouer, mais les retours les plus importants et étendus reviendront sur des investissements dans les systèmes naturels de capture et de stockage de carbone et leur optimisation », précise le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans un communiqué, qui explique que près de 20% des émissions de gaz à effet de serre proviennent de la déforestation.

Les Andes tropicales sont, à titre d’exemples, le « point chaud » de biodiversité le plus riche et varié du monde alors que la forêt vierge de l’Amazone, la zone continue de forêt pluviale la plus vaste du monde, héberge environ un quart des espèces terrestres du monde. Lire la suite

Landes : Utovie édite des guides pratiques écolos

aqui.fr, MP Mémy ,15 décembre 2008

Du côté des éditeurs Aquitains : Utovie joue la carte des guides pratiques écolos

Marie Fougère et Jean-Marc Carité installés depuis 1971 à Geaune dans les Landes se sont spécialisés dans l’écologie pratique. «Nous avons toujours été éditeurs écolos, même lorsque nous avons fait du livre jeunesse, un créneau où il y a énormément de choses superbes mais sur lequel nous, petits éditeurs, étions mal placés sur les prix». Utovie décline des titres autour d’un produit avec sa collection l’Encyclopédie d’Utovie, fait le tour de l’argile, du chardon de bois, du GPL ou du mur solaire. Le tout constitue une sorte de « Que sais-je » sur des sujets ayant un rapport avec les bonnes pratiques ménageant l’environnement. L’éditeur veut aider ses lecteurs à mettre en pratique le jardinage, l’élevage le cas échéant. Habitat, alimentation, santé figurent parmi les principaux centres d’intérêts.

On peut apprendre à faire sa bière, ses liqueurs ou son vinaigre; se pencher sur les vertus de l’ortie ou du miel. Utovie avait déjà exploré le principe un produit-un livre avec la cuisine. Le fromage de chèvre la courgette et les poireaux, par exemple, ont été mitonnés en moult recettes. Le titre phare du catalogue, un guide des vins biologiques, a 25 ans, en est à sa treizième édition et fait aujourd’hui autorité. Pour asseoir leur notoriété sur le créneau environnemental, Marie Fougère et Jean-Marie Carité sont présents sur une demi-douzaine de salons spécialisés sur l’environnement, Marjolaine à Paris, Asphodèle à Pau, Biozone à Mur de Bretagne, Fougère à Tours.

Derniers titres parus : Lire la suite

Terre vivante : Un nouveau portail de l’écologie

Un nouveau portail de l’écologie

 . / Terre vivante,  le 9 décembre 2008

Terre vivante (coopérative de Mens – Isère) met en ligne un nouveau portail de l’écologie pratique www.terrevivante.org… Le magazine Les 4 Saisons du jardin bio, les livres et le Centre écologique attendaient l’arrivée de leur petit frère avec impatience !…

Il est déjà costaud

Plus de 400 pages d’informations, 3500 bonnes adresses validées, les archives du magazine papier, une découverte en images du Centre…

Et bien éveillé

Avec un moteur de recherches qui cherche vraiment partout, dans les thématiques du jardin bio, de l’habitat écologique, de l’alimentation et du bien-être.

C’est fou comme il est réactif

Il trouve l’événement qui se passe près de chez vous, la formation qui vous intéresse, le professionnel qualifié correspondant à vos besoins, le livre qu’il vous faut…

Et il est très partageur !

Vous pouvez déposer un « truc et astuce », poser une question sur les Forums, proposer un événement…  

Bien sûr, c’est le plus beau ! …

Allez le voir ! Lire la suite