St Jean de Luz : du bio à la cantine ?

Sud-Ouest, Pierre Sabathié, le 12 décembre 2008

ALIMENTATION. Le débat de lundi au Rex a montré que le bio est au coeur des préoccupations des parents d’élèves

Le bio dans les assiettes de la cantine est à l’étude

Le film « Nos enfants nous accuseront », diffusé lundi soir au Rex, a été suivi d’un long et animé débat sur les dangers des pesticides et l’alimentation. L’exemple de ce village du Gard, qui a passé sa cuisine centrale (et donc sa cantine) au bio, interpelle les parents d’élèves.

Faut-il passer au bio ? La réponse, spontanée après avoir vu le film, est oui. Et les parents d’élèves se sont tournés vers Patricia Arribas -Olano, adjointe au maire en charge de la famille, la petite enfance, l’éducation, la jeunesse et les animations intergénérationnelles, qui était présente au débat. La mairie est effectivement compétente en matière des cantines des écoles.

Et la question qui en découle est : peut-on passer au bio ? La municipalité y réfléchit, et le débat de lundi ne fait que remettre l’ouvrage sur le métier. « Nous sommes en train d’étudier cette possibilité, explique Patricia Arribas-Olano. Est-ce-que l’on peut faire du bio à la cantine ? Tout bio ? Un plat bio ? Nous avons aussi pris contact avec des agriculteurs du coin pour envisager ce qu’il était possible de faire. »

Un plan alimentaire

Jusqu’à présent, les 600 repas des cantines de Saint-Jean-de-Luz sont préparés à la cuisine centrale du lycée Maurice-Ravel, où quatre employés municipaux travaillent. D’ailleurs, cet été, elle a été réaménagée et mise aux normes en vigueur. « Nous veillons à ce que l’équilibre alimentaire soit respecté pour chaque repas, avec un produit laitier, une crudité, un fruit ou un légume, un apport en féculent et en protéine », ajoute Patricia Arribas-Olano.

Un premier pas complété par l’intervention de Valérie Béhasteguy, diététicienne pour contrôler notamment la fréquence de présentation de certains plats, avec la mise en place d’un plan alimentaire sur 21 jours. Une carte des menus est d’ailleurs distribuée aux parents d’élèves chaque début de trimestre. Sans produit bio pour l’instant.

Deux expériences

Car avant même de se soucier de la mise en place et de son coût (aujourd’hui le ticket de cantine est de 3, 40 ?), se pose le problème de l’approvisionnement en produits bio. « Actuellement, d’après ce que l’on sait, nous aurions des difficultés car les agriculteurs ne pourraient nous fournir en quantité suffisante », ajoute l’adjointe au maire. Elle serait d’abord favorable à l’idée d’un essai d’un repas bio pour étudier ce que ça représente. Deux expériences ont déjà été réalisées, aux lycées Ramiro-Arrue et Maurice-Ravel, dans les conditions du self-service. À Ravel, c’était mardi avec au menu, crudités, boeuf, purée, chou-fleur, yaourts, fruits et biscuits bio. Un repas apprécié mais qui a coûté plus cher à élaborer qu’un repas traditionnel, reconnaît-on au lycée. « La prochaine fois, ce sera nous, on veut voir ce que ça donne » affirme Patricia Arribas-Olano.

 

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