Les réseaux d’échanges réciproques de savoirs

tessolidaire, le 5 décembre 2008

Vers les échanges réciproques

Ils existent depuis presque 30 ans et restent toujours aussi discrets ! Les rencontres internationales des réseaux d’échanges réciproques de savoirs (RERS) ont eu lieu la semaine dernière à Evry (Essonne), sans beaucoup d’écho médiatique. Pourtant, ils n’étaient pas loin de 500 inscrits, venus de France, mais aussi du Québec, de Belgique, du Sénégal, du Mali et du Brésil, pour échanger sur les bonnes pratiques entre ces réseaux, qui pratiquent l’échange de savoirs dans une logique de réciprocité.

Christiane Saget, adjointe aux solidarités de la Ville d’Evry, a ouvert ces rencontres au centre de conférences du Génocentre. Elle est elle-même une ancienne du réseau d’Evry, un des premiers à s’être développé :  » l’échange de savoirs, c’est le contraire de l’assistanat. C’est la découverte des richesses de chacun. Une ville comme Evry a besoin d’écoles, mais elle a aussi besoin de réseaux citoyens pour le lien social « . Pour Claire Héber-Suffrin, la créatrice des réseaux à partir de son expérience d’enseignante à Orly (Val de Marne), c’est le moyen de construire des solidarités nouvelles entre personnes de tous âges et de tous milieux.

Ces rencontres étaient en effet l’occasion de manifester la vitalité du mouvement, après les soucis financiers connus en 2005. Entretemps, un Mouvement international pour la réciprocité active (Mira) a été fondé en 2007 et un programme européen, FRESC-EU (Formation réciproque et solidaire entre collectifs européens), a été lancé la même année pour créer une banque de données européennes sur les initiatives prises dans les réseaux locaux. L’Italie et la Belgique se sont associées à la France pour développer ces échanges. Parmi les partenaires participant au projet, on trouve le réseau Arbor et Sens, le réseau Repas (entreprises alternatives) ou les Cités des métiers.

Les réseaux qui s’investissent dans FRESC sont invités à faire des fiches de formation qui décrivent à la fois leur expérience et détaillent le processus de mise en œuvre. Il s’agit par exemple d’aider à l’accompagnement socio-professionnel, de créer un journal pour la mise en relations, d’organiser une bourse d’échanges en milieu professionnel, de planifier une université d’été et bien d’autres choses encore. Les porteurs du projet FRESC, veulent étendre la démarche des RERS à d’autres réseaux, puis créer des échanges en Europe, puis à terme vers l’Afrique. Et il y a matière à échanges : il existe plus de 600 RERS en France et plusieurs autres centaines dans le monde.

www.reciprocite.org

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