OGM et Poznam : avis des ministres et des associations

actualites-news-environnement, Pierre Melquiot, le 5 décembre 2008

Conseil des ministres de l’Environnement et OGM avis des ministres et des associations. Ce texte sur les OGM jugé « ambitieux et consensuel constitue une véritable avancée sur un sujet tout à fait prioritaire pour la Présidence française. » Avis des associations.

Au cours du dernier Conseil des ministres de l’environnement, présidé par Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, selon le ministère, des conclusions ont été adoptées à l’unanimité qui ouvrent la voie à un renforcement des exigences en matière d’évaluation et d’autorisation des Organisme Génétiquement Modifié (OGM) sur le territoire de l’Union européenne.

Ce texte jugé « ambitieux et consensuel constitue une véritable avancée sur un sujet tout à fait prioritaire pour la Présidence française. » Il s’inscrit dans la continuité du débat que les Ministres ont tenu lors du Conseil Environnement du 20 octobre dernier.

Les conclusions du Conseil des ministres de l’environnement s’accordent sur 5 actions pour mieux encadrer les OGM : le renforcement de l’évaluation des impacts environnementaux, à moyen et long termes, des OGM cultivés, notamment ceux produisant des pesticides ou résistant à des herbicides ; le lancement en 2009 d’une réflexion communautaire, par les Etats membres et la Commission, pour définir et prendre en compte des facteurs d’appréciation socio-économiques relatifs aux OGM.

Un rapport de la Commission est programmé d’ici 2010 ; l’amélioration du fonctionnement de l’expertise, notamment en associant d’avantage les Etats membres au processus d’expertise confié à l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) ; la fixation de seuils communautaires de présence d’OGM dans les semences conventionnelles, seuils qui doivent contribuer à garantir aux utilisateurs un libre choix réel entre semences OGM, conventionnelles et biologiques ; la protection, au cas par cas, de zones sensibles et/ou protégées, telles que Natura 2000, et la prise en compte des pratiques agricoles spécifiques.

 « L’adoption de ces conclusions est un démenti manifeste adressé à tous ceux qui prétendent que l’Union européenne serait sourde aux attentes de ses citoyens. Ce matin, les ministres de l’Environnement ont montré leur volonté commune de renforcer la responsabilité comme la transparence en matière d’OGM, signe que les opinions des différents Etats membres ont bien été prises en considération » se sont félicités Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet.

Après l’avis « officiel », voici la réaction des associations de protection de l’environnement.

Alors qu’à Poznan se tient la 14e conférence internationale sur le climat, les ministres européens de l’environnement se réunissent pour obtenir enfin un accord sur le paquet énergie-climat, plan d’action contre le changement climatique de l’Union européenne. FNE appelle les chefs d’Etat et de gouvernements européens à prendre des décisions à la hauteur des enjeux.

Pour Christian Garnier, vice-président de FNE et représentant de notre fédération à Poznan : « L’enjeu climatique concerne toute la planète. Si un accord européen aboutit, les objectifs et les moyens devront rester ambitieux pour pousser les négociations internationales vers le haut. La priorité doit être à la sobriété et l’efficacité énergétique. » Au lieu de cela, la directive sur le stockage souterrain du carbone pousse, comme l’Europe l’a déjà fait avec les OGM et les agrocarburants, vers des solutions purement techniciennes, qui restent peu efficaces, mal évaluées et porteuses de nouveaux risques.

FNE dénonce la dérive qui tend à faire passer cette technique du stade de l’expérimentation directement à celui du développement industriel, et à reporter la responsabilité à long terme de ces expériences sur le budget des États. Lire la suite

Greenpeace satisfait de la position européenne sur les OGM ?

actualités-news-environnement, Pierre Melquiot, le 6 décembre

Système d’autorisation des OGM et environnement, Greenpeace s’est déclaré satisfait de la position européenne. Dans la cadre du système d’autorisation des OGM, pour Greenpeace, les « ministres européens de l’environnement donnent un bon signal à confirmer dans les faits ».

Système d’autorisation des OGM, pour Greenpeace, les « ministres européens de l’environnement donnent un bon signal à confirmer dans les faits ». L’association écologiste semble relativement satisfaite de la position prise par les ministres européens de l’environnement sur le système d’autorisation des OGM.

 « Malgré les efforts d’un petit groupe de pays pour saboter la discussion, les ministres européens de l’environnement ont envoyé un message fort en réclamant une amélioration de l’évaluation des impacts des Organisme Génétiquement Modifié (OGM). Ce Conseil des ministres de l’environnement marque la fin de six mois de débats sur les OGM initiés par la Présidence française, » estime l’ONG dans un communiqué.

 « Les Etats membres ont envoyé un signal clair à la Commission européenne en exigeant l’amélioration du processus d’évaluation des impacts à long terme des cultures d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur l’environnement, la santé, et la vie de millions d’agriculteurs », a déclaré Arnaud Apoteker, chargé de la campagne OGM de Greenpeace France.

 « Il revient maintenant à la Commission européenne et à l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) de mettre à exécution ces recommandations. Et tant que ce n’est pas fait, il est totalement illogique d’autoriser de nouveaux OGM en Europe ».

Les ministres européens de l’environnement ont demandé à ce que les effets à long terme des OGM sur l’environnement, les organismes vivants et la santé soient correctement évalués. Selon l’ONG écologiste, les ministres européens de l’environnement « encouragent les études scientifiques indépendantes sur les OGM et l’accès aux informations qui sont aujourd’hui gardées secrètes par les compagnies de biotechnologie. »

Les ministres européens de l’environnement « ont également appelé l’AESA (qui est au cœur des décisions prises par l’Union européenne sur les OGM) à prendre en considération l’impact des herbicides utilisés sur les cultures d’OGM tolérants aux herbicides. » Les ministres européens de l’environnement « ont par ailleurs souligné que les plantes qui produisent des insecticides doivent être évaluées de la même façon que les pesticides chimiques. Ils ont enfin reconnu le droit aux régions et aux communautés locales de mettre en place des zones sans OGM » ajoute Greenpeace.

Seule fausse note ? Selon l’ONG, « sous la pression du Royaume-Uni et de la Commission européenne », les ministres européens de l’environnement « ont finalement cédé sur la question des semences », et ont « renoncé à protéger les semences conventionnelles ou biologiques achetées et vendues en Europe de la contamination génétique. » « En acceptant de cautionner la contamination des semences, c’est le futur même de l’agriculture que le Conseil met en danger », déclare Arnaud Apoteker.

Mais, déplore l’ONG, « le jour même où les ministres de l’environnement se prononcent pour une révision importante des procédures d’évaluation des OGM en Europe, la Commission européenne annonce l’autorisation d’un nouveau soja tolérant au Roundup (le MON89788) pour la consommation humaine et animale en Europe. Greenpeace s’insurge contre le mépris total de la Commission envers les inquiétudes et les recommandations des Etats membres. » Lire la suite

CES : Changement climatique, un accord européen necessaire

La Confédération européenne des syndicats (CES), Bruxelles, Communiqué, le 8 décembre 2008 

Paquet changement climatique : un accord européen est plus que jamais nécessaire

La Confédération européenne des syndicats (CES) souhaite vivement qu’un accord ambitieux sur le paquet changement climatique soit trouvé lors du Conseil européen des 11 et 12 décembre. Le mouvement syndical européen demande des instruments européens pour anticiper et maîtriser les transitions vers une économie bas carbone, afin d’accompagner les conséquences inévitables sur les travailleurs.

Cet accord doit mettre l’Union européenne (UE) sur la voie d’une économie économe en énergie, à faibles émissions de carbone et offrant des emplois de bonne qualité dans les industries et services respectueux de l’environnement.  

Les crises financière et climatique montrent, s’il en est encore besoin, qu’il est urgent de mettre en place un autre modèle de développement tourné vers le développement durable, où l’industrie respectueuse de l’environnement doit avoir toute sa place.

Or, un retard dans l’introduction de normes strictes sur les émissions de CO2 des voitures ne résoudra pas la grave crise que traverse l’industrie automobile. Le CES estime qu’il est urgent d’engager un véritable plan européen pour l’industrie automobile permettant de répondre à long terme à l’avenir de ce secteur.

Joël Decaillon, secrétaire confédéral de la CES déclare: « La transition vers une économie bas carbone ne se fera pas sans heurts ni sans difficulté, notamment pour les travailleurs des secteurs gros consommateurs d’énergie fossile. Les syndicats européens refusent que le coût de cette transition repose sur les salariés, et les plus vulnérables d’entre eux. C’est pourquoi la CES exige la création d’un fonds européen d’ajustement à une économie bas carbone afin d’accompagner les transitions subies par les travailleurs déplacés, du fait des mesures liées au changement climatique ».

La CES demande qu’une réponse soit apportée pour les secteurs exposés à des risques avérés de fuite de carbone, en précisant que la réponse apportée ne devra pas conduire à remettre en question l’objectif de réduction de 21% des émissions de ces secteurs d’ici à 2020. Le mouvement syndical européen est favorable à l’inclusion des importateurs dans le marché du carbone européen, et souligne que cela aurait pour avantage d’inciter les industries des autres pays industrialisés à rejoindre l’UE dans son effort. 

D’autre part, la CES n’acceptera pas que certains employeurs et grandes entreprises justifient, du fait de la réduction des émissions de CO2, des restructurations, des licenciements, ou des délocalisations, alors que dans le même temps, ils continuent de verser des dividendes très importants à leurs actionnaires.

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Crédit agricole : Crises et sorties de crises

Crédit agricole, Eclairages, mensuel N° 127, Novembre 2008

Crises et sorties de crises

          Comment s’en sortir ?

          Les grandes phases de la crise

          Les banques centrales à la manœuvre

          Le système bancaire à l’aube d’une nouvelle ère

          L’économie mondiale à la recherche d’un nouvel équilibre

Accéder à l’étude  Lire la suite

Bx 12 décembre : L’appel pour déterrer l’écologie politique

Ecologie politique, le 19 septembre 2008 et le 8 décembre 2008

L’appel pour déterrer l’écologie-politique

L’été dernier, des jeunes écolos, issu-e-s de différents horizons dont Chiche !, se sont retrouvé-e-s pour définir ensemble leur vision de l’écologie-politique.

Il est sorti de cette rencontre « l’appel pour déterrer l’écologie politique », un texte à faire lire, à commenter, à critiquer, à compléter, à diffuser, à faire circuler, à déclamer ….bref, pas un appel à signer, mais plutôt un prétexte à la rencontre et la discussion autour des idées de l’écologie politique, et de sa pertinence (ou non ?) dans la situation actuelle.

Chiche! Bordeaux vous invite donc pour une première discussion autour de ce texte, de ce que chacun-e en pense, de ce qu’il est possible d’en faire, 

Vendredi 12 décembre à 20h au Samovar, 18 rue Camille Sauvageau 

En espérant vous voir à cette occasion, en attendant, n’hésitez pas à faire circuler ce texte dans vos réseaux respectifs

Si vous ne pouvez pas venir à cette date, mais que ça vous intéresse, faites nous signe !  bordeaux(at)chicheweb.org

La compréhension (enfin !) de l’urgence environnementale s’accompagne d’une ignorance toujours plus grande des propositions que l’écologie-politique fait à la société depuis les années 1970, entre les premières vélorutions, les Amis de la Terre, les écrits d’Ivan Illich et le verre d’eau de René Dumont. La recomposition du paysage électoral apportera-t-elle du nouveau ? Nous sommes jeunes et impatient-e-s, nous préférons agir dès maintenant pour faire renaître une culture à proprement parler écologiste

La révolte commence dans l’imaginaire

Travailler-consommer est un impératif majeur dans notre société. C’est surtout le fruit de l’imaginaire capitaliste sur lequel notre civilisation est basée. Il nous impose une façon unique de penser, de s’accomplir, bref d’exister. Mais il ne s’agit pas d’un horizon indépassable, puisque tous les imaginaires sont possibles pour construire une société. L’écologie-politique a pour ambition de ré-inventer une utopie émancipatrice pour tou-te-s.

Elle souhaite mettre fin à toute forme de domination : racisme, sexisme, (néo-)colonialisme, nationalisme… C’est que l’hétérogénéité de ces phénomènes sociaux n’est qu’apparente. Toutes ces formes d’oppression nous apparaissent indissociables de la domination de l’être humain sur son semblable (aujourd’hui par le capitalisme), elle-même inséparable de la domination de l’être humain sur la nature. L’écologie-politique mène ces deux combats de front

L’autonomie à la base

L’une de ces dominations, et la moins mise en cause, est celle des Etats sur les peuples. L’élection a créé une classe politique qui s’auto-entretient et prétend nous représenter. Mais nous ne débattons plus. Les classes dominantes s’appliquent à ce que nous n’ayons plus que des idées préconçues qui guideront ensuite l’action politique. Aucun temps à consacrer à la vie de la cité, des médias manipulateurs, cela concourt à confisquer le pouvoir au peuple.

Sur la question environnementale par exemple, nous sommes tenu-e-s d’accepter la mise en place d’une gestion autoritaire, centralisée et technicienne des ressources naturelles et des contraintes qui l’accompagnent. La contrainte est subie à travers les politiques publiques (de l’énergie nucléaire, de l’agriculture…), la fiscalité « verte », etc. Ou bien elle est intériorisée avec le renforcement d’une « éco-citoyenneté » bien-pensante. N’est-ce pas seulement ralentir la vitesse à laquelle on dégrade l’environnement, pour se donner bonne conscience ?

L’écologie-politique passe par une véritable démocratie directe. Lire la suite

Société de conso. face aux défis écolo.

La Documentation française

La société de consommation face aux défis écologiques (N° 954 novembre 2008)

EDWIN ZACCAIISABELLE HAYNES

Problèmes politiques et sociaux

La Documentation française, Edwin Zaccai, Isabelle Haynes

Du tourisme ou des transports « durables » au commerce équitable, de l’attention portée à notre « empreinte écologique » à la décroissance, peut-on adopter des comportements différents dans nos sociétés de consommation ?

Les atteintes aux équilibres naturels qui résultent de nos modes de vie, et notamment le réchauffement climatique, appellent des réponses vigoureuses. Du tourisme ou des transports  » durables  » au commerce équitable, de l’attention portée à notre  » empreinte écologique  » à la décroissance, peut-on adopter des comportements différents ?
Processus qui épuise des ressources naturelles existant en quantités limitées, la consommation doit en effet être envisagée dans une optique de durabilité pour permettre d’augmenter la richesse, sans menacer la planète et sans condamner pour autant la consommation d’une planète en pleine expansion démographique.
Concilier écologie et développement des sociétés
, telle est l’orientation majeure des politiques de développement durable engagées au niveau mondial depuis les années 1990. En France, le Grenelle de l’environnement a défini des stratégies et des mesures concernant, entre autres, la consommation, qui se sont concrétisées dans la loi dite  » Grenelle 1  » votée en novembre 2004.

Les grands axes de l’étude :

Évolutions de la consommation dans un contexte de dégradation de l’environnement

– Un essor sans précédent de la consommation

– Des impacts écologiques préoccupants

Approches conceptuelles et critiques

– Croissance et écologie : des impératifs contradictoires ?

– Quel rôle peuvent jouer les consommateurs ?

Les leviers de mise en œuvre d’une consommation durable

– Applications sectorielles

– Stratégies d’entreprise

Jalons politiques

– Des stratégies internationales

– Les orientations récentes de la politique nationale

Plus d’information : Lire la suite

Crises et réalité, sommes-nous en train de perdre pied ?

Ecolo-Info, David, le 30 novembre 2008

Crises et réalité, sommes-nous en train de perdre pied ?

A force d’entendre parler de crise, il a bien fallu un moment ou un autre que vous tombiez sur un sujet comme celui-ci sur Ecolo-Info. J’essaye donc de me lancer sur ce sujet de manière transversale en vous exposant mon humble point de vue.

En ces temps de crise financière, économique, politique, sociale mais aussi écologique, il m’est apparu, au cours de mes réflexions, un point commun à toutes ces crises que nous traversons: elles ont toutes quelque part comme cause fondamentale: une perte de connexion, non pas de ligne ADSL, mais une déconnexion avec le monde du réel. Elles seraient toutes générées par la perte de lien avec la réalité ?

Comment cela…? Une déconnexion avec le monde réel ? Etudions chaque crise, une à une.

La crise financière: déconnexion de la sphère économique ?

Revenons à la crise financière qui nous secoue actuellement. Beaucoup d’analystes le disent, cette crise financière, c’est avant tout une déconnexion du monde financier de la sphère économique. C’est là un point intéressant. Certains disent qu’à vouloir faire de l’argent uniquement avec de l’argent, de manière totalement déconnectée de la réalité économique (des acteurs de l’économie, sur le terrain), cela ne pouvait durer et la crise que nous traversons n’est qu’un triste retour à la réalité.

Comme tout retour à la réalité, cela s’accompagne souvent d’une phase de panique, de doute, parfois d’une bonne gueule de bois et au final un réveil matinal très difficile. Ce n’est pas pour rien, si on parle parfois de “dépression”.

Le système financier a sa raison d’être (soutenir l’économie), mais certains ont cru qu’on pouvait s’en passer finalement. La machine s’est emballée. Les fondamentaux se sont avérés ne pas être solides (exemple de la crise des subprimes) et “crise, nous voilà”! Certains d’ailleurs opposent la finance en tant que système “virtuel” à l’économie le monde “réel”.

La crise politique: déconnexion des élites de la réalité du terrain ?

Qu’en est-il de la politique ? Nous pouvons aussi parler de déconnexion de la réalité en cette matière, lorsque les élites sont complètement déconnectées de la réalité du terrain, que les décisions politiques ne sont plus prises par rapport aux réalités du terrain, mais basées sur des vues de l’esprit ou des perceptions idéologiques.

D’ailleurs, on évoque souvent les termes de “rupture”, de “décalage”, de “fracture” qui peut exister entre les élites et les gens sur le terrain. On parle d’ailleurs de “crise de confiance”. Cela génère en général mécontentement, méfiance, perte de confiance vis à vis de l’autorité et des politiques, et multiples crises sociales.

La crise économique: déconnexion du marché de la réalité économique ?

Les crises économiques ont toujours été complexes. Il n’y a à priori pas une seule explication mais plusieurs. Je tacherais ici de me concentrer sur une qui me semble importante: la déconnexion du marché face aux réalités économiques.

La majorité des français n’ont pas vu leurs salaires augmenter alors que les prix ont flambé: le passage à l’euro, l’augmentation du prix du logement, du prix à la pompe, des prix des produits alimentaires etc. Certains statisticiens de l’INSEE nous affirment que le pouvoir d’achat n’a pas diminué. Pourtant, la réalité démontre que plus en plus de gens sont pauvres, précaires, plafonnant au SMIC.

Des critiques fusent concernant la façon dont est mesuré ce fameux pouvoir d’achat. Cette mesure serait elle déconnectée de la réalité? Un indicateur que l’on a peut être oublié: la durée moyenne des crédits immobiliers n’a fait qu’augmenter (on est passé de 15 ans en 1997 à 20 ans en 2007 en moyenne, selon une étude récente d’un courtier dans l’immobilier). Personnellement, j’en connais même qui sont allés jusqu’à s’endetter à plus de 20 ans (quelle folie).

Au bout d’un moment, les salaires ne peuvent plus suivre et les achats ne peuvent être uniquement financés par des crédits, c’est la rupture, la réalité nous rattrape, les gens réfléchissent deux fois avant de dépenser… On se serre la ceinture, c’est la crise de la consommation avec comme conséquence directe une crise de la production, se transformant en crise économique et renforçant la crise financière actuelle.

La crise écologique: déconnexion de notre société de la réalité physique

Enfin nous arrivons à la thématique qui nous intéresse plus particulièrement sur Ecolo-Info, la crise écologique. Ou comment nos sociétés se déconnectent totalement de la réalité du monde physique. Lire la suite