L’Ifen disparaît, et avec lui sa mission d’évaluation

Journaldelenvironnement.net, Victor Roux-Goeken, le 4 décembre 2008

L’Ifen disparaît, et avec lui sa mission d’évaluation

Un décret publié le 29 novembre dissout l’Institut français de l’environnement (Ifen) et le remplace par un service statistique au sein du ministère de l’environnement. Le nouveau service perd au passage la mission d’évaluation des politiques environnementales. Ce dont s’émeuvent plusieurs observateurs.

En dissolvant l’Institut français de l’environnement (Ifen), la France vient de perdre sa capacité d’évaluer de manière objective ses politiques environnementales. Tel est le constat fait par plusieurs observateurs ou acteurs de l’Ifen après la publication, le 29 novembre, du décret (1) entraînant sa dissolution.

Créé en 1991 dans le cadre du Plan national de l’environnement, célèbre notamment pour son rapport quadriennal sur l’état de l’environnement en France, l’Ifen est remplacé par un Service de l’observation et des statistiques (SOeS), au sein du Commissariat général au développement durable (CGDD), qui dépend du Meeddat (2). Au passage, la mission d’évaluation a été supprimée. C’est elle qui faisait la renommée internationale de l’Ifen, et de la France un précurseur européen en la matière.

La dissolution était en germe depuis que l’Ifen avait perdu, en 2004, son statut d’établissement public pour devenir un service à compétence nationale, moins autonome. Une nouvelle qui n’a donc rien de surprenant, selon un représentant du Syndicat national de l’environnement (SNE-FSU) à l’ex-Ifen. Super-ministère oblige, «le SOeS est fait de ‘bric et de broc’: il a ramassé tous les services statistiques des ministères réunis au sein du Meeddat: ceux de l’environnement, de l’équipement, une partie de l’industrie…» L’environnement n’est plus qu’une «composante» de ce nouveau service. «Il risque d’y avoir une confusion entre l’information et la communication politique du ministre.»

Directeur général de l’institut de 2000 à 2003, Vincent Jacques-le-Seigneur regrette l’autonomie perdue. «Le ministère de l’environnement était le seul ministère dont le service statistique était indépendant, ce qui énervait les gens de l’Insee [Institut national de la statistique et des études économiques] et les autorités. Mais une telle structure ne peut pas être dépendante, car l’évaluation est une mission pour laquelle des statisticiens ne sont pas faits

Exemple de l’autonomie dont jouissait l’Ifen: en 2001-2002, la France recevait une lettre de mise en demeure de la Commission européenne sur la qualité des eaux de baignade, sur la base de données fournies par l’institut. Le directeur général de la santé s’en émeut auprès du directeur général de l’Ifen. Les données provenaient pourtant des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass), qui dépendent du ministère de la santé. Lire la suite

Le retour annoncé de la famine

Le Monde, Dominique Dhombres, le 3 décembre 2008

Le retour annoncé de la famine

La famine, terreur des sociétés archaïques, pourrait bien devenir le fléau du XXIe siècle. C’est ce qu’affirment Yves Billy et Richard Prost dans un remarquable documentaire diffusé mardi 2 décembre sur Arte. La crise financière de l’automne a occulté la pénurie alimentaire qui se profile et dont les premiers signes ont été les émeutes de la faim du début de l’année 2007. Cela avait commencé par la « crise de la tortilla », cette galette de maïs qui est l’aliment de base de nombreux Mexicains. Son prix a brutalement augmenté lorsque les Etats-Unis se sont mis à transformer une part croissante de leur récolte de maïs en éthanol. Au lieu d’exporter leur maïs vers leurs clients traditionnels, comme le Mexique, ils ont commencé à le mettre dans le moteur de leurs voitures… Des émeutes de la faim ont eu lieu au Sénégal, en Egypte, en Haïti, au Honduras. C’était un spectacle qu’on croyait disparu pour toujours. Un sommet international sur la sécurité alimentaire a été convoqué d’urgence à Rome, en juin 2008. Puis la panique bancaire a éclipsé tout le reste. Les cours des céréales, qui avaient flambé depuis deux ans, sont retombés comme ceux des autres matières premières. Mais ce n’est que partie remise. « Les solutions qui ont permis de nourrir plus de gens au XXe siècle ne marchent plus au XXIe. On a produit plus, mais avec plus, beaucoup plus de terre, beaucoup plus d’eau, plus d’énergie, beaucoup plus de chimie. Et justement, tous ces plus qui marchaient au XXe siècle ne marchent plus au XXIe. On est au bout d’un modèle, et il y a trois milliards d’habitants de plus à accueillir« , explique Bruno Parmentier, directeur de l’Ecole supérieure d’agriculture. Ce retour de la pénurie alimentaire a plusieurs causes. La diminution des terres arables en raison de l’urbanisation, les immeubles, routes et parkings réduisant l’espace cultivable. Le manque de plus en plus criant d’eau, avec l’épuisement, comme on le voit actuellement en Chine, des nappes phréatiques profondes. Et enfin, l’utilisation de plus en plus fréquente des céréales pour produire du carburant. La population de la planète augmente, les habitudes alimentaires évoluent avec la croissance de la consommation de viande, alors que les ressources en terre et en eau s’épuisent. Lire la suite

Vent mauvais pour les oiseaux en France

Libération, E.Pa., le 3 décembre 2008

Vent mauvais pour les oiseaux en France

Une espèce d’oiseaux sur quatre nidifiant en France métropolitaine est menacée, prévient l’Union internationale de conservation de la nature.

Alors que 12% des espèces d’oiseaux sont menacées d’extinction au niveau mondial, 26% des espèces nichant en France métropolitaine risquent de disparaître du territoire national. 73 espèces sur 277 d’oiseaux nicheurs dans l’Hexagone sont actuellement menacées selon l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) qui élabore actuellement la liste rouge des espèces menacées en France.

Réalisée par le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité français de l’UICN, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux, la Société d’études ornithologiques de France et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, cette étude, la première réalisée sur l’ensemble des espèces nidifiant en métropole, montre que les oiseaux sont confrontés à d’importantes menaces sur le territoire national.

D’abord, l’intensification des pratiques agricoles et la régression des prairies naturelles qui ont entraîné le déclin de nombreuses espèces comme le Râle des genêts, classé «en danger», et la Pie-grièche à poitrine rose, «en danger critique». Cette dernière, en situation extrêmement précaire, ne compte plus aujourd’hui que 30 à 40 couples en France.

Persécutés par le passé, certains rapaces comme le Milan royal restent aujourd’hui victimes de tirs au fusil et d’empoisonnements par des appâts toxiques, malgré leur protection réglementaire. L’Aigle de Bonelli est quant à lui menacé par la raréfaction de ses proies (le lapin de garenne) et par son électrocution sur les lignes haute-tension. Le premier est classé «vulnérable» et le second «en danger».

Parmi les espèces marines, le Pingouin torda et le Macareux moine, déjà victimes de la pollution due aux hydrocarbures, seraient désormais affectés par une réduction de leurs ressources alimentaires liée au changement climatique.

Enfin, le réchauffement du climat entraînera sans doute à l’avenir la modification de l’aire de répartition de nombreuses espèces d’oiseaux, certaines pouvant disparaître de métropole du fait de leur déplacement vers le Nord. Lire la suite

Mode de vie ou changement climatique, il vous faut choisir

Le Monde, propos recueillis par Hervé Kempf, le 4 décembre 2008

Sunita Narain, directrice du Centre for Science and Environment

« Mode de vie ou changement climatique, il vous faut choisir »

Indienne et spécialiste des questions d’écologie, qu’attendez-vous de la conférence sur le réchauffement climatique qui se tient jusqu’au 12 décembre à Poznan (Pologne) ?

Des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays développés. Et pas à long terme, mais pour 2020. Or les pays riches – si l’on met à part l’ex-bloc soviétique – ont laissé croître leurs émissions de 14,5 % entre 1990 et 2006, trahissant leurs engagements de Kyoto.

N’y a-t-il pas une divergence d’intérêts entre l’Afrique d’une part, la Chine et l’Inde de l’autre ?

Non. La question centrale, pour le monde, est de savoir comment partager le fardeau du changement climatique. L’Afrique est autant victime de celui-ci que l’Inde ou que la Chine. Mais les pays d’Afrique veulent assurer leur développement, comme l’Inde ou la Chine. A Bali, en 2007, les pays en développement ont fait une énorme concession : ils ont accepté de lancer des actions nationales pour prévenir le changement climatique. Mais combien cela coûtera-t-il et comment payer ? Pour répondre à ces questions, Afrique, Chine, Inde, Brésil et tous les autres ont à travailler ensemble. Les technologies propres sont coûteuses. Nous voulons un mécanisme pour les payer. C’est là-dessus que l’accent doit être mis à Poznan.

Pourtant, la Chine est devenue le premier émetteur de gaz à effet de serre du monde…

Pour ce qui est des émissions actuelles. Mais nous avons calculé la somme de celles de différents pays sur la période 1980-2005 : celles des Etats-Unis font à peu près le double de celles de la Chine, et plus de sept fois celles de l’Inde. Le monde occidental doit nous expliquer ce qu’il compte faire pour réduire ses émissions.

Accepterez-vous une diminution globale des émissions de 50 % en 2050 si les pays riches diminuent les leurs de 80 % ?

D’abord, je veux voir des objectifs pour 2020, et voir des réductions effectives. Après, on pourra parler d’objectifs à long terme.

Quelle est la position du gouvernement indien ?

La même que celle de la Chine et du « G 77 » : « Nous ne sommes pas les coupables, mais les victimes du changement climatique. Nous sommes préparés à agir, mais nous voudrions vous voir d’abord faire ce que vous êtes supposés faire. » Il est temps que vous agissiez, Lire la suite

Poznan : au seuil d’une nouvelle ère de négociations

Actu-Environnement.com, Agnès SINAÏ, le 3 décembre 2008

14e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Poznan : au seuil d’une nouvelle ère de négociations

Sur la voie de la décarbonisation des sociétés industrielles et du changement de paradigme énergétique, la conférence de Poznan (Pologne) sur le changement climatique clôt la première période du Protocole de Kyoto et prépare le bouclage ultime des prochains scénarios d’émissions pour le XXIème siècle, qui seront adoptés dans un an à Copenhague au Danemark.

Aux dernières nouvelles, la concentration mondiale de CO2 est désormais proche de 385 parties par million (ppm), niveau jamais atteint depuis 800.000 ans. L’atmosphère contient près de 800 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, soit deux fois plus de carbone qu’elle n’en comptait au cours de la dernière grande glaciation, et un tiers de plus que lors des précédentes ères interglaciaires. Cet excédent de CO2 ne provient pas des cycles naturels. Il résulte du fait que, en moins de deux siècles, les sociétés industrielles ont brûlé des stocks gigantesques de charbon et de pétrole, ces énergies fossiles qui ont mis 500 millions d’années à se constituer.

Selon le rapport de 2007 du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), si le réchauffement allait au-delà d’une hausse de 2,5 à 3 degrés, les puits de carbone végétaux deviendraient des sources nettes d’émissions de CO2 et l’Amazonie se transformerait en savane, ce qui entraînerait un réchauffement supplémentaire du climat de plus de 1°C. Cette situation ne serait plus maîtrisable. Comme l’a rappelé en ouverture de la conférence de Poznan, le 1er décembre, le ministre polonais de l’environnement, Maciej Nowicki, l’humanité a poussé le système de la planète Terre à ses limites, poursuivre ainsi provoquerait des menaces de très forte intensité : sécheresses, inondations, pandémie de maladies tropicales (…) et même conflits armés et migrations sans précédent.

En moyenne, d’ici à 2050, chaque habitant des pays industrialisés devrait donc raisonnablement émettre 20 fois moins de gaz à effet de serre (GES) qu’aujourd’hui pour éviter un réchauffement de plus de deux degrés. Plus vite chacun y parviendra, moins de carbone, principal gaz de réchauffement, s’accumulera dans l’atmosphère. Une course contre la montre est désormais engagée. En regard de tels enjeux, deux semaines de travaux difficiles attendent les négociateurs de Poznan.

Entériner une vision partagée de l’urgence

Sur la voie de la décarbonisation des économies et du changement de paradigme énergétique, la conférence de Poznan est une étape décisive, même si la conférence ne porte pas tant sur des textes négociés, que sur des débats thématiques. Lire la suite

Cap Sciences : 9 manifestations sur « L’homme et le paysage »

Le théâtre de la science – Saison 2008/2009

L’homme et le paysage

Le Théâtre de la Science est un programme culturel qui propose d’aborder sous des formes variées (conférences, controverse, spectacles, cinéma, exposition…) et approches plurielles des thèmes qui s’articulent autour de l’homme et de la société.

Pour sa 13ème édition, Cap Sciences propose d’explorer le thème des rapports que l’homme entretient avec le paysage « L’homme et le paysage ».

Aujourd’hui il est au cœur de préoccupations aussi bien écologiques, économiques que culturelles. Qu’est-ce qui constitue le paysage? Sur quelles bases orienter l’aménagement du paysage ?

Les éléments du paysage participent-ils à la formation d’une identité ? Quelle valeur donne-t-on au paysage ? Comment concilier le paysage hérité avec le projet de paysage ? …
Les rencontres multiformes proposées dans le cadre du Théâtre de la Science permettront aux publics de rencontrer des paysagistes, chercheurs, historiens, sociologues, géographes… et d’échanger avec eux sur une question qui concerne directement notre cadre de vie.

Ces questions seront développées dans le cadre des différentes rencontres qui jalonneront l’année 2008 et 2009. Les premières rencontres du Théâtre de la Science démarreront les 6 et 15 décembre.

La rencontre inaugurale du Théâtre de la Science a lieu le samedi 6 décembre 2008 de 14h à 18h à la Bibliothèque Mériadeck de Bordeaux. « Qu’est-ce que l’homme nomme paysage ? » est le thème de cette rencontre.

Invités : Serge Briffaud, historien enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux, Pierre Donadieu, géographe et agronome enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles et Graziella Barsacq, paysagiste, Atelier Paysages Barsacq.

La rencontre sera suivie à 18h du vernissage de l’exposition de photographies de Bruno Lasnier : Terres Atlantiques.

Le photographe Bruno Lasnier a parcouru l’arc atlantique de l’Islande aux Açores, réalisant un travail original qui révèle la dimension maritime de l’Europe. Ses photographies en noir et blanc captent l’essence d’un paysage et d’un patrimoine commun fait de lumière, d’eau et d’horizon. L’exposition a été réalisée avec le soutien du Conseil Régional d’Aquitaine et présentée en partenariat avec « Itinéraires des photographes voyageurs ».
Cette exposition est présentée à la Bibliothèque Mériadeck de Bordeaux du 6 décembre au 17 janvier 2009 (salle d’exposition, rez-de-rue)

Lundi 15 décembre à 18h00 à l’Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine « Aménagement du paysage : affaire d’élus ou d’experts ? Et les citoyens ? »

Samedi 17 janvier à 14h00 à Cap-Sciences – Hangar 20 à Bordeaux « Paysages, pays et identités »

Lundi 26 janvier à 20h00 au Cinéma Jean Eustache à Pessac projection du documentaire « Paysages manufacturés »

Jeudi 12 février à 15h00 avec l’OAREIL à l’Athénée de Bordeaux « Bordeaux Unesco, patrimoine sanctuaire ou patrimoine vivant »

Samedi 14 mars à la Médiathèque de Pessac « Paysage et patrimoine : Quels enjeux ? »

Jeudi 8 avril à l’Ecole Nationale Supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux « Le paysage entre protection et évaluation »

Jeudi 16 avril à 20h30 à l’Utopia de Bordeaux, diffusion du film « My Winnipeg »

Samedi 30 mai à 14h30, parcours-découverte, départ à Coté Sciences à Floirac « Paysages du quotidien à Floirac »

Accès gratuit aux rencontres.

Renseignements et programme complet : Lire la suite

Pour des listes décroissance aux européennes de 2009

Europe décroissance, le 27 novembre 2008

Pour des listes décroissance aux européennes de 2009

Nous ne sommes pas dupes : le “développement durable” ou “le capitalisme vert” promus, par exemple, lors du “Grenelle de l’environnement”, ne sont qu’une façon de relancer la fuite en avant dans la croissance infinie. Portée par la liste de Daniel Cohn-Bendit, la version ultra-light de la « décroissance » prônant de “scinder les flux entre la croissance économique et la croissance des flux de matière et énergétique” est une ultime escroquerie destinée à vider la décroissance de son sens politique et à récupérer l’avancée de ces thèses dans la société.

Aucune formation politique représentative n’apporte aujourd’hui de réponse crédible face aux enjeux représentés par les crises environnementale ou sociale. En voulant relancer la croissance économique (capitaliste, rouge ou même verte), toutes vont nous précipiter davantage dans le mur des limites des ressources de la planète et engendrer une nouvelle récession. Il est temps de lever le nez du guidon.

Face à l’absence d’une alternative crédible, nous souhaitons la présence de listes “décroissance” pour les élections européennes de 2009. Nous appelons à la constitution de groupes locaux, les plus larges possible, pour défendre :

Une décroissance qui soit d’abord une décroissance des inégalités, localement, mais aussi à l’échelle de l’Europe comme à celle de la planète. Nous voulons l’instauration d’un revenu minimum et d’un revenu maximum, avec un différentiel maximum de 1 à 4. Puisqu’il n’est plus possible de faire croître le gâteau, la question de sa recette et de son partage redevient première ;

Une décroissance du transport des marchandises à travers la planète, pour une relocalisation de la production et de la consommation, contre l’“économie de marché” (c’est-à-dire le capitalisme), mais pour une “économie des marchés” fondée sur des petites entités économiques. Nous voulons, par exemple, démanteler progressivement la grande distribution, au profit d’emplois de qualité, écologiques, qui permettent à tous mais notamment aux jeunes de trouver une place épanouissante et qui ait du sens ;

Une décroissance du gigantisme, pour une société, une économie et des villes à taille humaine, où chacun-e puisse vivre et faire vivre sa famille dans la dignité. Nous voulons une agriculture locale, écologique et paysanne ;

Une décroissance de la vitesse, dans une société dont l’accélération exclut chaque jour davantage d’entre nous, en commençant par les plus faibles, et nous condamne à une folle fuite en avant. Non au TGV, oui au TER. La civilisation de l’automobile n’est pas soutenable ; nous devons en sortir ;

La décroissance de la tyrannie de la finance, pour une Europe où chaque démocratie maîtrise sa monnaie. Nous refusons la marchandisation du monde. Nous défendrons et étendrons tous les espaces de gratuité comme tous les temps de pause communs, à commencer par le dimanche ;

Une décroissance de la déresponsabilisation sur la technique et la science. Nous faisons face à une problématique d’abord culturelle, politique et démocratique. Lire la suite