Les émissions de GES des pays industrialisés augmentent

Notre-planète.info, auteur non identifié, le 18 novembre 2008

Les émissions en gaz à effet de serre des pays industrialisésaugmentent toujours

A deux semaines de l’ouverture de la conférence annuelle sur le climat à Poznan (Pologne), le Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CNUCC) souligne que les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les pays industrialisés continuent d’augmenter…

« La hausse des émissions reste un sujet de préoccupation« , a indiqué Yvo De Boer, le Secrétaire de la CNUCC, en présentant lundi 17 novembre à Bonn l’inventaire 2006 des émissions des pays industrialisés. Ces données seront exploitées pour la conférence des Nations Unies à Poznan où sera négocié la définition d’un nouvel accord destiné à lutter contre les causes des changements climatiques pour la période post Kyoto.
Si l’on considère la période 1990-2006, les émissions en gaz à effet de serre des 41 pays industrialisés signataires de la convention (dits de l’Annexe 1) ont globalement baissé de 4,7% (sans compter les puits de carbone, les émissions liées au changement éventuel d’utilisation des terres et à la sylviculture). Cependant, entre 2000 et 2006, les émissions de ces mêmes pays ont augmenté de + 2,3 %.

Ces résultats mitigés s’expliquent en grande partie par le déclin, dans les années 90, des économies de transition en Europe de l’est et en Europe centrale (- 37,6% à elles seules) après la fermeture du nombreuses installations énergétiques et industrielles obsolètes (- 52% en Ukraine, – 56% en Lettonie, – 44% en Roumanie…) Il ne s’agit donc pas du résultat de mesures volontaires visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. En effet, depuis que les économies de l’Europe de l’est se relèvent, leurs émissions ont augmenté entre 2000 et 2006 ( + 7,4 %) et influent de nouveau les statistiques globales des pays industrialisés selon M. De Boer.

Au final, les émissions en GES sont davantage liées à la capacité de production et à la santé économique d’un pays qu’aux engagements parcimoniques et frileux des grands pays industrialisés sur la question du changement climatique. Et il en va ainsi pour l’infime régression – un « ralentissement de la hausse » – des émissions entre 2005 et 2006 (- 0,1 %) conséquence d’un « hiver relativement doux et des prix du pétrole relativement élevés » pour l’Europe et les Etats-Unis, Lire la suite

Eoliennes: un permis annulé pour atteinte au paysage

Journal de l’environnement,  Victor Roux-Goeken, le 21 novembre 2008 

Eoliennes: un permis de construire annulé pour atteinte au paysage

En annulant le permis de construire d’un parc éolien, le tribunal de Lyon vient de réaliser une première : mettre fin à un projet pour des considérations esthétiques.

Gouverner

Un parc éolien composé de 8 éoliennes de 126 mètres et d’une puissance de 1,5 mégawatt (MW) chacune aurait dû voir le jour sur une ligne de crête à proximité des communes de Prémillieu, Virieu-le-Grand, Armix et Thezillieu (Ain). Le projet, porté par la société Erelis Enel, filiale de l’Italien Enel, avait été autorisé en 2006 par un arrêté du préfet de l’Ain. La commune de Thezillieu avait alors engagé une action en justice.
Par un jugement du 4 novembre, le tribunal administratif de Lyon a donc annulé le permis de construire. Certes, il met en cause l’étude d’impact, qui avait proposé un projet à impact moindre sur le paysage: 6 éoliennes de 2 MW. Mais le juge ne s’est pas arrêté là, selon Carl Enckell, avocat de la commune de Thezillieu, associé du cabinet Adamas. «C’est l’emplacement même du parc qui est mis en cause. Le juge reconnaît que le site n’est pas classé, mais qu’il n’en est pas moins remarquable. Ce ne sont pas seulement des arguments juridiques, mais aussi esthétiques

Le site en question a d’ailleurs été le lieu de tournage du dernier film de Luc Jacquet, Le renard et l’enfant, «beaucoup commenté pendant le procès, puisqu’il a été tourné sur le plateau de Retord, où aurait dû se construire le parc», explique Carl Enckell.
«Le jugement est particulièrement intéressant, d’un point de vue juridique, même s’il est affligeant pour l’éolien, Lire la suite

MDRGF : raisin, mâles en péril, nos enfants nous accuseront

Lettre d’information du MDRGF

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Pesticides dans les raisins… et films à voir !

enquête : des pesticides dans le raisin !

Communiqué de presse Paris, le 24 novembre 2008

Enquête sur les raisins de table au sein de l’UE : des ONG détectent des pesticides, parfois interdits, souvent préoccupants et en grand nombre dans des raisins de certains supermarchés !

Une grande enquête a été menée par 5 ONG, dont le MDRGF pour la France, dans 5 pays européens (Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants :

Résultats globaux.
– 99,2 % des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides ! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.
– 0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.
– 20 % des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.
– 4,8 % des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

– 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.
– Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l’Organisation mondiale de la santé! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.
– Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.
Et pour la France ?

– 100 % des 25 échantillons testés étaient contaminés.

– 0,73mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.
– 44% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides. 51 pesticides différents ont été détectés au total.

– 8,5 pesticides par échantillon en moyenne! Le record pour l’enquête : 16 pesticides dans un échantillon de raisin acheté!

– 16% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

Cerise sur le gâteau, des pesticides interdits d’usage dans toute l’UE ou dans le pays de production ont été retrouvés ! En effet, 2 échantillons de raisins italiens contenaient de l’endosulfan, un pesticide interdit dans toute l’UE. Comme le DDT, l’endosulfan est un
polluant organique persistant (POPs) qui provoque des dommages à long terme pour l’environnement. De plus, un autre échantillon de raisin italien contenait l’insecticide
bromopropylate qui n’est plus autorisé en Italie depuis fin 2007 !

« Cette situation est inacceptable. Lire la suite

Natura 2000 et la Vallée du Ciron

Natura 2000 et  la Vallée du Ciron 

Le Républicain (langonais), JLH, le 13 novembre 2008.

Vallée du Ciron  – Réunion de Natura 2000.

Préserver le cadre et sa richesse.

Le Ciron et sa vallée sont un site remarquable en tous points, tant en matière de faune, flore et géologie, mais aussi selon les aspects historiques, patrimoniaux et sociaux.

La dernière réunion Natura 2000 vient de se tenir à Villandraut, le 6 novembre dernier, sous la présidence de la sous-préfète de Langon, et en présence : de la direction départementale de l’agriculture et de la forêt, représentée par Madame hagarde, et de l’association Ciron Nature, avec Me Gizard, chargé de mission coordinateur, et de M. Coquillas, chargé de mission scientifique.

Cette réunion a notamment comme objet, la mise œuvre du document d’objectif sur le Ciron dans le cadre du réseau Natura 2000.

Dans un premier temps sont rappelés les principes de la démarche, ainsi que l’échéancier, et il est précisé que le coordinateur est bien le Préfet de Gironde, avec délégation à la sous-préfecture de Langon.

L’Etat conserve ainsi la responsabilité de mise en œuvre de l’animation du site pendant trois ans, avant de passer le relais, au bout de ce terme, à une structure locale, qui pourrait être le syndicat mixte du versant du Ciron. 

En attendant, pour l’heure, l’animation est confiée à l’Association Ciron Nature.

Le cahier des charges type de l’animation est arrêté comme suit :

    phase de préparation de la mise en œuvre du contrat d’objectifs,

    phase de mise en œuvre des moyens financiers,

    phase de synthèse et de bilan et comptes-rendus.

Le comité de pilotage devant se réunir au moins une fois par an.

Il est à noter que prochainement se déroulera une consultation des collectivités pour valider le nouveau périmètre.

Il est aussi rappelé que l’animation confiée à Ciron Nature est financée conjointement par l’Etat, l’Europe et l’Agence de l’Eau. 

Ciron Nature fait un bref rappel géographique sur la zone (3 départements,  58 communes.) un état sur les habitats et espèces animales, vison, loutre, rapaces… forêt galerie…, et historique depuis le début du contrat d’objectifs, lancé en mars 2002.

Trois groupes de travail ont été établis : eaux, forêt et autres milieux naturels et activités socio-économiques, sachant qu’une campagne sur le terrain a été menée en 2002-2003.

De cela il résulte des mesures de gestion.

14 points sont arrêtés et regroupés sous le chapeau (milieux ouverts), ainsi :  Lire la suite

Etat du monde en 2025 : économie, énergie, eau, climat…

Le Monde, Hervé Kempf, le 22 novembre 2008

Les Etats-Unis décrivent leur futur affaiblissement

Géostratégie Un rapport des services de renseignements américains sur l’état du monde en 2025.

L’ère Bush est terminée. Domination unilatérale, obsession du terrorisme, volonté de remodeler le Moyen-Orient, ces trois piliers de la politique étrangère des Etats-Unis depuis 2001 ne sont clairement plus en vigueur dans l’analyse stratégique qui se fait jour à Washington. Le National Intelligence Council – organe synthétisant les analyses géopolitiques des services de renseignement américains – estime qu’en 2025 « les Etats-Unis ne seront plus que l’un des principaux acteurs sur la scène mondiale, même s’ils resteront le plus puissant« .

Cette observation est un des points clés du rapport publié le 19 novembre par cet organisme et qui vise à décrire les paramètres qui caractériseront la société planétaire en 2025 (Global Trends 2025). Un tel rapport est établi tous les cinq ans par le Council pour éclairer le cadre dans lequel s’inscrit la politique étrangère des Etats-Unis. Le document décrit un monde instable mais multipolaire, où « la contraction des capacités économiques et militaires des Etats-Unis pourrait les pousser à un arbitrage difficile entre les priorités intérieures et celles de la politique étrangère« .

Cette nouvelle vision correspond assez bien au discours politique de Barack Obama. Le rapport a cependant été élaboré bien avant son élection, durant un travail de consultation d’experts et de discussions qui a duré plusieurs mois. Etonnamment vivant, le document décrit les hypothèses qui, selon lui, définiront le monde en 2025 :

Glissement du pouvoir économique de l’Occident à l’Orient : la Chine deviendrait l’acteur économique majeur. Avec elle, l’Inde, la Russie et le Brésil pèseraient autant que les pays de l’actuel G7. Les pays du golfe Persique seraient renforcés du fait de la hausse du prix du pétrole.

Pic pétrolier et pénurie d’eau : sans employer l’expression, le document raisonne clairement sur l’hypothèse d’un prochain pic de production du pétrole et du gaz. Le déclin des ressources en hydrocarbures qui s’ensuivra entraînerait un bouleversement du système énergétique. Or « les nouvelles technologies énergétiques ne seront probablement pas commercialement viables et répandues en 2025 ». En particulier, « la capacité de l’énergie nucléaire à couvrir la demande serait virtuellement impossible ». Par ailleurs, la pénurie d’eau touchera une cinquantaine de pays.

Démographie contrastée : la population mondiale continuera de croître jusqu’à 8 milliards d’humains en 2025, mais avec de forts contrastes. Le rapport complète l’image classique d’un Occident et d’une Russie vieillissant par l’observation du vieillissement proche de la Chine (à partir de 2015) ou de l’Iran. Il souligne le contraste démographique entre l’Inde du Sud et des métropoles à la faible croissance et une Inde du Nord très féconde.

Terrorisme en retrait, Etats faibles, nouveaux dangers : le terrorisme ne disparaît pas, mais son importance est relativisée. Le rapport s’inquiète davantage de la multiplication des Etats faibles et des agents non étatiques, ainsi que des tensions nouvelles créées par la concurrence pour l’accès à l’eau ou à l’énergie. Il souligne aussi que la prolifération nucléaire est redevenue une préoccupation de première importance.

Le risque d’un déséquilibre climatique irréversible : le rapport observe que le changement climatique « devrait exacerber les pénuries de ressources ». Il aurait aussi un effet majeur sur la production agricole. Dans un scénario « surprise », les auteurs reprennent l’hypothèse de « l’effet de seuil », Lire la suite

La bataille de l’eau en Ile-de-France

Le Monde, Béatrice Jérôme, le 23 novembre 2008

Gauche et droite se livrent bataille sur le dossier de l’eau en Ile-de-France

La bataille de l’eau est engagée en Ile-de-France. Bertrand Delanoë doit faire voter, lundi 24 novembre, au Conseil de Paris, le principe de la « remunicipalisation » au 1er janvier 2010 de la distribution de l’eau confiée par Jacques Chirac en 1985 aux groupes privés Suez et Veolia. Le maire de Paris promet ainsi de stabiliser le prix de l’eau – hors redevances – jusqu’en 2014.

Mais le 11 décembre, les 144 maires membres du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), qui représentent 4 millions d’habitants, voteront, eux, en faveur d’une reconduction du marché de la gestion de l’eau avec un opérateur privé. Quelque 50 maires de gauche mènent campagne au Sedif pour un passage en gestion publique, réputée moins coûteuse. Le contrat en cours entre le Sedif et Veolia arrive à échéance fin 2010. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir estime à près de 90 millions d’euros par an les économies que le syndicat pourrait réaliser en étant plus regardant sur les conditions de passation de ses futurs marchés.

Tous les élus franciliens cherchent la parade à l’envolée de la facture d’eau des usagers. Depuis plusieurs années, la consommation d’eau dans la région a baissé plus fortement en Ile-de-France que dans le reste du pays en raison de la désindustrialisation et de la diminution des fuites sur les réseaux. Cette baisse des recettes, mal anticipée, a conduit les opérateurs à augmenter le prix du mètre cube d’eau alors que, dans le même temps, de nouvelles normes d’assainissement sont venues accroître leurs charges.

A Paris, en 2007, la facture d’eau a augmenté de plus de 9 %, soit, en moyenne, 30 euros de plus par ménage. Dans le total, la part qui correspond à la production et à la distribution a flambé de 260 % depuis 1980. Or, cette composante de la facture représente 38 % du coût de l’eau.

Si la production de l’eau a toujours été gérée par une société d’économie mixte municipale, à Paris, sa distribution a fait l’objet en 1985 d’un contrat d’affermage signé par Jacques Chirac, le maire de l’époque, avec la Compagnie des eaux de Paris (filiale de Veolia) pour la rive droite, et avec la société Eau et Force (groupe Suez), pour la rive gauche.

La chambre régionale des comptes et l’Inspection générale de la Ville ont, en 2000 et 2001, critiqué les clauses de ces contrats : elles ont permis aux opérateurs de faire fructifier leurs marges par des jeux de trésorerie au lieu de les réinvestir dans le réseau.

M. Delanoë avait promis durant la dernière campagne municipale de mettre la distribution de l’eau en régie. Les études menées par la Mairie ont mis en évidence l’intérêt financier, pour la collectivité, de confier à un seul établissement public à la fois la production et la distribution.

Ce passage en régie doit être voté lundi. Il devrait permettre à la Ville de récupérer 30 millions d’euros par an par rapport à la précédente gestion. Lire la suite

La reproduction humaine est menacée par la chimie

Le Monde,  Paul Benkimoun, le 24 novembre 2008

La reproduction humaine est menacée par la chimie

Le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué d’environ 50 % par rapport à 1950. L’incidence du cancer des testicules a doublé au cours des trente dernières années. Le nombre de malformations génitales masculines est en hausse : la fréquence de la cryptorchidie (interruption de la migration d’un testicule vers les bourses) a été multipliée par 1,5 en vingt ans. Au premier rang des accusés figurent des substances chimiques : les perturbateurs endocriniens.

Les ministères de l’écologie et la santé, l’Institut de recherche en santé publique (Iresp) et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) organisent le colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant », mardi 25 novembre à Paris. Président de l’Iresp, Alfred Spira est responsable scientifique de ce colloque, dans lequel interviennent Bernard Jégou, président du conseil scientifique de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), et Pierre Jouannet (université Paris-V). Tous trois travaillent depuis quinze ans sur les troubles de la fertilité liés aux polluants.

Les politiques se préoccupent des effets néfastes de l’environnement sur la fertilité. Comment expliquez-vous cette mobilisation ?

Pierre Jouannet. Les politiques bougent parce qu’il existe une demande sociale importante. Les données scientifiques s’accumulent depuis quinze ans. L’épidémiologie comme les travaux chez l’animal et quelques études dans l’espèce humaine montrent que la période du développement embryonnaire précoce peut être fortement affectée par la nutrition de la mère. Cela a des conséquences sur le développement du fœtus, son poids à la naissance et sa santé ultérieure.

Bernard Jégou. L’affaire du Distilbène, cette hormone de synthèse commercialisée entre 1950 et 1977 pour prévenir des fausses couches, qui s’est révélée nocive pour les enfants exposés in utero, a montré qu’il faut maintenir la vigilance à travers les générations. Ce ne sont pas seulement les individus qui sont touchés mais aussi la qualité de leur descendance, déjà menacée par l’explosion des allergies, du diabète.

Alfred Spira. Les risques pour la santé liés aux modifications de l’environnement constituent d’abord un réel problème pour une petite partie de la population générale, exposée professionnellement à des doses élevées. Mais au XXIe siècle, le principal tueur restera le tabac et ses 10 millions de morts par an dans le monde. A côté, les risques liés aux perturbateurs endocriniens apparaissent très faibles, mais sont perçus de manière amplifiée car ils touchent à des aspects « sensibles » : la fertilité, les organes génitaux masculins.

De quelles données dispose-t-on sur les risques liés aux produits utilisés pendant la grossesse ?

P. J. L’interprétation des données expérimentales et épidémiologiques est compliquée en raison de l’exposition à des produits multiples à faible dose dont les effets peuvent se renforcer mutuellement. Lire la suite