Que pensent les européens de leurs associations ?

L’institut CSA publie, en partenariat avec Chorum, le Crédit Coopératif et Deloitte, des éléments de réponses à la question : « Que pensent les européens de leurs associations ? Il s’agit d’une étude croisée entre les populations françaises, anglaises et allemandes.

Les résultats de cette enquête tendent à prouver une confiance très élevée dans les associations (80% en moyenne des européens interrogés), devançant largement les services publics. Autre fait saillant : 63% des européens interrogés pensent que la participation financière des pouvoirs publics n’est pas assez importante, avec une pointe à 71% pour le panel anglais, dont le modèle est pourtant souvent cité en référence.

Retrouvez l’ensemble des résultats de cette étude en Lire la suite

Sauver le Réseau « Sortir du nucléaire »

Donnez-nous les moyens de poursuivre nos actions !

Autant vous le dire sans détour : les finances du Réseau « Sortir du nucléaire » sont actuellement au plus bas.

Nous avons donc besoin d’une aide rapide et massive de votre part.

Votre don, même minime (10 ou 15 euros), nous apportera un soutien crucial.

Depuis 10 ans, le Réseau « Sortir du nucléaire » réalise un énorme travail quotidien pour informer, alerter, rassembler, agir et proposer des solutions concrètes. L’actualité de ces derniers mois (accident nucléaire au Tricastin…) montre à quel point une vigilance citoyenne est indispensable.

Association libre et indépendante, le Réseau Sortir du nucléaire refuse les subventions publiques et toutes les contributions financières des entreprises. Nous ne comptons que sur les dons de milliers de citoyen-ne-s …c’est-à-dire VOUS !

Votre don est déductible à 66 % de vos impôts. Ainsi, un don de 50 euros ne vous coûtera en réalité que 17 euros après déduction fiscale. Vous recevrez un reçu fiscal.

Pour vous remercier chaleureusement de votre soutien, vous serez abonné automatiquement (sauf avis contraire de votre part) à notre revue trimestrielle « Sortir du nucléaire » quel que soit le montant de votre don. Si vous êtes déjà abonné, nous prolongerons votre abonnement pendant un an.

C’est maintenant que nous avons besoin de vous :

1/ Faites un don en ligne Lire la suite

Fêter les 10 ans du groupe local de Greenpeace Bordeaux

INVITATION DE GREENPEACE BORDEAUX

8h00 pour faire la fête à la planète, ou comment fêter les 10 ans du groupe local de Greenpeace Bordeaux

Samedi 15 novembre 2008 de 16h00 à 24h00

Salle Jean Lurçat à Bègles

16h00 – Expo photos, diaporamas, vidéos des actions du groupe local de Bordeaux

19h00 – Apéro musicalement blues. Apporter votre pique-nique

20h30 – Cabaret écolo avec le groupe des municipaux de Bègles

22h00 – Blues party avec la « Blues Compagnie »

Réponse par email gl.bordeaux@greenpeace.fr ou 06 28 09 77 39

ALIMENTERRE Bx/CUB : Manger ou conduire, il faut choisir ?

Festival national de films ALIMENTERRE 2008 à Bordeaux

 » Manger ou conduire, il faut choisir ?  »

Mardi 4 novembre à 20h30

Au programme

Un film :  » Du Sucre et des fleurs dans nos moteurs « , de Jean-Michel Rodrigo

52 min, 2006, Mécanos productions

Un débat, trois intervenants :

Jean Michel RODRIGO, Réalisateur du film

Claude LACADEE, ancien directeur de l’AGPM (Association générale des producteurs de Maïs) a travaillé sur la défense des biocarburants au niveau français et Européen.

Sylvain Angerand, Chargé de campagne « foret et Biodiversité » Les amis de la Terre

Pour voir la bande annonce du festival et avoir plus d’infos sur le film cliquez ici

www.elfitosurterre.blogspot.com

Lieu : Cinéma UTOPIA 5 place Camille Jullian 33000 Bordeaux

Prix des places : 4 euros (Pensez à acheter vos places à l’avance)

Festival ALIMENTERRE sur la CUB : soirées à suivre…

jeudi 13 novembre à 20h à Talence:  » Paysannerie Dévastée, l’humanité en danger ? « 

Jeudi 20 novembre 20h à Bègles : « De la fourche à la fourchette : le règne de l’agrobusiness ? »

Jeudi 27 novembre 20h30 à Pessac: « OGM, en quoi ça gène »  

Festival ALIMENTERRE,

Alimentons le débat sur l’agriculture et l’alimentation de demain ! Lire la suite

Le top 10 de la pollution mondiale !

Futura-Sciences, Jean Etienne, le 23 octobre 2008

Le top 10 de la pollution mondiale

Elle fait des millions de morts chaque année mais elle ne provient pas que des émissions industrielles ou de la circulation automobile. La pollution de l’air et de l’eau a bien d’autres causes, depuis le chauffage au bois jusqu’à l’extraction de l’or, et touche gravement les pays en voie de développement. Une grande étude effectuée à l’échelle de la planète fait le point et met les pendules à l’heure.

Une vaste enquête sur l’état de la pollution au niveau planétaire, réalisée par la Green Cross suisse et le Blacksmith Institute (Etats-Unis), a dressé la liste des dix polluants ou sources de pollution les plus dangereux en 2008. Ce classement repose sur des critères provenant d’un groupe international d’experts de l’environnement et de la santé publique. On estime aujourd’hui que la pollution, à tous les niveaux, est responsable de 25 à 40% des décès dans les pays en voie de développement. Parmi les personnalités ayant participé à l’enquête figurent des chercheurs de la Johns Hopkins University, de la Bloomberg School of Public Health, du Mt. Sinai Medical Center, de l’Emory University et de la City University of New York.

La liste des dix causes de pollution les plus dangereuses, qui figure en bonne place du site web de la Green Cross suisse et qui est aussi reprise (souvent très partiellement…) par d’autres canaux d’information s’établit comme suit.

L’extraction artisanale d’or : plus de dix millions de personnes empoisonnées par an

Le métal jaune obtient… la médaille d’or des sources de pollution. Derrière cette plaisanterie facile se cache une terrible réalité. L’extraction artisanale, qui utilise du mercure, extrêmement toxique, empoisonne de 10 à 15 millions de personnes chaque année travaillant dans des mines de petites entreprises. Ce fléau touche surtout des communautés socialement et économiquement marginalisées ne disposant que de cette unique ressource pour subsister. Parmi ces mineurs dont la santé portera à jamais les séquelles de l’empoisonnement par le mercure (du moins pour les survivants), on compte 600.000 enfants et 5 millions de femmes.

L’Unido (United Nations Industrial Development Organization) estime qu’environ 1.000 tonnes de mercure sont utilisées chaque année dans le monde aux fins d’extraction de l’or, ce qui représente 30% des émissions anthropogènes totales, dont 95% sont directement déchargées dans la nature avec toutes les conséquences environnementales, humaines et économiques qui viennent encore s’y greffer. Un dernier chiffre, enfin, est encore cité par le rapport : pour chaque gramme d’or extrait dans ces mines artisanales, 2 grammes de mercure sont rejetés dans l’environnement.

L’eau sale : cinq millions de morts par an

La dépendance de l’Homme vis-à-vis de l’eau ne cesse de croître. Chaque individu utilise d’environ 20 litres d’eau par jour pour ses besoins directs (boisson et cuisson), auxquels il faut ajouter de 50 à 150 litres pour d’autres usages (hygiène, industrie…). Les communautés rurales s’approvisionnent traditionnellement dans les eaux fluviales ou des puits, mais l’augmentation de la population et l’industrialisation ont entraîné la pollution de plus en plus généralisée des fleuves.

Aujourd’hui, un tiers de l’humanité vit dans des zones de stress aquatique, Lire la suite

Pierre Bourdieu : L’essence du néolibéralisme

Le Monde diplomatique, Pierre Bourdieu, mars 1998

L’essence du néolibéralisme

LE monde économique est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu’il inflige, soit de manière automatique, soit – plus exceptionnellement – par l’intermédiaire de ses bras armés, le FMI ou l’OCDE, et des politiques qu’ils imposent : baisse du coût de la main- d’oeuvre, réduction des dépenses publiques et flexibilisation du travail ? Et s’il n’était, en réalité, que la mise en pratique d’une utopie, le néolibéralisme, ainsi convertie en programme politique, mais une utopie qui, avec l’aide de la théorie économique dont elle se réclame, parvient à se penser comme la description scientifique du réel ?

Cette théorie tutélaire est une pure fiction mathématique, fondée, dès l’origine, sur une formidable abstraction : celle qui, au nom d’une conception aussi étroite que stricte de la rationalité identifiée à la rationalité individuelle, consiste à mettre entre parenthèses les conditions économiques et sociales des dispositions rationnelles et des structures économiques et sociales qui sont la condition de leur exercice.

Il suffit de penser, pour donner la mesure de l’omission, au seul système d’enseignement, qui n’est jamais pris en compte en tant que tel en un temps où il joue un rôle déterminant dans la production des biens et des services, comme dans la production des producteurs. De cette sorte de faute originelle, inscrite dans le mythe walrasien (1) de la « théorie pure », découlent tous les manques et tous les manquements de la discipline économique, et l’obstination fatale avec laquelle elle s’accroche à l’opposition arbitraire qu’elle fait exister, par sa seule existence, entre la logique proprement économique, fondée sur la concurrence et porteuse d’efficacité, et la logique sociale, soumise à la règle de l’équité.

Cela dit, cette « théorie » originairement désocialisée et déshistoricisée a, aujourd’hui plus que jamais, les moyens de se rendre vraie, empiriquement vérifiable. En effet, le discours néolibéral n’est pas un discours comme les autres. A la manière du discours psychiatrique dans l’asile, selon Erving Goffman (2), c’est un « discours fort », qui n’est si fort et si difficile à combattre que parce qu’il a pour lui toutes les forces d’un monde de rapports de forces qu’il contribue à faire tel qu’il est, Lire la suite