Round-Up : Monsanto condamné

Développement durable- Le journal, William Bolle, 31 octobre 2008,

Round-Up : Monsanto condamné

Monsanto présente à tort son Round-Up comme biodégradable.

Monsanto a été condamné par la cour d’appel de Lyon à 15 000 euros pour publicité mensongère à propos de l’innocuité de son herbicide Round-Up.

Le semencier Monsanto a été condamné mercredi par la cour d’appel de Lyon pour « publicité mensongère ». La firme américaine devra payer une amende de 15 000 euros pour avoir qualifié son herbicide « Round-Up » de produit biodégradable et inoffensif. La cour d’appel confirme ainsi un jugement de 2007, intervenant à la suite d’une plainte déposée en 2000 par les associations Eaux et Rivières de Bretagne et Logement et cadre de Vie.

Alimentation, énergie, malheurs financiers, tout est lié

NewsPress, FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, le 27 octobre 2008

Bill Clinton : « Alimentation, énergie, malheurs financiers, tout est lié »

Le président Bill Clinton a appelé la communauté internationale à cesser d’utiliser la crise financière mondiale comme « excuse » pour éluder le problème de la faim qui s’aggrave, ajoutant que l’autosuffisance agricole est la seule réponse à long terme si l’on veut réduire la faim et prévenir d’autres malheurs financiers à l’avenir.

L’ancien président des Etats-Unis s’exprimait au siège des Nations Unies, à New York, au cours de la cérémonie marquant à la fois la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) et le 63e anniversaire de la FAO.

« La nourriture n’est pas une matière première comme les autres« , a dit M. Clinton qui dirige une ONG internationale portant son nom.

« Nous devrions retourner à une politique d’autosuffisance agricole maximum« , a souligné M. Clinton. Alors qu’il y aura toujours un marché mondial pour des cultures comme le riz, le blé ou le maïs, a-t-il ajouté « il serait insensé de considérer la nourriture comme un téléviseur couleur et penser qu’il est possible de développer beaucoup de ces pays où je travaille sans renforcer leur capacité à se nourrir par leurs propres moyens« .

M. Clinton a préconisé le renforcement du commerce équitable et des programmes de commercialisation directe ainsi que d’autres mesures susceptibles de réduire le déséquilibre entre les producteurs agricoles des pays développés et les agriculteurs – des petits paysans pour la plupart – qui produisent la plus grande partie des aliments consommés dans le monde.

La faim s’aggrave

Le thème de la JMA cette année est : La sécurité alimentaire mondiale : les défis du changement climatique et des bioénergies, mais l’événement a pris une connotation plus forte du fait de l’urgence face à l’aggravation de la faim et à la crise financière.

« La crise alimentaire, la crise énergétique, la crise financière montrent que nous vivons dans un monde interdépendant et qu’il n’est pas possible d’échapper à notre destinée commune« , a dit le président Clinton.

« Il est très important pour les pays nantis, les particuliers riches et les compagnies prospères de réaliser, même s’ils ont été très durement touchés par la crise financière, qu’ils n’ont pas d’excuse pour éviter de se pencher sur les problèmes des autres, car cela nous évitera une autre crise financière à long terme. » Lire la suite

VIENT DE PARAITRE : organisation ferrovière et Arctique

30 octobre 2008, la documentation française

La lettre de la BRP (bibliothèque des rapports publics) N°156

Un œil sur la réflexion publique : 5900 rapports en accès libre

HAENEL Huber

Premier ministre

Une organisation ferrovière à hauteur de nos ambitions

En liaison avec ce rapport, voir aussi :

Le réseau ferrovière – Une réforme inachevée, une stratégie incertaine

Cour des comptes

MARITON Hervé

Assemblée nationale. Commission des finances, de l’économie générale et du plan

GAUDIN Christian

Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques ; Assemblée nationale ; Sénat

Faut-il créer un observatoire de l’Arctique ?

Pour télécharger ces rapports Lire la suite

Crises climatique et financière, laquelle inquiète le plus ?

Développement durable Le journal, 30 octobre 2008, Margaux Gouté

Sondage : Quelle crise inquiète le plus ?

Le réchauffement climatique inquiète apparemment tout autant les Français que la crise financière.

Pour 60,5% des français, la crise écologique est aussi préoccupante que la crise financière… C’est en tous cas le résultat obtenu lors d’un sondage LH2 publié mardi.

Explications.

Les Français sont autant préoccupés par la crise écologique que par la crise financière. C’est en tous cas la réponse donnée par 60,5% des personnes interrogées tandis que 22% d’entre elles sont même d’avantage soucieux quant à l’avenir de la planète. A la question : « lorsque vous pensez à l’avenir, qu’est-ce qui vous inquiète le plus ? », 23,2% des hommes et 20,9% des femmes ont cité les risques liés à la dégradation de l’environnement et du climat, contre respectivement 15,7% et 13,4% la crise financière. Mais la réponse la plus massive est : « autant l’une que l’autre », à 57,9% chez les hommes et 63,5% chez les femmes, et jusqu’à 66% dans la tranche d’âge 25 à 24 ans, sexes confondus. Malgré les difficultés économiques actuelles, la protection de l’environnement semble donc être entrée dans beaucoup d’esprits…Mais ces préoccupations se traduisent-elles par des actes ?

Accéder au sondage publié mardi Lire la suite

La désobéissance civile ne s’improvise pas

Le Figaro, 29 octobre 2008

«La désobéissance civile ne s’improvise pas»

INTERVIEW – Mercredi et jeudi, le «collectif des Désobéissants» organise en Moselle un stage de désobéissance civile. L’animateur du collectif, Xavier Renou, revient sur la philosophie et le programme de cette «formation» inhabituelle.

LE FIGARO – Qu’est-ce-que la désobéissance civile ?

XAVIER RENOU – C’est un moyen d’action directe non violente qui permet de se réapproprier l’action politique. On agit directement là où se pose le problème sans passer par des intermédiaires comme les élus. On sent un regain d’intérêt pour cette méthode car les moyens traditionnels de protestation ont moins d’impact que par le passé : les dirigeants sont devenus moins sensibles aux pétitions, aux manifestations… Or la désobéissance civile requière moins d’énergie et est plus efficace. Par exemple, il a suffi de 100 faucheurs volontaires, très actifs, pour arracher une grande partie des parcelles de maïs transgénique cultivées en France.

Comment est née l’idée du stage ?

Jusqu’en 2006, je travaillais pour Greenpeace. En novembre 2006, l’association a arrêté brusquement sa campagne contre la relance des armes nucléaires. Avec d’autres militants nous avons voulu continuer ce combat et nous avons fondé «le collectif des Désobéissants». Notre première action n’a pas été un succès, nous avons juste entraîné un retard du tir d’essai du missile nucléaire balistique M51 de 20 minutes. Nous avons réalisé qu’il fallait nous former à la désobéissance civile. Nous avons contacté des formateurs de Bombspotting, un groupe antimilitariste belge. Leur formation nous a appris que la désobéissance civile ne s’improvise pas et nous avons voulu transmettre les connaissances que nous avons acquises. Une formation est utile pour tous ceux qui se battent de manière non violente pour changer le monde. Ce stage, que le collectif organise tous les mois, réapprend à désobéir et permet aux participants d’éviter les bêtises, de meux s’organiser et d’aller plus vite dans leur lutte.

Quelles techniques apprend-on durant ces deux jours d’atelier ?

Le stage explique comment monter une action de A à Z. Un premier atelier (sur huit, ndlr) dresse le cadre philosophique de la désobéissance civile. On demande aux stagiaires de réfléchir à ce qu’est la violence. Quelle est leur limite ? Où commence la violence, avec l’insulte ? Lorsqu’on arrache du maïs sous les yeux de l’exploitant ? C’est important qu’ils se posent des questions, qu’ils se mettent d’accord avant la protestation sinon les tensions apparaîtront au mauvais moment et cela augmentera les risques de dérapage. On propose ensuite un jeu de rôle : une partie interprète des manifestants, l’autre des gendarmes. La confrontation entre les deux groupes apprend aux stagiaires à éliminer le potentiel de violence lorsqu’ils vont se retrouver, pour de vrai, face aux forces de l’ordre. On leur enseigne à dialoguer, à sourire, à utiliser une gestuelle «ouverte» et non menaçante comme maintenir ses paumes ouvertes au niveau des genoux. Lire la suite

WWF révèle clairement le resserrement du crédit écologique

WWF, le 29 Octobre 2008

Le Rapport « Planète vivante » révèle clairement le resserrement du crédit écologique

« L’économie mondiale va mal. Financièrement, nous vivons au-delà de nos moyens. Mais une récession financière n’est rien en comparaison de la menace d’un resserrement du crédit écologique. »

James Leape, directeur général du WWF International

Le monde doit faire face à une consommation effrénée du capital naturel mondial. Tout comme des dépenses inconsidérées sont à l’origine de la récession, la consommation excessive de l’Homme épuise les ressources naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre prospérité future.

Voici le constat qu’établit le WWF dans l’édition 2008 de son rapport « Planète vivante », étude majeure qui révèle tous les deux ans l’état de santé de la planète et réalisé avec la Société Zoologique de Londres (ZSL) et le Réseau Mondial de l’Empreinte écologique (GFN).

« Si nos demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030, de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie » annonce James P.Leape.

L’analyse du WWF permet de décomposer les différents facteurs de surexploitation et de proposer des solutions différentes pour chacun. Pour le plus grand des défis actuels, la « Vision énergétique du WWF pour 2050 » (WWF Climate Solutions Model) montre ainsi comment on peut répondre à la croissance prévue de la demande mondiale enservices énergétiques d’ici 2050, tout en réalisant d’importantes réductions des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’identifier les domaines clés où transformer les modes de vie des humains et leurs économies afin de les placer sur une trajectoire plus durable.

« Nous sommes en train d’agir écologiquement de la même façon que les institutions financières se sont comportées économiquement, cherchant la satisfaction immédiatesans prendre en compte les conséquences » constate Jonathan Loh du ZSL. « Seulement les conséquences d’une crise écologique seront bien plus graves que l’actuel effondrement économique » Lire la suite

Nicolas Hulot et Pierre Rabhi lancent le mouvement Colibris

Actu-environnement.com, M.Duchesne, le 23 octobre 2008

Appel à l’insurrection des consciences : Nicolas Hulot et Pierre Rabhi lancent le mouvement Colibris

Mercredi 22 octobre 2008, au Grand Palais à Paris, le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, rebaptisé Colibris, a présenté ses propositions et ses réalisations pour une nouvelle société en complément du Pacte Ecologique. Le monde de demain sera à notre échelle et interconnecté… Créé en juin 2006, suite à la décision de son président Pierre Rabhi de ne pas se représenter comme en 2002 aux dernières élections présidentielles, le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, rebaptisé Colibris, lance aujourd’hui une campagne d’information pour redonner à chacun le pouvoir d’agir et de construire une nouvelle organisation de la société.

Sombre diagnostique

Soutenu par le très médiatique Nicolas Hulot, venu l’épauler à Paris ce mercredi 22 octobre, lors d’un point presse organisé par l’Association de la Presse Etrangère, Pierre Rabhi a d’abord exposé avec émotion la philosophie de son combat. Une bataille menée depuis 40 ans en faveur de l’agriculture écologique que cet agriculteur et penseur d’origine algérienne résume dans un ouvrage fondateur paru ces jours-ci (Manifeste pour la Terre et l’Humanisme, 124p°, Editions Actes-Sud). Pour cet humaniste, l’utopie n’est pas chimère mais le non lieu de tous les possibles et, selon lui, il faut profiter des crises actuelles pour changer de paradigme et rompre avec cette société de combustion énergétique.

Ouvrier agricole de profession, le désormais célèbre Ardéchois en appelle au sursaut et à l’insurrection des consciences pour redonner à la société non seulement du sens mais aussi des valeurs fondamentales, selon lui trop souvent considérées comme utopiques. Et d’interroger la salle : Sommes-nous plus heureux ici parce que nous baignons dans l’abondance ? Je vois parfois davantage de joie de vivre en Afrique….

Plus Sombre encore, Pierre Rabhi met en garde ses contemporains : nous allons tout droit vers un tsunami alimentaire ; d’ici quatre ou cinq ans vous verrez, même ici à Paris !. Nicolas Hulot prend le relais : certes, nous traversons actuellement une crise financière. Mais c’est aussi une crise économique, énergétique, alimentaire, écologique et climatique, culturelle et même démocratique !. Avant d’ajouter, citant le britannique Churchill : Après le chaos, il peut y avoir une chance !. Lire la suite