Bègles : TACA se mobilise pour la taxe carbone

Sud-Ouest, Gilles Guitton, le 11 Octobre 2008

ÉCOLOGIE. Cinq Béglais mobilisés contre le réchauffement climatique ont créé l’association Taca. Son but est de promouvoir l’idée d’une « taxe carbone »

Pique-nique contre CO2

Ils ont lu « Le plein s’il vous plaît », de Jean-Marc Jancovici. Ils ont vu le film de l’ancien vice-président américain Al Gore, « Une vérité qui dérange ». Ils sont à Bègles, donc au centre du monde. Et ils veulent « agir tout de suite » contre le réchauffement climatique, « sans attendre les politiques », pour qu’une majorité de Français demande une taxe carbone et s’impliquent dans ce combat.

Voilà comment est née l’association béglaise Taca, si on résume le propos de Jean Sireyjol, président de cette poignée de prosélytes.

Une poignée de quinquas.

« Taca, c’est comme taxe carbone, mais c’est aussi  »t’as qu’à », parce qu’il faut un peu d’humour. T’as qu’à changer de mode de vie, c’est une incantation. On veut aller plus loin », explique cet ingénieur informaticien.

Pas spécialement militant mais ancien de Transcub et adepte de la semaine de quatre jours façon Larouturrou. Habitué donc des chemins de traverse, comme Martine Alcorta, autre membre du groupe, ex-élue d’une « autre gauche » béglaise qui se cherche toujours.

« Tout le monde, comme le secrétaire général de l’ONU, dit que le réchauffement est le premier problème de la planète. Pas seulement une poignée de quinquas béglais », sourit Jean Sireyjol.

Pourquoi ne sont-ils pas allés du côté de Nicolas Hulot ou des Verts ? « Ils sont sur plusieurs sujets, ils sont plus gros. Nous, on veut se centrer sur la taxe carbone. On veut faire un truc à la base, citoyen. Mais on est en contact avec la Fondation Hulot. » Et puis, ajoute Jean Sireyjol citant Alain Juppé, « un homme politique ne peut pas être un oiseau de mauvais augure ».

Comment voient-ils la taxe qu’ils appellent de leurs voeux ? Assez universelle, à vrai dire. Sur le carburant des voitures, le kérosène de l’avion, le fuel du chauffage voire même « la viande rouge, dont le bilan carbone comporte pas mal de CO2 ». Un système de redistribution rendrait la chose supportable aux foyers modestes et aux faibles consommateurs, et « incitative ».

Taca n’a rien contre l’idée de la taxe « pique-nique ». D’ailleurs, « ce nom lui a été donné par ceux qui n’en voulaient pas. Mais le plastique, c’est bien du carbone. »

Pique-nique, c’est justement un mot qui leur va bien. Car à part la pédagogie, les fondateurs de Taca veulent créer des événements à leur mesure. Le premier est en route : un pique-nique sans carbone, le 23 novembre au stade Musard, à Bègles. « En venant à pied, à vélo, à roller, à trottinette, à cheval, en transport en commun… avec votre picnic », dit l’invitation. Objectif : 350 participants, au moins. « Parce que, explique Jean Sireyjol, il faudrait au minimum réduire la proportion de CO2 dans l’atmosphère à 350 parties par millions. »

3 Contact : taca.asso-web.com/index.php

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