Utopia : Rencontre politique et médias le 21 octobre

Le prochain rendez-vous des Rencontres politique et médias aura lieu, comme les fois précédentes, au cinéma Utopia, salle de la cheminée le mardi 21 Octobre à 19h30

Rencontres politique et médias

Élection présidentielle américaine. Le point sur la campagne, le programme des candidats. Pour nous éclairer sur la partie économique des programmes des candidats, la crise financière… seront présents :

Pascal Kauffman, professeur d’économie à l’Université Montesquieu-Bordeaux 4,

Bernard Broustet, journaliste économique à la rédaction du journal Sud ouest,

Fabienne Brugère, professeur de philosophie (sous réserve),

Thierno Ibrahima Dia, enseignant en cinéma

Je vous remercie de confirmer votre participation par courriel à Lire la suite

VALOREM et AAER : production d’éoliennes dans le Médoc ?

Sud-Ouest, Jean-Bernard Gilles, le 10 Octobre 2008

ÉOLIEN. Une entreprise canadienne a confirmé son intention d’investir dans une unité industrielle d’assemblage de turbines

200 emplois à la clé

L’investissement d’AAER se traduirait par des créations de postes à Bègles et dans le Médoc.

Les dirigeants canadiens de l’entreprise AAER, basée à Blamont dans la banlieue de Montréal, ont confirmé avant-hier leur intention d’investir en Gironde dans une unité industrielle d’assemblage de turbines d’éoliennes. Plusieurs sites sont encore en compétition, mais tout indique que l’entreprise négocie actuellement la réutilisation d’un bâtiment d’au moins 50 000 mètres carrés en Médoc.

Toute une filière.

Les élus girondins présents lors de cette visite au siège canadien de l’entreprise en sont ressortis avec la conviction qu’AAER SAS, filiale béglaise d’AAER et du bureau d’études girondin Valorem, investiront, dans un premier temps, 2 à 3 millions d’euros dans un outil industriel.

Même s’il faut toujours prendre ces annonces avec précaution, cet investissement pourrait se traduire par la création, d’ici à 2010-2011, d’au moins 200 emplois. Tant au siège béglais que dans le Médoc. « Ce qui est très intéressant dans ce projet, c’est la volonté de l’entreprise de créer ici, en Gironde, toute une filière éolienne industrielle avec sa sous-traitance », note Alain Rousset, le président du Conseil régional, en visite au Québec cette semaine. Ce serait aussi « une première en France », précise Jean-Yves Grandidier, le patron de Valorem. Une société qui pèse aujourd’hui 10 millions de chiffre d’affaires et qui, récemment recapitalisée, s’est lancée dans la production d’électricité éolienne.

Dans un premier temps, le projet industriel consistera en l’assemblage sur place des turbines, c’est-à-dire les nacelles, des retors et des tours. Les pales, pour lesquelles AAER dispose également d’une licence, seront d’abord importées d’Amérique du Nord. Mais leur production pourrait connaître, dans un deuxième temps, une traduction industrielle en Gironde.

Le premier prototype de la nouvelle turbine de 2 mégawatts (2,5 millions d’euros pièce) va être installé en France, à Criel-sur-Mer en Normandie, dans les prochaines semaines. « Elle nous permettra d’obtenir toutes les certifications nécessaires avant l’entrée en production, que nous envisageons pour mi-2009 », explique Jean-Yves Grandidier. Lire la suite

Les Régions aiment l’économie solidaire ?

Tessolidaire.com, le 9 octobre 2008

Les Régions aiment l’économie solidaire !

Les Régions plébiscitent l’ESS ! Après les élections régionales de 2004, elles ont été quasi unanimes à se pourvoir d’une délégation à l’économie sociale et solidaire. La loi du 13 août 2004 a donné aux exécutifs régionaux les moyens de leur politique, en leur permettant de se doter d’un SRDE (schéma régional de développement économique), un outil de coordination des politiques économiques territoriales, dans le cadre duquel l’économie solidaire a généralement trouvé sa place. En 2005, l’Association des Régions de France a entériné cette évolution en créant une sous-commission à l’ESS, pour travailler sur ces thèmes. Aujourd’hui, elle lance le Manifeste des Régions pour une économie sociale et solidaire. Pour Philippe Chesneau, vice-président de la région PACA, le Manifeste est un engagement fort des Régions pour amplifier le rôle de l’ESS dans le développement économique et l’emploi, même si le secteur de l’emploi n’est pas stricto sensu dans le champ de compétences des Conseils régionaux. Il estime que l’ESS répond en même temps à des urgences économiques, sociales, environnementales et démocratiques. Il prend l’exemple de sa Région, où le poids de l’ESS est équivalent à celui de l’industrie ou du tourisme. Chaque année, l’ESS y a grossi de 3 % et sa masse salariale de 6 %. Concrètement, le Manifeste indique que les Régions poursuivront leurs actions par des soutiens financiers, par la mise en place d’outils, par la structuration des réseaux et par l’amélioration de l’information. Sur le premier point, François Patriat, président de la Région Bourgogne a rappelé que les budgets ESS avaient été multipliés par 5 dans les Régions (ils partaient de très bas !). Lire la suite

Grenelle I : ça passe mais le plus dur reste à faire !

Le blog d’Arnaud Gossement, le 10 octobre 2008, Communiqué de presse

Projet de loi Grenelle I : ça passe mais le plus dur reste à faire !

L’Assemblée a achevé cette nuit la discussion des amendements déposés sur articles 1 à 4 du projet de loi de programme « Grenelle I » de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement.

Réaction de FNE.

FNE salue les parlementaires de la majorité et de l’opposition qui ont débattu de manière constructive du texte jusque tard dans la nuit. FNE, qui avait appelé à un vote massif de la loi, se réjouit de l’adoption à l’unanimité de plusieurs dispositions comme celle relative à la part des énergies renouvelables.

Toutefois, pour Sébastien Genest : « Le plus dur reste à faire. Les députés ont en effet débattu des articles 1 à 4 sur l’énergie et le climat qui sont en grande partie la reprise et la traduction d’engagements européens qu’il nous faut respecter. FNE attend et espère que les débats sur l’agriculture ou les déchets par exemple seront constructifs. »

Sébastien Genest poursuit : « Sans nier l’importance politique de ce projet de loi « Grenelle I », le Grenelle ne s’arrête pas à cette loi ! Nous attendons avec impatience le projet de loi Grenelle II et des mesures concrètes pour changer la vie des français et répondre à l’urgence sociale, économique et écologique »

Le résultat des débats

La transition vers un modèle de développement durable. A la suite du vote de l’amendement n°41, le Grenelle de l’environnement devra permettre une transition vers ce modèle plutôt que vers « une nouvelle économie compétitive ». Plus encore, l’amendement prévoit que ce « ce nouveau modèle de développement durable » « se combine avec une diminution des consommations ».

Cette précision est importante car elle peut permettre une rupture avec une conception du développement durable uniquement axée sur la croissance et le marketing vert. Reste à appliquer cette disposition dans les faits !

Le principe d’inversion de la charge de la preuve. Lire la suite

L’agriculture, combien de (di)visions ?

Agrisalon.com, le 9 octobre 2008

L’agriculture, combien de (di)visions ?

Organisé par le Copa-Cogeca, le Congrès des agriculteurs européens s’est tenu la semaine dernière à Bruxelles. Cette manifestation, à laquelle participait une délégation du Crédit Mutuel Agricole et Rural, a mis en lumière les divergences de vue existant au sein de l’Union européenne quant à l’avenir de son agriculture.

Depuis les années 1990, la politique agricole commune (Pac) a connu plusieurs réformes. Avec jusque là, en arrière-plan, toujours le même contexte : des prix mondiaux bas et une abondance de l’offre. Mais voilà, la donne a changé. Hausse de la demande alimentaire mondiale, accroissement de la volatilité des prix et turbulences des marchés, flambée des prix de l’énergie…, tels sont les défis que l’agriculture européenne doit aujourd’hui affronter. Reste maintenant à s’accorder sur la meilleure manière de les relever.

Pour Jean-Michel Lemétayer, les choses sont claires : « le libre marché sans règle n’est pas l’avenir de l’agriculture ». Aux yeux du Président du Comité des organisations professionnelles agricoles (Copa), la crise actuelle des marchés financiers démontre l’impasse à laquelle conduit l’ultra-libéralisme et confirme la nécessité d’une régulation. Il estime, par ailleurs, que l’une des principales responsabilités des gouvernements européens est d’assurer un approvisionnement alimentaire indépendant, « c’est une question stratégique, la nouvelle Pac doit y répondre ».

De son côté, Mariann Fischer Boel souligne que « la préférence communautaire n’est pas inscrite dans ses priorités ». Préférant tabler sur une « agriculture européenne performante qui participe aux échanges mondiaux », la Commissaire en charge de l’Agriculture et du développement durable promet toutefois que l’Union veillera très scrupuleusement à ce que les produits importés respectent les normes européennes.

Plaidoyer pour l’innovation

Michel Barnier a, lui, rappelé d’emblée que l’alimentation, « vitale pour l’homme », ne constituait pas un produit de consommation comme les autres et que son commerce devait faire l’objet de régulation. Martelant combien « une UE forte avait besoin d’une agriculture forte », le ministre français a plaidé en faveur de l’innovation, seul moyen d’obtenir une agriculture compétitive, capable de « produire plus, mieux et partout ». Et pour pouvoir lutter à armes égales avec des mastodontes comme les USA, la Chine, l’Inde, la Russie ou le Brésil, pas de secret, « il faut se coordonner, mutualiser la recherche ».

Kristen Silverberg, ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’UE, a indiqué que les investissements américains dans le secteur de la recherche avaient permis ces dernières années d’augmenter considérablement les rendements des agriculteurs tout en diminuant l’utilisation des produits phytosanitaires et des engrais. Et cette native du Texas de regretter que les fruits de la biotechnologie américaine ne soient pas tolérés au sein de l’UE et des pays en voie de développement…

Une position qui pourrait devenir de plus en plus difficile à tenir. Lire la suite

Les départements français les plus écologiques

La vie, 9 octobre 2008

L’indice de la volonté écologique des départements français

Après notre « indice de la volonté écologique » des régions françaises, créé et publié par La Vie en octobre 2007, nous avons souhaité, un an après, décliner l’exercice au plus près du terrain et des préoccupations des Français. Ce nouvel « indice de la volonté écologique » des départements métropolitains, très proche de celui de l’an passé, agrège trois données significatives d’une évolution « verte » (valorisation des déchets, agriculture biologique, espaces protégés Natura 2000), une autre portant sur un point sensible depuis de nombreuses années (pollution aux nitrates), une mesure de l’effort financier des collectivités locales en matière d’environnement, et les résultats d’une enquête d’opinion sur le degré de préoccupation des citoyens en ce domaine. D’autres données, bien que pertinentes, ont dû être écartées en l’absence d’éléments significatifs ou exploitables au niveau départemental : poids des énergies renouvelables, qualité de l’air, émissions de gaz à effet de serre, densité d’installations classées dangereuses ou radioactives… Précisons qu’il ne s’agit pas d’un classement des départements « où il fait bon vivre » ou les plus préservés, mais d’un reflet de la dynamique impulsée par les acteurs locaux sur les enjeux écologiques. Et qu’il ne saurait être question de décerner bons et mauvais points aux conseils généraux, puisque l’environnement ne figure pas parmi leurs compétences principales.

[Pour l’Aquitaine, sur 96 départements : Pyrénées-Atlantiques 10è, Landes 23è, Gironde et Lot-et-Garonne 29è, Dordogne 68è et pour le critère niveau de préoccupation évalué par le pourcentage de citoyens citant l’environnement comme leur principal souci nous avons : Gironde 39è, Pyrénées-Atlantiques 50è, Dordogne 77è, Landes 82è et Lot-et-Garonne 94è]

Les six critères retenus Lire la suite