4ème Insurrection des Semences le 18 octobre à Grignols

4ème Insurrection des Semences pour la sauvegarde des anciennes variétés de plantes.

Diffusion d’un reportage audiovisuel nous invitant à observer la Nature avec bienveillance, et pour un échange convivial, n’oubliez pas vos graines de légumes, de fleurs !

Samedi 18 octobre 2008 à 14 h 30 au Rouchet (Grignols)

Dans un monde où tout s’achète où tout se vend, où le vivant devient la propriété de quelques-uns, échanger des graines, c’est entrer fertilement dans la résistance de ce système et assurer la pérennité du vivant, bien de tous. De nos jours, il paraît primordial de se mobiliser.

Entrée libre

Il sera possible de se restaurer sur place (vente de parts de gâteaux et/ou de cakes bio et boissons chaudes offertes)

Pour une meilleure organisation, nous vous demandons de penser à nous faire part de votre venue. Merci.

Association Instants de Vie Lire la suite

Pétrole : pourquoi la hausse va reprendre

Le Point, le 8 octobre 2008

Pétrole : pourquoi la hausse va reprendre

Un timide rayon de soleil dans la grisaille ambiante. En ce début d’automne, la planète pétrole se prend à rêver d’un baril abordable. Redescendus sous la barre symbolique des 100 dollars, les cours de l’or noir ont perdu près de 60 dollars depuis les sommets historiques de juillet. Soudain, c’est comme si les cyclones, les menaces géopolitiques et les problèmes d’approvisionnement n’avaient jamais existé. Exit la théorie du  » pic pétrolier  » ! Hantés par le spectre d’une récession mondiale, qui ferait plonger la demande de produits pétroliers, certains experts en viennent à prédire un retour du brut aux environs de 50 dollars par baril. Scénario réaliste ? L’espace de quelques mois, peut-être. Mais l’éclaircie risque d’être de courte durée. En réalité, les facteurs de hausse restent prédominants. Et, pour au moins cinq raisons, les prix du pétrole n’ont sans doute pas fini de grimper…

Les cinq raisons pour lesquelles l’accalmie des cours du brut ne durera pas

1 – Des gisements de plus en plus chers à exploiter

Les 80 dollars par baril constituent désormais un prix plancher que ni les compagnies ni les pays producteurs ne souhaitent voir enfoncer. A cela une raison objective : avec la montée en puissance de projets complexes, comme l’exploitation des sables bitumineux du Canada, le coût marginal de production a littéralement explosé ces dernières années. Il avoisine aujourd’hui les 75 à 80 dollars par baril pour les pétroles les plus chers, alors qu’il dépassait rarement les 20 dollars il y a cinq ans. Une partie de l’offre serait donc détruite si les cours de l’or noir retombaient durablement sous ce seuil.

2 – Des capacités de production proches de la saturation

Rarement l’équilibre entre offre et demande de brut avait été aussi précaire. Pendant longtemps, les capacités de production excédentaires de l’Opep – qui assure à elle seule 40 % de l’approvisionnement mondial – ont permis d’absorber les chocs, en répondant presque en temps réel aux besoins des pays consommateurs. Cette flexibilité-là n’existe plus. Durant les années 1990, les capacités disponibles du cartel représentaient plus de 5 % de la consommation mondiale. Elles totalisent à ce jour environ 3 % de la demande. Faute d’un  » matelas  » suffisant, tout ce qui affecte l’offre risque donc, désormais, de se lire dans les prix.

3 – Des stocks de fioul insuffisants avant l’hiver

Un oeil sur les stocks, l’autre sur le thermomètre. Les experts pétroliers scrutent avec inquiétude l’évolution des réserves américaines. En particulier celles de  » produits distillés « , qui englobent le fioul domestique. Un carburant clef à l’approche de l’hiver. Or, selon les chiffres publiés chaque semaine par le département américain de l’Energie, les stocks de  » distillats  » sont à des niveaux beaucoup trop bas pour la saison Lire la suite

Economie sociale et solidaire : Entreprendre autrement

Alternatives Economiques, septembre 2008

Nairi Nahapétian et Pascal Canfin

Entreprendre autrement

Comment entreprendre, et ce faisant réussir, sans pour autant se focaliser uniquement sur le profit ? Cette question est d’une actualité d’autant plus brûlante que l’image de l’entreprise classique est aujourd’hui souvent associée aux licenciements, aux dégâts écologiques et aux scandales financiers. Ces scandales ont montré en particulier combien la question de la gouvernance était centrale. Les activités économiques ne peuvent être menées sans une réflexion approfondie sur le pouvoir et la démocratie dans l’entreprise.

Intérêt collectif, utilité sociale, démocratie…, autant de problématiques depuis longtemps déjà au cœur de ce qu’on appelle l’économie sociale et solidaire. Dans ce secteur, les logiques marchandes sont loin d’être absentes, mais ces entrepreneurs un peu à part s’efforcent de réconcilier recherche du profit et intérêt général, en garantissant, suivant des règles précises, la participation des salariés ou des usagers aux décisions concernant l’activité.

Mais quand on veut « entreprendre autrement », vaut-il mieux, pour tel ou tel projet, créer une association, une entreprise d’insertion, une coopérative, une mutuelle ? Dans ce dossier, nous donnons des pistes pour aider à choisir la formule la plus adaptée. Nous présentons donc les différentes formes que peut prendre cet « entreprendre autrement », leur histoire, leurs avantages et leurs limites en termes de démocratie interne, mais aussi de viabilité économique ou d’accompagnement par des réseaux spécialisés. Ces derniers jouent également un rôle important : ils ne se contentent, en effet, pas d’assurer un soutien financier, ils sont aussi en mesure de donner des conseils et de former les acteurs (ou les futurs acteurs) de l’économie sociale.

Bonne chance.

Accès au dossier électronique Lire la suite

6ème crise d’extinction des espèces : liste rouge de l’UICN

Actu-environnement, F.Roussel, le 7 octobre 2008

Liste rouge de l’UICN : l’édition 2008 confirme la crise d’extinction des mammifères

La nouvelle liste rouge de l’UICN dévoilée lors du Congrès mondial de la nature de Barcelone alerte sur l’extinction qui touche les mammifères. Quelques résultats témoignent néanmoins que les efforts de conservation commencent à payer.

À l’occasion du 4eme Congrès mondial de la nature qui se tient à l’heure actuelle et jusqu’au 14 octobre à Barcelone, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a présenté l’édition 2008 de sa Liste Rouge. Cette nouvelle évaluation mondiale des espèces en danger confirme la crise d’extinction des mammifères : 20% des 5487 mammifères de la planète sont menacés d’extinction et depuis l’année 1500, 76 espèces se sont éteintes. En réalité, la situation pourrait être pire car l’UICN estime qu’elle manque de données pour plus de 800 espèces. En réalité, le nombre de mammifères menacés pourrait atteindre 36 %, indique Jan Schipper, de Conservation International.

Selon la Liste Rouge 2008, 188 mammifères se trouvent dans la catégorie la plus menacée à savoir « en danger critique d’extinction » parmi lesquels le lynx ibérique (Lynx pardinus) dont la population ne comprend que 84 à 143 adultes et continue de décliner en raison de la raréfaction de sa proie principale, le lapin européen (Oryctolagus cuniculus).

Près de 450 espèces de mammifères sont classées « en danger », dont le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii), passé de la catégorie « préoccupation mineure » à « en danger » après un déclin de plus de 60% de sa population mondiale dans la dernière décennie en raison d’une tumeur cancéreuse faciale transmissible et fatale.

La destruction et la dégradation des habitats sont les causes principales d’extinction et touchent 40% des mammifères. Le phénomène est plus grave en Amérique Centrale et du Sud, en Afrique Orientale et Centrale, à Madagascar et en Asie du Sud et du Sud-est. La destruction des zones humides en Asie du Sud-Est entraîne par exemple la disparition progressive du chat viverrin ou chat pêcheur (Prionailurus viverrinus) qui passe de la classe « vulnérable » à « en danger ». Le phoque de la Caspienne (Pusa caspica) est également passé de « vulnérable » à « en danger ». Sa population a diminué de 90 % depuis un siècle et continue de décroître en raison d’une chasse non durable et de la dégradation des habitats.

Au total, la Liste Rouge de l’UICN comprend maintenant 44.838 espèces, dont 16.928 sont menacées d’extinction (38 %). Parmi ces dernières, 3.246 se trouvent dans la catégorie la plus menacée, « en danger critique d’extinction », 4.770 sont « en danger » et 8.912 « vulnérables » à l’extinction. Lire la suite