Légumes bio à Flaujagues, rencontre le 11 octobre

CATA invite à Flaujagues près de Castillon la Bataille, le samedi 11 octobre à 17h00, afin de rencontrer Julien Bonnet le jeune maraîcher bio, qui est sur le point de finaliser son installation, et de visiter le terrain de 10 ha du Fougueyra.

A 18h30 à la salle des fêtes de la mairie de Flaujagues, présentation du projet et projection du film « bio attitude »

Le Collectif d’achat de terres agricoles Gironde a pour objectif de défendre et de promouvoir une agriculture vivrière et de proximité, qui soit socialement équitable, économiquement viable tout en étant respectueuse de la biodiversité, du paysage et de l’environnement.

L’association a créé et soutient la SCI « Terres du Fougueyra » dont le but est d’acquérir des terres pour ensuite les louer à un agriculteur. Pour la somme de 100 € on peut devenir actionnaire et participer à cette initiative citoyenne.

CATA 33 réunit des participants d’AMAP, de différents GELS (Groupe d’échanges locaux et solidaire), agriculteurs et consommateurs préoccupés par la disparition progressive des paysans ici et partout dans le monde, par la destruction de la terre nourricière, par les atteintes à la biodiversité

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Loi Genelle : FNE, LPO et ROC appelle à un vote massif

Communiqué de presse FNE, LPO et Ligue ROC, le 7 octobre 2008

Grenelle de l’environnement : FNE appelle à un vote massif de la loi « Grenelle I »

L’Assemblée nationale devrait débattre du premier projet de loi de mise en œuvre du Grenelle à compter de mardi. FNE souhaite que les débats soient à la hauteur de l’enjeu. Analyse.

Pour Sébastien Genest, président de FNE : « Nous sommes convaincus que les parlementaires peuvent faire converger leurs positions : les acteurs du Grenelle de l’environnement ont, eux, réussi à trouver un compromis. Un vote massif voire unanime du projet de loi Grenelle I, qui peut encore être amélioré, serait un signal formidable, pour donner le départ d’une vraie transformation de notre société ».

Pour Allain Bougrain-Dubourg : « Nous prenons acte de certaines avancées du texte en Commission, laquelle a notamment enrichi les dispositions du projet de loi relatives à la biodiversité notamment. Ainsi, le projet de loi engage le débat sur le prix du vivant ou la compensation de la biodiversité. Il est encore possible de donner plus de souffle à ce projet de loi et un vote massif des parlementaires sera la meilleure garantie pour qu’il ne demeure pas un chiffon de papier, comme tant de lois restées inappliquées ! »

Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC ajoute : « En Commission, les députés ont fait progresser la prise en compte de la biodiversité en introduisant le respect des continuités écologiques dans le droit de l’urbanisme. Nous espérons que les débats permettront de poursuivre sur cet élan favorable en plaçant les sciences naturelles à tous les niveaux de l’éducation et de la formation. Permettre à tous d’appréhender que la biodiversité conditionne notre avenir et celui de nos enfants est vital ».

FNE a suivi avec attention les débats au sein de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Depuis la récente révision de la constitution, c’est en effet la copie de la Commission et non celle du Gouvernement qui sera débattue en séance publique par les députés.

Les points noirs qui demeurent dans le texte :

– Le privilège accordé à l’énergie, essentiellement nucléaire, dans la recherche de l’objectif de 50kwh/an

– Le principe d’une compensation de l’éco-taxe acquittée par les poids lourds

– La priorité donnée à la valorisation énergétique des déchets, par manque de précisions, ouvre la porte à plus d’incinération

Les avancées du texte en Commission : Lire la suite

Bx : subvention pour composteur ou récupérateur d’eau

Sud-Ouest, le 7 Octobre 2008

Depuis septembre 2007, les ménages bordelais souhaitant s’équiper d’un composteur ou d’un récupérateur d’eau bénéficiaient d’une subvention de la CUB, gérée par la mairie de Bordeaux. Ce dispositif, initialement prévu pour un an, arrivait à échéance le 29 septembre 2008. La Ville a décidé de prolonger cette mesure pour une durée d’un an.

Montant de l’aide accordée : 30 euros maximum pour l’achat d’un composteur ; 60 euros maximum pour l’achat d’un récupérateur d’eau.

En revanche, la Ville a élargi les bénéficiaires, ces aides étant désormais accordées non seulement aux foyers mais également aux associations bordelaises.

Cette aide est limitée à un seul équipement de chaque type par adresse.

Pour tout renseignement, Lire la suite

Lot et Garonne : lâcher de cistude à la réserve de la Mazière

Sud-ouest, Daniel Bozec, le 7 Octobre 2008

NATURE. A la réserve de la Mazière de Villeton, il a fallu employer les grands moyens pour perpétuer la tortue d’eau douce, menacée de disparition depuis la reconversion des prairies en champs de maïs

Le lâcher de cistudes. Une trentaine de cistudes ont été relâchées ces dernières semaines dans le marais par Laurent Joubert

La fin de la cistude, peu s’en préoccuperaient. Au bord de la Garonne, la culture du maïs anéantissait pourtant les efforts de ponte de la tortue d’eau douce du marais de la Mazière. Une espère dont les rangs s’étaient singulièrement clairsemés depuis des années, faute de nouvelles naissances. Une vingtaine d’individus, tout au plus, dont l’âge dépasse la bonne quarantaine. La réserve de la Mazière a engagé un pointilleux programme de sauvegarde en 2006. Les premières cistudes ont été relâchées dans le marais ces dernières semaines.

1. Un radio émetteur sur mon dos

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point », dit la fable. Trop beau pour être vrai. À la Mazière, les cistudes s’en allaient pondre en vain. Elles qui abandonnaient de nuit leur marais pour échapper aux prédateurs, elles qui s’imposaient une distance longue de plusieurs centaines de mètres, au-delà des terres humides, pour trouver un endroit au sec où creuser un puits de 10 centimètres de profondeur. Et, au bout de trois quatre heures de labeur, y fourrer une huitaine d’œufs. Du temps des prairies ancestrales, tout allait bien. Elles ont été reconverties en champs de maïs depuis les années 60.

2. Au chaud dans mon incubateur

Malheur aux tortues. Le maïs pousse très haut en quelques semaines et plonge dans l’ombre ces puits de ponte. Alors même que la chaleur est indispensable à l’éclosion des oeufs. Une hécatombe. Seules deux tortues sont nées en vingt ans – elles ont aujourd’hui 6 ans. Depuis l’été 2006, le garde technicien Laurent Joubert s’échine à coller un émetteur sur le dos de ces vieilles tortues femelles. Il les piste la nuit sur leur chemin de ponte, entre la fin du printemps et le début de l’été. Au petit matin, il vient retirer un à un les oeufs tout juste enfouis et les place dans un incubateur, au chaud dans un bureau de la Mazière. La nature est joliment faite : à une température oscillant entre 27,5 °C et 28 °C, l’embryon sera un mâle. Entre 28,5 °C et 29 °C, ce sera une femelle. D’où le puits creusé en hauteur par la cistude : les oeufs logés tout en bas donneront des mâles, à l’étage supérieur, des femelles. Laurent Joubert doit veiller à moduler la température de son incubateur tous les deux jours…

3. Il faut consolider sa carapace

Financé par l’unité Bristol-Myers Squibb du Passage, le programme de la Mazière peut s’enorgueillir de compter pas moins de 178 jeunes tortues. A elles de consolider leur caparace dans un aquarium puis une mare semi-artificielle aménagée selon le milieu de vie de la réserve. « Un fac-similé », explique Laurent Joubert. « L’important pour nous, c’est que les animaux que l’on relâche puissent être viables dans le milieu naturel. Je n’élève pas des tortues pour élever des tortues. » Lire la suite

Les partisans du tout électrique s’attaquent à la loi Grenelle

Libération, Guillaume Launay, le 7 octobre 2008

Les partisans du tout électrique s’attaquent à la loi Grenelle

C’est un de ces amendements qui pourraient rendre le débat sur la loi Grenelle électrique. Trois petites lignes qui «menacent toute la cohérence du Grenelle», dénoncent des associations et collectifs (1). Promu par l’UMP Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques, l’amendement modifie substantiellement l’article 4 du projet de loi Grenelle 1 – dont la discussion à l’Assemblée doit démarrer demain -, concernant la réduction de consommation d’énergie dans le bâtiment, le secteur le plus consommateur d’énergie en France.

«Catastrophe». Si ses motivations semblent simples («ne pas privilégier une énergie par rapport à une autre»), il a semé l’émoi chez plusieurs acteurs du Grenelle qui dénoncent l’influence des promoteurs du tout électrique et des fabricants de convecteurs. «Ça n’a l’air de rien, explique Olivier Sidler, ingénieur et membre de l’association Negawatt, qui milite pour l’efficacité et la sobriété énergétiques. Mais on va vers une catastrophe. Cela fait dire au texte l’inverse de ce qu’il signifiait. Ceux qui ont perdu la bataille pendant le Grenelle reviennent par une autre porte.» Dans sa formulation initiale, l’article 4 prévoit que toutes les constructions neuves «présentent une consommation d’énergie primaire inférieure à 50 kWh par mètre carré et par an» à partir de 2012. Un texte qui «signait la mort à terme du convecteur, ce chauffage électrique un peu stupide, qui doit disparaître», décode un associatif. Sauf à modérer les normes en fonction des émissions de CO2. Dans l’amendement adopté en commission, cela donne «ce seuil (50 kWh/m2/an) sera relevé à raison inverse des émissions de gaz à effet de serre générée». Sous-entendu, grâce à notre électricité majoritairement nucléaire et hydraulique, on peut faire moins d’économies d’énergie puisqu’on émet peu de CO2.

Pour les associations, cela revient à délaisser l’isolation et à «orienter le marché du neuf vers des performances au rabais». «De plus, le chauffage électrique est souvent un chauffage de pointe, qui utilise donc l’électricité des centrales thermiques, très émettrices de CO2», souligne Raphaël Claustre, administrateur du Réseau action climat-France.

Chez EDF, on se refuse à commenter. Lire la suite

Charte de l’environnement : sa valeur juridique est affirmée

Journal de l’environnement, Victor Roux-Goeken, le 7 octobre 2008

Charte de l’environnement : sa valeur juridique est affirmée

En annulant pour incompétence un décret relatif aux lacs de montagne, le Conseil d’Etat vient de consacrer la valeur juridique de la Charte de l’environnement. Et de lever l’incertitude quant à sa valeur constitutionnelle.

Gouverner

Au même titre que la déclaration des droits de l’homme de 1789 et que le préambule de la Constitution de 1946, la Charte de l’environnement – adoptée le 1er mars 2005 – figure dans le préambule de la Constitution française. Deux arguments récurrents mettaient en cause sa valeur constitutionnelle: «la Charte de l’environnement consacre des principes trop imprécis» et «certains de ses articles renvoient à l’intervention d’une loi».

Pour la première fois, le Conseil d’Etat a rendu un arrêt en assemblée, sa formation la plus solennelle, consacrant la valeur juridique de la Charte de l’environnement. Vendredi 3 octobre, la plus haute juridiction administrative française a annulé un décret pour violation de la Charte de l’environnement. Dorénavant, «tout justifiable pourra invoquer la Charte de l’environnement pour contester une décision administrative», explique Yann Aguila, commissaire du gouvernement au Conseil d’Etat, qui a rendu la décision.

A l’origine de cet arrêt, un décret du 1er août 2006 relatif aux grands lacs de montagne dont la superficie est supérieure à 1.000 hectares. Ces lacs sont doublement protégés par la loi Montagne et par la loi Littoral. Un amendement parlementaire a réduit la protection de ces lacs: la loi Littoral serait applicable uniquement sur un secteur défini autour de ce lac. La ville d’Annecy (Haute-Savoie) a fait un recours contre ce décret d’application (1), au motif qu’il n’associait pas le public dans la définition du périmètre (2). «Une disposition contraire à l’article 7 de la Charte», rappelle Yann Aguila.

Le Conseil d’Etat a donc annulé ce décret pour incompétence, puisque le gouvernement est intervenu, là où le Parlement aurait dû. Pour rendre à nouveau applicable l’article concernant les grands lacs de montagne, le législateur devra prévoir la participation du public.

Cet arrêt ne signifie pas que la Charte de l’environnement n’avait, auparavant, aucune valeur juridique. Mais il met fin aux incertitudes sur sa valeur constitutionnelle. Lire la suite

La citation du jour : Edgar Morin « Vers l’abîme ? » 2007

Or ce chaos où l’humanité risque de sombrer porte en lui son ultime chance. Pourquoi ? parce que nous devons savoir que quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, soit il se désintègre, soit il est capable dans sa désintégration de se métamorphoser en un méta système plus riche, capable de traiter ses problèmes. Et ici l’idée de feed-back positif, nous est utile. Dans le monde physique, un feed-back positif conduit inévitablement à la désintégration ou à l’explosion. Mais dans le monde humain… le feed-back positif en désintégrant d’anciennes structures sclérosées, peut susciter l’apparition de forces de transformation et de régénération.

La métamorphose de la chenille en papillon nous offre une métaphore intéressante Lire la suite