Future AMAP en Libournais

Sud-Ouest, le 6 octobre 2008, Jacques Ripoche

ALIMENTATION. Plus d’un millier de familles girondines se fournissent aujourd’hui directement auprès des agriculteurs par le biais des associations de consommateurs

Satisfaction partagée

Bertrand Marchanseau s’est constitué une clientèle fidèle sans autre publicité que le bouche-à-oreille

Bertrand Marchanseau est ingénieur en bâtiment et travaux publics, diplômé de l’École centrale. Mais cela fait déjà plus de vingt-cinq ans qu’il a effectué son retour à la terre, au côté de son père tout d’abord, puis à son propre compte. Il fait de l’élevage, du maraîchage et de la pépinière viticole au Haillan, dans la périphérie bordelaise, où l’urbanisation (son ancien métier !) gagne sur les terres.

Il y a trois ans Bertrand Marchanseau a posé un écriteau « vente directe de légumes » devant le siège de son exploitation, en limite du bourg : « J’en avais marre des prix dérisoires qu’on me proposait au marché de gros de Brienne », explique-t-il. Sans autre publicité que le bouche-à-oreille, il s’est constitué une clientèle fidèle d’une centaine de personnes.

Pommes de terre, potirons, citrouilles, haricots palette, cresson, poireaux… le hangar de l’avenue de la République est devenu un lieu fréquenté, particulièrement le vendredi après-midi. « C’est convivial et valorisant », commente l’agriculteur qui, pour rien au monde, ne voudrait faire machine arrière. À 1 euro le kilo de pommes de terre le producteur et le consommateur y trouvent leur compte. Et la vente directe constitue la moitié de son chiffre d’affaires « maraîchage ».

Mais Bertrand Marchanseau n’entend pas en rester là. Il souhaite prochainement contractualiser avec le réseau départemental des Amap (Associations de consommateurs pour le maintien d’une agriculture paysanne). Ceci lui permettra d’étoffer sa clientèle tout en la sécurisant, puisque le système offre une garantie d’achat. De cette manière, il devrait enfin atteindre son but : « Ne plus dépendre de Brienne du tout » !

Forte demande.

Un objectif raisonnable, car la demande est là. Joëlle Corall, coordonnatrice de l’Amap de Blanquefort, en témoigne : « Le maire nous en a parlé pour la première fois en mars dernier.

Début mai, l’association était constituée et, le 22 du même mois, les premiers paniers de légumes étaient livrés.

Il y avait 60 familles au démarrage, nous sommes 130 aujourd’hui. Et il existe une liste d’attente. »

L’Amap de Blanquefort travaille avec plusieurs producteurs sur des contrats légumes (10 euros le panier), viande (boeuf et veau), fromages, pommes… « Pour l’instant nous n’avons eu aucun retour négatif », note Joëlle Corall. Pour elle, les motifs de satisfaction sont de deux ordres : « On peut avoir de bons produits à des prix compétitifs et, en même temps, on retrouve le contact direct avec le producteur, le rythme des saisons et le plaisir de se retrouver, le jeudi soir, pour la distribution. »

Une Réponse

  1. Je suis intéressé à entrer en contact avec Monsieur Bertrand Marchansseau , pourriez-vous donner quelques e-mail de contact?
    attentivement,
    Jose Manuel Campo

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