10 au 12 octobre à Bx rencontre des coopératives d’habitants

La 3ème rencontre nationale des coopératives d’habitants aura lieu à Bordeaux les 10, 11 et 12 octobre 2008. Elle est accueillie par l’association H Nord.

Réservez dès maintenant cette date sur votre agenda et contactez Habicoop si vous souhaitez participer à son organisation ! Lire la suite

9 octobre à Bordeaux : conférence de Hébert sur le BRF

J Hebert à Bordeaux début octobre .

Initiateur des techniques BRF avec le Pr LEMIEUX de L’Université LAVAL du Quebec, J Hebert vient pour la première fois en France pour une série de rencontres.

Tous les renseignements. Sur son programme sur le site des « Jardins de BRF »

Jeudi 9 octobre Gironde (33) Aquitaine Bordeaux

Organisé par Jean Paul Collaert pour l’association Les jardins d’aujourd’hui (jardins sociaux)

9 h : Accueil au Jardin Bougainville (par le Bd Alfred Daney, quartier Bacalan)

10h : Table ronde sur le sujet : « Une autre utilisation des BRF : BRF pré-compostés, paillages et permaculture »

12h : Buffet sur place à base de légumes du jardin

14h30 : Départ vers le Jardin Botanique de Bordeaux (quartier la Bastide, rive droite) et visite du jardin

15h : Table ronde : « En quoi le BRF est une solution permettant de diminuer les arrosages et le désherbage »

17h : Rafraîchissements tisanes aux herbes du jardin

Entrée libre et gratuite

Plus d’infos Lire la suite

Bassin d’Arcachon : la CLIS informe sur la qualité de l’eau

Sud-Ouest, le 3 octobre 2008, Bernadette Dubourg

GUJAN-MESTRAS. Jean Mazodier, président de la Coordination environnement du bassin d’Arcachon, estime que la CLIS a rempli sa première mission d’information

Le suivi de l’eau

Les eaux du bassin d’Arcachon restent sous contrôle

Une semaine après la première réunion de la CLIS (commission locale d’information et de suivi) sur la qualité des eaux du bassin d’Arcachon, la semaine dernière à Gujan-Mestras (lire Sud Ouest du 26 septembre), Jean Mazodier, président de la Coordination Environnement du bassin d’Arcachon, est « plutôt satisfait » des informations recueillies. Il estime que la première mission de la Clis, à savoir l’information, a été remplie. Il attend maintenant que le « suivi » soit également mis en oeuvre.

1. À l’origine de la CLIS

Jean Mazodier, en ses multiples qualités de président de l’association de Protection et Aménagement du Cap Ferret, président de la CEBA (Coordination Environnement du bassin d’Arcachon) et, à ce titre, membre du Collectif Aquitain contre les rejets en mer, est l’une des quatre personnes à l’origine de la création de cette Clis.

L’an dernier, aux côtés d’un représentant de la mairie de Biscarrosse, du comité de vigilance de Biscarrosse et de Bassin Arcachon Écologie, il avait interpellé le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, sur les éventuelles conséquences des rejets du Wharf de la Salie sur les eaux du bassin d’Arcachon, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle station d’épuration du Siba de Biganos. Une rencontre avait eu lieu, à la mairie du Teich, avec le Directeur de l’Eau.

2. « La transparence totale »

La première réunion de cette Clis, destinée à fournir toutes les données scientifiques connues sur la qualité des eaux de baignade et des eaux de production du bassin d’Arcachon, a réuni une centaine de participants.

« Nous avons dit au préfet et au sous-préfet notre satisfaction sur la qualité de l’information délivrée par les services de l’État, le Siba et les scientifiques » se félicite Jean Mazodier qui, au titre de la CEBA, était entouré de l’ADPPM (Pyla sur Mer), BAE et Les Amis du Littoral Nord Bassin : « Des associations qui couvrent tout le territoire ».

« L’information, appuyée par une documentation concrète et des explications précises sur les contrôles effectués par les services de l’État, est allée au-delà de ce qu’on attendait » assure Jean Mazodier qui parle même d’une « transparence totale ». Lire la suite

11 octobre : formation à l’étude de la migration des oiseaux

La migration des oiseaux vous intéresse ou vous passionne. Vous voulez en savoir plus dans une démarche personnelle ou professionnelle

La LPO Aquitaine et Organbidexka Col libre vous propose une formation à l’étude de la migration des oiseaux du samedi 11 au samedi 18 octobre 2008 aux chalets d’Iraty (Larrau dans les Pyrénnées-Atlantiques) à quelques mètres du Col d’Organbidexha). Lire la suite

11 octobre à Hendaye, Site atlas de la Faune Aquitaine

Le CPIE Littoral Basque et la LPO Aquitaine vous invitent à la présentation officielle de la base de données atlas Faune Aquitaine le samedi 11 octobre à 15h00 au domaine d’Abbadia à Hendaye.Le site

Renseignements et site Lire la suite

Agriculture : les enjeux de l’environnement

Sciences et Avenir, Loïc Chauveau, Rachel Mulot, Octobre 2008

Les enjeux de l’environnement : agrocarburants, élevage, pesticides et eau

Fini le temps des ressources naturelles abondantes. L’agriculture de demain devra économiser l’énergie mais aussi l’eau, diminuer les émissions de gaz à effet de serre des machines comme des animaux, réduire les pesticides… Lourds défis !

Les agrocarburants en panne

Le temps se gâte pour les agrocarburants autrement appelés biocarburants, ces combustibles tirés de cultures végétales, censés remplacer l’énergie fossile avec un impact moindre sur l’effet de serre. Leur culture intensive, vorace en eau et en terre, émettrait du protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre 296 fois plus puissant que le CO2, en raison des engrais qu’elle nécessite (lire S. et A. n° 729, novembre 2007). Au point que le 16 juillet, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dénoncé les politiques de soutien aux agrocarburants de première génération (c’est-à-dire tirés directement de cultures végétales) comme coûteuses et stériles. Elles peineraient «à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la sécurité énergétique, tout en se répercutant fortement sur les prix mondiaux des produits végétaux». Sur ce dernier point, la Banque mondiale avait déjà émis des sévères réserves, les biocarburants étant, selon ses calculs, responsables de 75% de la hausse des prix des denrées alimentaires ces derniers mois. Les Etats-Unis serrent les dents, l’Europe envisage de revoir sa politique à la baisse, tandis que le Brésil pourtant suspecté de déforester à tour de bras pour implanter ses cultures d’agrocarburants – jubile : selon l’OCDE, l’éthanol issu de la canne à sucre, spécialité brésilienne, est le seul à mériter une mention bien car il «réduit généralement les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins 80% par rapport aux carburants fossiles». En revanche, poursuit le rapport, «les biocarburants produits à base de blé ou de maïs (éthanol), de betterave à sucre ou d’huiles végétales (biodiesel) comme aux Etats-Unis, en Europe et au Canada, n’occasionnent des réductions de GES que de 30 à 60%». D’ici à 2020, les Etats-Unis prévoient d’assurer 5% de leurs besoins en combustibles pour les transports routiers avec des agrocarburants et la Chine, 15%. L’Union européenne, elle, tablait sur 10% : selon une première évaluation de l’OCDE, en mars, cela supposait de convertir 52% des terres cultivées. Irréaliste…

 

Ce discours noir accable les promoteurs des biocarburants de l’hexagone, et principalement la filière du Diester, un biodiesel représentant plus de la moitié de la production nationale. «L’option prise par l’Europe, où les biocarburants se développent de façon progressive et structurée, n’a pas d’impact sur les pays les plus pauvres, assure Fabien Kay, responsable de la communication de Proléa, la filière française des huiles et protéines végétales. En 2007, la production mondiale de biodiesel avoisinait les 8,5 millions de tonnes, celle d’huiles et de graisses 154,7 millions de tonnes. La part du biodiesel est infime. On ne peut pas réduire les problèmes de faim dans le monde à un problème de disponibilité en huiles, c’est avant tout un problème de pauvreté.» Au final, il semble que la France se soit engagée trop rapidement dans la production d’agrocarburants de première génération (lire S. et A. n° 726, août 2007).

Et l’avenir ? Les biocarburants devraient être tirés de cultures non alimentaires, tel l’arbuste sauvage Jatropha curcas en Inde ou l’herbe à éléphants (Miscanthus giganteus) testée en Suisse et en France. Ils proviendront aussi de déchets agricoles et forestiers. Des arbres génétiquement modifiés pour être renforcés en cellulose sont aussi évalués. Mais ces technologies de seconde génération, permettant de convertir la cellulose en sucres, distillés à leur tour pour obtenir de l’éthanol ou pour produire du gaz dérivé de la biomasse, ne seront viables commercialement que dans une petite décennie… Lire la suite

Le bio peut-il nourrir la France ?

Sciences et Avenir, Rachel Mulot, octobre 2008

Le bio peut-il nourrir la France ?

Sur fond de controverses sur les rendements, et alors que le marché connaît une forte croissance, l’agriculture bio française reste à la traîne.

Moins gourmande en énergie, sans pesticides ni engrais de synthèse, l’agriculture biologique a de solides atouts écologiques. Mais pourrait-elle nourrir la France ? C’est loin d’être gagné. D’ici à 2012, l’hexagone doit doubler ses surfaces cultivées en bio et atteindre 1,1 million d’hectares pour «parvenir à l’autosuffisance alimentaire [en bio]» selon les objectifs du Grenelle de l’environnement. Or cet effort ne représentera jamais que 4% des 28 millions d’hectares de la surface agricole utile (SAU) française, quand nos voisins autrichiens et italiens y dédient déjà respectivement 13,5% et 8%. Nous continuerons donc vraisemblablement à importer chaque année la moitié des produits bio que nous consommons : le marché augmente en moyenne de 10% à 15% par an depuis 1999, selon l’Agence bio (1). Et la tendance devrait se poursuivre, car les denrées conventionnelles, jusqu’ici moins chères, voient leurs prix s’envoler en même temps que celui de l’énergie qu’elles requièrent. Pis, «faute de crédits suffisants et d’une nouvelle organisation spécifique, la France ne réussira pas sa reconversion au bio, regrette Bernard Mondy, de l’Ecole nationale de formation agronomique, à Toulouse. Car tout est pensé pour l’agriculture intensive et, depuis peu, pour l’agriculture raisonnée». La recherche française est moins performante sur le sujet que l’italienne, la suisse ou la danoise. Pourtant, les enjeux dépassent nos frontières : 31 millions d’hectares de bio sont cultivés à ce jour dans le monde ? – dont le plus gros en Australie – et le phénomène pourrait gagner prochainement du terrain, y compris dans les pays du Sud, selon différents scénarios du Programme des Nations unies pour l’environnement ou de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Mais deux questions suscitent d’âpres discussions parmi les agronomes du monde entier. Premièrement : quels sont les rendements du bio ? Deuxièmement : comment et jusqu’où peut-on les augmenter ?

 

 

On admet généralement, un peu vite, que la productivité de ces cultures est de 20% à 50% inférieure à celle de l’agriculture intensive, surtout dans les pays développés. Mais depuis une décennie, la littérature scientifique abonde en contre-exemples : des pommiers d’Amérique du Nord (lire S. et A., n° juin 2001) deviennent compétitifs après sept à dix ans de conversion au bio, du riz et du coton d’Inde prospèrent sans engrais dans des zones irriguées depuis la révolution verte, des haricots du Kenya supplantent les cultures locales sans l’aide de pesticides. En juin dernier, l’Inra de Grignon a même montré que des cultures de blé bio pouvaient avoir des rendements faibles, mais être économiquement compétitives – sans apports azotés venus de l’élevage – dans une région de grande culture comme celle de l’Ile-de-France. «En réalité, ces résultats contrastés recouvrent des pratiques agricoles et régionales très différentes selon les sols, les climats, la quantité d’intrants (engrais, pesticides) auxquels les pays ont financièrement accès», nuance Jean-Marc Meynard, de l’Inra (1). L’agronomie bio n’est pas (encore) une science exacte, Lire la suite