Lot et Garonne : salon Horizon Vert les 4 et 5 octobre

Sud-Ouest, le 2 octobre 2008, Jérôme Souffrice

ANIMATIONS, ATELIERS, CONFÉRENCES…LA REVUE DÉTAILLÉE DU SALON, ÉCOLOGIE. Le salon Horizon vert, qui se tient ce week-end au Parc des expositions de Villeneuve-sur-Lot, fête ses 20 ans et se penche sur l’avenir. Comme en témoigne son thème « si demain m’était conté ! »

Citoyens, responsables de demain

Animations. On attend ce week-end 8 000 visiteurs au 20e salon Horizon vert

Quand ils lancèrent, il y a vingt ans, le salon Horizon vert, ses promoteurs étaient considérés par beaucoup comme de doux rêveurs. Vingt ans après, les militants de la cause environnementale font figure d’écolos visionnaires. « Aujourd’hui, l’écologie est une vision beaucoup plus partagée, voire récupérée. Mais l’état d’esprit qui a forgé le salon et incarne sa spécificité demeure intact. Horizon vert est et reste avant tout un lieu de rencontres et de débats », affirme un brin amusé Lionel Feuillas, le coprésident de l’association.

Des chiffres permettent de mesurer l’ampleur du chemin parcouru par la manifestation villeneuvoise. Laquelle est devenue, au fil des éditions, la plus importante manifestation de ce type à travers l’Aquitaine. Cette année, elle accueillera 280 exposants représentant tous les domaines de l’écologie ainsi qu’un forum regroupant une cinquantaine d’associations oeuvrant dans le secteur de l’environnement.

Ecohabitat.

Pour la deuxième année, le salon consacrera une large part à l’écohabitat et aux énergies renouvelables. Pendant deux jours, outre des conférences-débats servant de base de réflexion sur les menaces qui guettent notre planète (lire le programme ci-contre), la manifestation proposera des ateliers et animations. Samedi se déroulera un troc roulettes permettant aux particuliers de trouver ou vendre vélos, skate, rollers, patinettes… tout véhicule à roues et sans moteur. On pourra aussi bénéficier d’un parcours accrobranches, de découverte de la faune et de la flore ou encore d’ateliers de maquillage, peinture ou de bricolage de récupération.

Plus que jamais, le salon Horizon vert entend promouvoir l’écologie au quotidien et inciter les visiteurs à s’engager dans une démarche citoyenne, respectueuse de l’environnement.

Ce 20e salon de l’écologie et de l’éco-habitat regroupera, au Parc des expositions de Villeneuve-sur-Lot, la bagatelle de 230 exposants. Y seront représentés des domaines aussi divers que l’environnement, les énergies renouvelables, le commerce équitable, l’artisanat, l’éco-habitat, l’alimentaire, santé et bien être, les loisirs. Sans oublier 50 associations regroupées au sein d’un forum associatif.

Conférence d’ouverture : elle aura lieu demain à 21 heures, au centre culturel de Villeneuve-sur-Lot. Un bilan du Grenelle de l’environnement, un an après sera dressé par Arnaud Apoteker de Greenpeace, Cyrielle Den Hartigh des Amis de la terre et Jean-Stéphane Devisse, directeur adjoint des programmes WWF. Lire la suite

Bègles le 23 octobre : semeurs volontaires et conférence

SEMONS ENSEMBLE DES GRAINES ET DES IDEES POUR PROTEGER LA BIODIVERSITÉ

Semeurs volontaires

BÈGLES – JEUDI 23 OCTOBRE 2008

La ville de Bègles a décidé d’apporter son soutien à l’association KOKOPELLI et de planter des semences issues de l’agriculture biologique.

PLANTATION DE SEMENCES

Rendez-vous sur le Jardin Partagé à 17h (Rue Louis Blériot devant le rond-point L. Delgrès)

CONFERENCE/DEBAT sur la Biodiversité, les semences et les O.G.M au Cinéma Le FESTIVAL à 20h

Participants :

José BOVE Syndicaliste paysan

Gilles CLEMENT Jardinier

Raoul JACQUIN Porte-parole de l’Association Kokopelli

Noël MAMERE Député-Maire de Bègles

Plus d’infos Lire la suite

Etude de l’INSERM : cancers et environnement

L’express, Vincent Olivier, le 2 octobre 2008

Inserm : Pesticides, tabac, amiante: dernières nouvelles du cancer

L’expertise collective que l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a rendue publique ce jeudi 2 octobre est éclairante à plus d’un titre. Consacrée aux relations entre cancers et environnement, elle tente de démêler le vrai du faux et du possible. Pas si simple… Revue de détail et tentatives d’explication à travers quelques questions.

Le nombre de cancers augmente-t-il en France?

Oui. En 2005 (dernières statistiques disponibles), on comptait près de 320 000 nouveaux cas de cancers: 180 000 chez les hommes et 140 000 chez les femmes. Depuis 1980, l’incidence (c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas de cancers en un an rapporté à la population) ne cesse de progresser: + 35% chez l’homme et + 43% chez la femme!

C’est d’autant plus inquiétant que cette hausse est évaluée « toutes choses égales par ailleurs », c’est-à-dire sans prendre en compte l’effet de deux phénomènes: l’augmentation de la population, qui accroît mathématiquement le nombre de nouveaux cas. Et le vieillissement généralisé qui entraîne, lui, une hausse de l’incidence. Voilà pourquoi, selon les auteurs de l’expertise collective, « les modifications de l’environnement pourraient être partiellement responsables » de cette hausse, c’est-à-dire les facteurs environnementaux tels que les agents chimiques, biologiques, etc. contenus dans l’atmosphère, les sols ou l’alimentation. Mais ces facteurs ne prennent pas en compte les effets liés à des comportements individuels (tabagisme actif par exemple).

Quel est le rôle des facteurs environnementaux ?

C’est très difficile à estimer avec précision. En effet, l’impact d’un facteur environnemental dépend à la fois de son lien (plus ou moins net) avec un cancer particulier et de la prévalence d’exposition de l’ensemble de la population. Ainsi un facteur environnemental faible aura néanmoins un impact élevé si ce facteur est très répandu dans la population générale. A l’inverse, un facteur cancérogène, même très puissant, n’aura que peu d’impact si peu de personnes y sont exposées.

Enfin, l’évaluation de cet impact est d’autant plus délicat à cerner que les scientifiques manquent de données fiables, à la fois sur les populations exposées, sur les expositions effectivement subies et sur les effets chroniques à faibles doses.

Pour quels cancers l’impact de l’environnement semble-t-il le plus net?

L’inserm a étudié au total neuf cancers: sein, tyroïde, testicule, ovaire, prostate, poumon, mésothéliome (lié à l’amiante), hémopathies malignes et tumeurs cérébrales. La dernière expertise collective de l’Inserm, qui remonte à 2005, avait fait en effet apparaître une augmentation particulièrement forte de l’incidence dans ces cancers. Lire la suite

RAPPORT : dispositif de format° à l’utilisation des pesticides

La documentation française, 2 octobre 2008

Appui à la création d’un dispositif de certification et de formation des agriculteurs, conseillers et distributeurs pour réduire les risques liés aux pesticides

FRANCE. Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux; FRANCE. Conseil général de l’environnement et du développement durable

Paris – Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire – 2008 – 62 pages

Ce rapport est le fruit d’une volonté européenne de réduire les risques liés à l’utilisation des pesticides et de limiter leur emploi, rejoignant celle du gouvernement français qui s’est renforcée à la suite du Grenelle de l’environnement, dans le cadre d’ « Ecophyto 2018 », en affichant l’objectif de réduire de moitié en dix ans l’utilisation des pesticides. Il dresse un état des lieux des formations destinées aux agriculteurs, conseillers et distributeurs – formations existantes ou projetées -, étudie les modalités de délivrance du certificat et de validation des acquis, évalue le dimensionnement du dispositif au regard de différents scénarii et des conditions de leur réussite et aborde les modes de financement ainsi que les procédures d’habilitation des centres de formation.

Consulter le rapport :  Lire la suite

Crise financière ou crise du système entier ?

Le Monde, 3 octobre 2008, Laurent Gervereau (directeur du Musée du vivant)

Pour une écologie culturelle

La crise financière tend à être minimisée comme dérèglement circonstanciel d’un système général qui a fait ses preuves. Crise financière ou crise du système entier ? Voilà la question centrale actuelle. Va-t-on colmater ou tout changer ?

La crise morale en jeu est en tout cas plus profonde que le simple fait des abus réalisés en vue de superprofits. Elle concerne à la fois l’accumulation exponentielle de richesses et les fondements du mode de vie. C’est une crise globale et individuelle. Lorsque des baromètres (forcément discutables) placent le Danemark comme un éden, car il y a une croyance dans l’efficacité collective de l’Etat et une moindre différence de revenus entre les couches de population, cela signifie bien que le but ne peut être la distorsion absurde de ressources. L’injuste se révèle inefficace.

Mais il existe un autre aspect essentiel d’échec pour un pareil système : la question écologique. Vivre partout comme les pays occidentaux, non seulement n’a pas de sens, mais est un péril collectif. De plus, ces derniers pays ne sont pas exemplaires en termes de force morale des individus, comme si les biens matériels détruisaient la force psychologique et la solidarité collective.

L’impératif écologique ne peut alors consister dans le seul recyclage du « développement durable » des usines. Il impose de penser aussi à toute une écologie culturelle. C’est-à-dire au fait que nous ne désirons pas vivre à New York comme à Bamako, à Saint-Agrève comme à Paris. Il faut penser à des développements diversifiés qui induisent, non seulement de protéger la diversité (en forêt amazonienne, en Inde, dans les monastères ou dans mon quartier) mais de permettre de la diversifier encore. Ils induisent de découpler des échanges planétaires et de micromarchés locaux, et même des fonctionnements autarciques.

Cela conduit à songer à un pacte de vie commune planétaire, minimal et évolutif, mais avec des économies diversifiées, des buts différents, des modes de vie variés. Il ne peut s’agir d’imposer une standardisation, ni du mode de vie, ni du comportement individuel. Voilà donc le grand enjeu à venir : diversité contre norme.

Cet enjeu n’est plus le capitalisme contre le communisme. Il postule le mouvement perpétuel avec une sorte de darwinisme philosophique, contre toute fin de l’histoire. Il dépasse tout conflit de civilisations anciennes, visions rétro, postmodernisme fatigué. Soit nous appliquons en effet une philosophie de la relativité, c’est-à-dire que, religieux ou non religieux, nous concevons un univers de choix et de variété d’attitudes et de points de vue. Soit nous pensons détenir une vérité absolue, non discutable, non modifiable, qu’elle soit profane ou sacrée, et nous voulons imposer à tous de la suivre : même mode de vie, même économie, même conception du quotidien.

Voilà le lieu du clivage : il est dans l’espace social, quand religions ou idéologies ou modèle de consommation cherchent à régir totalement, c’est-à-dire sans contradiction, l’ordre social. Avec les intégrismes montants, la chose est claire. Avec les totalitarismes du XXe siècle qui voulaient une société à l’histoire arrêtée du bonheur absolu, ce le fut aussi, comme d’ailleurs pour toutes les volontés de conquêtes religieuses par la force dans le passé. Avec l’idéologie d’un marché unique et d’une consommation globale standardisée aussi. Lire la suite

CLEO, CLER et AMORCE : les élus pour l’éolien

CLEO : les élus locaux en faveur du développement de l’énergie éolienne

Communiqué de presse du 30 septembre 2008 du Club des collectivités locales éoliennes (CLEO), porté par le CLER (Comité de Liaison Energies Renouvelables) et AMORCE.

LES ÉLUS LOCAUX EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DE L’ÉNERGIE ÉOLIENNE

Réunis à Lyon le 16 septembre dernier, 40 élus de collectivités locales où sont installés des parcs éoliens ou qui font l’objet de projets d’équipements ont officialisé le lancement du réseau des collectivités locales éoliennes (CLEO). 70 autres collectivités, n’ayant pas pu se déplacer, se sont également déclarées favorables à cette initiative.

Porté par AMORCE et le Comité de liaison des énergies renouvelables, ce réseau a pour objectifs :

De faire entendre la voix des collectivités territoriales dans les débats nationaux pour défendre le point de vue d’un développement maîtrisé et concerté de l’éolien. Celui-ci participe à la lutte contre le changement climatique, ainsi qu’au développement local.

Apporter à chaque membre du réseau les informations dont il a besoin pour s’assurer de la qualité des projets, argumenter dans les débats locaux et répondre aux opposants.

 Organiser le retour d’expérience sur les parcs existants (performances, nuisances, concertation, …)

Les retours d’expériences concrets apportés lors des premiers échanges ont mis en lumière des aspects importants de cette filière pour les territoires :

Elle apporte une diversification intéressante de l’activité économique. 

Le montage de projet est complexe, le parcours administratif pour obtenir toutes les autorisations requises est long et difficile, mais il permet de s’assurer de la qualité des projets (protection des zones sensibles, préservation des paysages…).

Une bonne concertation avec les habitants avant et pendant la mise en place des projets est indispensable.

Les installations sont globalement très bien acceptées par les populations.

Les Maires ayant porté des projets éoliens ont été réélus Lire la suite

Les effets secondaires des biocarburants

Le Figaro, Eric de La Chesnais, le 2 octobre 2008

Les effets secondaires des biocarburants,

Déforestation, pollution des eaux et appauvrissement des sols : quatre ONG lancent une campagne de sensibilisation sur les conséquences du recours massif aux carburants verts.

Quatre ONG viennent de lancer une campagne de sensibilisation (DR).

Un effet boomerang – L’objectif européen d’inclure 10 % de carburants d’origine agricole dans le volume total consommé par les pays de l’Union d’ici 2020 dans un souci de réduire les gaz à effet de serre ne serait pas si écologique que cela. Si l’on en croit quatre ONG françaises (Organisation non gouvernementale), Les Amis de la Terre, le CCFD, Terre solidaire et Oxfam, le recours croissant à ce type d’énergie verte a des conséquences néfastes, non seulement sur l’agriculture européenne mais aussi et surtout sur celle des pays émergents. «Il existe une dichotomie entre le boom de la consommation d’agrocarburants et la volonté d’améliorer l’environnement», souligne Ambroise Mazal, porte parole du CCFD. «L’Europe ne pourra produire que la moitié de son objectif de 2020. Il faudra qu’elle importe les 5 % restants», ajoute pour sa part Jean-Denis Crola d’Oxfam. Car tous les pays européens ne disposent pas comme la France, d’importantes superficies agricoles. Et quand bien même ils en disposeraient, cela pose un problème d’arbitrage entre les cultures destinées à l’alimentation humaine et du bétail, et celles utilisées pour faire avancer le moteur des voitures. «En 2007, 64 % du colza en France a été utilisé pour produire des biocarburants, En revanche, il y a eu une rupture des stocks pour l’huile à usage alimentaire, il a fallu en importer». Pour rappel, il existe deux types de carburants verts. Le bioéthanol incorporé à hauteur de 6 % en France dans le sans plomb 95, obtenu à partir du maïs, du blé et des betteraves. Et le diester provenant de l’huile de tournesol ou de colza et qui est ajouté au gasoil à hauteur de 6 % aussi.

Outre Rhin, en réponse à la volonté gouvernementale d’ajouter des biocarburants au gasoil, la demande en huiles végétales a fortement augmenté. A côté de la production locale de colza oléagineux, c’est surtout le recours à l’huile de palme qui s’est développé comme d’ailleurs dans les autres pays de l’Union. Les principaux pays exportateurs sont la Malaisie et l’Indonésie. Ils produisent à eux deux 90 % de la production mondiale. Avec 7,3 millions d’hectares, l’Indonésie est même devenu le premier producteur de la planète. Face à ce marché lucratif, l’Indonésie veut même cultiver d’ici 2030, 20 millions d’hectares, soit «l’équivalent des surfaces agricoles anglaises, suisses et néerlandaises», explique dubitatif, Ginting Longgena, ancien directeur de Wahli (Les Amis de la Terre Indonésie). Les forêts sont défrichées et les marécages asséchés pour faire place aux palmeraies. L’agriculture familiale et vivrière qui faisait vivre de nombreuses personnes autour des forêts a fait place à une agriculture industrielle Lire la suite